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La protection des vergers contre les rongeurs et les cervidés

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 210/681
Date de publication : 06/98
Commande no. 98-024
Dernière révision : 06/98
Situation : En remplacement de la fiche 95-038, qui porte le même titre
Rédacteur : K.R. Wilson - spécialiste de la pomoculture/MAAO

 

Table des matières

  1. Lutte contre les mulots (campagnols)
  2. Précautions à prendre dans la manipulation des appâts empoisonnés
  3. Lutte contre les léporidés
  4. Marmottes
  5. Cervidés
  6. Résumé


Les dommages causés chaque année dans les vergers par les campagnols (communément désignés « mulots »), les marmottes, les léporidés (lapins et lièvres) et les cervidés ont des incidences économiques importantes partout en Ontario. Il n'est pas facile de se débarrasser de ces animaux nuisibles. Pour être efficace, la lutte doit reposer sur une stratégie à long terme.


Lutte contre les mulots (campagnols)

C'est lorsque leur nourriture habituelle se fait rare que les mulots font le plus de ravages. Ils causent du tort aux arbres fruitiers, principalement en dénudant leurs troncs et leurs racines mais aussi en coupant leurs radicelles (figure 1A et figure 1B).


Mauvaises herbes autour d’un tronc.

Figure 1A. Mauvaises herbes autour d'un tronc.

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Identification

Le campagnol des champs est le mulot que l'on rencontre le plus fréquemment dans les vergers, bien que dans le sud-ouest de l'Ontario le campagnol sylvestre (figure 2) fasse également des ravages. Le campagnol des champs adulte, d'une longueur de 150 à 195 mm, se distingue par sa robe brun roux foncé sur le dos et grise sur le ventre, sa queue mesurant à peu près le double de son pied postérieur, ses oreilles poilues à peine sorties du pelage et ses yeux saillants.

De couleur marron clair, le campagnol sylvestre mesure, quant à lui, entre 110 et 135 mm. Sa queue est sensiblement de la même longueur que son pied postérieur, ses yeux sont plutôt creux et ses oreilles pratiquement enfouies dans le pelage; sa fourrure est moins rude que celle du campagnol des champs.


Dommages à l’intérieur d’une zone envahie par les mauvaises herbes.

Figure 1B. Dommages à l'intérieur d'une zone envahie par les mauvaises herbes.


Campagnol des champs et campagnol sylvestre.

Figure 2. Campagnol des champs et campagnol sylvestre.

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Biologie

Le printemps et l'été, le campagnol des champs se nourrit habituellement de semences de graminées, d'herbes et de bulbes; l'automne et l'hiver, il consomme de l'écorce. Alors que le campagnol des champs se fabrique de petits sentiers en surface, le campagnol sylvestre se creuse des galeries profondes où il se nourrit de radicelles et de l'écorce de racines plus développées.


Mesures de lutte

Les mulots ont une prodigieuse capacité de reproduction, et le meilleur moyen de contenir leurs populations est de les combattre tout au long de la saison. S'ils sont présents dans les vergers, c'est que cet habitat leur procure de la nourriture, un abri et une certaine protection contre les prédateurs. Les mesures de lutte doivent donc chercher à les priver de ces trois éléments essentiels à leur survie.


Pratiques culturales

Pour décourager les mulots, il est recommandé d'appliquer une large bande d'herbicide (figure 3) dans la rangée d'arbres ou sous les arbres pris individuellement, de tondre régulièrement l'herbe au ras du sol et de débarrasser le verger des broussailles et des débris qui peuvent servir de refuge ou de matériau de nidification. Dans un rayon d'au moins 60 cm autour du tronc, le sol doit être exempt de paille, de débris, de couverture herbacée, etc. Soulignons que les prédateurs comme le chat domestique, le renard et les oiseaux de proie (notamment la buse à queue rousse, la crécerelle et le grand-duc d'Amérique) contribuent également à contenir les populations de mulots.


Application d’herbicide par bandes sous les arbres et tonte régulière de la couverture herbacée entre les rangées.

Figure 3. Application d'herbicide par bandes sous les arbres et tonte régulière de la couverture herbacée entre les rangées.

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Protecteurs

Pour une protection maximale, on enroule un protecteur autour du tronc de tous les arbres nouvellement plantés, en veillant à l'enfouir dans le sol à une profondeur d'au moins 5 cm ou, mieux encore, en recouvrant la base de l'arbre d'un amoncellement de pierres finement broyées ou de scories tranchantes. L'automne venu, il faut vérifier un à un les protecteurs pour s'assurer qu'ils n'offrent aucune prise aux rongeurs, qu'ils sont exempts de débris et qu'ils n'entravent pas le développement des racines.

Il existe sur le marché un certain nombre de types de protecteurs; parmi les plus fréquemment utilisés, on trouve le protecteur de plastique enroulable (figure 4) et le treillis de métal galvanisé (figure 5). L'expérience révèle qu'un protecteur d'environ 45 cm de haut suffit. On déconseille aux personnes qui fabriquent leurs propres protecteurs d'employer des matériaux de couleur sombre ou du papier goudronné. Par l'élévation de la température qu'ils provoquent, ces matériaux soumettent l'écorce à des variations de température excessives entre le jour et la nuit au cours des journées ensoleillées de l'hiver. De plus, ces protecteurs offrent un abri aux insectes responsables des ravages au tronc des arbres. On déconseille également l'emploi de papier d'aluminium ou de feuilles de métal minces car les protecteurs de ce type ne permettent aucune ventilation. Ils peuvent, par conséquent, entraîner des élévations de température et causer des dommages aux arbres. Quant aux protecteurs enroulables, il faut les vérifier annuellement et les ajuster pour éviter qu'ils nuisent à la croissance du tronc (figure 3).


Protecteur enroulable.

Figure 4. Protecteur enroulable.

 

Treillis métallique.

Figure 5. Treillis métallique.

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Appâts empoisonnés

Au moment des récoltes, on recherchera tout indice révélant la présence de mulots dans le verger (galeries, crottes, brins d'herbe fraîchement coupés dans les sentiers et pommes mâchonnées). Les appâts ne sont pleinement efficaces que si les pommes tombées sont ramassées et retirées du verger. Avant que l'herbe ne se couche au sol et que la neige ne le recouvre, il est conseillé de répandre à la volée des appâts sur toute la surface du verger. Il est recommandé d'attendre une belle journée devant être suivie de plusieurs jours sans précipitations. On trouve sur le marché plusieurs types d'appâts pouvant être utilisés dans les vergers. Consulter l'étiquette avant l'application et prendre toutes les précautions indiquées.


Pièges-appâts

Les pièges-appâts ont l'avantage d'être efficaces plus longtemps que les traitements à la volée. Ils peuvent être fabriqués à partir de différents matériaux, notamment des bouts de planche ou des boîtes de conserve ouvertes à une extrémité. On installe l'appât sous la planche ou à l'intérieur de la boîte de conserve, laquelle repose sur son flanc. Le piège-appât en forme de T renversé (figure 6), fabriqué à partir d'un tuyau d'ABS de 3,8 cm (1 ½ po) de diamètre, est peut-être le piège-appât le plus efficace qui soit. Par le tuyau vertical, mettre plusieurs cuillerées à table d'appât, puis recouvrir le tuyau pour protéger l'appât contre les intempéries. Il est recommandé d'installer quelque 25 pièges-appâts par hectare (10 par acre).


Piège-appât en forme de T renversé.

Figure 6. Piège-appât en forme de T renversé.

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Précautions à prendre dans la manipulation des appâts empoisonnés

Ces appâts sont toxiques, donc dangereux pour les humains, les animaux domestiques et la faune.

Entreposer les appâts dans une remise, hors de la portée des enfants, des personnes irresponsables et des animaux. Porter des gants de caoutchouc ou de néoprène pour manipuler les substances dangereuses et prendre soin de laver ces gants après usage. Éviter d'inhaler la poussière ou les vapeurs. Se débarrasser des contenants vides en les brûlant ou en les enfouissant dans des terres qui ne sont pas destinées à la culture et qui sont éloignées des cours d'eau. Veiller à tenir les enfants, les animaux domestiques ainsi que les animaux de ferme à distance des endroits traités. Dans la mesure du possible, enlever les mulots morts et les enterrer ou s'en débarrasser d'une manière sûre.


Lutte contre les léporidés

Pendant les mois d'hiver, le lapin à queue de coton et le lièvre peuvent s'attaquer aux arbres fruitiers lorsque leur nourriture se fait rare. Bien qu'ils préfèrent les pousses terminales et les boutons fructifères, certains en viennent à ronger l'écorce. Si les dommages causés aux pousses terminales peuvent entraîner des malformations, le dénudage du tronc, quant à lui, risque de faire mourir l'arbre ou de l'affaiblir et de favoriser la pénétration d'organismes pathogènes. Les populations de léporidés sont cycliques. Elles peuvent atteindre des proportions inquiétantes en un temps record et rendre nécessaire l'adoption de mesures pour protéger les vergers.

S'ils sont utilisés correctement, les répulsifs au thirame destinés aux léporidés offrent à l'arbre une protection convenable. On trouve dans le commerce différentes préparations dont certaines à base de peinture blanche au latex mélangée à du thirame. Quel que soit le produit utilisé, il faut bien lire le mode d'emploi pour éviter une trop grande dilution. Prendre soin d'appliquer le produit sur une hauteur suffisante en tenant compte de la hauteur que peuvent atteindre les lapins et les lièvres lorsqu'ils se tiennent debout sur une épaisse couche de neige (figure 7).


Arbre enduit d'un mélange latex-thirame au début de l'automne.

Figure 7. Arbre enduit d'un mélange latex-thirame au début de l'automne.

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Les répulsifs peuvent être appliqués à l'aide d'un petit pulvérisateur à dos ou appliqués au pinceau. Pour enduire le tronc des jeunes arbres, la plupart des producteurs se servent de gants de protection contre les pesticides, qu'ils recouvrent d'un gant pour laver les voitures ou d'un bas de laine imbibé de produit. En général, les préparations commerciales n'endommagent pas les bourgeons. Non seulement la peinture blanche au latex est-elle un bon support pour le thirame, mais elle contribue aussi à réduire l'incidence des lésions du sud-ouest (insolation hivernale). Une méthode couramment utilisée consiste à diluer 400 g de thirame 75 WP dans 2 litres d'eau et à mélanger lentement cette solution à 4 litres de peinture blanche au latex pour l'extérieur. Ne pas utiliser de peintures à base d'huile, car elles sont toxiques pour les arbres.

La chasse est un excellent moyen de contenir les populations de léporidés. On doit toutefois la pratiquer toute l'année, sous peine de voir de nouveaux individus remplacer les absents. On ne saurait toutefois recourir uniquement à cette méthode pour résoudre le problème.


Marmottes

Présentes partout en Ontario, les marmottes obligent parfois à adopter des mesures de défense.

Les marmottes peuvent gravement endommager l'écorce des arbres en la rongeant, en s'y aiguisant les dents ou simplement en s'y agrippant. Elles brisent également les racines en se creusant des terriers. Ces terriers peuvent causer des bris d'équipement et représentent un danger pour les personnes, qui risquent d'y mettre les pieds (entorses à la cheville, blessures aux jambes, etc.).

Les marmottes hibernent dans leurs terriers et reprennent leur activité en mars ou avril. Leurs petits naissent vers la fin d'avril ou en mai. Chaque portée compte en moyenne quatre petits. Les marmottes ont deux ou trois terriers différents, éloignés les uns des autres d'une distance pouvant aller jusqu'à 100 m et même davantage. Chaque terrier compte au moins deux accès, dont un principal flanqué d'un amoncellement de terre.

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Mesures de lutte

Les efforts pour lutter contre la marmotte sont peu efficaces pendant l'hiver, puisque l'animal hiberne, à l'intérieur du terrier, dans une chambre qu'il ferme avec le plus grand soin.

Voici quelques méthodes couramment utilisées pour lutter contre la marmotte. Il y a d'abord le Phostoxin, un fumigant renfermant du phosphure d'aluminium qui, en présence d'humidité, dégage un gaz (la phosphine) qui contribuerait à repousser les marmottes. Pour manipuler le Phostoxin, on doit porter un respirateur à cartouche pour gaz acide couvrant tout le visage et se munir de gants de coton. Une seconde personne, elle-même protégée par un équipement semblable, doit aider durant la fumigation. Se référer à l'étiquette. Il faut utiliser le produit à raison d'un comprimé par trou. Prendre soin de bien boucher tous les accès pour empêcher les gaz de s'échapper.

Seuls les producteurs détenant un certificat délivré au terme du Cours sur l'emploi sécuritaire des pesticides par l'agriculteur peuvent acheter le fumigant Phostoxin. La politique concernant l'utilisation de ce pesticide oblige l'utilisateur à s'informer du mode d'emploi avant d'acheter le produit. (À ce sujet, le ministère de l'Environnement et de l'Énergie de l'Ontario met à la disposition du public une fiche technique intitulée La lutte contre les marmottes au moyen de tablettes au phosphure d'aluminium.)

Les cartouches à gaz sont des cylindres de carton renfermant une substance à combustion lente qui asphyxie la marmotte. Placer une cartouche dans le terrier après en avoir bouché tous les accès. Suivre les directives du fabricant pour la préparation et l'utilisation des cartouches.

Le trappage peut aussi s'avérer une méthode efficace, mais il exige qu'on y consacre beaucoup de temps. Les pièges les plus pratiques sont les pièges d'acier no 2 (pièges à rats musqués). Il faut les inspecter au moins deux fois par jour et les nettoyer après chaque prise.

La chasse est un excellent moyen de contenir les populations de marmottes. Toutefois, elle doit être pratiquée de façon continue, du printemps jusqu'à l'automne.


Cervidés

L'Ontario souffre de plus en plus des dommages causés par les cervidés. Dans certaines régions, le problème est très difficile à résoudre. Les dégâts causés dans les vergers s'expliquent peut-être par une population trop grande pour les ressources alimentaires disponibles. Les cervidés se bornent en général à brouter les jeunes pousses terminales des arbres. Il arrive que de petits arbres soient endommagés à l'automne lorsque les mâles cherchent à détacher le velours desséché de leur ramure en se frottant contre l'écorce.

Si la pression exercée par les cervidés est très forte, que toutes les autres mesures de lutte ou d'exclusion ont échoué et que le producteur s'expose à de lourdes pertes économiques, il lui est possible de lever un permis spécial pour se débarrasser des cervidés en s'adressant au ministère des Richesses naturelles de l'Ontario. Il s'agit d'une mesure à prendre en dernier recours seulement. D'ailleurs, plusieurs conditions s'appliquent à l'obtention de ce permis. S'adresser au bureau régional du ministère des Richesses naturelles pour plus de détails.

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Mesures de lutte

Les clôtures conçues pour exclure les cervidés sont très efficaces. S'adresser aux fournisseurs pour plus de détails sur les clôtures électrifiées ou métalliques rigides. Le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario ont publié conjointement une publication sur la maîtrise des cervidés, intitulée Deer Management in Agriculture. On y trouve de l'information sur les types de clôture qu'on peut envisager d'installer.

Dans certaines régions, on a recours à des répulsifs olfactifs ou à des répulsifs gustatifs. Les essais effectués à l'aide de répulsifs olfactifs, comme la farine de sang, les flocons de naphtaline, le savon (dont le Hinder) et les cheveux humains ont donné des résultats variables. Dans de petits sacs faits de vieux bas de nylon, on dépose une poignée de cheveux humains de la grosseur d'un œuf (on peut se procurer des cheveux dans n'importe quel salon de coiffure). Le contenu des sacs doit être renouvelé toutes les quatre à six semaines si l'on veut obtenir de bons résultats. Il faut ensuite placer un de ces sacs dans chacun des arbres situés sur le périmètre du verger ou du côté d'où viennent les cervidés. L'efficacité du traitement dépend de la qualité du suivi et de la disponibilité d'autres sources de nourriture. Si les autres sources de nourriture sont peu abondantes, les répulsifs risquent de ne pas produire l'effet recherché.

La chasse n'est autorisée que durant les périodes prévues par le ministère des Richesses naturelles. Aucun propriétaire n'a le droit d'abattre des cervidés dans le but de défendre sa propriété. L'agriculteur peut se renseigner là où sont délivrés les permis de chasse, ou communiquer avec sa municipalité ou avec le bureau du ministère des Richesses naturelles le plus proche pour connaître les dates d'ouverture et de clôture de la saison de chasse et les modalités d'obtention des permis.

Les répulsifs gustatifs et les répulsifs olfactifs, comme le savon et les mélanges à base de thirame, doivent être mis en place avant que les animaux ne commencent à causer des dommages. Le goût ou l'odeur extrêmement désagréable de ces produits éloigne les cervidés. Il faut respecter à la lettre les modes d'emploi, car il peut être contre-indiqué d'y avoir recours si les fruits sont encore dans les arbres. En effet, certains produits ne sont pas homologués pour l'utilisation sur des aliments. La nature même de ces répulsifs oblige parfois à recommencer l'opération après de fortes pluies.


Résumé

Aucune méthode prise isolément n'est pleinement efficace dans la lutte contre les rongeurs et les cervidés. Le secret de la réussite repose sur l'utilisation de différentes techniques de gestion (c.-à-d. de pratiques culturales et de méthodes mécaniques et biologiques) pendant toute la saison. Soulignons que si les prédateurs naturels comme les renards, les couleuvres, les faucons, les crécerelles et les hiboux ne peuvent à eux seuls réussir à exterminer ces animaux nuisibles, ils contribuent certainement à en réduire le nombre.

 

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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca