La
punaise terne: un ravageur important de la fraise
Table des matières
- Introduction
- Biologie
- Dommages
- Dépistage
- Stratégie de lutte
Introduction
La punaise terne, Lygus lineolaris (Palisot de Beauvois), est un ravageur
important des fraises en Ontario. Elle compte deux générations
complètes et une génération partielle par année.
La punaise terne et les autres espèces du genre Lygus sont présentes
en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Outre la fraise, les
punaises du genre Lygus attaquent plus de 50 autres espèces cultivées,
dont la framboise, la pêche, la pomme, le chou, le brocoli, le
chou-fleur, le céleri, le haricot mange-tout, le concombre, le
tabac et la luzerne.
Biologie
La punaise terne est une punaise dite «vraie» en raison
de ses pièces buccales de type perceur-suceur. Elle hiverne au
stade adulte dans des endroits abrités comme la litière
de feuilles, les débris de plantes, les bordures de haies et
les amas de broussaille. Les adultes mesurent de 6 à 6,5 mm (1/4
po) de longueur, sont de couleur verdâtre ou brunâtre et
leurs ailes sont ornées de triangles jaunes caractéristiques
(figure 1). La ponte débute lorsque la température
atteint ou dépasse 20 °C, soit en général dès
le début de mai ou la mi-mai, et s'échelonne sur 10 à
31 jours. Au cours de cette période, la femelle pond environ
5 oeufs par jour, sur des graminées, des dicotylédones
(mauvaises herbes à feuilles larges, comme le pissenlit et la
stellaire moyenne) et sur certaines cultures telles les fraises.
Les oeufs sont introduits dans les tiges, les pétioles ou les
nervures principales des feuilles. Ils peuvent également être
pondus dans les boutons ou insérés parmi les fleurons
d'un capitule (par exemple, de Composées telles le pissenlit).
Les oeufs éclosent et libèrent les nymphes après
7 à 10 jours selon la température. Ces dernières
sont visibles sur les plantes dès la deuxième semaine
de mai. Habituellement, les nymphes sont d'abord signalées pendant
la période de pleine floraison chez les cultivars à floraison
mi-saisonnière (p.ex., Kent et Governor Simcoe). Le développement
nymphal comporte cinq stades différents (figure
3, figure 4 et figure 5). Du
premier au troisième stade, les nymphes sont vert pâle
(figure 2, figure 3 et figure
4) et ressemblent à des pucerons (figure 6).
Elles s'en distinguent cependant par leurs mouvements plus rapides,
leurs pattes plus robustes et l'absence de cornicules (structures pointant
vers l'arrière et fixées près de l'extrémité
abdominale du puceron). Les bourgeons alaires (appendices immatures
faisant saillie sur le thorax, ou partie médiane, se transformant
ultérieurement en ailes véritables) sont absents chez
les deux premiers stades. On les distingue clairement chez le troisième
stade (figure 4). Les quatrième et cinquième
stades sont ornés de taches brunes et portent des bourgeons alaires
plus développés. Les nymphes deviennent des adultes en
12 à 34 jours, selon la température. La transformation
est plus rapide par temps chaud.
Dommages
Parfois, les adultes et les nymphes se nourrissent de fraises et les
endommagent. Ce sont les nymphes de la première génération
qui causent les dommages les plus importants aux cultivars de fraises
fructifiant en juin. Des études menées dans l'est de l'Amérique
du Nord (Ontario, Québec et État de New York) ont démontré
que ce sont principalement les nymphes, et non pas les adultes, qui
se nourrissent des fraises. Sous des climats plus méridionaux,
l'adulte de la punaise terne joue également un rôle important.
En se nourrissant, la punaise peut détruire la fleur et déformer
le fruit de façon légère ou grave (jusqu'à
100 % de fruits non commercialisables). En laboratoire, sous conditions
contrôlées, l'infestation de fraisiers (de la pré-floraison
à la chute des pétales) par des adultes de la punaise
s'est généralement traduite par la mort des fleurs. La
punaise se nourrit des akènes (graines) ou du tissu vasculaire
sous-jacent, ce qui provoque l'agglomération de graines dans
une partie du fruit. Les graines attaquées avortent et cessent
de produire l'hormone de croissance. En l'absence de cette dernière,
les tissus entourant la graine cessent de croître et le fruit
ne peut se former normalement. Il en résulte une agglomération
de graines à la partie apicale du fruit ou une déformation
de ce dernier en «face de chat» («apical seediness»,
«button berries» et «catfacing» en anglais)
(figure 7 et figure 8). L'agglomération
des graines se produit principalement lorsque les nymphes, en nombre
supérieur au seuil d'intervention, se nourrissent pendant le
stade de la chute des pétales. La déformation du fruit
se produit, dans une moindre mesure, lorsque la punaise se nourrit pendant
le stade de la séparation des akènes au cours duquel les
graines déjà formées dans les jeunes fruits verts
s'éloignent les unes des autres en raison de la croissance du
fruit. L'activité alimentaire des nymphes, du stade de la séparation
des akènes à celui des fruits verts matures, se traduit
par une légère déformation latérale des
fraises, qui sont malgré tout commercialisables (figure
9 et figure 10). En général, plus
la punaise commence à se nourrir tôt plus la gravité
de la déformation ou de la blessure occasionnées au fruit
est grande.
A la récolte, la présence d'akènes vides et légèrement
brunâtres dans la région difforme du fruit est un bon indice
que la punaise s'est nourrie des tissus (figure 8).
La taille des akènes permet de distinguer les effets de la punaise
de ceux d'une pollinisation incomplète. Dans le premier cas,
les akènes sont de taille relativement uniforme, qu'ils soient
dans une région difforme ou dans une région saine du fruit
(figure 8 et figure 10). Par contre,
les fruits mal pollinisés présentent habituellement des
akènes plus petits dans la région difforme que dans les
régions saines environnantes (figure 11 et
figure 12).
La punaise terne est le principal ravageur limitant la production de
fraisiers indifférents (photo-apériodiques). L'abondance
de punaises à tous les stades de croissance durant les mois de
juillet, août et septembre, coïncidant avec la présence
continue de fleurs et de fruits, fournit les conditions optimales à
la production élevée de fruits difformes.
Dépistage
Le dépistage doit débuter à la première
floraison afin de révéler le nombre de jeunes nymphes
en croissance. On peut prévoir la date d'apparition des premières
nymphes à l'aide de calculs faisant appel aux degrés-jours.
La notion de degré-jour repose sur le principe qu'à une
température inférieure à un certain seuil les punaises
sont inactives ou ne se développent plus. Il faut un nombre précis
de jours où la température est supérieure au seuil
pour que la punaise devienne active. Dans le cas de la punaise, il s'agit
de températures suffisamment chaudes pour permettre la ponte
des premiers oeufs et la sortie des nymphes. Pour la punaise, la température-seuil
est de 12,4 °C et le nombre de degrés-jours nécessaires
pour que la première éclosion se produise correspond à
une accumulation totale de 35 à 40 degrés-jours après
le 1er avril. On doit relever quotidiennement la température
moyenne (somme de la température nocturne minimale et de la température
diurne maximale, divisée par 2) et en soustraire la température-seuil.
Degrés-jours =
(Température minimale + Température maximale)/2 - 12,4
°C
Par exemple, supposons que le 2 avril les températures
minimale et maximale ont été de 9,0 °C et 20,6 °C
; le calcul de la température moyenne donne (9,0 + 20,6) ) 2
= 14,8 °C; le nombre de degrés-jours accumulé ce jour-là
correspond à
14,8 - 12,4 = 2,4. Par conséquent, la punaise terne a bénéficié
pour son développement de 2,4 degrés-jours pour la journée
du 2 avril.
Il est essentiel d'installer des appareils pour enregistrer la
température sur chaque ferme à compter du 1er avril. Il
importe également de ne pas oublier que la punaise terne vit
au niveau du sol, où la température peut différer
de façon importante de la température atmosphérique
au-dessus du sol. C'est pourquoi, il est préférable de
placer les appareils à hauteur du feuillage des fraisiers (environ
10 - 15 cm, 4 - 6 po au-dessus du sol). Il est enfin indispensable de
noter la température nocturne minimale et la température
diurne maximale.
Le dépistage au champ doit se faire du début de la floraison
jusqu'à la première cueillette, de façon bi-hebdomadaire
(tous les 3 ou 4 jours). Le dépistage doit se faire par cultivar
ou par champ, selon celui couvrant la plus petite superficie que le
producteur désire traiter. Il faut recueillir séparément
les données de chaque cultivar, car les populations de nymphes
de la punaise terne et les dommages qu'elles causent ont tendance à
être plus élevés sur les cultivars à floraison
tardive. Le dépistage consiste à secouer les grappes de
fleurs ou de fruits au-dessus d'un contenant peu profond (figure
13). Ce dernier doit être suffisamment profond pour retenir
les punaises sans rendre difficile l'examen des nymphes à la
loupe. Il ne doit être ni vert ni blanc pour faciliter la détection
des nymphes. Il faut examiner le contenant après chaque secousse
pour détecter la présence des nymphes de la punaise. Une
seule nymphe suffit pour que la grappe soit jugée infestée.
Les conditions météorologiques peuvent influer sur l'activité
des nymphes et l'exactitude de la méthode. Par temps humide ou
venteux, cette méthode risque de sous-estimer la population réelle
des nymphes de punaise sur les fleurs ou les fruits en croissance. C'est
pourquoi il faut réinspecter le champ 1 à 2 jours plus
tard, surtout si le nombre de grappes infestées est à
peine inférieur au seuil d'intervention.
La méthode servant à déterminer si la population
de punaises a dépassé le seuil acceptable au plan économique
s'appelle l'échantillonnage séquentiel. Ce seuil est atteint
lorsque les populations de ravageurs risquent de provoquer des pertes
de revenus tirés de la vente de la récolte qui équivalent
ou sont supérieures aux cofts du traitement insecticide. Les
pertes de revenus à la ferme peuvent résulter en une chute
directe du rendement ou en une baisse des ventes attribuable à
la présence de fruits endommagés par le ravageur en quantité
jugée inacceptable par le consommateur. L'échantillonnage
doit se faire sur un minimum de 20 grappes choisies au hasard. Si les
résultats ne sont pas concluants, il faut poursuivre l'échantillonnage
par groupe de 5 grappes à la fois (25, 30, 35, etc.) jusqu'à
un maximum de 50 grappes. Après chaque ajout de 5 grappes, consulter
le tableau 1 pour vérifier si l'on peut prendre une décision.
Supposons que sur 20 grappes échantillonnées, on en dénombre
3 qui sont infestées. Le tableau 1 indique
dans le cas d'un échantillon de 20 grappes que la décision
de «ne pas traiter» est prise lorsqu'aucune grappe n'est
infestée, tandis que le seuil d'intervention est fixé
à 4. Comme on compte 3 grappes infestées, l'échantillonnage
doit se poursuivre. Les 5 autres grappes examinées ne révèlent
pas d'infestation. Pour 25 grappes, le seuil d'intervention est de 4;
il faut donc échantillonner de nouveau. Parmi les 5 grappes additionnelles,
on en dénombre une seule infestée, ce qui porte le total
cumulé à 4 grappes infestées sur 30 grappes échantillonnées.
Comme le seuil d'intervention pour un échantillon de 30 grappes
est fixé à 4 (tableau 1), il faut faire
un traitement insecticide.
Tableau 1. Échantillonnage séquentiel
des fraisiers
|
Nombre de grappes infestées par la punaise terne |
Nombre de grappes Ne pas traiter Seuil d'intervention |
Examinées (Traiter)
|
| 20 |
0 |
4 |
| 25 |
1 |
4 |
| 30 |
2 |
4 |
| 35 |
3 |
5 |
| 40 |
3 |
5 |
| 45 |
4 |
6 |
| 50 |
5 |
6 |
Un seul échantillonnage suffit lorsque le nombre de grappes
est égal ou inférieur à la valeur fixée
pour «ne pas traiter», ou supérieur au seuil d'intervention.
Par contre, l'échantillonnage se poursuit lorsque le nombre de
grappes infestées se situe entre ces deux extrêmes. Dans
le tableau 1, les valeurs apparaissant dans la colonne
Seuil d'intervention (traiter) correspondent ou sont supérieures
à une population de 0,15 nymphe par grappe (2,25 nymphes dans
15 grappes). Traiter aussitôt ce seuil atteint se traduit par
2,0 % de fruits fortement difformes. Par contre, ne traiter que 3 à
5 jours après que le seuil ait été atteint peut
faire augmenter le pourcentage de fruits difformes à 5,0 % de
la récolte totale.
Stratégie de lutte
Il est essentiel d'intégrer des méthodes culturales,
biologiques et chimiques pour assurer le succès du programme
de lutte aux ravageurs des fraisiers.
Méthodes culturales
Afin d'éliminer des ravageurs ou d'en réduire les
populations, il faut inclure de bonnes pratiques culturales au système
de gestion de la ferme. Ces pratiques permettent en général
de réduire le nombre d'interventions chimiques nécessaire.
1) Choix des cultivars
Des études préliminaires portent à croire que
certains cultivars de fraisiers sont plus tolérants aux attaques
de la punaise terne et présentent moins de fruits difformes.
D'autres recherches sont nécessaires avant qu'on puisse recommander
certains cultivars plutôt que d'autres. Les résultats du
dépistage obtenus au cours des cinq dernières années
montrent que les cultivars à floraison et à récolte
plus tardives ont tendance à abriter des populations plus fortes
de punaises et à produire plus de fruits difformes.
2) Lutte contre les mauvaises herbes
Les dicotylédones (mauvaises herbes à feuilles larges)
sont des hôtes intermédiaires qui favorisent l'augmentation
des populations endémiques de punaises ternes. L'élimination
des mauvaises herbes durant toute la saison, aussi bien dans la fraisière
qu'en périphérie, aide à réduire le nombre
de punaises qui hiverneront. Parmi les mauvaises herbes préférées
de la punaise, on compte le pissenlit, la stellaire moyenne, la menthe
sauvage, la lierre terrestre et la verge d'or.
3) Choix du site
Les fossés envahis par les mauvaises herbes, les abords de clôtures
couverts de broussaille, les boisés et les champs de luzernes
sont des sites particulièrement propices à l'alimentation
et à l'hivernation des punaises ternes. Lorsque cela est possible,
il faut éviter d'installer une fraisière à moins
de 500 m d'un de ces sites.
Méthodes biologiques
Actuellement, il n'existe aucune méthode biologique qui soit
totalement efficace pour maintenir les populations de punaises ternes
sous le seuil acceptable. La plupart des méthodes biologiques
ne font que réduire les populations de ravageurs; il faut donc
les intégrer à d'autres méthodes de lutte. Toutefois,
l'avenir semble plus prometteur dans les deux cas suivants :
1) Insectes utiles
La punaise terne, présente dans de nombreux habitats et sur
une gamme étendue de plantes-hôtes, a acquis certains mécanismes
qui lui permettent d'éviter les attaques de la plupart des prédateurs
et parasites naturels. Récemment, on a réussi à
implanter un parasite européen, Peristenus digoneutis, dans le
New Jersey. On mène actuellement des recherches pour évaluer
son adaptabilité aux conditions propres à l'Ontario et
son efficacité à y combattre la punaise terne.
2) Savons insecticides
En Californie, on signale que l'emploi du savon Safer (2 %) a permis
de réduire de 45 % les populations de Lygus hesperus. Même
si les résultats semblent prometteurs, il faudra pousser davantage
la recherche pour prouver son efficacité et s'assurer que ce
savon n'est pas phytotoxique pour les fraises dans les conditions rencontrées
en Ontario. De plus, il sera nécessaire de soumettre ces savons
insecticides à l'homologation fédérale et à
la classification ontarienne avant de les utiliser sur les fraises pour
combattre la punaise terne.
Méthodes chimiques
Il faut tenir compte d'un certain nombre de facteurs quand vient
le temps d'évaluer la nécessité de faire un traitement
antiparasitaire.
1) Seuil d'intervention
Soulignons d'abord qu'il faut attendre que le seuil de 0,15 nymphe
par grappe de fleurs est atteint avant de faire tout traitement insecticide.
Consulter la section «Dépistage» et le tableau 1
pour déterminer si la population de punaises dépasse le
seuil précisé.
2) Toxicité de l'insecticide
Voici, en ordre décroissant d'efficacité, les produits
utilisés pour combattre la punaise terne: Cymbush ou Ripcord,
Decis, Cygon et Thiodan. Les pyréthrinoïdes de synthèse,
comme le Cymbush, le Ripcord et le Decis, sont des produits très
toxiques, à large spectre, qui éliminent les insectes
utiles et peuvent engendrer des infestations de tétranyques à
deux points. L'utilisation répétée de Cymbush,
de Ripcord ou de Decis doit être évitée. Il faut
alterner les pyréthrinoïdes avec des produits des deux autres
groupes d'insecticides (Cygon et Thiodan) pour empêcher l'apparition
de punaises ternes résistantes et les infestations d'acariens.
3) Autres infestations simulanées
Dès les premiers indices d'infestation par l'anthonome de la
fleur du fraisier, il faut utiliser soit le Cymbush ou le Ripcord; le
Thiodan et le Cygon étant inefficaces. Si on constate la présence
de fortes populations de cercopes des prés, il est préférable
d'avoir recours au Cymbush, au Ripcord ou au Thiodan; ces produits permettront
de combattre également les punaises ternes.
4) Utilisation limitée - délai d'attente
L'homologation du Cygon ne permet de l'utiliser sur les fraisiers qu'avant
la floraison. On ne tolère aucun résidu de Cygon dans
les fraises récoltées. En d'autres mots, c'est seulement
dans le cas où les populations de punaises ternes dépassent
le seuil acceptable au cours de la période précédant
la floraison qu'il est possible d'envisager ces traitements. Pour que
les fruits soient sains et sans danger, il faut absolument respecter
les délais d'attente avant la récolte; ces délais
sont précisés sur l'emballage ainsi que dans la publication
360F.
5) Fréquence
Généralement, les insecticides utilisés contre
la punaise terne ont une activité résiduelle qui permet
d'éliminer les nymphes durant 5 à 7 jours dans des conditions
normales. Il faut cependant réduire cet intervalle lorsque les
populations de punaises demeurent au-dessus du seuil d'intervention
malgré le traitement ou qu'une pluie survient dans les deux jours
suivant la pulvérisation insecticide. L'expérience acquise
au cours des dépistages des quatre dernières années
révèle qu'il faut en moyenne 2 insecticides par saison
pour combattre efficacement la punaise terne sur les fraises.
Pour obtenir la liste la plus récente des insecticides recommandés,
consulter la section Fraises - fraisiers en production de la publication
360F du MAAO intitulée Recommandations pour les cultures fruitières.
Figure 1. Adulte de la punaise terne. Remarquer le triangle
jaune caractéristique sur l'aile.
Figure 2. Nymphe de la punaise terne, stades I. Remarquer les
robustes pattes postérieures.

Figure 3. Nymphe de la punaise terne, stade II. Le déplacement
rapide des nymphes est typique à la punaise terne.
Figure 4. Nymphe de la punaise terne, stade III. Remarquer les
bourgeons alaires commençant à se former.
Figure 5. Nymphe de la punaise terne, stade V; les bourgeons
alaires sont plus développés qu'aux stades précédents.
Figure 6. Puceron. Il se distingue des nymphes de la punaise
terne par ses cornicules (structures tubulaires sur l'extrémité
postérieure) et ses mouvements plus lents.
Figure 7. Agglomération d'akènes à la partie
apicale du fruit provoquée par la punaise terne se nourrissant
probablement durant le stade de la chute des pétales ou de la
séparation des akènes.
Figure 8. Agglomération d'akènes. Remarquer la
taille semblable des akènes de la partie difforme du fruit et
de la partie saine.
Figure 9. Légère déformation causée
par l'activité alimentaire de la punaise terne.
Figure 10. Dommage causé par l'activité alimentaire
au stade de la séparation des akènes ou des fruits verts
matures.
Figure 11. Pollinisation incomplète se traduisant par
un fruit difforme.
Figure 12. Pollinisation incomplète. Remarquer que les
akènes de la partie difforme du fruit sont plus petits que ceux
de la partie saine.
Figure 13. Le dépistage de la punaise terne se fait en
secouant les grappes de fleurs ou de fruits au-dessus d'un contenant
peu profond.
Nous tenons à remercier le Secrétariat d'État
pour sa contribution financière à la réalisation
de la présente fiche technique.
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