La
culture de l'ail
Table des matières
- Introduction
- Développement des racines de l'ail
- Croissance et développement de la
plante
- Variétés
- Choix du terrain et préparation du
sol
- Préparation des caïeux en vue
de la plantation
- Plantation et espacement
- Fertilité
- Irrigation
- Désherbage
- Insectes et maladies
- Récolte et classement
- Entreposage
- Commercialisation
- Sources de référence
-
Liens connexes
Introduction
L'ail est utilisé comme plante alimentaire, condimentaire et
médicinale depuis plus de 5 000 ans. Probablement originaire
d'Asie centrale, cette plante aurait été par la suite
introduite dans le bassin méditerranéen. L'ail (Allium
sativum) appartient à la famille des Amaryllidacées.
La plante appelée ail géant (Allium ampeloprasum),
à saveur atténuée, n'est pas véritablement
de l'ail et appartient à la même espèce que le poireau.
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Développement des racines de l'ail

Figure 1. Caïeux plantés en octobre et arrachés
en décembre montrant le développement atteint par les
racines dès la fin de l'automne.
L'Ontario importe une quantité substantielle d'ail frais et
de produits à base d'ail principalement des États-Unis,
du Mexique et de l'Amérique du Sud. La poudre d'ail est la forme
la plus populaire d'ail déshydraté, suivie par les morceaux
d'ail séchés, les flocons d'ail et le sel d'ail. La majorité
de l'ail cultivé en Ontario est écoulée sur le
marché sous forme de têtes d'ail fraîches. Il existe
également un marché restreint pour les feuilles vertes
d'ail, les tartinades à l'ail et l'ail haché. L'Ontario
ne compte aucun établissement équipé pour déshydrater
l'ail ni aucun organisme structuré pour commercialiser ou distribuer
l'ail. Il existe cependant une association provinciale des producteurs
d'ail.
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Croissance et développement de la
plante
L'ail est une plante vivace, communément cultivée en
Ontario comme annuelle d'hiver, c'est-à-dire plantée en
automne et récoltée l'été suivant. Les têtes
d'ail, ou bulbes, sont constituées d'un certain nombre de caïeux
ou gousses épaisses feuilles de stockage modifiées
qui servent aussi de plants de semence. Les caïeux plantés
à la fin de l'été ou au début de l'automne
développent un puissant système racinaire dès avant
l'hiver, mais n'émettent pratiquement pas de pousse. L'absence
de pousse sur les caïeux qui passent l'hiver au champ est préférable
car celle-ci a peu de chances de survivre dans les zones où la
couverture de neige est insuffisante. Lorsqu'ils ont été
plantés comme il se doit, les caïeux en bonne santé
sont très résistants à l'hiver.
Un caïeu robuste et bien enraciné émettra rapidement
une pousse à la sortie de l'hiver dès que les températures
du sol et de l'air s'élèveront. S'il bénéficie
d'un milieu suffisamment humide et fertile, le plant atteindra une bonne
taille avant le déclenchement de la bulbaison.
Chez de nombreuses souches d'ail, le bulbe ne commence à se
développer qu'après une période de froid (phénomène
de la vernalisation). L'ail planté en automne subit une vernalisation
naturelle puisqu'il passe l'hiver en terre. Par contre, l'ail planté
au printemps peut devoir être placé au froid avant d'être
planté pour favoriser un bon développement du bulbe. La
formation et le grossissement du bulbe sont stimulés par la longueur
du jour et la température à la fin du printemps. À
ce moment, les souches d'ail à col épais produisent une
tige florale rigide appelée hampe ou scape. La hampe de l'ail
ne produit pas de semences véritables, mais plutôt des
petites écailles végétatives appelées bulbilles.
Chez les souches à col épais, on observe une variabilité
considérable de la taille et du nombre des bulbilles. Ces bulbilles
peuvent servir de semences, mais elles mettent souvent deux ou trois
années de plus pour donner des têtes d'ail commercialisables.
La suppression de la hampe dès le début de son développement
a pour effet d'augmenter le rendement en bulbes. Les souches d'ail à
col mince ne produisent pas de hampe.
Chacun des caïeux qui forment la tête d'ail se développe
à partir d'un bouton axillaire situé à la base
des feuilles. Les feuilles les plus externes du plant en développement
forment la gaine qui protège le bulbe.
Le bulbe grossit dès la fin du printemps et durant l'été
jusqu'à ce que l'extrémité des feuilles se fane,
flétrissement qui s'étend ensuite graduellement à
la base. La teneur en matière sèche du bulbe augmente
en même temps que le diamètre. Après l'arrachage,
il faut permettre aux bulbes de se ressuyer et d'achever leur maturation.
Une fois mûrs et secs, les bulbes peuvent être entreposés
à long terme. Les ails laissés en terre émettront
de nouvelles racines à partir de chacune des gousses à
la fin de l'été.
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Variétés
On trouve de par le monde une pléiade de souches d'ail dont
quelques-unes seulement ont le statut de cultivars. Les souches d'ail
cultivées de nos jours en Ontario sont originaires d'Asie, d'Europe,
d'Afrique du Nord, d'Amérique du Nord et du Sud.
L'ail cultivé ne produit pas de semences capables de reproduire
la plante-mère. En conséquence, il ne se produit aucun
croisement ni échange de matériel génétique
entre les souches. Tous les ails produits sont le résultat de
la multiplication par voie végétative des gousses et des
bulbilles, chaque gousse ou bulbille étant un clone de la plante-mère.
On cultive deux sortes d'ail en Ontario, l'ail à col épais
et l'ail à col mince. Les souches à col épais montent
à graines à la fin du printemps : du centre du bulbe se
dresse une longue et rigide hampe florale. Une fraction de cette hampe
est conservée sur les bulbes commercialisés des souches
d'ail à col épais. En Ontario, les souches d'ail à
col mince ne possèdent pas de hampe et comptent généralement
plus de caïeux par bulbe que les souches à col épais,
mais les caïeux sont plus petits. Les souches à col mince
se prêtent mieux à la récolte mécanisée.
Les feuilles qui forment la gaine du bulbe peuvent s'enlever par un
brossage mécanique.

Figure 2. Souche d'ail à col épais arborant sa
haute hampe florale au début de l'été.
Figure 3. La taille et la couleur des bulbilles produites au
sommet de la hampe varient selon la souche d'ail à col épais.
La couleur des bulbes d'ail varie du rouge au blanc; l'ail blanc et
propre a la préférence du marché de l'ail frais
en Ontario.
La plupart des producteurs d'ail utilisent comme semences leurs propres
bulbes adaptés aux conditions locales et ils se procurent d'ordinaire
leurs nouvelles semences auprès d'autres producteurs locaux.
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Choix du terrain et préparation
du sol
L'ail vient bien dans une large gamme de sols et la culture de l'ail
se pratique dans la plupart des régions arables de l'Ontario.
Il faut cependant éviter les sols qui prédisposent les
plants d'ail à un déchaussement excessif dû au gel
et au dégel. Le taux de survie des plants est plus élevé
dans les zones où une bonne couche de neige s'accumule; on doit
donc choisir les champs en fonction de ce facteur. Les champs à
préférer sont ceux où les plantes sont bien abritées
du vent, en particulier lorsqu'on a affaire à des sols légers.
Les sols riches en matière organique sont à préférer
parce qu'ils retiennent mieux l'humidité et les éléments
fertilisants. Les sols suffisamment pourvus en matière organique
sont également moins portés à se croûter
et à se tasser. Les sols très lourds, en particulier quand
ils viennent à manquer d'eau, entravent le gonflement des bulbes
qui prennent un aspect rugueux et une forme irrégulière.
Quant aux sols sablonneux légers, ils exigent des pratiques agronomiques
intensives à cause de leur faible capacité de rétention
de l'humidité.
Le sol doit être préparé assez longtemps à
l'avance de manière à éliminer les mauvaises herbes
vivaces, à corriger au besoin le pH, les teneurs en éléments
fertilisants et en matière organique, et à émietter
finement la terre. Les meilleurs rendements en bulbes ont été
obtenus dans des sols dont le pH se situait entre 6,0 et 7,5. Toute
éventuelle correction du pH doit être faite avant la plantation.
Dans des sols de pH inférieur à 6,0, on a observé
une augmentation des dégâts dus à l'hiver, un manque
de vigueur des plants, un peuplement réduit et une baisse générale
du rendement. En toutes circonstances, l'efficacité des apports
d'engrais dépend du pH qui est propice à la culture. Pour
obtenir plus de renseignements sur la correction du pH du sol, consulter
la fiche technique du MAAO, Acidité des sols et chaulage,
AGDEX 534.
Il faut élever la teneur du sol en matière organique
avant la plantation de manière que le sol soit plus facile à
travailler. Pour cela, on peut épandre du fumier bien décomposé
ou enfouir un engrais vert. Pour plus de renseignements sur les engrais
verts et les cultures de couverture, voir la publication 363F du MAAO,
Recommandations pour les cultures légumières. Avant
de planter, il est conseillé de travailler le sol sur une profondeur
suffisante car un milieu uniforme facilite la mise en terre des caïeux.
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Préparation des caïeux en vue
de la plantation
Les caïeux de semences doivent être conservés sous
forme de bulbes entiers jusqu'à la plantation, car ils se détériorent
plus rapidement une fois détachés du bulbe. On procède
à l'éclatage des bulbes juste avant la plantation. Cette
opération se réalise plus aisément avec des bulbes
secs qu'avec des bulbes humides. Elle se fait couramment à la
main ou à la machine. Cependant, l'éclatage à la
machine comporte des risques plus élevés de dommages physiques
pour les caïeux. Certaines planteuses mécaniques n'admettent
que des caïeux qui ont été classés par taille
ou par poids de façon à améliorer l'efficacité
de la plantation. Tout caïeu endommagé ou malade ne doit
pas être planté.
Les bulbes que l'on compte employer comme semences doivent être
récoltés après la récolte principale. Des
bulbes bien mûrs à la récolte sont plus faciles
à éclater avant la plantation. De la taille des caïeux
dépend la taille des bulbes récoltés, aussi est-il
préférable de planter des caïeux de bonne grosseur.
De nombreux traitements des semences destinés à prémunir
les plants d'ail contre les maladies au champ ont été
mis à l'essai. Jusqu'ici, aucun traitement homologué ne
s'est avéré bénéfique de façon constante.
La méthode qui donne régulièrement les meilleurs
résultats repose sur le choix de caïeux sains, exempts de
blessures et de maladies.
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Plantation et espacement
D'après les recherches actuelles, la date de plantation optimale
se situe de septembre à novembre. La plantation au début
du printemps peut aussi donner de bons résultats quoique le rendement
en bulbes tend à être inférieur et les pertes en
cours d'entreposage plus élevées. On détermine
la date de plantation par rapport à la date de la première
gelée d'automne, renseignement que l'on peut trouver dans la
publication 363F du MAAO, Recommandations pour les cultures légumières.
Cette méthode vous indiquera la date approximative de plantation
dans votre région.
La quantité de caïeux de semences nécessaire varie
de 700 à 1 000 kg à l'hectare selon le poids moyen
des caïeux et les distances de plantation. Le nombre moyen de caïeux
constituant chaque tête d'ail va de moins de huit à plus
de quinze selon la souche d'ail. L'espacement des plants sur le rang
va de 7 cm (quand il s'agit de souches à petit bulbe) à
12 cm (souches à gros bulbe). L'écartement des rangs dépend
de la méthode de plantation et du matériel dont on dispose
pour le sarclage. On pratique couramment la culture monorang ou multirang
où l'écartement est d'au moins 20 cm.
On enfonce les caïeux en terre de manière que leur pointe
soit recouverte de 3 à 5 cm de terre. Une profondeur de plantation
de 5 cm est recommandée dans les sols légers ou organiques.
Les caïeux plantés peu profondément ont plus de risques
de mourir pendant l'hiver et au début du printemps. Au printemps,
l'ail peut être planté plus près de la surface.
La plantation manuelle est la méthode traditionnelle, mais on
peut recourir aujourd'hui à plusieurs modèles de planteuses
mécaniques importées. Des planteuses de conception artisanale
et des planteuses modifiées ont été mises à
l'essai par certains producteurs, mais sans succès probant.
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Fertilité
L'ail pousse bien sur les sols fertiles. Les teneurs en phosphore et
en potassium du sol doivent être déterminées par
une analyse du sol. Toute quantité requise de phosphore ou de
potassium doit être épandue à la volée puis
enfouie par une façon superficielle avant la plantation d'automne.
La quantité totale d'azote requise varie selon le type de sol,
la culture qui a précédé, la teneur en matière
organique et les conditions climatiques qui prévalent pendant
la saison de végétation. L'ail a généralement
besoin de 70 à 125 kg d'azote à l'hectare. Une petite
quantité d'azote peut être apportée à l'automne.
La moitié de l'azote doit être épandue dès
que l'ail commence à croître au début du printemps
et l'autre moitié en deux ou trois fois à trois semaines
d'intervalle. Les apports d'azote doivent cesser quatre à six
semaines avant la récolte. On peut ajouter l'azote à l'eau
d'irrigation, mais en prenant garde de ne pas brûler les feuilles.
Les meilleures sources d'azote sont le nitrate de calcium et le nitrate
d'ammonium. L'apport d'urée est à éviter sous peine
de dommage aux plants d'ail.
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Irrigation
L'ail est sensible au manque d'eau tout au long de la saison de végétation.
Toute période de sécheresse du sol, surtout au moment
de la bulbaison, se solde par une baisse de rendement.
La plupart des sols doivent recevoir environ 2,5 cm d'eau par semaine
pendant la saison de végétation. Quant aux sols sablonneux,
ils demandent 5 cm d'eau ou plus pendant les périodes de temps
chaud et sec.
Le moment indiqué pour l'irrigation se situe en matinée
ou en début d'après-midi, ce qui laisse au feuillage le
temps de sécher avant la tombée de la nuit. À l'approche
de la récolte, pendant la maturation de l'ail, les irrigations
doivent cesser. La privation d'eau a pour effet de faciliter la récolte
et de réduire le risque de détérioration des bulbes
et d'apparition de taches sur les feuilles extérieures formant
la gaine du bulble.
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Désherbage
L'ail résiste mal à la concurrence des mauvaises herbes
vigoureuses. Il est donc impératif de désherber les plantations
d'ail par divers moyens dont le sarclage, le binage à la main
ou l'épandage d'herbicides. Un binage profond à proximité
des plants est à déconseiller pour ne pas risquer de blesser
les racines et donc de réduire le rendement à la récolte.
Pour des renseignements à jour sur le désherbage, consulter
la publication 75F du MAAO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes.
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Insectes et maladies
Les principales maladies de l'ail en Ontario sont la pourriture basale
fusarienne, la moisissure due à Penicillium et les viroses.
La pourriture basale fusarienne est une maladie qui attaque le plateau
du bulbe et les racines. L'agent pathogène, qui vit dans le sol,
envahit les racines qui se vident de leur substance, brunissent et ne
remplissent plus leur fonction. Le plateau du bulbe se couvre parfois
d'un voile de mycélium rosâtre. Les premiers symptômes
visuels sont souvent le jaunissement de l'extrémité de
la pousse et son dépérissement au cours du printemps.
Un sol chaud et humide favorise le développement de la maladie.
Étant donné que l'inoculum du champignon Fusarium
survit dans le sol ou les résidus de plantes sous forme de spores
en dormance, la rotation de l'ail avec des cultures n'appartenant pas
au genre Allium (ail, oignon, échalote, poireau, ciboulette,
par exemple) est recommandée.
La moisissure due à Penicillium est la principale cause
de perte en cours d'entreposage. Elle provoque l'apparition d'amas de
spores bleu-vert que l'on remarque en premier à la base du bulbe.
La principale source d'inoculum réside dans l'emploi de bulbes
malades comme caïeux de semences. Pendant l'éclatage des
bulbes malades, les spores du champignon se dispersent dans l'atmosphère
et entrent facilement en contact avec les caïeux sains. Les caïeux
blessés sont particulièrement réceptifs à
la maladie.
Les caïeux infectés par le champignon Penicillium
deviennent souvent la proie d'infections secondaires, dues à
des bactéries ou à d'autres champignons, qui masquent
l'infection originelle. La pourriture des caïeux et la réduction
des peuplements sont souvent imputables à la plantation de caïeux
infectés. Les caïeux qui survivent émettent une pousse
jaune et chétive. Des températures de 22-25 °C sont
optimales pour la germination des spores et le développement
de la maladie. Une plantation trop hâtive, à la fin de
l'été quand le sol est encore chaud, peut augmenter la
gravité de la pourriture des caïeux. L'irrigation peut atténuer
les pertes, car on observe moins de pourriture des caïeux quand
le sol est très humide.
Pratiquement toutes les sources d'ail hébergent des virus, dont
la plupart, heureusement, demeurent en latence. Ils peuvent ne pas provoquer
de symptômes ni réduire les rendements tant que le plant
d'ail n'est pas soumis à un stress ou que la croissance n'est
pas interrompue.
Le symptôme le plus commun des viroses est l'altération
de la couleur des feuilles qui, selon le virus en cause, se traduit
par une mosaïque, une marbrure, des mouchetures ou des stries.
On observe aussi parfois une déformation des feuilles. Les pucerons
sont un des vecteurs capables de colporter certains virus des plants
infectés aux plants sains. La lutte contre les viroses passe
par l'emploi de caïeux de semences sains, la réduction des
populations de pucerons et des régimes judicieux de fertilisation
et d'irrigation pendant la saison de végétation.
Les principaux insectes ravageurs de l'ail en Ontario sont les larves
de la mouche de l'oignon, les thrips et les vers fils de fer. On trouve
à l'heure actuelle des insecticides homologués pour la
lutte contre ces ravageurs. La publication 363F du MAAO, Recommandations
pour les cultures légumières, indique les insecticides
homologués sur l'ail et les méthodes de lutte recommandées.
Les nématodes du bulbe et de la tige et la pourriture blanche
posent de sérieux problèmes aux producteurs d'ail dans
d'autres régions du monde. Une fois que ces ravageurs ont fait
leur apparition, il peut devenir difficile, voire économiquement
impossible, de s'en défaire. L'ail et l'oignon sont des plantes
étroitement apparentées, aussi la publication suivante
peut-elle fournir une information utile aux producteurs d'ail : Maladies
de l'oignon au Canada, publication 1716F d'Agriculture et Agroalimentaire
Canada.
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Récolte et classement
On commence à récolter l'ail quand les feuilles commencent
à sécher, à se faner et à se courber vers
le sol. Un autre indice de maturité du bulbe est l'amincissement
des feuilles de la gaine enveloppant le bulbe. Si l'on récolte
trop tôt, les bulbes sont insuffisamment mûrs et seront
portés à se ratatiner pendant le séchage, alors
que si l'on récolte trop tard, on court le risque d'avoir des
bulbes dont l'enveloppe est tachée, partiellement décomposée,
laissant des caïeux découverts.
Figure 4. Têtes d'ail récoltées à
la main, prêtes à être mises à sécher.
Dans les petites plantations, on arrache d'ordinaire l'ail à
la main après avoir soulevé la terre avec une bêche
à dents pour dégager les bulbes. Dans les grandes parcelles,
on fait passer une lame, tirée par un tracteur, sous les plants
pour les déchausser. Une récolte entièrement mécanisée
est possible grâce à un appareil qui arrache les bulbes,
tranche les feuilles et débarrasse les bulbes de la terre et
des débris. Cependant, pour l'instant, elle n'est pas pratiquée
en Ontario.
Dès la récolte, on doit laisser l'ail se ressuyer correctement
pour lui assurer une longue conservation. Le séchage au champ
consiste à placer les bulbes dans des cellules à légumes
couvertes, à parois à claire-voie qui laissent passer
l'air du dehors. Le séchage de l'ail se fait souvent sous abri
par soufflage d'air. Dans ce cas, on place l'ail sur des claies ou des
plateaux ajourés dans des cellules à claire-voie dans
un local bien ventilé.
Après séchage, l'ail est débarrassé de
ses feuilles et de ses racines. Ce travail se fait à la main
ou à la machine. Avant d'être mis en marché, les
bulbes passent par l'étape finale du brossage destiné
à les dépouiller de leur gaine.
L'ail importé au Canada est en général classé
par taille, les bulbes de gros diamètre se vendant à un
prix plus élevé. Le classement se fait à la main
ou à la machine.
Les catégories fondées sur la taille
sont les suivantes:
| Colossal |
7,5 cm et plus (3 po et plus) |
| Super Jumbo |
6,3 cm - 7,5 cm (2½ po-3 po) |
| Extra Jumbo |
5,7 cm - 6,3 cm (2¼ po-2½ po) |
| Jumbo |
5 cm - 5,7 cm (2 po-2¼ po) |
| Fleur Extra |
moins de 5 cm (<2 po) |
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Entreposage
Pour lui assurer une durée de conservation maximale, on entrepose
l'ail mûr et sec dans une chambre froide maintenue à 0
°C et à une humidité relative de 60-70 %. Un niveau
d'humidité supérieur à cette fourchette instaure
les conditions idéales à la croissance des racines et
à la prolifération de la moisissure due à Penicillium,
deux phénomènes indésirables. Une bonne circulation
de l'air et l'emploi de cellules de stockage bien aménagées
sont importantes pour éliminer la chaleur et l'humidité
produites par la transpiration des bulbes. Les bulbes perdent plus rapidement
du poids lorsque la température s'élève au-dessus
de 0 °C. Lorsque les conditions sont respectées, la durée
d'entreposage est de cinq à huit mois selon la souche d'ail.
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Commercialisation
Pour l'instant, la majorité de l'ail produit en Ontario est
écoulé à l'état frais auprès de distributeurs
en gros, d'épiciers indépendants, de marchés de
producteurs, ou vendu directement à la ferme. La loi des économies
d'échelle ne permettrait pas, en l'état actuel des choses,
de faire vivre une industrie de la transformation. Toutefois, de nouvelles
méthodes de transformation pourraient voir le jour si la production
continue de croître.
Pour tirer un meilleur prix de leur produit, de nombreux producteurs
ont recours à des techniques qui lui ajoutent de la valeur, par
exemple, la confection de tresses ou de chaînes d'ail, d'ail au
vinaigre et de conserves d'ail maison. Les hampes florales trouvent
également preneur sur quelques marchés spécialisés
en Ontario.
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Sources de référence
Maladies de l'oignon au Canada, publication 1716F d'Agriculture
et Agroalimentaire Canada.
Guide de lutte contre les mauvaises herbes, publication 75F
du MAAO (commander cette publication).
Recommandations pour les cultures légumières,
publication 363F du MAAO (commander cette publication)
Lutte contre la mouche de loignon, commande no 92-008
(commander cette publication)
Identification des maladies et des affections de loignon,
commande no 95-064 (commander cette publication)
Nous remercions le Secrétariat dÉtat pour sa contribution
financière à la réalisation de la présente
fiche technique.
Liens connexes
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Agriculture et Affaires rurales |