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Maladies des feuilles du blé d'automne

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 122/600
Date de publication : 01/90
Commande no. 90-008
Dernière révision : 01/90
Situation :
Rédacteur : J.C. Sutton - Université de Guelph; L.A. Hunt - Université de Guelph

 

Table des matières

  1. Occurrences saisonnières des maladies des feuilles
  2. Oïdium ou maladie du blancRouille des feuilles
  3. Tache septorienne
  4. Tache helminthosporienne ou tache jaune
  5. Moisissure nivéale
  6. Rouille de la tige
  7. Lutte contre les maladies des feuilles

La décoloration, les taches et la brûlure sont des symp-tômes communément observés sur les feuilles du blé d'au-tomne. Ils sont souvent produits par des intempéries ou de mauvaises conditions des sols, tels que polluants atmosphé-riques, vents froids, givre, gel, sécheresse, inondations, ca-rences ou excès en matière nutritive, tassement et déficiences structurelles du sol. Il arrive que des insectes mâchent, su-cent ou creusent les tiges et les feuilles. Plus fréquemment toutefois, les symptômes sont causés par des champignons microscopiques, virus ou bactéries qui peuvent affecter vir-tuellement toutes les parties de la plante. Les maladies fon-giques affectant les feuilles du blé réduisent probablement de 15 à 25 % la production de blé d'automne de l'Ontario dans la plupart des saisons. Les maladies peuvent réduire le ren-dement soit directement, soit indirectement en rendant la plante plus vulnérable à d'autres contraintes, la sécheresse par exemple. Cette fiche technique a pour but d'aider à re-connaître les maladies fongiques majeures affectant les feuil-les du blé d'automne et à les combattre.

Occurrences saisonnières des maladies des feuilles


Les diverses maladies des feuilles se manifestent sur le blé d'automne à différentes époques de l'année. En automne, le blanc (oïdium) et la rouille des feuilles sont fréquentes. La tache septorienne est présente certaines années et la moisis-sure nivéale peut se manifester par temps froid et humide. Durant l'hiver, la moisissure nivéale peut se développer sous la couche de neige quand la température est favorable et les dommages se révèlent à la fonte des neiges. Au début du printemps, les symptômes de la filosité panachée, une mala-die virale, peuvent apparaître sur les feuilles. Quelques se-maines avant l'épiage, le blanc et la rouille des feuilles se dé-veloppent souvent à nouveau et leur gravité peut augmenter jusqu'au début de la maturation. C'est à la période de l'épi-age que les attaques de tache jaune et de tache septorienne sont les plus graves. La rouille de la tige peut aussi appa-raître à l'approche de la maturité. Les types de maladies et leur gravité dans les différentes régions de culture céréalière diffèrent selon leur climat respectif, les conditions du sol et les pratiques agricoles locales.

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Oïdium ou maladie du blanc (figure 1)


Symptômes - La maladie peut affecter toutes les parties aériennes de la plante, mais elle est généralement plus pro-noncée sur les feuilles inférieures et médianes. Des plaques elliptiques de végétation fongique blanche apparaissent sur les deux faces de la feuille. Les plaques peuvent s'élargir et se rassembler pour former un feutrage uniforme épais. La végétation fongique devient ensuite grise ou brun rougeâtre. Quand le champignon produit des spores, le feutrage prend un aspect poudreux. De petites ponctuations noires ou bru-nes (périthèces) apparaissent communément sur la plaque fongique. Sous la plaque fongique, les feuilles ou les épis restent verts pendant un certain temps, mais jaunissent ou brunissent prématurément.

Figure 1 Maladie du blanc dans un champ de blé. De nombreuses plaques fongiques blanches appa-raissent sur les feuilles. Les feuilles inférieures et médianes sont le plus gravement affectées.
Figure 1
. Maladie du blanc dans un champ de blé. De nombreuses plaques fongiques blanches appa-raissent sur les feuilles. Les feuilles inférieures et médianes sont le plus gravement affectées.

 

Cause - Le blanc est causé par un champignon (Erysiphe graminis f. sp. tritici) qui ne s'attaque qu'au blé. Il existe différentes espèces de ce champignon, identiques d'aspect, mais qui produisent différentes réactions sur différents culti-vars. Le champignon produit deux sortes de spores : une sur la végétation fongique blanche, l'autre dans les périthèces noires.

Évolution de la maladie - Les spores produites dans le chaume ou la paille infestée ou sur du blé spontané, sont emportées par le vent et transmettent la maladie aux jeunes plants de blé en automne ou au printemps, quand la crois-sance reprend. Plusieurs générations de champignons et de spores sont produites sur le blé durant la pousse. Les nom-breuses spores sont emportées par le vent à l'échelle locale ou régionale, ce qui a pour effet de propager la maladie. La prolifération fongique s'accélère quand le temps est humide et modérément chaud (15 à 22 oC), mais ralentit par temps froid (5 à 14 oC). Le temps très chaud (au-dessus de 25 oC) retarde la maladie. Le blanc peut se développer sur les jeu-nes plants et les plantes adultes, surtout quand la pousse est luxuriante, mais ne progresse que lentement durant la matu-ration.

Le blanc est présent presque tous les ans, mais passe sou-vent inaperçu, car il affecte plutôt les parties inférieures du feuillage que les feuilles supérieures. La pousse du feuillage et des racines est réduite et les plantes affectées deviennent prématurément sénescentes. Le blanc entraîne communé-ment une réduction du nombre de talles, d'épis et de grains par épi; les grains peuvent aussi être insuffisamment lourds.

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Rouille des feuilles (Figure 2)


Symptômes - De nombreuses pustules rouge orangé (uré-dies) apparaissent, principalement sur la face supérieure du limbe. Chaque tache a moins de 1,5 mm de diamètre. Les feuilles affectées deviennent prématurément jaunes ou jaune brunâtre et se dessèchent parfois. Dans le blé en maturation, de petites pustules noires (télies) ayant chacune moins de 1,5 mm, peuvent apparaître, principalement sur la face infé-rieure du limbe ou sur la gaine foliaire.

Cause - C'est un champignon, Puccinia recondita f. sp. tritici, qui cause la rouille des feuilles dans le blé. Ce cham-pignon a de nombreuses espèces ou lignées que l'on peut dé-terminer seulement d'après les réactions des différents blés à la maladie. Le champignon est propagé sous forme de spo-res (urédospores) emportées par le vent, produites dans les pustules rouge orangé.

Figure 2. Rouille des feuilles sur le blé d'automne. De nombreuses taches rouge orangé sont présentes essentiellement sur la face supérieure du limbe.

Figure 2. Rouille des feuilles sur le blé d'automne. De nombreuses taches rouge orangé sont présentes essentiellement sur la face supérieure du limbe.

Évolution de la maladie - Des épidémies peuvent être pro-voquées dans le jeune blé, peu après la levée, en automne, par des spores provenant du blé spontané ou du chaume. La rouille hiverne probablement dans le blé. L'importance re-lative des spores apportées des États-Unis par le vent comme source d'infection n'est pas connue.

La maladie se développe rapidement entre 15 et 22 oC quand les périodes de rosée sont de six à huit heures ou plus. Il faut que plusieurs générations de spores soient présentes pour qu'une infestation grave se produise. Toutefois, par temps favorable, de nouvelles générations de pustules et de spores surgissent tous les sept à dix jours. La maladie pro-gresse lentement à la maturation.

La rouille des feuilles est présente presque tous les ans, mais ne devient grave que tous les trois à cinq ans. La mala-die affaiblit la plante et réduit le poids des grains. La déshy-dratation des plantes affectées dépasse de beaucoup celle des plantes saines, ce qui accroît leur vulnérabilité en période de sécheresse.

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Tache septorienne (Figures 3 et 4)

Symptômes - Des mouchetures jaunes apparaissent d'abord sur les feuilles inférieures. Plus tard, des taches ou des

Figure 3. Blé d'automne atteint de tache septorienne (Septoria tritici) au stade de l'épiage. Noter les taches brunes et le jaunissement des zones entre les taches.

Figure 3. Blé d'automne atteint de tache septorienne (Septoria tritici) au stade de l'épiage. Noter les taches brunes et le jaunissement des zones entre les taches.

Figure 4. Tache produite par Septoria tritici sur une feuille de blé, vue au microscope. La tache avait environ 1 cm de long et était moucheté de minuscules organismes fongiques noirs appelés pycnides.

Figure 4. Tache produite par Septoria tritici sur une feuille de blé, vue au microscope. La tache avait environ 1 cm de long et était moucheté de minuscules organismes fongiques noirs appelés pycnides.

macules jaunes, brun rougeâtre ou brun grisâtre peuvent se développer sur toutes les parties aériennes de la plante. Sur les feuilles, les taches ont jusqu'à 15 mm de long et 5 mm de large. Les taches près de la base du limbe peuvent tuer la feuille. Typiquement de minuscules ponctuations brunes ou noires (pycnides) apparaissent sur les feuilles, les tiges et les épis.

Causes - Dans un champ quelconque, la maladie de la ta-che septorienne peut être causée par jusqu'à trois champi-gnons de la même famille (Septoria tritici, Septoria nodorum et Septoria avenae f. sp. triticea; les types sexuels respectifs sont Mycosphaerella graminicola, Leptosphaeria nodorum, et Leptosphaeria avenaria f. sp. triticea). Un examen au microscope des spores est nécessaire pour faire la distinction entre ces champignons. Septoria tritici est peut-être le plus commun en Ontario. Ces trois champignons s'attaquent surtout au blé.

Évolution de la maladie - Les sources du champignon sont le chaume ou la paille infestée, le blé spontané et la se-mence (S. nodorum et S. tritici seulement). Les spores des pycnides semblables à des mouchetures et les spores sexuel-les (ascospores) déclenchent la maladie dans le blé d'au-tomne en automne ou au printemps. Les spores se dévelop-pent abondamment sur le blé atteint durant toute la saison de pousse quand le temps est humide. Les éclaboussures de pluie propagent les spores dans la culture.

La maladie est plus grave au stade de l'épiage. Un temps humide et venteux, avec des températures de 15 à 27 oC fa-vorisent les attaques de la maladie. Le temps sec arrête ses progrès. La maladie est modérément répandue en Ontario et peut réduire le rendement de 10 à 20 %.

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Tache helminthosporienne ou tache jaune (Figure 5)

 

Figure 5. Maladie de la tache jaune sur une feuille de blé. Plusieurs taches brunâtres se sont étendues et rassemblées. Le reflet noirâtre sur les taches soudées est dû à la sporulation du champignon causant la maladie de la tache jaune.
Figure 5. Maladie de la tache jaune sur une feuille de blé. Plusieurs taches brunâtres se sont étendues et rassemblées. Le reflet noirâtre sur les taches soudées est dû à la sporulation du champignon causant la maladie de la tache jaune.

Symptômes - Des taches ovales d'un jaune brunâtre ayant jusqu'à 12 mm de longueur apparaissent sur les feuilles. Les zones entourant les taches jaunissent. Les taches peuvent se rejoindre et provoquer la brûlure sur de larges surfaces de la feuille. De petites zones brun foncé apparaissent souvent sur les taches.

Cause - La maladie est causée par un champignon (Pyre-nophora trichostoma dont la conidie est Drechslera, aussi appelée Helminthosporium tritici-repentis), qui cause égale-ment la maladie sur les graminées, y compris le brome et l'agropyre. De petits corps noirs se forment en automne sur les débris de blé et de graminées, et libère des spores (asco-spores) au printemps. À la fin du printemps et durant l'été un second type de spores (conidies) est produit abondamment sur les taches des feuilles et les tiges.

Évolution de la maladie - Les spores transportées par le vent, des débris de blé ou de graminées aux cultures de blé, déclenchent la maladie au printemps. Les infections se pro-duisent plus tôt et sont plus nombreuses quand le blé est à proximité des débris. Les nombreuses spores produites sur les feuilles atteintes propagent le champignon dans toute la culture durant la saison de pousse. La maladie atteint son stade le plus grave après l'épiage. Les attaques sont favori-sées par un temps chaud avec pluies ou rosées abondantes et prolongées.

Occurrence - La maladie de la tache jaune se manifeste dans la plupart des régions de l'Ontario où l'on cultive le blé d'automne. Lorsque l'infection est grave ou même modérée, elle hâte la maturation et réduit le rendement.

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Moisissure nivéale (Figure 6)

Figure 6. Moisissure nivéale sur du blé d'automne juste après la fonte des neiges. Une formation fon-gique blanchâtre apparaît sur les feuilles bru-nes, décolorées et vertes.
Figure 6. Moisissure nivéale sur du blé d'automne juste après la fonte des neiges. Une formation fon-gique blanchâtre apparaît sur les feuilles bru-nes, décolorées et vertes.

Symptômes - Des parcelles irrégulières de blé mort ou en-dommagé se révèlent après la fonte des neiges. Des amas très apparents de végétation fongique rosâtre, blanchâtre ou grise sur des feuilles brunes, décolorées ou vertes, et à la sur-face du sol, sont un indice positif de moisissure nivéale. Les plantes atteintes sont souvent mouchetées de corps fongiques d'un brun noirâtre (sclérotes). Les feuilles peuvent être par-tiellement ou entièrement détruites, et sont brunes ou déco-lorées. En général, quand les cimes sont attaquées, les plan-tes meurent. Quand elles sont indemnes, de nouvelles feuil-les surgissent parmi les feuilles endommagées et les plantes peuvent souvent reprendre leur vigueur. Les plantes affec-tées par la moisissure nivéale se trouvent généralement grou-pées en larges parcelles correspondant à peu près aux zones où la couche de neige est constante, par exemple près des rangs en bordure où elle s'est amoncelée.

Causes - Deux champignons de « basse température » sem-blent être la cause principale de la moisissure nivéale dans le blé et autres céréales d'automne, et certaines graminées en Ontario. La moisissure nivéale rose (Fusarium nivale) est commune, mais la moisissure nivéale mouchetée (Typhula species) se rencontre également. La moisissure nivéale rose se manifeste par une végétation fongique rosâtre sur laquelle se développent des masses de spores microscopiques. La moisissure nivéale mouchetée est blanc grisâtre et les plantes affectées ont tendance à se décolorer et à se briser facile-ment. La moucheture (sclérotes) peut ou non être présente. Ces champignons survivent dans les feuilles mortes des plan-tes affectées ou sous forme d'organismes fongiques (scléro-tes) dans le sol.

Évolution de la maladie - Les champignons de la moisis-sure nivéale sont actifs quand la température sous la couche de neige est aux alentours du point de congélation. Sous une couche de neige épaisse, la température peut demeurer près du point de congélation même si la température de l'air est beaucoup plus basse. Sous une neige épaisse, les plants de blé s'affaiblissent et sont alors plus prédisposées à la mala-die. La moisissure nivéale rose peut attaquer le blé, même en l'absence de neige, par temps froid et humide en automne et au printemps.

Occurrence - La moisissure nivéale semble être un facteur critique dans la survie du blé d'automne dans certaines ré-gions de l'Ontario où la neige est abondante. Les plantes dont les feuilles sont atteintes peuvent souvent retrouver leur vigueur; toutefois, si de nombreuses cimes sont endomma-gées, les pieds peuvent être trop minces pour fournir un ren-dement satisfaisant.

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Rouille de la tige

La rouille de la tige, causée par un champignon (Puccinia graminis f. sp. tritici), n'est normalement pas une maladie sérieuse sur le blé d'automne en Ontario. Elle se caractérise par des taches brun rougeâtre et des amas poudreux de spo-res (urédospores) sur les feuilles, les tiges et les épis. Ces spores sont emportées par le vent à l'échelle locale et ré-gionale, et provoquent des attaques de la maladie en été. Des stries noires, contenant un autre type de spores (téliospo-res) apparaissent abondamment sur le blé en maturation. Le champignon attaquant alternativement le blé et l'épine-vinette, l'éradication de cette dernière constitue une mesure de lutte très importante et s'est avérée un facteur majeur de réduction de la rouille de la tige en Ontario. D'autres ren-seignements sur cette maladie figurent dans la fiche tech-nique du MAAO Maladies des feuilles et des épis de l'orge, AGDEX 114/632.

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Lutte contre les maladies des feuilles

Les attaques de maladies des feuilles en automne rédui-sent la croissance et nombreuses d'entre elles augmentent la sensibilité du blé à la gelure et aux dommages causés par la moisissure nivéale. Au début du printemps, les maladies des feuilles affaiblissent la plante et arrêtent sa croissance, ce qui entraîne le développement précoce des épis et peut causer la destruction des talles qui autrement donneraient des épis. Après l'épiage, ces maladies réduisent la plénitude des grains et par conséquent leur poids. Dans l'ensemble, les maladies des feuilles causent des pertes financières du fait de la di-minution du rendement et de la qualité ou, en cas de graves dommages causés par la moisissure nivéale, de la nécessité d'effectuer de nouveaux semis au printemps. Une observa-tion attentive des mesures de lutte contre ces maladies est donc très justifiée.

La maladie ne peut se déclarer que si le champignon qui la cause est présent dans une culture de blé prédisposée, et que si les conditions atmosphériques sont favorables à l'atta-que et à la propagation du champignon dans la culture. Plus longtemps le champignon est présent et plus les conditions sont favorables, plus grave deviendra la maladie. La gravité de la maladie peut être réduite par des mesures de lutte ap-propriées :

1. Réduction de la quantité de champignons parasites à la période de semis - Enfouir à la charrue ou détruire tout le chaume et le blé spontané atteints dès que possible avant les semis. Pratiquer la rotation des cultures en fai-sant alterner le blé avec une plante autre qu'une céréale à petits grains. Ces pratiques aident à : a) détruire le cham-pignon causant la maladie; b) retarder ou empêcher ces attaques; et c) réduire sa gravité.

2. Choix du cultivar - Les cultivars actuellement recom-mandés ont une résistance à certaines maladies des feuil-les. Le Fredrick est partiellement résistant à la rouille des feuilles et devrait être utilisé dans les cas où cette maladie risque de réduire le poids des grains. Le Yorkstar, et le nouveau cultivar Gordon, semblent être moins sensibles à la moisissure nivéale et on les cultivera de préférence aux autres cultivars dans les région où cette maladie pose un sérieux problème.

3. Sélection de la semence et traitement - Les germes de maladie pouvant être transmis par la semence compren-nent le Septoria, et les champignons causant la brûlure des semis et le charbon. L'utilisation d'une semence saine est donc recommandée. L'utilisation de fongicides pré-ventifs à large spectre, tels que le manèbe ou le thirame, aident à lutter contre l'infestation par le Septoria et la brûlure des jeunes plants, mais est sans effet sur le charbon. Un fongicide systémique, la carbathiine (Vita-flo 250), est recommandé pour lutter contre le charbon, mais non contre le Septoria ni contre la brûlure des se-mis. Il existe un traitement de la semence comprenant à la fois un fongicide préventif et de la carbathiine (Vitaflo 280). Les acheteurs de semence devront préciser le trai-tement qu'ils désirent.

4. Date de semis - Les dommages causés par la moisissure nivéale sont moins graves sur le blé bien établi au mo-ment du gel. On planifiera la date de semis de façon à permettre un délai de croissance de sept à dix semaines en automne, et à produire des plantes portant environ dix talles, spécialement dans les régions de neige abondante (plus de 200 cm).

5. La recherche sur les pulvérisations fongicides en Ontario indique que certains fongicides pulvérisés sur le blé une ou deux fois durant le printemps lutteront contre plusieurs maladies et augmenteront généralement le ren-dement de 10 à 30 %. Un ou plusieurs fongicides sont homologués pour l'utilisation sur le blé depuis 1984. Les fongicides sont normalement utilisés avec un régulateur de croissance et des niveaux d'azote spécifiés.

6. Possibilités futures - Des cultivar possédant une meil-leure résistance aux maladies, et des pulvérisations fongi-cides efficaces contre les maladies des feuilles, seront probablement disponibles dans l'avenir pour les agricul-teurs de l'Ontario.

7. Pour de plus amples renseignements, consulter la publi-cation 296F du MAAO, intitulée Recommandations pour les grandes cultures, pour les traitements fongicides recommandés, ainsi que pour des renseignements sur la résistance aux maladies dans tous les cultivars recomman-dés. Les documents suivants donnent des renseignements sur d'autres maladies et troubles affectant les feuilles du blé. Fiches techniques du MAAO : Maladies virales des céréales, AGDEX 110/632, Maladies fongiques des céréales, AGDEX 110/632, Nématode à kyste de l'avoi-ne, AGDEX 113/632, Le manganèse dans la production du soya et des céréales à paille, AGDEX 100/531.

Aussi, on peut consulter la publication 1353F d'Agricul-ture Canada : Attention au criocère des feuilles de céréales.


Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique.

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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca