Dans cette section
|
Production de fourrage à partir de céréales de printemps et de mélanges céréales-pois
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Kemptville2 |
Elora |
New Liskeard |
|
|---|---|---|---|
| Avoine | 4509 | 5834 | 3720 |
| Avoine + pois | 4814 | 6189 | 4199 |
| Triticale | 5007 | 5017 | 2820 |
| Triticale + pois | 4486 | 4125 | 2627 |
1 Moyenne établie à partir du nombre dessais
indiqué ci-après pour chaque culture : 5 pour lavoine,
7 pour le mélange avoine-pois, 2 pour la triticale et 2 pour
le mélange triticale-pois.
2 Récoltes effectuées après lapparition des panicules à Kemptville et Elora, et au début de lépiaison à New Liskeard.
| Haut de la page |
Létat de maturité à la récolte est le facteur le plus important dans la détermination du rendement et de la qualité dune culture céréalière utilisée comme fourrage. Pour lavoine et lorge, le rendement fourrager augmente de 90 à 110 % entre le stade du gonflement (où les panicules commencent à sortir du verticille) et le stade pâteux mou. En même temps, la teneur en protéines brutes chute denviron 40 à 50 % et, les teneurs en ADF et en NDF naugmentent que de 15 à 25 %. La teneur en énergie du fourrage diminue légèrement à mesure que la céréale parvient à maturité; le rendement maximal en énergie par acre est donc atteint au moment où la céréale est au stade pâteux mou. Quand la récolte se fait plus tôt (stade du gonflement), une deuxième coupe est possible si les conditions dhumidité sont favorables à une bonne repousse. Le tableau 2 résume le rendement de lensilage de céréales et les données sur la qualité avec un régime dune seule coupe à New Liskeard en 1995 et 1996.
|
Gonflement |
Épiaison |
Laiteux |
Pâteux mou |
|
|---|---|---|---|---|
Rendement fourrager (kg/ha) |
||||
| Avoine | 4298 | 5389 | 6424 | 8504 |
| Orge | 4319 | 5664 | 6878 | 7676 |
| Avoine + pois | 3541 (14)1 | 4689 (15) | 6997 (28) | 7270 (35) |
| Orge + pois | 3532 (24) | 4633 (28) | 5925 (38) | 8080 (42) |
Teneur du fourrage en protéines brutes (% de mat. sèches) |
||||
| Avoine | 16,4 | 13,5 | 10,1 | 8,4 |
| Orge | 16,6 | 13,3 | 10 | 6,9 |
| Avoine + pois | 18,2 | 15,4 | 12,2 | 10,3 |
| Orge + pois | 18,6 | 15,9 | 14,0 | 11,3 |
Teneur du fourrage en ADF (% de mat. sèches) |
||||
| Avoine | 35,2 | 40,9 | 43,5 | 43,3 |
| Orge | 35,5 | 39,8 | 40,1 | 45,8 |
| Avoine + pois | 37,2 | 41 | 42,1 | 43,5 |
| Orge + pois | 36,4 | 38,9 | 38,7 | 42,5 |
|
Teneur du fourrage en NDF (% de mat. sèches) |
||||
| Avoine | 53,7 | 60,1 | 61,2 | 62,4 |
| Orge | 56,1 | 61 | 58,8 | 68,8 |
| Avoine + pois | 52,6 | 57,7 | 57,8 | 59,8 |
| Orge + pois | 53,3 | 57,7 | 54,3 | 60,3 |
1 Pourcentage de pois dans le fourrage récolté.
| Haut de la page |
Les cultures fourragères annuelles fauchées avant davoir atteint un état de maturité suffisant ont une très forte teneur en humidité. Ainsi, des céréales et des mélanges céréales-pois contre-ensemencés de cultures fourragères fauchées au stade de lépiaison, renfermaient respectivement à la récolte 83 et 88 % dhumidité. Ce fourrage doit être fané et conditionné tout comme sil sagissait densiler une légumineuse ou un mélange légumineuse-graminée. Les essais au champ réalisés à New Liskeard ont aussi démontré que les mélanges contenant beaucoup de pois se fanent lentement. Les producteurs qui utilisent des systèmes dentreposage nécessitant beaucoup de fanage avant lentreposage peuvent avoir à tenir compte de ce point. Comme les céréales parviennent vite à maturité, la récolte doit commencer légèrement avant létat de maturité souhaité.
Les mélanges très épais et luxuriants de céréales et de pois peuvent être difficiles à faucher. Il est essentiel que les lames et les doigts de la faucheuse-conditionneuse soient en bon état et que la vitesse et le réglage du rabatteur assurent une coupe efficace de ces cultures. Il est pratiquement impossible dobtenir une coupe nette quand les cultures ont versé. Il est habituellement très difficile, voire impossible, de faucher des céréales à laide dune faucheuse-conditionneuse à disques étant donné que la machine senfonce dans le sol mou et est obstruée par les particules de sol. Lorsquon coupe des récoltes après lépiaison, il faut enlever la tension des rouleaux conditionneurs ou enlever les conditionneurs des andainneuses afin de réduire la perte de panicules destinés à lensilage.
| Haut de la page |
La coupe ou le pâturage des céréales fourragères peut commencer six à huit semaines après les semis. Les animaux préfèrent lavoine à lorge comme pâturage en raison de sa plus grande appétibilité. Quand on les récolte au même stade phénologique, les céréales ont des valeurs nutritives comparables. La composition chimique est davantage influencée par la maturité que par lespèce. La teneur en protéines brutes des fourrages chute rapidement après lépiaison.
Les céréales fourragères récoltées au stade du gonflement renferment davantage de protéines et environ la même quantité dénergie que le maïs densilage. Comparativement au maïs densilage, quand on récolte les céréales fourragères au stade laiteux, elles renferment environ 10 % moins dénergie (soit une teneur comparable à celle de la luzerne) et environ 4 % plus de protéines. On obtient une qualité optimale quand le fourrage récolté est au stade du gonflement, mais une teneur en énergie optimale par hectare quand il est récolté au stade pâteux mou.
Les céréales densilage peuvent constituer le seul fourrage donné aux vaches laitières en fin de lactation, aux vaches qui produisent peu et à celles qui sont taries. On peut aussi les servir aux bovins de boucherie. Les céréales fourragères coupées tôt peuvent être moins riches en calcium et en magnésium, et plus riches en phosphore que dautres fourrages. Il faut sattendre à devoir changer le type de minéraux et la dose administrée quand on donne aux animaux des céréales ensilées.
La valeur nutritive ne peut être déterminée que par un échantillonnage précis et par lanalyse des aliments. Comme la qualité varie en fonction de létat de maturité, il nest pas recommandé de se fier aux valeurs nutritives théoriques des céréales densilage. Des analyses de laboratoire par voie humide sont recommandées pour établir la valeur nutritive des céréales ensilées. Sassurer détiqueter léchantillon convenablement (p. ex. première coupe davoine densilage contre-ensemencée de luzerne).
Lajout de pois ou de foin aux céréales destinées à lensilage augmente habituellement la teneur en protéines de 3-4 %. Les protéines provenant des pois étant hautement dégradables, il se peut quil faille équilibrer les rations en les enrichissant dun supplément de protéines soustraites à la dégradation ruminale.
Quand les céréales sont coupées tôt, il vaut mieux les conditionner et les faner avant de les ensiler. Les plants entiers de pois sont luxuriants, renferment souvent 5-10 % plus dhumidité que les céréales à la récolte, ce qui peut exiger une demi-journée supplémentaire de séchage et accroître les risques de dommages par intempéries. Pour cette raison, lensilage de céréales est rarement transformé en foin sec. Au fur et à mesure que la culture parvient à maturité, la teneur en humidité de la culture sur pied décline. Au stade pâteux mou, la plante entière dorge renferme environ 60 % dhumidité, tandis que les mélanges orge-pois en referment environ 8-10 % de plus. Au même stade de maturité, lavoine a tendance à renfermer plus dhumidité que lorge. Lorsque les systèmes dentreposage exigent que les fourrages soient très humides (c.-à-d. les silos-couloirs), la culture sur pied peut être trop sèche pour être ensilée convenablement si on la laisse au stade pâteux mou.
Voici dautres pratiques visant à assurer la qualité des aliments servis au bétail: le hachage à la longueur recommandée, lemballage complet de lensilage et le recouvrement des silos-couloirs sitôt après leur remplissage.
| Haut de la page |
Les céréales sont des cultures de saison froide bien adaptées à la plupart des régions de lOntario. Il est possible de produire des céréales densilage sur la plupart des fermes délevage car on y dispose déjà de toutes les connaissances et de tout le matériel requis. Les producteurs se tournent vers lensilage de céréales lorsquils doivent trouver des sources de fourrage de dépannage ou lorsquil leur faut protéger de nouveaux peuplements de vivaces comme la luzerne en voie de sétablir. Selon les méthodes de gestion et de récolte choisies, on peut produire de lensilage pour toutes les catégories de bétail.
Nous remercions le Secrétariat dÉtat pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique.
| Haut de la page |
Pour plus de renseignements :
Ce site est mis à jour
par le gouvernement de l'Ontario, Canada
© Imprimeur
de la Reine pour l'Ontario,
Dernière mise à jour :