La punaise terne: un ravageur important de la fraise


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 232/620
Date de publication : 05/92
Commande no. 92-109
Dernière révision : 05/92
Situation : aucune
Rédacteur : Paul Cermak - conseiller en lutte intégrée contre les ennemis des cultures chez/MAAO; Gerald M. Walker - spécialiste, fruit tendres et raisin/MAAO

Table des matières

  1. Introduction
  2. Biologie
  3. Dommages
  4. Dépistage
  5. Stratégie de lutte

Introduction

La punaise terne, Lygus lineolaris (Palisot de Beauvois), est un ravageur important des fraises en Ontario. Elle compte deux générations complètes et une génération partielle par année. La punaise terne et les autres espèces du genre Lygus sont présentes en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Outre la fraise, les punaises du genre Lygus attaquent plus de 50 autres espèces cultivées, dont la framboise, la pêche, la pomme, le chou, le brocoli, le chou-fleur, le céleri, le haricot mange-tout, le concombre, le tabac et la luzerne.


Biologie

La punaise terne est une punaise dite «vraie» en raison de ses pièces buccales de type perceur-suceur. Elle hiverne au stade adulte dans des endroits abrités comme la litière de feuilles, les débris de plantes, les bordures de haies et les amas de broussaille. Les adultes mesurent de 6 à 6,5 mm (1/4 po) de longueur, sont de couleur verdâtre ou brunâtre et leurs ailes sont ornées de triangles jaunes caractéristiques (figure 1). La ponte débute lorsque la température atteint ou dépasse 20 °C, soit en général dès le début de mai ou la mi-mai, et s'échelonne sur 10 à 31 jours. Au cours de cette période, la femelle pond environ 5 oeufs par jour, sur des graminées, des dicotylédones (mauvaises herbes à feuilles larges, comme le pissenlit et la stellaire moyenne) et sur certaines cultures telles les fraises.

Les oeufs sont introduits dans les tiges, les pétioles ou les nervures principales des feuilles. Ils peuvent également être pondus dans les boutons ou insérés parmi les fleurons d'un capitule (par exemple, de Composées telles le pissenlit). Les oeufs éclosent et libèrent les nymphes après 7 à 10 jours selon la température. Ces dernières sont visibles sur les plantes dès la deuxième semaine de mai. Habituellement, les nymphes sont d'abord signalées pendant la période de pleine floraison chez les cultivars à floraison mi-saisonnière (p.ex., Kent et Governor Simcoe). Le développement nymphal comporte cinq stades différents (figure 3, figure 4 et figure 5). Du premier au troisième stade, les nymphes sont vert pâle (figure 2, figure 3 et figure 4) et ressemblent à des pucerons (figure 6). Elles s'en distinguent cependant par leurs mouvements plus rapides, leurs pattes plus robustes et l'absence de cornicules (structures pointant vers l'arrière et fixées près de l'extrémité abdominale du puceron). Les bourgeons alaires (appendices immatures faisant saillie sur le thorax, ou partie médiane, se transformant ultérieurement en ailes véritables) sont absents chez les deux premiers stades. On les distingue clairement chez le troisième stade (figure 4). Les quatrième et cinquième stades sont ornés de taches brunes et portent des bourgeons alaires plus développés. Les nymphes deviennent des adultes en 12 à 34 jours, selon la température. La transformation est plus rapide par temps chaud.


Dommages

Parfois, les adultes et les nymphes se nourrissent de fraises et les endommagent. Ce sont les nymphes de la première génération qui causent les dommages les plus importants aux cultivars de fraises fructifiant en juin. Des études menées dans l'est de l'Amérique du Nord (Ontario, Québec et État de New York) ont démontré que ce sont principalement les nymphes, et non pas les adultes, qui se nourrissent des fraises. Sous des climats plus méridionaux, l'adulte de la punaise terne joue également un rôle important.

En se nourrissant, la punaise peut détruire la fleur et déformer le fruit de façon légère ou grave (jusqu'à 100 % de fruits non commercialisables). En laboratoire, sous conditions contrôlées, l'infestation de fraisiers (de la pré-floraison à la chute des pétales) par des adultes de la punaise s'est généralement traduite par la mort des fleurs. La punaise se nourrit des akènes (graines) ou du tissu vasculaire sous-jacent, ce qui provoque l'agglomération de graines dans une partie du fruit. Les graines attaquées avortent et cessent de produire l'hormone de croissance. En l'absence de cette dernière, les tissus entourant la graine cessent de croître et le fruit ne peut se former normalement. Il en résulte une agglomération de graines à la partie apicale du fruit ou une déformation de ce dernier en «face de chat» («apical seediness», «button berries» et «catfacing» en anglais) (figure 7 et figure 8). L'agglomération des graines se produit principalement lorsque les nymphes, en nombre supérieur au seuil d'intervention, se nourrissent pendant le stade de la chute des pétales. La déformation du fruit se produit, dans une moindre mesure, lorsque la punaise se nourrit pendant le stade de la séparation des akènes au cours duquel les graines déjà formées dans les jeunes fruits verts s'éloignent les unes des autres en raison de la croissance du fruit. L'activité alimentaire des nymphes, du stade de la séparation des akènes à celui des fruits verts matures, se traduit par une légère déformation latérale des fraises, qui sont malgré tout commercialisables (figure 9 et figure 10). En général, plus la punaise commence à se nourrir tôt plus la gravité de la déformation ou de la blessure occasionnées au fruit est grande.

A la récolte, la présence d'akènes vides et légèrement brunâtres dans la région difforme du fruit est un bon indice que la punaise s'est nourrie des tissus (figure 8). La taille des akènes permet de distinguer les effets de la punaise de ceux d'une pollinisation incomplète. Dans le premier cas, les akènes sont de taille relativement uniforme, qu'ils soient dans une région difforme ou dans une région saine du fruit (figure 8 et figure 10). Par contre, les fruits mal pollinisés présentent habituellement des akènes plus petits dans la région difforme que dans les régions saines environnantes (figure 11 et figure 12).

La punaise terne est le principal ravageur limitant la production de fraisiers indifférents (photo-apériodiques). L'abondance de punaises à tous les stades de croissance durant les mois de juillet, août et septembre, coïncidant avec la présence continue de fleurs et de fruits, fournit les conditions optimales à la production élevée de fruits difformes.


Dépistage

Le dépistage doit débuter à la première floraison afin de révéler le nombre de jeunes nymphes en croissance. On peut prévoir la date d'apparition des premières nymphes à l'aide de calculs faisant appel aux degrés-jours. La notion de degré-jour repose sur le principe qu'à une température inférieure à un certain seuil les punaises sont inactives ou ne se développent plus. Il faut un nombre précis de jours où la température est supérieure au seuil pour que la punaise devienne active. Dans le cas de la punaise, il s'agit de températures suffisamment chaudes pour permettre la ponte des premiers oeufs et la sortie des nymphes. Pour la punaise, la température-seuil est de 12,4 °C et le nombre de degrés-jours nécessaires pour que la première éclosion se produise correspond à une accumulation totale de 35 à 40 degrés-jours après le 1er avril. On doit relever quotidiennement la température moyenne (somme de la température nocturne minimale et de la température diurne maximale, divisée par 2) et en soustraire la température-seuil.

 Degrés-jours =

(Température minimale + Température maximale)/2 - 12,4 °C

 Par exemple, supposons que le 2 avril les températures minimale et maximale ont été de 9,0 °C et 20,6 °C ; le calcul de la température moyenne donne (9,0 + 20,6) ) 2 = 14,8 °C; le nombre de degrés-jours accumulé ce jour-là correspond à

14,8 - 12,4 = 2,4. Par conséquent, la punaise terne a bénéficié pour son développement de 2,4 degrés-jours pour la journée du 2 avril.

 Il est essentiel d'installer des appareils pour enregistrer la température sur chaque ferme à compter du 1er avril. Il importe également de ne pas oublier que la punaise terne vit au niveau du sol, où la température peut différer de façon importante de la température atmosphérique au-dessus du sol. C'est pourquoi, il est préférable de placer les appareils à hauteur du feuillage des fraisiers (environ 10 - 15 cm, 4 - 6 po au-dessus du sol). Il est enfin indispensable de noter la température nocturne minimale et la température diurne maximale.

Le dépistage au champ doit se faire du début de la floraison jusqu'à la première cueillette, de façon bi-hebdomadaire (tous les 3 ou 4 jours). Le dépistage doit se faire par cultivar ou par champ, selon celui couvrant la plus petite superficie que le producteur désire traiter. Il faut recueillir séparément les données de chaque cultivar, car les populations de nymphes de la punaise terne et les dommages qu'elles causent ont tendance à être plus élevés sur les cultivars à floraison tardive. Le dépistage consiste à secouer les grappes de fleurs ou de fruits au-dessus d'un contenant peu profond (figure 13). Ce dernier doit être suffisamment profond pour retenir les punaises sans rendre difficile l'examen des nymphes à la loupe. Il ne doit être ni vert ni blanc pour faciliter la détection des nymphes. Il faut examiner le contenant après chaque secousse pour détecter la présence des nymphes de la punaise. Une seule nymphe suffit pour que la grappe soit jugée infestée. Les conditions météorologiques peuvent influer sur l'activité des nymphes et l'exactitude de la méthode. Par temps humide ou venteux, cette méthode risque de sous-estimer la population réelle des nymphes de punaise sur les fleurs ou les fruits en croissance. C'est pourquoi il faut réinspecter le champ 1 à 2 jours plus tard, surtout si le nombre de grappes infestées est à peine inférieur au seuil d'intervention.

La méthode servant à déterminer si la population de punaises a dépassé le seuil acceptable au plan économique s'appelle l'échantillonnage séquentiel. Ce seuil est atteint lorsque les populations de ravageurs risquent de provoquer des pertes de revenus tirés de la vente de la récolte qui équivalent ou sont supérieures aux cofts du traitement insecticide. Les pertes de revenus à la ferme peuvent résulter en une chute directe du rendement ou en une baisse des ventes attribuable à la présence de fruits endommagés par le ravageur en quantité jugée inacceptable par le consommateur. L'échantillonnage doit se faire sur un minimum de 20 grappes choisies au hasard. Si les résultats ne sont pas concluants, il faut poursuivre l'échantillonnage par groupe de 5 grappes à la fois (25, 30, 35, etc.) jusqu'à un maximum de 50 grappes. Après chaque ajout de 5 grappes, consulter le tableau 1 pour vérifier si l'on peut prendre une décision.

Supposons que sur 20 grappes échantillonnées, on en dénombre 3 qui sont infestées. Le tableau 1 indique dans le cas d'un échantillon de 20 grappes que la décision de «ne pas traiter» est prise lorsqu'aucune grappe n'est infestée, tandis que le seuil d'intervention est fixé à 4. Comme on compte 3 grappes infestées, l'échantillonnage doit se poursuivre. Les 5 autres grappes examinées ne révèlent pas d'infestation. Pour 25 grappes, le seuil d'intervention est de 4; il faut donc échantillonner de nouveau. Parmi les 5 grappes additionnelles, on en dénombre une seule infestée, ce qui porte le total cumulé à 4 grappes infestées sur 30 grappes échantillonnées. Comme le seuil d'intervention pour un échantillon de 30 grappes est fixé à 4 (tableau 1), il faut faire un traitement insecticide.

Tableau 1. Échantillonnage séquentiel des fraisiers
Nombre de grappes infestées par la punaise terne Nombre de grappes Ne pas traiter Seuil d'intervention

 

Examinées (Traiter)

20 0 4
25 1 4
30 2 4
35 3 5
40 3 5
45 4 6
50 5 6

Un seul échantillonnage suffit lorsque le nombre de grappes est égal ou inférieur à la valeur fixée pour «ne pas traiter», ou supérieur au seuil d'intervention. Par contre, l'échantillonnage se poursuit lorsque le nombre de grappes infestées se situe entre ces deux extrêmes. Dans le tableau 1, les valeurs apparaissant dans la colonne Seuil d'intervention (traiter) correspondent ou sont supérieures à une population de 0,15 nymphe par grappe (2,25 nymphes dans 15 grappes). Traiter aussitôt ce seuil atteint se traduit par 2,0 % de fruits fortement difformes. Par contre, ne traiter que 3 à 5 jours après que le seuil ait été atteint peut faire augmenter le pourcentage de fruits difformes à 5,0 % de la récolte totale.


Stratégie de lutte

Il est essentiel d'intégrer des méthodes culturales, biologiques et chimiques pour assurer le succès du programme de lutte aux ravageurs des fraisiers.

Méthodes culturales

 Afin d'éliminer des ravageurs ou d'en réduire les populations, il faut inclure de bonnes pratiques culturales au système de gestion de la ferme. Ces pratiques permettent en général de réduire le nombre d'interventions chimiques nécessaire.

1) Choix des cultivars

Des études préliminaires portent à croire que certains cultivars de fraisiers sont plus tolérants aux attaques de la punaise terne et présentent moins de fruits difformes. D'autres recherches sont nécessaires avant qu'on puisse recommander certains cultivars plutôt que d'autres. Les résultats du dépistage obtenus au cours des cinq dernières années montrent que les cultivars à floraison et à récolte plus tardives ont tendance à abriter des populations plus fortes de punaises et à produire plus de fruits difformes.

2) Lutte contre les mauvaises herbes

Les dicotylédones (mauvaises herbes à feuilles larges) sont des hôtes intermédiaires qui favorisent l'augmentation des populations endémiques de punaises ternes. L'élimination des mauvaises herbes durant toute la saison, aussi bien dans la fraisière qu'en périphérie, aide à réduire le nombre de punaises qui hiverneront. Parmi les mauvaises herbes préférées de la punaise, on compte le pissenlit, la stellaire moyenne, la menthe sauvage, la lierre terrestre et la verge d'or.

3) Choix du site

Les fossés envahis par les mauvaises herbes, les abords de clôtures couverts de broussaille, les boisés et les champs de luzernes sont des sites particulièrement propices à l'alimentation et à l'hivernation des punaises ternes. Lorsque cela est possible, il faut éviter d'installer une fraisière à moins de 500 m d'un de ces sites.

Méthodes biologiques

Actuellement, il n'existe aucune méthode biologique qui soit totalement efficace pour maintenir les populations de punaises ternes sous le seuil acceptable. La plupart des méthodes biologiques ne font que réduire les populations de ravageurs; il faut donc les intégrer à d'autres méthodes de lutte. Toutefois, l'avenir semble plus prometteur dans les deux cas suivants :

1) Insectes utiles

La punaise terne, présente dans de nombreux habitats et sur une gamme étendue de plantes-hôtes, a acquis certains mécanismes qui lui permettent d'éviter les attaques de la plupart des prédateurs et parasites naturels. Récemment, on a réussi à implanter un parasite européen, Peristenus digoneutis, dans le New Jersey. On mène actuellement des recherches pour évaluer son adaptabilité aux conditions propres à l'Ontario et son efficacité à y combattre la punaise terne.

2) Savons insecticides

En Californie, on signale que l'emploi du savon Safer (2 %) a permis de réduire de 45 % les populations de Lygus hesperus. Même si les résultats semblent prometteurs, il faudra pousser davantage la recherche pour prouver son efficacité et s'assurer que ce savon n'est pas phytotoxique pour les fraises dans les conditions rencontrées en Ontario. De plus, il sera nécessaire de soumettre ces savons insecticides à l'homologation fédérale et à la classification ontarienne avant de les utiliser sur les fraises pour combattre la punaise terne.

Méthodes chimiques

 Il faut tenir compte d'un certain nombre de facteurs quand vient le temps d'évaluer la nécessité de faire un traitement antiparasitaire.

1) Seuil d'intervention

Soulignons d'abord qu'il faut attendre que le seuil de 0,15 nymphe par grappe de fleurs est atteint avant de faire tout traitement insecticide. Consulter la section «Dépistage» et le tableau 1 pour déterminer si la population de punaises dépasse le seuil précisé.

2) Toxicité de l'insecticide

Voici, en ordre décroissant d'efficacité, les produits utilisés pour combattre la punaise terne: Cymbush ou Ripcord, Decis, Cygon et Thiodan. Les pyréthrinoïdes de synthèse, comme le Cymbush, le Ripcord et le Decis, sont des produits très toxiques, à large spectre, qui éliminent les insectes utiles et peuvent engendrer des infestations de tétranyques à deux points. L'utilisation répétée de Cymbush, de Ripcord ou de Decis doit être évitée. Il faut alterner les pyréthrinoïdes avec des produits des deux autres groupes d'insecticides (Cygon et Thiodan) pour empêcher l'apparition de punaises ternes résistantes et les infestations d'acariens.

3) Autres infestations simulanées

Dès les premiers indices d'infestation par l'anthonome de la fleur du fraisier, il faut utiliser soit le Cymbush ou le Ripcord; le Thiodan et le Cygon étant inefficaces. Si on constate la présence de fortes populations de cercopes des prés, il est préférable d'avoir recours au Cymbush, au Ripcord ou au Thiodan; ces produits permettront de combattre également les punaises ternes.

4) Utilisation limitée - délai d'attente

L'homologation du Cygon ne permet de l'utiliser sur les fraisiers qu'avant la floraison. On ne tolère aucun résidu de Cygon dans les fraises récoltées. En d'autres mots, c'est seulement dans le cas où les populations de punaises ternes dépassent le seuil acceptable au cours de la période précédant la floraison qu'il est possible d'envisager ces traitements. Pour que les fruits soient sains et sans danger, il faut absolument respecter les délais d'attente avant la récolte; ces délais sont précisés sur l'emballage ainsi que dans la publication 360F.

5) Fréquence

Généralement, les insecticides utilisés contre la punaise terne ont une activité résiduelle qui permet d'éliminer les nymphes durant 5 à 7 jours dans des conditions normales. Il faut cependant réduire cet intervalle lorsque les populations de punaises demeurent au-dessus du seuil d'intervention malgré le traitement ou qu'une pluie survient dans les deux jours suivant la pulvérisation insecticide. L'expérience acquise au cours des dépistages des quatre dernières années révèle qu'il faut en moyenne 2 insecticides par saison pour combattre efficacement la punaise terne sur les fraises.

Pour obtenir la liste la plus récente des insecticides recommandés, consulter la section Fraises - fraisiers en production de la publication 360F du MAAO intitulée Recommandations pour les cultures fruitières.


Adulte de la punaise terne. Remarquer le triangle jaune caractéristique sur l'aile.

Figure 1. Adulte de la punaise terne. Remarquer le triangle jaune caractéristique sur l'aile.


Nymphe de la punaise terne, stades I. Remarquer les robustes pattes postérieures.

Figure 2. Nymphe de la punaise terne, stades I. Remarquer les robustes pattes postérieures.


Nymphe de la punaise terne, stade II. Le déplacement rapide des nymphes est typique à la punaise terne.

Figure 3. Nymphe de la punaise terne, stade II. Le déplacement rapide des nymphes est typique à la punaise terne.


Nymphe de la punaise terne, stade III. Remarquer les bourgeons alaires commençant à se former.

Figure 4. Nymphe de la punaise terne, stade III. Remarquer les bourgeons alaires commençant à se former.


Nymphe de la punaise terne, stade V; les bourgeons alaires sont plus développés qu'aux stades précédents.

Figure 5. Nymphe de la punaise terne, stade V; les bourgeons alaires sont plus développés qu'aux stades précédents.


Puceron. Il se distingue des nymphes de la punaise terne par ses cornicules (structures tubulaires sur l'extrémité postérieure) et ses mouvements plus lents.

Figure 6. Puceron. Il se distingue des nymphes de la punaise terne par ses cornicules (structures tubulaires sur l'extrémité postérieure) et ses mouvements plus lents.


Agglomération d'akènes à la partie apicale du fruit provoquée par la punaise terne se nourrissant probablement durant le stade de la chute des pétales ou de la séparation des akènes.

Figure 7. Agglomération d'akènes à la partie apicale du fruit provoquée par la punaise terne se nourrissant probablement durant le stade de la chute des pétales ou de la séparation des akènes.


Agglomération d'akènes. Remarquer la taille semblable des akènes de la partie difforme du fruit et de la partie saine.

Figure 8. Agglomération d'akènes. Remarquer la taille semblable des akènes de la partie difforme du fruit et de la partie saine.


Légère déformation causée par l'activité alimentaire de la punaise terne.

Figure 9. Légère déformation causée par l'activité alimentaire de la punaise terne.


Dommage causé par l'activité alimentaire au stade de la séparation des akènes ou des fruits verts matures. 

Figure 10. Dommage causé par l'activité alimentaire au stade de la séparation des akènes ou des fruits verts matures. 


Pollinisation incomplète se traduisant par un fruit difforme.

Figure 11. Pollinisation incomplète se traduisant par un fruit difforme.


Pollinisation incomplète. Remarquer que les akènes de la partie difforme du fruit sont plus petits que ceux de la partie saine.

Figure 12. Pollinisation incomplète. Remarquer que les akènes de la partie difforme du fruit sont plus petits que ceux de la partie saine.


Le dépistage de la punaise terne se fait en secouant les grappes de fleurs ou de fruits au-dessus d'un contenant peu profond.

Figure 13. Le dépistage de la punaise terne se fait en secouant les grappes de fleurs ou de fruits au-dessus d'un contenant peu profond.

Nous tenons à remercier le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique.

 

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