Maintenir la qualité de l’ensilage en grosses balles


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 120/52
Date de publication : 10/98
Commande no. 98-070
Dernière révision : 10/98
Situation :
Rédacteur : Paul Sullivan - ancien spécialiste des sols et des cultures/MAAO; et Joan McKinlay - spécialiste des sols et des cultures/MAAO

Table des matières

  1. Introduction
  2. Confection de l’ensilage
  3. L’ensilage en grosses balles comparé à l’ensilage haché
  4. Teneur en humidité
  5. Espèce et maturité
  6. Mise en balles et manutention
  7. Genre de stockage en plastique
  8. Durée et lieu d’entreposage
  9. Croissance des moisissures
  10. Résumé
  11. Références bibliographiques

Introduction

Les grosses balles d’ensilage sont désormais une solution courante en Ontario pour réaliser l’entreposage d’un fourrage d’excellente qualité. Le producteur qui confectionne de l’ensilage peut se permettre un calendrier de fauche plus hardi puisque cela réduit le facteur de risque lié aux conditions météorologiques. Quelques producteurs ont adopté l’ensilage comme la principale méthode de stockage, mais, chez la plupart, c’est plus souvent une méthode d’appoint, plus souple, vers laquelle ils se tournent quand les silos sont pleins et que les conditions météorologiques empêchent le fanage. Ce système produit un ensilage mi-fané à long brins que tous les types de ruminants consomment volontiers.

La confection de balles d’ensilage fait appel à des ramasseuses-presses à grosses balles rondes qui sont faciles à trouver dans le commerce. L’ensilage en balles peut être distribué aux animaux avec le même matériel que l’on utilise pour manutentionner les grosses balles de foin sec. Le producteur peut ainsi choisir de faire plus ou moins d’ensilage en grosses balles selon que les conditions météorologiques en décident. En outre, la confection des balles exige moins de puissance motrice que le hachage de l’ensilage mi-fané. Non seulement les roues avant du tracteur supportent le poids supplémentaire des balles humides, mais une plus grande partie du poids du tracteur est transféré vers elles. La traction s’en trouve réduite. La manutention de ces lourdes balles peut cependant nécessiter des machines plus lourdes et des tracteurs à quatre roues motrices.

Le coût de l’enrobage plastique des balles et son élimination posent d’importants problèmes. On peut justifier le coût en considérant l’augmentation de la teneur protéique et énergétique du fourrage entreposé et l’importance de l’entreposage lui-même. La diminution des pertes à la récolte – et donc l’augmentation du rendement – et la qualité élevée de l’ensemble de la récolte de fourrage résultant de la précocité de la fauche doivent entrer en ligne de compte pour déterminer le rapport avantages/coût de ce système. Pour l’instant, les dépotoirs acceptent encore le plastique usagé, mais des projets axés sur le recyclage du plastique ont commencé à voir le jour.

On a découvert des moisissures le printemps dernier dans de l’ensilage en balles rondes qui avait été conservé tout l’hiver pour être donné aux animaux au printemps. Il a fallu élucider les raisons de cette détérioration. Dans ce genre d’ensilage, la fermentation est moins longue ou même incomplète, il y a donc élévation du pH, c’est-à-dire création d’un milieu moins acide, et il en résulte un ensilage plus instable que l’ensilage mi-fané traditionnel. Il est également plus difficile de réaliser l’herméticité de l’entreposage avec cette méthode. Il est très important de conduire avec soin la récolte, l’entreposage et la distribution de l’ensilage en balles rondes pour obtenir un bon aliment de qualité.

Confection de l’ensilage

Pour comprendre les facteurs qui influent sur la qualité de l’ensilage en balles rondes, il faut comprendre les phénomènes qui se déroulent au cours de l’ensilage. L’ensilage aboutit à une acidification du matériau fourrager par l’intermédiaire d’une fermentation en l’absence d’oxygène.

Le processus d’ensilage comporte deux grandes phases. La première est la phase aérobie. Le matériau végétal vivant absorbe l’oxygène par le phénomène de la respiration. Les enzymes végétales et les microbes consument l’oxygène et oxydent les glucides hydrosolubles (les sucres) présents dans les plantes en libérant du gaz carbonique et de la chaleur. Le principe est de réduire au minimum la durée pendant laquelle il y a oxydation des glucides hydrosolubles. Plus la phase d’activité aérobie est longue, plus il y a production de chaleur et donc échauffement du fourrage et risque de détérioration.

La deuxième phase se déclenche quand l’oxygène a été complètement utilisé. Les bactéries anaérobies commencent alors à se multiplier rapidement et le phénomène de la fermentation débute. En conditions idéales, il y a prédominance des lactobacilles, lesquels ont la faculté de produire de l’acide lactique en utilisant les glucides hydrosolubles comme source d’énergie. L’acide lactique abaisse le pH de l’ensilage. La fermentation cesse au bout de 2 à 4 semaines quand le pH s’est abaissé au point que toute la croissance microbienne est inhibée.

L’ensilage en grosses balles comparé à l’ensilage haché

L’ensilage en grosses balles n’est pas haché comme l’ensilage traditionnel. Il est donc plus difficile d’en éliminer l’oxygène et d’obtenir un ensilage compacté de haute densité. Les sucres solubles de la plante, qui sont utilisés pendant la fermentation, sont moins assimilables et se libèrent plus lentement. Les bactéries lactiques qui abaissent le pH pendant la fermentation sont moins actives et ralentissent la fermentation. Le pH final de l’ensilage en grosses balles est en général plus élevé que celui de l’ensilage haché et peut être supérieur au niveau correspondant à un pH stable. Il est clair que cela peut poser des problèmes étant donné les difficultés de fermentation de l’ensilage en balles rondes. En pratique, de nombreux agriculteurs réussissent à stocker et à distribuer à leurs animaux un matériau de bonne qualité selon ce système. Ces agriculteurs connaissent l’importance des facteurs qui influent sur la qualité de l’ensilage en balles rondes, notamment : maturité des récoltes, teneur en humidité, densité des balles, et rapidité avec laquelle le fourrage est mis en silo.

Teneur en humidité

La teneur en humidité de l’ensilage pendant l’entreposage est l’un des plus importants facteurs influant sur la qualité. On peut confectionner de l’ensilage en grosses balles à des taux d’humidité pouvant aller de 40 à 60 %. Mais à chaque limite de cette fourchette, le risque de détérioration en entreposage augmente. Par conséquent, il faut organiser la récolte de façon que le matériau soit fané et que son humidité soit d’environ 50 % en moyenne.

Bien des producteurs préfèrent ensiler en grosses balles quand la teneur en humidité du fourrrage est bien inférieure à 50 %, celle-ci pouvant être aussi basse que 30 %. Le taux exact d’humidité est parfois difficile à établir parce qu’à la ferme cette opération est souvent plus qualitative qu’absolue. Le fourrage plus sec donne des balles plus faciles à manutentionner, surtout quand le matériel de manutention est moins puissant. Le principal problème consiste à éliminer l’oxygène. Un ensilage sec renferme plus d’oxygène qui devra être consommé au cours de la fermentation. Quand la teneur en humidité avoisine les 40 %, il devient essentiel de confectionner des balles denses, avec une ramasseuse-presse à chambre variable. Il est difficile de faire des balles denses avec du fourrage mûr parce que dans ce cas le matériau est grossier et ne se prête pas aussi bien au tassement; une méthode plus sûre consiste à laisser faner la luzerne et les graminées plus végétatives pour en abaisser les niveaux d’humidité. Si le matériau n’est pas bien tassé, la respiration sera prolongée et produira plus de chaleur. Les dommages par la chaleur risquent d’augmenter les pertes en matière sèche et de lier la protéine, ce qui diminuera la qualité fourragère.

Le fanage prolongé du fourrage augmente le risque de pertes à la récolte. Si les bulletins de la météo annoncent de la pluie, il est préférable d’ensiler quand le fourrage fait plus de 50 % d’humidité afin de réduire les pertes dues aux conditions météorologiques. Il faut de préférence ensiler en balles rondes un matériau qui n’a pas subi de dommages par la pluie.

Dans des balles d’ensilage trop humides, la formation d’acide butyrique, qui dégage une forte odeur, l’emporte sur la formation d’acide lactique. Il peut y avoir production d’acide butyrique avec des taux d’humidité supérieurs à 70 %. Les microorganismes du genre Clostridium peuvent aussi se développer dans ce cas, réduisant ainsi la qualité de l’ensilage. Les balles qui ont une teneur élevée en humidité sont davantage portées à geler ou à produire du jus qui s’amasse dans le fond du sac. Des problèmes de gel ont été observés avec les grosses balles rondes. La fréquence de ces problèmes s’élève quand le taux d’humidité augmente au-dessus de 50 % et au cours des hivers très rigoureux.

Les taux d’humidité les plus favorables à une bonne conservation de l’ensilage vont de 45 % à 55 %. L’humidité de l’ensilage devrait venir principalement des plantes. L’humidité superficielle résultant de la rosée ou de la pluie ne semble pas apporter assez d’humidité pour assurer la fermentation. Il est souvent difficile de bien conserver des grosses balles d’ensilage confectionné avec du fourrage qui, au départ, avait été destiné pour faire du foin mais qui est resté sous la pluie ou qui était trop coriace pour être mis en balles sèches. L’ensilage en grosses balles permet de sauver ce genre de fourrage, mais le produit risque de ne pas avoir la haute qualité espérée.

Espèce et maturité

L’espèce et la maturité du fourrage influent sur la fermentation de l’ensilage. Les graminées végétatives et légumineuses à floraison hâtive contiennent suffisamment de sucres pour la fermentation par les bactéries. Les valeurs protéique et énergétique pour le bétail sont optimales à ce stade. Le fourrage dit « de qualité » constitue un matériau tout à fait idéal pour la fermentation.

Les graminées sont plus faciles à faire fermenter que la luzerne et le trèfle rouge parce qu’elles contiennent plus de sucres que les légumineuses, en fait, près de deux fois plus. Les légumineuses mûres peuvent ne pas renfermer assez de sucres pour une bonne fermentation. Le fanage concentre les sucres dans la plante de sorte qu’une teneur minimale de sucres est présente pour mener à bien la fermentation.

Ces facteurs expliquent certaines des raisons pour lesquelles il est plus difficile de faire de l’ensilage avec des légumineuses qu’avec des graminées. Dans les deuxième et troisième coupes, lorsque le regain se compose principalement de luzerne, il faut faire plus attention aux teneurs en humidité et au stade de croissance. Si la luzerne devient trop mûre et trop fibreuse, elle risque de ne pas bien se tasser à l’intérieur de la balle et donc laissera entrer plus d’oxygène, lequel devra être utilisé au cours de la fermentation. Les tiges risquent de percer des trous dans le plastique, et l’oxygène pourra donc pénétrer dans la balle, stimulant la croissance des moisissures, surtout par temps chaud.

Mise en balles et manutention

La condition primordiale à respecter lors de la confection des grosses balles consiste à empêcher rapidement toute entrée d’oxygène. Il faut confectionner des balles très serrées pour réduire les poches d’air dans la masse du fourrage. On obtient des balles très comprimées en réduisant la vitesse du tracteur et en ramassant le foin directement de l’andain, lequel n’aura pas été ratissé. S’il est nécessaire de passer l’aérateur de fourrage pour accélérer le fanage, on doit essayer de déposer le fourrage en un andain large. Il est préférable d’utiliser une ramasseuse-presse à balles à haute densité. Les presses à rouleaux et les presses à courroie peuvent être utilisées. La masse spécifique des balles doit être voisine de 12 lb/pi3, ce qui représente un poids de 1 200 livres dans une balle ronde typique de 4 pi sur 4 pi à 50 % d’humidité. On recommande de lier les balles avec de la ficelle en plastique, car la ficelle en sisal contient un agent de conservation à base d’huile qui dégrade le plastique.

Les balles doivent être apportées immédiatement dans le hangar de stockage. Si on les laisse trop longtemps dehors, elles commencent à s’échauffer et à perdre de leur valeur fourragère. Le soleil peut évaporer l’humidité sur l’extérieur de la balle ce qui rend les tiges cassantes. À la longue, les balles surtout celles qui sont très humides se déforment et deviennent plus difficiles à enrubanner. Le stockage doit être terminé 6 heures après la confection des balles, et au plus 12 heures.

Genre de stockage en plastique

En matière de systèmes de stockage, la tendance est à l’utilisation de feuilles étirables sur chacune des balles isolément ou d’une enrubanneuse en ligne continue. Les boudins en polyéthylène sont encore couramment utilisés mais la plupart utilisent des tubes de plastique étirable. Les systèmes qui réduisent au minimum la réintroduction d’oxygène dans l’ensilage au moment où celui-ci est distribué aux animaux contribuent à réduire la détérioration.

Les principaux fournisseurs de bâche plastique garantissent le plastique jusqu’à un an. Les propriétés du plastique sont notamment l’inhibition des rayons ultra-violets, l’élasticité, la résistance au percement et sa propriété adhésive. Le plastique bon marché est souvent de moins bonne qualité. La plupart des fabricants recommandent au moins quatre couches de plastique, et même six couches pour un entreposage allant jusqu’à un an.

L’ensilage en grosses balles peut être entreposé dans des sacs, des boudins ou des piles. Quelle que soit la méthode, l’oxygène n’est pas suffisant pour qu’il y ait une respiration excessive. À condition qu’on empêche l’oxygène d’entrer dans l’ensilage pendant toute sa durée de conservation, on peut obtenir un ensilage de bonne qualité avec l’une ou l’autre de ces méthodes.

Durée et lieu d’entreposage

Plus la durée d’entreposage est longue, plus le risque de détérioration de l’ensilage s’accroît. L’ensilage en grosses balles qui est distribué aux animaux dès l’automne ou l’hiver ne pose généralement pas de problème. Les températures fraîches sont favorables à la bonne conservation, car elles limitent l’activité microbienne. Quand les températures commencent à s’élever à la fin de mars, les moisissures qui étaient dans l’ensilage à faibles concentrations peuvent constituer un problème. Si la fermentation n’a pas été complète, la détérioration sera plus importante.

Les producteurs ont constaté que l’ensilage d’automne confectionné à la fin de l’été ou au début de l’automne ne change pas de couleur et ne dégage aucune odeur rance. Cela indique que la fermentation ne s’est pas produite ou a été très courte. Les températures plus fraîches et la flore bactérienne moins nombreuse peuvent causer une telle situation. Il est possible que la fermentation redémarre quand les températures s’élèvent au printemps, à condition que l’oxygène n’ait pas pénétré dans l’ensilage au cours de l’hiver. Il vaut mieux donner ce type d’ensilage dès le l’automne et l’hiver pour éviter qu’il ne se détériore.

Le plastique attire les rongeurs, et pratiquement n’importe quel animal est capable de percer des trous dans le plastique. Le lieu d’entreposage doit autant que possible être exempt de végétation pour empêcher les rongeurs d’y trouver refuge. Il faut aussi empêcher le bétail d’y avoir accès.

Croissance des moisissures

Une croissance secondaire de moisissures peut se produire lorsque les grosses balles d’ensilage sont retirées des tubes. Si l’ensilage n’a pas fermenté convenablement ou s’il contient de grosses populations de levure et (ou) de moisissure, l’oxygène entrant dans les tubes détériorera rapidement l’ensilage. Les conséquences d’une décomposition de l’ensilage par l’oxygène sont importantes avec les systèmes d’ensilage en balles rondes faisant appel aux tubes parce que l’oxygène peut entrer dans le tube dès qu’il est ouvert. Une distribution lente au printemps et en été peut causer des problèmes. Après ouverture du tube ou de toute autre structure d’entreposage, les balles doivent être consommées en moins d’une semaine en été, en moins de deux semaines en automne et au début du printemps, et en moins de quatre semaines pendant l’hiver.

D’ordinaire, les animaux consomment volontiers de l’ensilage moisi sauf si les spores sont trop nombreuses et causent l’irritation des poumons. Les humains peuvent également être affectés par ces spores qui peuvent se loger à l’intérieur des poumons. Les acides produits par la fermentation sont volatiles et peuvent donc migrer de la balle si l’air y entre ou peuvent aussi être lessivés par la migration de l’humidité. Cela laisse des zones où les moisissures peuvent s’établir.

On constate fréquemment le développement d’une moisissure ou d’une levure blanche. Celle-ci produit des grosses spores qui n’irritent pas les tissus pulmonaires et ne causent pas de refus chez les animaux. On peut aussi trouver d’autres moisissures, notamment : Aspargillus, une moisissure gris bleu qui peut aggraver les allergies ou les avortements chez les bovins, et Fusarium, une moisissure rouge ou rose qui peut produire de la vomitoxine, de la T2 et d’autres toxines qui entraînent le refus, des vomissements et la production d’oestrogène chez le bétail. Les spores produites par les moisissures causent d’ordinaire le plus de dommages. La moisissure blanche n’est pas un problème, mais les moisissures de couleur doivent être considérées avec soin. Les acides produits par la fermentation inhibent la croissance des moisissures. Les Fusarium se développent à 65-60 ° F, mais les Aspergillus et les Pénicillium à 65-95 ° F. Un tel ensilage serait juste chaud au toucher. Lorsque la température extérieure s’élève, la température du matériau s’élève dans ces fourchettes.

Il ne faut pas épandre de fumier sur le peuplement fourrager avant la récolte car cela introduirait dans le fourrage des bactéries indésirables qui peuvent stimuler la croissance des moisissures. Le ratissage semble aggraver le problème. Toute pluie sur un fourrage qui fane dans le champ risque de projeter sur celui-ci des bactéries et moisissures qui vivent habituellement dans le sol ou à sa surface. La contamination par le fumier endommagera une partie de la balle, mais pas forcément sa totalité, à moins que d’autres problèmes existent.

Résumé

Il est certain que l’ensilage en balles n’atteint pas un pH aussi bas que l’ensilage mi-fané haché. Par conséquent, il faut insister davantage sur les procédés de confection d’ensilage, en particulier l’exclusion de l’oxygène. La durée de l’entreposage et le temps pendant lequel les balles sont exposées à l’oxygène avant d’être consommées doivent être ajustés en fonction des conditions météorologiques. En général, pour réussir l’ensilage en balles on doit :

  1. Utiliser du fourrage de bonne qualité dont la teneur en humidité se situe entre 40 et 60 % et confectionner des balles très denses et uniformes.
  2. Éviter la contamination par l’épandage de fumier ou les bactéries du sol projetées sur le fourrage par la pluie éclaboussée ou par le ratissage.
  3. Stocker les balles rapidement en excluant l’oxygène aussitôt que possible. S’assurer que les balles restent toujours étanches.
  4. Calculer les dimensions de la structure de stockage de façon à permettre une utilisation rapide et efficace de l’ensilage.
  5. Utiliser du plastique de bonne qualité pour obtenir un milieu étanche.

Les conditions météorologiques sont la principale raison qui motive la plupart des producteurs à essayer le système d’ensilage en balles rondes. La qualité du matériau produit, la possibilité d’utiliser le matériel existant et de programmer les opérations de récolte de façon à réduire les risques de détérioration par le temps ont accru la popularité du système. Il offre de la souplesse et la capacité de stocker le fourrage rapidement si on le désire. Ces raisons augmenteront l’emploi de l’ensilage en balles rondes à l’avenir. Celui-ci sera distribué dans un nombre croissant d’élevage pendant de plus grandes périodes de l’année. Il sera nécessaire de prêter une plus grande attention au processus de confection de l’ensilage pour maintenir la qualité fourragère avec ses demandes accrues.

La présente fiche technique a paru à l’origine dans le cadre des actes du colloque sur les fourrages de qualité pour les ruminants.

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