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Le Psylle du Poirier dans les Vergers
de Poiriers de l’Ontario

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 215/634
Date de publication : 12/97
Commande no. 97-182
Dernière révision :
Situation : Non disponible
Rédacteur : Kevin W. Ker - conseiller en lutte contre les ennemis des cultures/MAAO

 

Table des matières

  1. Historique
  2. Biologie
  3. Blessure
  4. Surveillance du Psylle du Poirier
  5. De la Mi-Juin à la Récolte
  6. Stratégies de Lutte
  7. Choix des Pesticides et Moment des Applications

 

Historique

Le psylle du poirier, Psylla pyricola (Foerster) est le principal ravageur des poiriers en Amérique du Nord. Elle a été introduite accidentellement d’Europe, au Connecticut, aux États-Unis, vers 1832, puis a migré de l’État de New York jusque dans le comté de Halton (Ontario) où elle a été remarquée pour la première fois en 1894. Le psylle du poirier s’attaque aux poiriers, mais aussi aux cognassiers.

Des prédateurs, notamment la coccinelle et le syrphe, peuvent réduire les populations de psylle du poirier sous les seuils de nuisibilité économique. Leur action ne permet toutefois pas d’espérer pouvoir produire commercialement des poires en Ontario sans recourir à des insecticides. Le psylle du poirier a développé une résistance aux insecticides organochlorés, aux insecticides d’organophosphate et aux pyréthrinoïdes, ce qui complique les efforts de lutte.

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Biologie

Première génération

En Ontario, le psylle du poirier hiverne au stade adulte (figure 1) dans les fissures de l’écorce des arbres ou sous des débris. Les jours doux et ensoleillés, lorsque la température atteint 10°C, on peut observer les psylles du poirier adultes qui se déplacent sur l’écorce. Si la température se maintient autour de
10 °C, l’accouplement et la ponte peuvent débuter dès la mi-mars. Avant le débourrement, le psylle du poirier pond ses œufs de façon isolée ou en ligne droite sur les surfaces rugueuses des bourgeons (figure 2) et des rameaux ainsi que dans les fissures de l’écorce. Au fur et à mesure que les bourgeons se développent et que de nouvelles pousses apparaissent, le psylle du poirier se déplace pour aller pondre sur le pourtour des feuilles et les tiges des pousses. On peut observer les oeufs minuscules à l’aide d’une loupe grossissant 10-14 fois. L’éclosion s’étale sur une longue période (sur 6-7 jours à 21°C ou sur 35 jours à 5°C). Les oeufs pondus les premiers sur le feuillage éclosent au moment où les feuilles commencent à se déployer.


Psylle du poirier adulte

Figure 1. Psylle du poirier adulte. Taille réelle de 1,9-2,1 mm.


Oeufs de psylle du poirier le long de l’écailled’un bouton sur un dard

Figure 2. Oeufs de psylle du poirier le long de l’écailled’un bouton sur un dard.


Une femelle peut pondre de 180 à 350 œufs et même davantage sur une période de 2-3 semaines, un autre point qui explique la difficulté à combattre cet insecte. Entre le stade de l’oeuf et le stade adulte, le psylle du poirier passe par cinq stades nymphaux. Pour se nourrir, les nymphes sucent la sève des bourgeons, des feuilles et des pousses en croissance.

Les deux premiers stades nymphaux (figure 3) sont relativement immobiles et produisent un peu de miellat (la sève que la nymphe excrète pendant qu’elle s’alimente). Les nymphes du troisième stade nymphal (ainsi que des quatrième et inquième stades nymphaux) sont reconnaissables à la présence
d’ébauches alaires (figure 4). Lorsqu’elles se nourrissent, ces nymphes se cachent souvent sous le miellat à l’aisselle des feuilles. Cette caractéristique rend la maîtrise de l’insecte à l’aide de pesticides extrêmement difficile.


Nymphe du premier ou du deuxième stade nymphal.

Figure 3. Nymphe du premier ou du deuxième stade nymphal.


Nymphe du troisième stade nymphal - remarquer les ébauches alaires

Figure 4. Nymphe du troisième stade nymphal – remarquer les ébauches alaires


.La durée du cycle biologique complet, de l’oeuf à l’adulte, peut varier de 3 à 7 semaines pour la première génération, mais dépend énormément de la température.

Deuxième génération

Les adultes de la deuxième génération font leur apparition entre le début et le milieu de juin et peuvent continuer à vivre et à se multiplier pendant tout le mois de juillet et le début d’août. Environ 7 à 10 jours après l’émergence, les femelles commencent à pondre leurs oeufs le long de la nervure principale sur la face inférieure des nouvelles feuilles. La ponte (250-500 œufs par femelle) peut durer 4-5 semaines. Les œufs éclosent 7-14 jours après avoir été pondus, de telle sorte que tous les stades de croissance peuvent être présents en même temps. Du fait du manque d’uniformité dans la croissance des individus, cette génération est celle qui est la plus difficile à combattre.

Troisième génération. Il s’agit d’une génération partielle, généralement beaucoup moins nombreuse que les deux précédentes. La ponte se fait surtout sur les gourmands qui s’allongent dans la portion centrale de l’arbre ou sur les jeunes pousses terminales. Le nombre d’œufs pondus (200-400/femelle) dépend des conditions climatiques et de la température étant donné que les psylles ne pondent pas sur les arbres qui sont flétris ou endommagés par des chaleurs excessives. Les psylles peuvent encore être présents en grand nombre même une fois la récolte terminée. Les oeufs de la troisième génération peuvent apparaître au début d’août ou plus tard, selon les conditions météorologiques. Bien des
nymphes qui sortent de ces oeufs ne résistent pas à l’hiver. À cause de l’activité de ponte continue et du manque d’uniformité dans la croissance, il est difficile de distinguer les individus de première et de deuxième générations.

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Blessure


En grand nombre, les psylles affaiblissent les arbres, nuisent à l’élongation des pousses et abaissent éventuellement les rendements l’année suivante en compromettant la mise à fruits. Les psylles sont aussi responsables du flétrissement, du roussissement et de la chute prématurée des feuilles,
qu’on attribue à la salive toxique qu’ils injectent dans les tissus pendant qu’ils s’alimentent. Les arbres affaiblis par des infestations graves (plus de 10 psylles actifs par pousse) peuvent aussi être plus vulnérables aux blessures par l’hiver.

L’excrétion et l’accumulation de miellat sur le feuillage (figure 5) et sur les fruits sont les signes les plus évidents de la présence des psylles. Le champignon responsable de la fumagine (Fumago salicina) se développe dans le miellat. Cette maladie rend la surface du fruit rugueuse, ce qui en abaisse la qualité à la récolte. Dans un verger, les sujets qui ont déjà été soumis à l’attaque des psylles et qui ont reçu des
quantités importantes de miellat ont une écorce noircie caractéristique, attribuable à la fumagine.


Dépôt et accumulation de miellat et de fumagine

Figure 5. Dépôt et accumulation de miellat et de fumagine sur le feuillage d’un poirier.

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Surveillance du Psylle du Poirier

Il n’existe ni piège, ni phéromone qui permette de repérer la présence ou l’activité du psylle du poirier. La surveillance est une tâche fastidieuse qui repose encore sur le prélèvement d’échantillons de feuilles ou de rameaux et sur leur examen à la loupe ou au microscope. Pour détecter la présence du psylle adulte ainsi que d’autres insectes, on effectue un échantillonnage par gaulage, c.-à-d. qu’on utilise des
plateaux dans lesquels on recueille les insectes qui tombent lorsqu’on frappe les arbres avec une gaule. Les périodes critiques pour faire cet échantillonnage varient d’une région à l’autre et d’une année à l’autre.

Début de saison

Prendre périodiquement des échantillons de lambourdes à partir de la fin mars pour évaluer la pression éventuellement exercée par les psylles. Il est bon de noter le moment où commence la ponte ainsi que le moment où éclosent les premiers œufs. Pour détecter l’activité des adultes,
prélever au moins deux échantillons vers la fin de mars afin d’avoir une idée de la taille de la population qui a résisté à l’hiver. On évalue l’importance de la population en fonction du nombre d’individus recueillis lors de l’échantillonnage par gaulage. On considère que cette population est faible s’il
y a moins de 1 psylle/coup de gaule, moyenne s’il y en a 1-2 et forte s’il y en a plus de 3. Vingt-cinq coups de gaule par verger, à raison de un coup par arbre, permettent de se faire
une bonne idée de la population du ravageur.

Les œufs sont pondus entre le début et la mi-avril, selon les températures. En général, ils n’éclosent pas avant la première partie de mai. La surveillance des œufs permet à l’observateur de vérifier l’activité de ponte et l’apparition des nymphes. Un minimum de 25 lambourdes et pousses terminales par verger (1 lambourde par arbre) fournissent un bon échantillon des stades présents. Prélever au moins 10 lambourdes dans la partie centrale et le reste sur le pourtour de l’arbre. Les œufs nouvellement pondus sont blanc crème. Avec le temps, la teinte passe au jaune ou à l’orangé et des picots rouges apparaissent.

Au fur et à mesure que le feuillage se déploie, le psylle pond ses œufs sur les feuilles et les pétioles tendres au bout des pousses. En général, les œufs sont concentrés à la base des feuilles le long de la nervure principale. Il s’agit, à l’apparition du feuillage, de prélever des pousses terminales pourvues de 4-6 feuilles. Pour les registres, on comptabilise les psylles présents dans les 5 dernières feuilles aux extrémités de chaque pousse.

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De la Mi-Juin à la Récolte

On peut surveiller les populations présentes au cours de l’été en échantillonnant les pousses terminales et les pousses adventives dans la partie centrale de l’arbre (figure 6). À la mi-juillet, la majorité des feuilles sont déjà plus résistantes, de telle sorte que l’activité des psylles se limite essentiellement
aux pousses adventives et aux pousses terminales tendres.

À la fin de juin ou au début de juillet, les populations se découpent souvent en groupes d’âge différents. Pendant cette période, l’échantillonnage des pousses est très important si l’on veut connaître combien de stades sont présents (oeufs, jeunes nymphes, derniers stades nymphaux). Il est également
important d’évaluer la présence des adultes par des observations visuelles (figure 7) et à l’aide de plateaux servant à l’échantillonnage par gaulage (25 coups de gaule par verger pour chaque date d’échantillon).

Emplacement d’un drageon servant à la surveillance et à l’échantillonnage de mi-saison.

Figure 6. Emplacement d’un drageon servant à la surveillance et à l’échantillonnage de mi-saison.


Utilisation de plateaux pour surveiller l’activité des adultes

Figure 7. Utilisation de plateaux pour surveiller l’activité des adultes.

Le prélèvement hebdomadaire d’échantillons constitue le meilleur moyen de surveiller efficacement l’évolution des populations de psylles. L’idéal est de commencer l’échantillonnage à la mi-avril et de le poursuivre jusqu’à la récolte.

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Stratégies de Lutte

Des pratiques de gestion du verger peuvent influencer l’activité du psylle du poirier et l’importance des infestations. Ces pratiques joueront un rôle clé dans la réduction des populations lorsque les problèmes de résistance se seront aggravés. Des arbres au feuillage dense plantés serrés sont propices à la prolifération des psylles. Voici cinq facteurs importants pour assurer la bonne gestion d’un verger:

1) Élagage convenable

Les pousses adventices ou gourmands situés dans la partie centrale de l’arbre sont des sites de ponte de prédilection pour les psylles. L’enlèvement de cette source de feuillage dense réduit non seulement l’activité de ponte, mais permet aussi une meilleure pénétration des pesticides et un meilleur recouvrement en plus de prévenir l’accumulation de brûlure. Si on enlève les gourmands avant que les tissus se lignifient (souvent avant la mi-juillet), il est souvent possible de le
faire manuellement.

2) Fertilisation adéquate

Les populations de psylles explosent dans des conditions de végétation luxuriante. Un sol trop riche en azote entraîne souvent une croissance excessive du feuillage, favorisant du coup l’activité des psylles. De bons programmes de fertilisation équilibrés aident à limiter la croissance des arbres et le nombre de pousses adventives ou de gourmands produits.

3) Densité de peuplement convenable

Les arbres plantés trop rapprochés les uns des autres (sur la rangée ou entre les rangées) sont en concurrence pour les éléments nutritifs du sol et la lumière. Cette situation peut entraîner une croissance végétative excessive et la production de rameaux étiolés, autant de conditions favorables à l’accroissement des populations de psylles. L’enchevêtrement des branches appartenant à différents arbres facilite aussi la migration des psylles dans le verger et fait en sorte qu’il devient alors très difficile d’assurer un bon recouvrement lors des pulvérisations. Bien respecter les recommandations de plantation applicables au cultivar et au porte-greffe choisi.

4) Bonne circulation d’air

Les psylles adultes ne volent pas aisément et le font seulement sur de courtes distances. La présence de brise-vent denses adjacents à des blocs de poiriers peut aussi compliquer la lutte contre les psylles en créant des zones abritées qui sont favorables au dispersement
des psylles adultes. Il est donc judicieux de s’assurer d’une bonne circulation d’air en éclaircissant les brise-vent et en orientant les rangées d’arbres convenablement.

5) Bon recouvrement lors des pulvérisations

Bien des problèmes occasionnés par les psylles s’expliquent par un mauvais recouvrement de la culture au moment des pulvérisations. La présence d’une population importante de psylles au cœur des arbres à la suite d’une ou de plusieurs applications d’un antiparasitaire est une indication que le recouvrement laisse à désirer. Pour assurer un bon recouvrement, il est important de calibrer le pulvérisateur périodiquement (au moins une fois par an). Au fur et à mesure que la saison avance, ou quand les populations de psylles culminent, il peut être nécessaire d’accroître le volume d’eau pour que la solution pénètre mieux dans la frondaison et atteigne le feuillage et les gourmands en croissance.

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Choix des Pesticides et Moment des Applications

Les pesticides homologués pour la lutte contre les psylles agissent de différentes manières. Le choix d’un pesticide doit tenir compte de l’importance de la population, du stade biologique de l’insecte et des pesticides déjà employés au même endroit.

La lutte contre les psylles repose sur la surveillance. Celle-ci permet de déterminer le stade de croissance de la population et le moment le plus indiqué pour le traitement. Pour un maximum de résultats, on doit s’efforcer de faire le traitement lorsque la majorité des individus se trouve dans
les trois premiers stades nymphaux.

Voici les deux critères sur lesquels doit reposer le choix du moment où effectuer les pulvérisations dirigées contre les populations qui ont résisté à l’hiver ou les populations de début de saison:

1) La moitié des oeufs éclos

Des échantillons hebdomadaires de lambourdes et de jeunes pousses peuvent renseigner sur le nombre d’œufs présents et de jeunes nymphes récemment écloses. Les œufs pondus depuis peu sont blanc crème et prennent avant d’éclore une coloration jaune ou orangée (figure 2).

Par exemple, pour déterminer à quel moment la moitié des œufs sont éclos, il faut garder un registre permettant d’établir des comparaisons sur un certain nombre de semaines.

Dans le tableau qui suit, on voit que ce moment se situe entre les semaines 4 et 5. Les registres d’échantillonnage permettent de prédire quand survient ce moment.

Semaine
d’échantillonnage
Nbre d’oeufs
Nbre de
nymphes
Oeufs éclos
(%)
Blancs
Jaunes
1
75
5
0
0
2
50
45
5
5
3
40
120
40
20
4
25
75
50
33
5
10
30
60
60

2) Individus dans les trois premiers stades nymphaux

Ce stade se caractérise par la présence d’ébauches alaires (figure 3). Au fur et à mesure que les nymphes parviennent à maturité, leur destruction par les pesticides devient de plus en plus difficile. Depuis un certain nombre d’années, les nymphes du troisième stade nymphal apparaissent au stade du calice, mais lorsque le printemps est doux, elles peuvent apparaître au stade du débourrement.


Choix du moment – début de saison

On pulvérise un insecticide dirigé contre les psylles de début de saison lorsque les deux conditions qui précèdent sont remplies (la moitié des œufs éclos et individus dans les trois premiers stades nymphaux). La plupart des années, les populations de début de saison évoluent de façon uniforme et
sont faciles à combattre à l’aide d’insecticides organophosphorés (OP) (azinphosméthyl, APM®, Guthion®, p. ex) oud’insecticides à base d’hydrocarbures chlorés (HC) (endosulfan, Thiodan®, p. ex.). Par temps doux et ensoleillé, l’utilisation d’huile blanche d’été immédiatement après le débourrement
peut enrayer les populations de psylles en tuant les adultes par contact direct et en réduisant l’attrait que présentent les lambourdes comme sites de ponte. Des producteurs ont aussi indiqué avoir obtenu une maîtrise satisfaisante des psylles en utilisant du Morestan avant la floraison. Il est extrêmement important d’utiliser contre les psylles la pleine dose recommandée de tout insecticide étant donné que des recherches révèlent que les psylles adultes sont tolérantTs à l’azinphosméthyl et à l’endosulfan.

Choix du moment – mi-saison Vers la fin de juin et le début de juillet, les populations de psylles s’accroissent souvent de façon phénoménale, surtout dans les zones de végétation luxuriante et épaisse (gourmands). Dans la publication 360F du MAAO, Recommandations pour les cultures fruitières, sous « Première pulvérisation en couverture », des pyréthrinoïdes sont énumérés aux côtés d’autres produits.

On avait jusqu’ici gardé les pyréthrinoïdes en réserve pour aider à retarder l’apparition d’une résistance. L’usage répété des pyréthrinoïdes n’est pas recommandé, car ils détruisent aussi les insectes utiles, risquent d’amener une aggravation des problèmes avec les acariens et menacent d’entraîner
l’apparition d’une résistance.

 

Nous remercions le Secrétariat d’État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique.

 

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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca