La tavelure du pommierExtrait du Publication 310F, Lutte intégrée
contre les ennemis du pommier, Table des matières
IntroductionLa tavelure du pommier, qui est causée par le champignon Ventura inaequalis, est une maladie cryptogamique grave du pommier en Ontario, qui touche le feuillage, les fleurs et les fruits. Les infections graves provoquent la défoliation des pommiers et rendent leurs fruits impossibles à commercialiser. La tavelure infecte aussi les pommetiers, le sorbier d'Amérique et le buisson-ardent. SymptômesLes deux côtés des feuilles peuvent devenir infectés et développer des lésions, bien que le revers des feuilles soit habituellement touché en premier. Sur les feuilles, les lésions fraîches ont un aspect velouté, vont du brun au vert olive, ont un contour diffus (figure 4-116) et, souvent, ne sont perceptibles qu'après le stade calice. Avec le temps, les lésions vert olive deviennent brun foncé ou noires (figure 4-117). Le nombre de lésions sur les feuilles varie au fil de la saison et de la sensibilité des cultivars. Les lésions sur les feuilles plus vieilles sont en règle générale surélevées, vont du vert foncé au gris-brun, ont des contours définis et provoquent le gondolement de la feuille vers le bas (figure 4-118). Les feuilles qui sont fortement infectées par la tavelure s'enroulent vers l'intérieur, se rident et tombent au sol.
Figure 4-116. Les lésions fraîches de la tavelure du pommier ont un aspect velouté, vont du brun au vert olive et ont un contour diffus.
Figure 4-117. Avec le temps, les lésions vert olive de la tavelure deviennent brun foncé ou noires.
Figure 4-118. Les lésions sur les feuilles plus vieilles sont surélevées, vont du vert foncé au gris-brun et ont des contours définis. Sur le fruit, apparaissent de petites taches qui s'étendent plus lentement que sur les feuilles (figure 4-119). Au fur et à mesure que les taches s'étendent et vieillissent, leur centre perd l'aspect velouté et noircit, devient liégeux et croûteux (figure 4-120). Un fruit lourdement infecté devient difforme et fissuré s'il a été infecté avant d'être parvenu à maturité (figure 4-121). Les infections des fruits qui se produisent vers la fin de l'été peuvent passer inaperçues au moment de la cueillette, mais elles se traduiront par l'apparition en cours d'entreposage, de points de la grosseur de têtes d'épingle. On parle alors de " tavelure mouchetée " (figure 4-122). Le fruit entier est sensible à la tavelure, mais les lésions ont tendance à se concentrer autour de la cuvette oculaire.
Figure 4-119. Petite lésion de tavelure sur un fruit.
Figure 4-120. Lésion de tavelure devenue brune,
liégeuse et croûteuse.
Figure 4-122. Les infections des fruits qui se produisent vers la fin de l'été peuvent passer inaperçues au moment de la cueillette, mais elles se traduiront par l'apparition en cours d'entreposage, de lésions de la tavelure mouchetée. Cycle biologiqueL'agent responsable de la tavelure hiverne dans les feuilles de pommiers infectées sur le sol du verger. Durant l'hiver et au début du printemps, de petits pseudothèces se forment à l'intérieur des feuilles infectées tombées au sol. Déjà au début du printemps, les ascospores qui servent d'inoculum primaire pour les infections de début de saison se forment à l'intérieur des pseudothèces. La maturation des ascospores dans les feuilles mortes au pied des pommiers coïncide habituellement avec la sortie de dormance des pommiers. Ainsi, au printemps, les ascospores matures sont présentes et prêtes à infecter les premiers tissus verts. Le pourcentage d'ascospores matures présentes dans le verger atteint normalement un sommet quand les pommes sont entre le stade du bouton rose avancé et le début de la floraison. Les ascospores matures sont libérées des pseudothèces par la pluie et soufflées par le vent vers les jeunes tissus verts. Pour qu'aient lieu la libération et la germination des ascospores ainsi que l'infection subséquente des tissus, il faut que ceux-ci restent mouillés à la suite d'une rosée ou d'une pluie. Les lésions vert olive à l'aspect velouté apparaissent de dix à vingt-huit jours après l'infection par une ascospore. Les lésions produites par les ascospores donnent lieu à des infections primaires qui, à leur tour, produisent des spores appelées conidies. Les conidies sont disséminées depuis les lésions primaires par les éclaboussures d'eau de pluie et le vent. Elles provoquent de nouvelles infections quand le jeu combiné des températures et des périodes de mouillage des feuilles favorise leur germination et leur établissement. Ces infections, dites " secondaires ", se produisent généralement sur le même arbre ou sur des arbres adjacents plutôt qu'à distance du site de l'infection primaire. Il peut y avoir de multiples infections secondaires au cours d'une même saison de croissance. Quand les précipitations sont fréquentes, il devient extrêmement difficile de maîtriser la tavelure du pommier, surtout si la maladie résulte d'infections primaires qui se sont déclenchées au printemps. Les jeunes feuilles non encore entièrement déployées sont très sensibles aux infections. Les vieilles feuilles peuvent devenir à nouveau sensibles au champignon à la fin de la saison; le mycélium qui était jusque-là inhibé à l'intérieur des tissus foliaires peut reprendre sa croissance, ce qui peut donner lieu à de nouvelles lésions visibles. Cette phase du cycle de la tavelure qui intervient dans l'épiderme a des répercussions considérables sur la propagation de la maladie, car elle produit l'inoculum primaire (de nouvelles ascospores) qui sera à l'uvre le printemps suivant. Surveillance et lutteSurveillance de la météoDes données météorologiques précises fournissent les maximums et minimums quotidiens qui sont indispensables à l'utilisation du modèle de degrés-jours servant à évaluer la maturité des ascospores et la date probable des infections primaires (tel qu'il est indiqué à la p. 109XX). L'installation dans le verger de matériel de surveillance météorologique fiable constitue un bon investissement. On trouve sur le marché une variété de logiciels et d'instruments informatisés destinés à la surveillance météorologique. Ils mesurent la température, l'humidité relative, la période de mouillage des feuilles; autant de données utiles à la détermination de la maturité des ascospores et à la détermination des périodes d'infection. Détermination du niveau d'inoculumL'incidence de la tavelure à la cueillette ne reflète pas nécessairement la pression exercée par la maladie dans le verger, étant donné que des infections foliaires peuvent encore se déclencher après la cueillette. Afin de prévoir l'importance de l'inoculum dans le verger au printemps, évaluer la tavelure sur les feuilles à l'automne (dose potentielle d'ascospores). Fin septembre début octobre, avant la chute des feuilles, évaluer l'incidence de la tavelure en procédant comme suit : Choisir un schème d'échantillonnage de manière à échantillonner tous les 10-30 pommiers en veillant à inclure des pommiers provenant du bloc au complet. S'assurer d'examiner au total 600 pousses. Voici trois schèmes d'échantillonnage possibles :
Voici comment procéder pour l'échantillonnage :
Ne pas recourir à la méthode de la dose potentielle d'ascospores dans les situations suivantes :
Détermination des périodes d'infection par la tavelure du pommierPériodes d'infection primaire
Au moment du débourrement, des ascospores matures sont toujours présentes dans les feuilles infectées ayant passé l'hiver dans le verger. Le nombre d'ascospores présentes dépend de la quantité d'inoculum qui se trouve sur les feuilles de l'année précédente. Le rythme auquel les ascospores parviennent à maturité sur les feuilles de l'année précédente est surtout fonction de la température. Des chercheurs de la Cornell University ont mis au point un modèle
qui établit le lien entre la température et la maturation
des ascospores. Le modèle, exprimé en degrés-jours
Celsius (DJC), permet de prévoir le pourcentage d'ascospores
qui sont parvenues à maturité. Ce modèle est
utile en ce qu'il donne une bonne idée du début, du
pic et de la fin de la maturation des ascospores, mais des conditions
météorologiques inhabituelles peuvent provoquer une
libération considérable d'ascospores plus tôt
ou plus tard que les moments prévus par le modèle.
DJC = (Temp. max. de la journée [°C]
+ Temp. min. de la journée [°C]) ÷ 2) - 0 °C Par exemple, pour une journée où le maximum est de 10 °C et le minimum de 2 °C, le nombre de degrés-jours sera de 6 DJC. À noter que pour les journées où l'une ou l'autre des températures est au-dessous du point de congélation (au-dessous de 0), on attribue la valeur 0 à cette température. On doit commencer à additionner les degrés-jours à partir du stade débourrement, c.-à-d. à partir du jour où, chez les pommiers McIntosh, les boutons sont entre le stade de la pointe argent et celui de la pointe verte. On se sert de la somme des degrés-jours pour
estimer le pourcentage des ascospores parvenues à maturité
à partir de la courbe centrale de la figure 4-123. Les courbes
qui encadrent la courbe centrale représentent les limites
inférieure et supérieure de l'intervalle de confiance
de 90 % se rapportant aux estimations portées sur le graphique.
Cela veut dire que dans 90 % des cas, l'estimation doit être
contenue dans cet intervalle. Figure 4-123. Pourcentage cumulatif des ascospores
parvenues à maturité en fonction des degrés-jours.
Sur ce graphique, deux points présentent un intérêt particulier :
Les ascospores sont libérées quand la pluie humidifie les pseudothèces qui se trouvent sur les feuilles mortes. La plupart des spores à maturité disponibles sont libérées dans les deux heures qui suivent le début d'un épisode de pluie. La libération des ascospores est fortement conditionnée par la lumière; seulement un petit pourcentage des ascospores disponibles est libéré pendant la nuit, entre 19 h et 8 h, heure avancée de l'Est (HAE). Le plus souvent, s'il commence à pleuvoir après la tombée du jour, plus de 95 % des ascospores à maturité ne seront libérées qu'après le lever du soleil. Il est prudent de supposer que dans les vergers où l'inoculum est faible (selon les critères établis plus haut), les périodes d'infections primaires commencent à l'aube quand la pluie a commencé à tomber durant la nuit. Dans les vergers à faible réserve d'inoculum, les ascospores ne sont pas libérées en quantité appréciable durant la nuit. Dans un verger où l'inoculum est élevé, même si le pourcentage des ascospores libérées est faible, le nombre total d'ascospores libérées sera élevé et pourra causer d'importants foyers d'infections primaires par la tavelure. Les infections secondaires (causées par les conidies) ne sont quant à elles aucunement influencées par la présence ou l'absence de lumière. Il est important de comptabiliser les heures où les tissus restent mouillés (période de mouillage) durant la nuit si des infections par la tavelure ont déjà été observées dans le verger ou que des soupçons pèsent sur l'efficacité véritable des traitements effectués lors des périodes d'infections antérieures. Dans un verger à faible réserve d'inoculum, calculer la durée de la période de mouillage en utilisant la méthode suivante :
Dans un verger où l'inoculum est élevé, calculer la longueur de la période de mouillage à partir du début de la pluie jusqu'à ce que les feuilles soient sèches, quel que soit le moment de la journée. De la pluie est nécessaire à la libération
des ascospores, et les feuilles et les fruits doivent rester mouillés
pendant un certain temps pour que l'infection se déclare.
La longueur de la période de mouillage requise pour que l'infection
se déclare varie en fonction de la température. Le
rapport entre la durée de la période de mouillage
et la température est indiqué au tableau 4-4, Relation
entre la température, l'humidité et l'infection par
la tavelure du pommier.
Adaptation d'après Stensvand, A., D. M. Gadoury, T. Amundsen, L. Semb, et R. C. Seem. " Ascospore release and infection of apple leaves by conidia and ascospores of Venturia inaequalis at low temperatures " dans Phytopathology, 87:1046-1053, 1997. Une fois que l'on a déterminé la durée de la période de mouillage, on calcule la température moyenne durant cette période et on consulte le tableau 4-4 pour vérifier si les feuilles sont restées mouillées assez longtemps pour que l'infection se déclare. Périodes d'infection secondaire Les infections secondaires par la tavelure se produisent lorsque des conidies qui proviennent de lésions primaires sur les feuilles sont propagées par les éclaboussures de pluie. Tout comme les infections primaires, les infections secondaires ne se produisent que si l'humidité apportée par la pluie est présente suffisamment longtemps à une température donnée. Comme les infections secondaires peuvent se déclarer le jour et la nuit, calculer tout le temps écoulé depuis le début de la période de pluie, indépendamment des heures où il fait jour. Les infections qui se poursuivent au cours de l'été sont le résultat de lésions causées par des conidies. Effet de la pluie intermittente et de la rosée sur les périodes d'infectionLes périodes de rosée ou de forte humidité (plus de 90 %) contribuent aussi à la période effective de mouillage, mais, en règle générale, elles ne sont significatives que si elles ont été précédées de pluies. Il faut cumuler le nombre d'heures de mouillage durant des pluies intermittentes pour déterminer la durée d'une période d'infection, à moins que ces dernières ne soient interrompues par dix heures ou plus de temps sec et ensoleillé. Infection des fruitsPlus l'état de maturité des fruits est avancé,
plus les périodes de mouillage doivent se prolonger pour
que les infections par la tavelure soient possibles. Le tableau
4-5, Relation entre la température, la période de
mouillage, le nombre de semaines après la pleine floraison
et l'infection secondaire des fruits par la tavelure du pommier,
illustre cette relation.
Adaptation d'après : Schwabe, W.F.S., A.L. Jones et J.P. Jonker. " Changes in Susceptibility of Developing Apple Fruit to Venturia inaequalis " dans Phytopathology, 74:118-121, 1984. Essais réalisés sur les cultivars Golden Delicious, Starking Delicious, Starkrimson Delicious, White Winter Pearmain. La période pendant laquelle les fruits doivent rester mouillés pour que le champignon de la tavelure les infecte est plus longue que la période de mouillage requise pour l'infection des feuilles. Dans les vergers dont l'infection primaire des feuilles a été faible, on peut retenir la période plus longue nécessaire à l'apparition de l'infection du fruit là où seule la tavelure du fruit pose un problème. Si on ne traite pas contre la tavelure durant la saison de croissance, l'infection des feuilles est capable d'engendrer de grosses quantités d'inoculum qui libérera des ascospores en abondance l'année suivante. Lutte contre la tavelure à l'aide de fongicidesLes fongicides sont utilisés pour lutter contre la tavelure du pommier dans la plupart des vergers commerciaux. Voir la publication 360F du MAAARO, Recommandations pour les cultures fruitières, pour de l'information sur l'action des différents fongicides employés contre la tavelure du pommier. Fongicides à action protectriceLes résidus laissés par ces fongicides inactivent et tuent les spores, ce qui empêche l'infection. Ces produits sont formulés de manière à maintenir leur adhérence au feuillage s'il pleut une fois que la bouillie a eu le temps de sécher. En cas de pluie, une faible proportion des résidus se dissout à nouveau et se trouve redistribuée sur les tissus qui avaient été traités, mais non sur les feuilles ou les fruits qui ne l'avaient pas été. Avec ces produits, il est important de bien couvrir tout le feuillage des deux côtés des feuilles et toute la surface des fruits. On applique ces fongicides sur les feuilles en train de se déployer, au moment où les infections sont imminentes.
Pulvérisations pré-symptômes (post-infection)Un traitement post-infection est un traitement réalisé
au cours d'une période donnée suivant le début
de l'infection. Le moment où doit se faire le traitement
pour que celui-ci soit efficace dépend du produit utilisé
et de la température moyenne. Pour déterminer l'action
en post-infection, on doit considérer l'intervalle écoulé
depuis le début de l'infection. Par exemple, à 6 °C,
il faudrait utiliser le captane dans les quarante-huit heures suivant
le début de l'infection. Utilisation des fongicides inhibiteurs de la déméthylation (DMI)Le Nova 40 W et le Nustar font partie des inhibiteurs de la déméthylation
(DMI), un groupe de fongicides plutôt connus sous le nom d'inhibiteurs
de la synthèse des stérols. Ces produits doivent être
utilisés différemment des fongicides à action
préventive comme le captane ou le mancozèbe. Utilisation de fongicides à base de strobilurinesLe Sovran et le Flint 50 WG font partie du groupe de fongicides,
appelé strobilurines (ou inhibiteurs du site d'oxydation
du coenzyme Q situé sur la face externe du cytochrome). Ces
produits ont une bonne action post-infection et protectrice contre
la tavelure du pommier et le blanc (oïdium). Ne pas utiliser
le Sovran ni le Flint 50 WG avant le stade prébouton rose.
Faire des pulvérisations jumelées, à dix jours
d'intervalle. En raison du mode d'action de ce groupe de fongicides,
il est important de respecter les stratégies visant à
prévenir l'apparition de souches résistantes. Avant
de revenir au Sovran ou au Flint 50 WG, faire deux traitements avec
un fongicide appartenant à un autre groupe chimique. Après
un traitement au Sovran ou au Flint 50 WG, la protection des tissus
végétaux dure de cinq à huit jours. En cas
de croissance rapide des arbres, traiter à intervalles plus
courts. Utilisation de fongicides à base d'anilinopyrimidines (AP)Le Vangard et le Scala font partie des anilinopyrimidines. Ces
produits préviennent efficacement la tavelure, mais sont
inefficaces contre d'autres maladies des feuilles ou des fruits
(blanc, rouille du genévrier). Pour lutter contre la tavelure,
ne pas dépasser deux applications par saison de croissance,
celles-ci devant être faites strictement avant la floraison.
Le Scala est homologué comme traitement à faire avant
la cueillette pour maîtriser des maladies qui sévissent
après la cueillette. Lutte contre la tavelure du pommier sous de mauvaises conditions atmosphériquesIl arrive souvent que plusieurs jours de temps doux et pluvieux
se suivent au printemps. Ces conditions atmosphériques favorisent
l'apparition d'infections par la tavelure du pommier. Il est alors
souvent difficile de garder une quantité suffisante de fongicide
sur les arbres fruitiers pour assurer la protection du feuillage
et des fruits en plein développement. Un traitement post-infection s'impose si le fongicide à action préventive est trop dilué pour empêcher le champignon de la tavelure de s'attaquer au feuillage ou aux fruits. S'il y a infection, les taches de la tavelure deviendront visibles sur le feuillage et sur les fruits environ neuf jours plus tard à 20 °C, ou de quatorze à vingt et un jours plus tard si la température moyenne est à 12 °C ou moins. Une fois les taches apparues, il faut éviter d'utiliser des fongicides auxquels les pommiers risquent fort de devenir résistants (DMI, strobilurines) et s'employer plutôt à prévenir la propagation des infections aux tissus encore sains. Des vents forts peuvent nuire aux pulvérisations en faisant dériver les pesticides loin de la cible visée. On peut réduire les risques de dérive en faisant les pulvérisations le soir ou en matinée. Abaisser la trajectoire du jet pulvérisé dans le vent peut faciliter l'application du fongicide, mais il faut veiller au bon recouvrement de la cime des arbres. Lutte contre la tavelure secondaireEn utilisant le modèle fondé sur la somme des degrés-jours
Celsius (DJC), on est en mesure de déterminer la fin de la
saison des infections primaires. Quand 418 DJC se sont accumulés,
plus de 95 % des ascospores sont mûres et après une
pluie d'une certaine abondance, la plupart des ascospores de la
saison de croissance sont libérées. Voir figure 4-123,
p. 110XX. Passé ce stade, attendre deux semaines avant d'examiner
les arbres pour vérifier si la tavelure est encore présente.
En effet, les lésions peuvent mettre quatorze jours à
apparaître après une période d'infection par
le champignon de la tavelure. S'assurer de vérifier de près
dans la partie supérieure des arbres de haute tige, dans
le centre des arbres au feuillage dense et en tout autre endroit
qui risquerait de ne pas avoir été suffisamment recouvert
par la bouillie fongicide. Résistance aux fongicidesComme l'apparition d'une résistance à plusieurs des groupes de fongicides employés par les pomiculteurs est à craindre chez l'agent de la tavelure, il est primordial de tout mettre en uvre pour réduire ce risque au minimum. Voici les stratégies à adopter pour éviter ou maîtriser l'apparition de populations d'agents de la tavelure du pommier résistant aux fongicides dans les vergers :
Ne pas pulvériser de fongicides du groupe des inhibiteurs de la biosynthèse des stérols (DMI) ou strobilurines en présence de lésions de tavelure, sous peine de favoriser l'apparition d'une résistance. Interventions phytosanitaires dans les vergers où le taux d'inoculum est élevéVoici des pratiques qui permettent de réduire l'inoculum dans les feuilles qui restent au sol jusqu'au printemps :
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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