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Cultures fourragères- comment tirer parti de ce que lhiver en a laissé
Au printemps, le producteur a avantage à passer en revue ses champs de fourrages pour voir dans quelle mesure ils ont réussi à passer lhiver. Une coupe tardive en automne, une couche de neige trop mince, une croûte de glace et des fluctuations de température sont autant de facteurs qui peuvent endommager les peuplements fourragers, mais cest le temps quil fait en mars et avril qui déterminera essentiellement leur état, une fois lété venu. La meilleure option est dexploiter le peuplement existant, si tant est que ce soit possible. Les plants survivants ont un bon système racinaire et ce sont eux qui donneront le plus de végétation. On peut épaissir le peuplement par un semis dhiver ou un sursemis de légumineuse. Une autre méthode consiste à stimuler la production fourragère par la fertilisation. Un épandage de phosphore et de potasse pendant lété présente lavantage de renforcer les plants et donc de les aider à mieux passer lhiver. Lazote épandu au printemps et après chaque coupe stimule la croissance des graminées. Il faut épandre au moins 75 kg dazote à lhectare pour observer une flambée de croissance. Ces deux méthodes permettent dutiliser le peuplement existant et den améliorer la production. Même dans un herbage où toutes les légumineuses ont disparu, il est encore possible de récolter 4,5 tonnes à lhectare (4 tonnes à lacre) quand on fertilise la fléole des prés avec de lazote de cette façon. | Haut de la page | Le fait de maximiser la production de vos surfaces en herbe vous permet aussi de ménager vos réserves fourragères engrangées. On peut augmenter la quantité dherbe récoltée en appliquant un régime de pâturage intensif. Avec la technique du pâturage rationné, la récolte de fourrage passe à 50 % et avec la technique du pâturage tournant à 66 %, comparativement à 30 % avec le pâturage continu. Quel secteur dactivité économique pourrait se permettre de gaspiller une telle proportion de sa production. Et on ne parle que de ce qui est déjà dans le champ. Il y a de nombreux moyens daccroître la qualité et la quantité de ce qui pousse dans le champ. Si le peuplement herbager a succombé à lhiver, vous pourrez vouloir inclure le champ dans votre rotation culturale plus tôt que prévu et mettre en herbe un autre champ. Quand vous semez une nouvelle pâture, choisissez un champ qui ne présente pas un problème particulier de mauvaises herbes et où vous pouvez obtenir un bon lit de semence. Dans le cas où vous semez de la luzerne, vous devrez auparavant vérifier quels herbicides ont été utilisés dans le champ. Certains herbicides réduisent le choix des espèces qui peuvent être semées dans lannée qui suit. En outre, si vous retournez un peuplement fourrager et que vous ressemez au printemps, vous courez un risque dautotoxicité sil sy trouve de la luzerne. La présence de plants de semence dans la terre empêchera la germination des nouvelles semences. La règle empirique est de laisser passer trois semaines après lenfouissement du peuplement fourrager avant de ressemer la luzerne. Cest également difficile de préparer un bon lit de semence et dobtenir un bon désherbage dans les champs où on vient de tuer ou de labourer la luzerne au printemps. | Haut de la page | On peut également envisager un semis despèces fourragères annuelles en vue de récolter une bonne quantité de matière sèche. Chaque espèce a ses avantages et ses inconvénients. Il faut comparer les coûts de production. Il faut aussi du matériel pour les récolter car beaucoup ne se prêtent pas à la confection de foin sec. Vous devez décider quels animaux vont recevoir ce fourrage et déterminer si la qualité des aliments sera satisfaisante. Si vous incorporez un fourrage pour la première fois dans la ration de vos animaux, vous devrez faire particulièrement attention à léquilibre de la ration. Lensilage de céréales gagne en popularité et savère une excellente méthode pendant limplantation dun peuplement fourrager vivace. La céréale donne du fourrage dès lannée de semis et sa récolte se produit suffisamment tôt dans la saison pour laisser lespèce vivace se développer. Cette méthode permet déviter les problèmes de repousse spontanée de la céréale, les dommages de lendainement, les ornières creusées dans les champs humides et une mauvaise croissance à lautomne. Lensilage de maïs et de sorgho offre un moyen de produire plus de matière sèche par acre. Lensilage de maïs offre les rendements les plus élevés, mais vous devez avoir le matériel de récolte nécessaire et assez de fourrages en réserve pour passer lété, car il ne sera pas récolté avant lautomne. Le sorgho offre des rendements inférieurs au maïs, mais on peut le récolter deux ou trois fois pendant la saison. Ce sont des points qui valent la peine dêtre considérés les années où les réserves de fourrage sont basses. Toutes les espèces fourragères annuelles, à lexception de lensilage de maïs, peuvent être conditionnées en balles. Elles sont très difficiles à faner. Le tableau suivant présente une comparaison des coûts qui sont associés à chacune des espèces fourragères annuelles qui sont envisageables. Chacune comprend les coûts de labour, de fertilisation et de semis sur une base annuelle. On peut remarquer les avantages quil y a à produire un fourrage vivace. Ceci souligne la nécessité de revenir à létablissement dun peuplement fourrager vivace aussitôt que possible. Les fourrages annuels permettent de répondre à un besoin immédiat, mais sont un moyen plus coûteux de production de matière sèche. | Haut de la page | Fourrages annuels Comparaison des coûts avril 1998
* Les coûts détablissement répartis sur quatre
années, plus coûts annuels dengrais. Nous remercions le Secrétariat dÉtat pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique
| Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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