Le noisetier en Ontario : biologie et variétés possibles


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 240
Date de publication : 2012 janvier
Commande no. 12-008
Dernière révision : 2012 janvier
Situation :
Rédacteur : A. Dale, D. Galic, T. Leuty, M. Filotas, E. Currie

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Table des matières

  1. Introduction
  2. Facteurs nécessaires à l'établissement de l'industrie de la noisette en Ontario
  3. Le noisetier
  4. Variétés
  5. Bibliographie

Introduction

La présente fiche technique traite de l'industrie mondiale de la noisette et décrit plusieurs des défis que représente la culture des noisettes au Canada et en Ontario, notamment la rusticité des arbres face au froid de l'hiver et aux gelées du printemps, la résistance à la brûlure orientale du noisetier et les exigences de pollinisation. Après un bref exposé de la biologie végétale et des caractéristiques de croissance du noisetier, nous fournirons une description plus détaillée de chaque variété. Les différentes variétés peuvent offrir un certain potentiel comme variétés végétales ou comme sources de pollen (pollinisateurs) pour développer une industrie commerciale rentable de la noisette en Ontario.

Facteurs nécessaires à l'établissement de l'industrie de la noisette en Ontario

Pour établir une industrie de la noisette viable en Ontario, il doit exister un marché local, interprovincial et international. En 2006, un confiseur international a construit une usine à Brantford, en Ontario, pour en faire le centre de ses activités nord-américaines. Cette usine transformait à l'origine 6 000 tonnes métriques de noisettes par an. On estime qu'il faudrait entre 5 000 et 6 000 ha (12 000 à 15 000 acres) de noisetiers pour approvisionner cette installation et d'autres marchés.

On compte à l'heure actuelle un certain nombre de petits débouchés locaux pour la vente de noisettes fraîches en coque, mais il reste nécessaire d'implanter d'autres marchés canadiens, tant pour la noisette en coque que pour l'amandon (décorticage).

Deux grands facteurs limitent la culture du noise-tier en Ontario et dans l'Est canadien : la sensibilité à la brûlure orientale du noisetier [Anisogramma anomala (Peck, E. Müll)] et le manque de rusticité pour supporter le froid. La production des noisettes en Ontario exige des arbres résistants à la brûlure et rustiques, en particulier des variétés qui ont des chatons capables de supporter le gel pendant la floraison et des variétés qui libèrent leur pollen à différents moments, afin d'obtenir des rendements constants.

Une fois que l'on connaît les variétés résistantes à la brûlure et au froid hivernal, on évalue la qualité des noisettes produites, ce qui permet de choisir les variétés adaptées à différents marchés, notamment celui du décorticage.

Le noisetier

Espèces

Les noisetiers, aveliniers et coudriers font partie du genre Corylus, dans la famille des bétulacées. Il y en a environ 15 essences. Sur ce nombre, cinq arbustes et quatre essences d'arbre sont communément reconnus et commercialisés. Presque toutes les variétés très utilisées sont le fruit de sélections échelonnées sur plusieurs siècles à partir des peuplements sauvages de noisetier commun (C. avellana L.) de l'Europe et de la Turquie.

Le noisetier commun est indigène dans la ma-jeure partie de l'Europe (à l'exception de quelques îles et des régions de l'extrême nord et du nord-est), à l'est vers le Caucase et l'Asie, au sud, jusqu'en Afrique du Nord et dans les zones tempérées de l'Asie occidentale. Il pousse et est cultivé dans les pays et les régions où les étés sont comparativement plus frais et où les hivers bénéficient de températures uniformes et douces. Ce sont les gels et les dégels successifs de l'hiver qui causent le plus de dommages aux arbres.

En Amérique du Nord, les variétés de noisetier commun ne sont pas florissantes, principalement parce qu'elles sont très sensibles à la brûlure orientale du noisetier et parce que le froid de l'hiver tue les arbrisseaux au complet ou en partie.

Deux essences de noisetier sont indigènes en Ontario : C. americana Walt., le noisetier d'Amérique, et C. cornuta Walt., le noisetier à long bec. Le noisetier d'Amérique pousse le long du Saint-Laurent jusqu'aux rives du lac Ontario en allant vers l'ouest jusqu'au lac Huron (vers la zone carolinienne) et dans la région du lac des Bois, près de la frontière Ontario-Minnesota, ce qui correspond aux principales régions fruitières de l'Ontario. Le noisetier à long bec pousse partout en Ontario jusque vers le 50° nord.

Tableau 1. Description du noisetier d'Amérique, du noisetier commun et du noisetier à long bec
Caractéristiques Noisetier d'Amérique Noisetier commun Noisetier à long bec
Type de croissance et hauteur Arbuste à tiges multiples,
2 ou 3 m de hauteur
Arbuste à tiges multiples de 3 à 10 m de hauteur, qui atteint parfois 15 m Arbuste à tiges multiples,
3 ou 4 m de hauteur
Écorce Lisse, grise Lisse, brun foncé Lisse, grise
Feuilles De 5 à 12 cm de longueur et de 2,5 à 7 cm de largeur, vert vif sur la face supérieure et vert pâle sur la face inférieure, rondes ou en cœur à la base, pointe effilée à l'extrémité, bords fortement et irrégulièrement dentelés De 5 à 10 cm de longueur, rondes à largement ovées, velues sur les deux faces, bords doublement dentés De 6 à 10 cm de longueur, ovées ou en ovale étroit, bords serrulés, partiellement velues sur la face supérieure et presque glabres sur la face inférieure
Chatons Jusqu'à 7 cm de longueur De 2 à 8 cm de longueur, pendants, groupés en grappes de 1 à 4 Jusqu'à 5 cm de longueur
Fleurs femelles Minuscule grappe à stigmates rouges saillant du bourgeon De 5 mm de longueur, minuscule grappe à stigmates rouges saillant du bourgeon Minuscule grappe à stigmates rouges saillant du bourgeon
Noisettes En trochets de 2 à 6, de 1 à 1,5 cm de longueur, coque dure enveloppée d'un involucre Trochets de 1 à 12, de 1,5 à 2 cm de diamètre, coque enveloppée d'un involucre Jusqu'à 1,2 cm de longueur, coque dure enveloppée d'un involucre brun pâle
Involucre Deux fois plus long que la noisette, non étranglé à l'extrémité De un quart à deux fois la longueur de la noisette, forme évasée, tubulaire ou étranglée à l'extrémité Involucre de forme globulaire, prolongé par un bec lacéré et ouvert à l'extrémité

Descriptions

La section suivante offre une description générale du type de développement, des fleurs, des noisettes et du système radiculaire de la plante. On trouvera au tableau 1 des détails sur les trois essences présentes en Amérique du Nord.

Longévité

Le noisetier est une plante pérenne qui fructifie chaque année, mais il a une nette tendance à donner tous les deux ans. Il commence souvent à produire dans les trois années suivant la plantation (figure 1) et les rendements augmentent après cinq ou six ans. Il atteint habituellement sa pleine production au bout de huit à 10 ans.

Figure 1. Noiseraie de quatre ans.

Figure 1. Noiseraie de quatre ans.

Type de croissance

La forme du noisetier est déterminée par l'angle des branches, la conduite et l'émondage du jeune arbrisseau. Elle peut être très dressée à très étalée ou tombante. Le tronc simple et le port arrondi et dressé du noisetier Barcelona sont considérés comme des caractères souhaitables puisqu'ils facilitent la récolte mécanique. Certaines variétés commercialisées depuis peu possèdent une voûte ouverte plus étalée (Yamhill), ce qui re-quiert des travaux de conduite et d'émondage, afin de permettre à la lumière du soleil de pénétrer la voûte et à la machinerie de passer sous les branches. La densité de l'arbre repose sur plu-sieurs facteurs, notamment la longueur de l'entrenœud, le nombre de bourgeons latéraux, la longueur des rameaux aveugles, le degré de dominance apicale et la taille des feuilles. La densité peut être très faible à très élevée. Il est souhaitable d'avoir des arbres de densité modérée, ce qui laisse mieux passer la lumière du soleil et facilite la nouaison. La taille de l'arbre est déterminée par la vigueur de sa croissance annuelle. Les arbres à vigueur modérée sont préférables.

Développement des fleurs et des noisettes

Le noisetier comporte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles. Les fleurs mâles (figure 2) sont contenues dans des chatons qui poussent à l'aisselle des feuilles basilaires, sur une tige sortie pendant la saison en cours. Une petite bractée protectrice soustend chaque fleur mâle et entre 150 et 200 fleurs mâles sur une même tige forment le chaton. Les chatons poussent rapidement à partir d'août et restent dormants pendant l'hiver.

Figure 2. Chatons mâles de noisetie

Figure 2. Chatons mâles de noisetier.

Les fleurs femelles (figure 3) sont groupées en grappes serrées à trois endroits : elles poussent individuellement à la hauteur des feuilles basilaires sur les rameaux d'un an, en groupes de une à six sur le pédoncule des chatons et en dards très courts sur les rameaux plus âgés. Les boutons floraux sont impossibles à distinguer extérieurement des bourgeons végétatifs jusqu'à leur ouverture. Lorsque les chatons commencent à ouvrir, quatre à 18 styles émergent à l'extrémité du bourgeon. Au début, ils ressemblent à de petits points rouges, puis ils continuent d'allonger en se recourbant. Les stigmates se développent comme des papilles épidermiques sur les styles, qui croissent d'abord à l'apex et s'allongent vers le bas. Le style peut être réceptif sur plus de 80 % de sa longueur. S'ils ne sont pas pollinisés, les stigmates peuvent demeurer réceptifs pendant un maximum de deux mois. Si les parties exposées des styles sont endommagées par le gel, l'abrasion ou l'effet desséchant du vent, les par-ties inférieures protégées émergent comme des tissus floraux fonctionnels.

Figure 3. Fleur femelle de noisetier.

Figure 3. Fleur femelle de noisetier.

Les fleurs mâles et femelles n'éclosent pas en même temps. En Ontario, les fleurs femelles ouvrent au début de mars et les fleurs mâles, une dizaine de jours plus tard. Le pollen est libéré dans les quelques jours qui suivent l'ouverture des chatons.

Le noisetier possède un système d'auto-incompatibilité sporophytique régi par un seul gène à allèles multiples (allèles S). Par conséquent, la noiseraie doit compter au moins deux variétés et, pour assurer la pollinisation croisée, le producteur doit associer des variétés qui ont des allèles S différents.

La déhiscence du pollen a généralement lieu quand l'humidité relative diminue. Lorsque le vent est nul, le pollen libéré tombe sur les bractées qui se trouvent en dessous et y reste jusqu'à ce que le vent l'emporte. Une fois ouverts, les chatons perdent leur rigidité et fléchissent au vent, ce qui aide à libérer le pollen. Quand les fleurs femelles ont été pollinisées, les parties exposées des styles se fanent et noicissent. Des tubes polliniques se forment à la base du style en quatre à sept jours. Lorsqu'elle atteint la base du style, l'extrémité du tube pollinique, qui contient le sperme végétal et le noyau végétatif, forme une structure irrégulière avec des parois de cal et demeure ainsi pendant quelques mois. Durant cette période, les cellules méristématiques qui sont à la base des styles commencent à former un ovaire mature. À mesure que le temps se réchauffe à la fin du printemps, le tube pollinique continue de croître dans l'ovaire et féconde l'ovule.

Pour assurer le développement fructueux des noisettes, la pollinisation doit intervenir entre deux sujets compatibles. Sans pollinisation, les fleurs faneront et tomberont. Si les noisettes sont vides (c.-à.-d. qu'elles parviennent à la taille normale mais ne contiennent pas d'amandon), c'est qu'il y a eu une pollinisation compatible mais que l'embryon (la graine) ne s'est pas développé. Après la fécondation, l'embryon croît pendant cinq ou six semaines et continue de se différencier pendant encore deux semaines.

La noisette atteint sa grosseur optimale en juillet et la paroi de l'ovaire commence alors à se lignifier pour former une coque dure, processus qui débute à l'apex et progresse vers la base de la noisette. À partir de la fin d'août, les noisettes changent peu à peu de couleur de la base vers le haut. En même temps, l'involucre se détache lentement de la noisette à mesure que meurent les cellules qui se trouvent à la base du fruit. Lorsque cette séparation est complète, la noisette est prête à tomber. L'involucre mûrit, se dessèche et s'ouvre graduellement pour libérer la noisette. En Ontario, les noisettes tombent habituellement pendant plusieurs semaines, du début de septembre jusqu'à la fin d'octobre.

Croissance racinaire

Le noisetier est un arbre à enracinement superficiel. Les racines nourricières sont concentrées dans les 20 premiers centimètres du sol, s'étalent à partir du tronc et vont jusqu'à dépasser l'envergure des branches. Sous ce niveau, elles se raréfient et deviennent pratiquement inexistantes à 90 cm de profondeur. Le noisetier a très peu de racines d'ancrage.

Presque toutes les variétés de noisetier forment des drageons mais ceux-ci varient en nombre selon la variété.

Rusticité et phénologie

Le froid de l'hiver limite la culture du noisetier en Ontario et dans l'Est du Canada. En effet, les basses températures et le gel endommagent ou tuent les tissus des tiges, les bourgeons végétatifs, les boutons floraux femelles et les chatons. Dans le cadre d'une étude menée dans l'Oregon, des bourgeons végétatifs observés au milieu de l'hiver étaient aussi rustiques ou plus rustiques que le cambium et la plupart ont survécu à -40 °C sans aucun dommage. Les chatons se sont révélés plus rustiques que les fleurs femelles en octobre, mais l'inverse a été constaté en janvier. Pendant ce mois, les boutons floraux femelles qui étaient en train d'ouvrir sur les variétés Gasaway et Hall's Giant sont restés intacts à -40 °C. La température mortelle pour les chatons en janvier était de -15 °C pour Tonda di Romana et de -35 °C pour Gasaway (Hummer et autres, 1986). Les chatons sont très sensibles durant la montaison. En Italie, en mars et en avril, le point mortel se situait à -12 °C pour la plupart des bourgeons non ouverts, à -3 °C dès l'apparition de la première feuille et à -1 °C au stade prolongé des deux feuilles ou à celui des trois feuilles. Les variétés Tonda di Romana et Barcelona se sont montrées modérément sensibles à la gelée du printemps, tandis que Hall's Giant et Daviana y étaient très résistantes (Tombesi et Cartichini, 1974).

Afin que les bourgeons terminaux débourrent au printemps, ils doivent avoir achevé leur période de dormance ou de repos physiologique et avoir bénéficié d'assez de chaleur pour pousser. Pour sortir de leur état de dormance, les divers tissus ont besoin de températures comprises entre 0 °C et 7 °C pendant des durées qui varient : de 100 à 990 heures pour les chatons, de 290 à 1 645 heures pour les fleurs pistillées, et de 365 à 1 550 heures pour les bourgeons végétatifs.

Les variétés à feuillaison précoce sont sujettes aux dommages causés par la gelée printanière. Il faut donc prendre en considération le moment auquel les bourgeons terminaux s'épanouissent. Dans un verger de jeunes arbres d'un an à Simcoe, en Ontario, les bourgeons des variétés Barcelona, Lewis, Clark et Butler ont débourré le 6 avril 2009, soit deux semaines plus tôt que les sélections de New York (Grimo 186M et Geneva). Les bourgeons terminaux de plusieurs variétés d'origine européenne sélectionnées par un producteur de Courtland, en Ontario, ont éclos de 11 à 13 jours plus tard que ceux de Barcelona.

Variétés

Choix des variétés

Étant donné que les variétés de noisetier que l'on cultive actuellement de par le monde n'ont pas fait l'objet d'essais généralisés en Ontario, le choix de celles qui sont adaptées aux conditions de la province devrait être fondé sur les résultats obtenus dans d'autres régions et sur l'expérience directe des producteurs. Dans le passé, on a planté en Ontario les variétés Grimo, Slate et des plants de semis, mais beaucoup de ces arbres ont succombé à la brûlure orientale du noisetier.

Songez aux facteurs suivants avant de choisir une variété :

  • le marché prévu;
  • la résistance à la brûlure orientale du noisetier;
  • la rusticité hivernale du bois et des chatons;
  • la qualité des noisettes.

En ce qui concerne la qualité des noisettes et les marchés possibles, la première caractéristique importante est la forme du fruit. Les noisettes de gros calibre, rondes ou oblongues conviennent au marché frais, mais on privilégie les noisettes rondes de taille uniforme pour la fabrication de produits à base de noisettes entières, parce que les rondes grillent plus uniformément que les oblongues.

Tableau 2. Réaction des variétés à la brûlure orientale du noisetier1
Immunité Immunité possible Résistance Excellente résistance Sensibilité intermédiaire Sensibilité Forte sensibilité
Delta
C-16
Clark
Sacajawea
Casina
Barcelona
Butler
Epsilon
C-28
Gem
Tonda di Giffoni
Hall's Giant
Daviana
Tonda Gentile delle Langhe
Gamma
C-409
Lewis
Williamette
Ennis
Tonda de Romana
Geneva
G-19
Mortarella
Jemtegaard 5
Jefferson
Grimo 186M
Skinner
Negret
Santiam
Slate            
Theta            
Zeta            

1 Forte sensibilité : chancre long, faible vigueur; Sensibilité intermédiaire : bonne vigueur, chancre plus court; Sensibilité : chancre long, vigueur moyenne; Excellente résistance : chancre plus court, infection survenant en cas de très forte pression de la maladie; Résistance : chancre plus court, bonne vigueur; Immunité : le sujet n'est pas touché par la maladie; Immunité possible : données incomplètes.

Toute variété plantée doit avoir à proximité un pollinisateur approprié. Le noisetier est auto-incompatible et a donc besoin du pollen d'une autre variété compatible pour produire des fruits. Outre la compatibilité du pollinisateur, le moment de la libération du pollen est un autre facteur à prendre en ligne de compte. La variété devrait libérer son pollen lorsque les fleurs femelles sont réceptives au pollen et non pendant les redoux de l'hiver.

Les pollinisateurs devraient être de bons producteurs fruitiers pour pouvoir contribuer au rendement de culture total. Cette donnée est connue en ce qui concerne les pollinisateurs cultivés dans les régions tempérées du monde, mais on ignore comment les variétés de pollinisateurs réagiront sous un climat comme celui de l'Ontario, où la période de floraison est très courte.

Les variétés de noisetier sélectionnées en Ontario changeront avec le temps, selon les résultats des recherches et l'expérience des producteurs. À l'heure actuelle, on effectue des essais avec de nombreuses variétés dans la province, y compris avec des sélections ontariennes, et lorsqu'on disposera de plus d'information, la liste des variétés recommandées sera publiée.

Tableau 3.Graphique de compatibilité des noisetiers
 
Parent pollinisateur (mâle)
Ba
Bu
C
D
G
H
E
Je
Je5
L
Sc
Sa
T
Th
Y

Parent femelle

Ap*

 

1

 

3

3

8

1

15

10

10

5

15

 

1

 

3

 

3

3

8

 

1

 

3

 

2

5

15

 

8

Ba
1
2
-
+
+
-
+
+
-
+
+
+
-
+
-
+
+
Bu
2
3
+
-
-
+
+
+
+
-
-
-
+
-
-
+
+
C
3
8
+
-
-
+
+
+
+
-
-
-
+
-
+
+
-
D
1
15
-
+
+
-
+
+
-
+
+
+
-
+
+
+
+
G
2
10
+
+
+
+
-
+
+
+
+
+
+
+
-
+
+
H
5
15
+
+
+
-
+
-
+
+
+
+
+
+
+
-
+
E
1
4
-
+
+
-
+
+
-
+
+
+
-
+
+
+
+
Je
1
3
-
-
-
-
+
+
-
-
-
-
-
-
+
+
+
Je5
2
3
+
-
-
+
+
+
+
-
-
-
+
-
-
+
+
L
3
8
+
-
-
+
+
+
+
-
-
-
+
-
+
+
-
Sc
1
22
-
+
+
-
+
+
-
+
+
+
-
+
+
+
+
Sa
3
15
+
-
+
-
+
-
-
-
+
-
+
-
+
T
2
23
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
-
+
+
Th
5
15
+
+
+
-
+
-
+
+
+
+
+
+
+
-
+
Y
8
26
+
+
+
+
+
+
+
+
-
+
+
+
+
-

+ = compatible
- = incompatible
* = les deux allèles sont toujours présents dans les fleurs femelles mais pas forcément dans le pollen. Les cultivars portant les mêmes numéros sont incompatibles pour la pollinisation croisée. Ceux qui ont des numéros différents sont compatibles pour la pollinisation croisée.

Adapté de S.A. Mehlenbacher et A. N. Miller, Pollinizer Management in a Hazelnut Orchard, Université de l'Oregon (1988).

Les tableaux ci-dessus résument les données connues sur la résistance à la brûlure orientale du noisetier (tableau 2) et sur la compatibilité des différentes variétés (tableau 3), d'après des résultats obtenus ailleurs qu'en Ontario.

Pour décider quelle variété végétale et quelle variété de pollinisateur acheter, ainsi que le schéma de plantation à suivre dans la noiseraie, consultez ces tableaux, les descriptions de variété ci-dessous, un fournisseur, des producteurs expérimentés ou un spécialiste du MAAARO.

Descriptions de variétés

Remarque :

Les descriptions de variétés suivantes sont fondées sur des recherches ou des observations menées en d'autres lieux et peuvent ne pas s'appliquer aux conditions qui existent en Ontario. Ces renseignements sont fournis à titre indicatif seulement.

Barcelona :

Variété européenne introduite en 1885, elle constitue la norme dans l'industrie de la noisette aux États-Unis depuis un siècle. Les noisettes sont de gros calibre (3,0 à 4,1 g), rondes, bien remplies, brunes et adaptées au marché des noisettes en coque. Barcelona produit beaucoup de coques vides (jusqu'à 13 %), maintient une productivité modérée dans l'Est et donne chaque année. Le rendement au cassage (poids des amandons séchés par rapport au poids des noisettes séchées en coque) est de 43 %. L'amandon est de très bonne qualité et a bon goût mais il est très fibreux et peu agréable à l'œil. Environ 50 % des pellicules (la peau qui enveloppe l'amandon) peuvent être retirées par chaleur sèche. Les noisettes mûrissent à la mi-saison et se détachent de l'involucre. Celui-ci est 50 % plus long que la noisette. Barcelona présente une sensibilité intermédiaire à la brûlure orientale du noisetier mais elle est très résistante au phytopte.

Butler :

Variété issue d'un semis planté dans le verger de Joseph C. Butler de Wilsonville, dans l'Oregon. Introduite en 1980 comme variété pollinisatrice pour remplacer Daviana. Elle a surtout été sélectionnée pour sa forte capacité de production et pour la compatibilité de son pollen avec Barcelona.

Le pollen libéré couvre la deuxième moitié de la floraison de Barcelona. Les chatons de grande taille sont nombreux et produisent une quantité importante de pollen viable. Plantez les arbres pollinisateurs Butler selon un rapport de 1:17 avec les arbres d'avenir : un noisetier Butler tous les six arbres, dans un rang sur trois.

Les noisettes Butler poussent la plupart du temps en trochets de deux ou trois et se détachent elles-mêmes de l'involucre. Les noisettes sont un peu plus longues que larges et assez uniformes. La coque est brun moyen et modérément pubescente à l'extrémité apicale. Le rendement au cassage se situe entre 45 et 47 %. Butler produit entre 16 et 20 % de co-ques vides, et certains ont signalé des taux allant jusqu'à 30 %.

Les noisettes tombent sur une longue période qui commence juste avant la chute des noisettes Barcelona. À Corvallis, dans l'Oregon, environ 70 % de la récolte est au sol à la mi-septembre mais il faut parfois jusqu'à trois semaines pour que les 30 % qui restent tombent. Butler est modérément sensible au phytopte, et sensible à la brûlure orientale du noisetier et à la brûlure bacté-rienne.

Clark :

Variété lancée par l'Université de l'Oregon en 1999. Le poids moyen des noisettes va de 1,7 à 2,8 g, et le poids de l'amandon se situe entre 0,8 et 1,4 g. La variété produit 5 % de coques vides et de noisettes portant des taches brunes. L'amandon de très bonne qualité a bon goût, une belle texture, une forme ronde et la peau s'enlève presque complètement. En raison de la qualité, de la grosseur et de la forme de l'amandon, Clark est particulièrement bien adaptée à l'industrie du dé-corticage.

Les fleurs femelles s'épanouissent très tard. Les nouvelles variétés Epsilon et Zeta, qui ont une libération tardive du pollen, sont des pollinisateurs très convenables. La récolte a lieu de sept à 10 jours avant celle de Barcelona. Les trochets contiennent trois ou quatre noisettes et se détachent seuls de l'involucre. On estime le rendement à environ 7 kg l'arbre pendant les années de récolte abondante et à 3 kg l'arbre pendant les années de récolte maigre. On a observé un très net phénomène d'alternance. La variété présente une bonne résistance quantitative à la brûlure orientale du noisetier et une résistance intermédiaire au phytopte.

Epsilon :

Commercialisée par l'Université de l'Oregon en 2002. Le poids moyen des noisettes est de 2,6 g. Le rendement au cassage est de 49 % et l'aptitude au mondage demeure médiocre. Epsilon produit 7 % de coques vides et de noisettes tachées de brun. La fréquence de la moisissure de l'amandon est en moyenne de 8 %, ce qui serait excessif pour la variété végétale principale mais ne pose aucun problème pour un pollinisateur. Les chatons sont nombreux et libèrent une abondance de pollen tard dans la saison, après Hall's Giant. Epsilon est un pollinisateur qui convient pour la variété Clark. La durée de la libération du pollen est intermédiaire à longue. Epsilon est immunisée contre la brûlure orientale du noisetier et très résistante au phytopte.

Gamma :

Variété commercialisée par l'Université de l'Oregon en 2002 comme pollinisateur, mais qui peut aussi constituer la variété principale. Les arbres produisent de nombreux chatons qui libèrent leur pollen à la mi-saison. La période de libération du pollen est courte, de sorte que Gamma ne devrait pas être le seul pollinisateur dans une noiseraie. Gamma est un pollinisateur qui convient aux variétés Lewis et Barcelona, mais elle libère son pollen trop tôt pour Clark. Le poids moyen des noisettes est d'environ 2,5 g et l'aptitude au mondage demeure médiocre. Le rendement au cassage est de 52 %. Gamma produit 12 % de coques vides et de noisettes tachées de brun. La fréquence de la moisissure de l'amandon est très faible (1 %). Gamma est immunisée contre la brûlure orientale du noisetier et résistante au phytopte.

Geneva :

Variété mise au point dans le cadre du programme de sélection de la New York Agricultural Experiment Station à Geneva, dans l'État de New York. Très productive, elle donne des fruits tous les ans et produit un grand arbre à port étalé qui peut atteindre 4 m de hauteur. Les noisettes sont de calibre moyen à gros, pointues et bien remplies. Elles mûrissent à la mi-saison et la plupart se détachent de l'involucre. L'amandon est rond et sans fibres collantes. Geneva est immunisée contre la brûlure orientale du noisetier mais sensible au phytopte. La compatibilité de son pollen avec d'autres variétés est inconnue.

Grimo 186M :

Variété sélectionnée par Grimo Nut Nursery de Niagara-on-the-Lake, en Ontario. L'arbre est grand et modérément productif. Les noisettes sont de calibre moyen, ovales et bien remplies. Elles mûrissent à la fin de septembre et la plupart se détachent de l'involucre et tombent d'elles-mêmes. L'amandon est ovale et sans fibres collantes. La variété est modérément productive et donne des fruits tous les deux ans. Elle possède une immunité possible contre la brûlure orientale du noisetier et elle est modérément résistante au phytopte. La compatibilité de son pollen avec d'autres variétés est inconnue.

Hall's Giant :

Variété originaire d'Allemagne ou d'Alsace et introduite aux États-Unis vers 1890. Les noisettes sont grosses, brunes, à bout arrondi et à coque épaisse. Leur poids moyen est de 3,3 à 4,5 g, tandis que le poids de l'amandon va de 1,4 à 1,7 g. Vu leur grosseur, elles sont très bien adaptées au marché des noisettes en coque. Le rendement au cassage se situe entre 38 et 44 %. Hall's Giant produit 5 % de coques vides et de noisettes tachées de brun. La fréquence de la moisissure de l'amandon est très faible (environ 0,6 %). Les pellicules s'enlèvent complètement par chaleur sèche. Cette variété mûrit quelques jours avant Barcelona et donne un faible rendement. L'involucre est plus long que la noisette. Cette variété est un pollinisateur tardif. Elle est modérément résistante à la brûlure orientale du noisetier et très résistante au phytopte.

Jefferson :

Variété commercialisée par l'Université de l'Oregon en 2009 pour le marché des noisettes en coque. Les noisettes sont de gros calibre, bien remplies (3,2 à 4,2 g) et le rendement au cassage est de 45 %. L'amandon cru possède une pellicule moyennement à très fibreuse. La peau ne s'enlève que modérément bien. L'amandon est d'une qualité qui convient à de nombreuses utilisations finales, quoiqu'il soit trop gros pour l'industrie du chocolat et de la boulangerie-pâtisserie. Cette variété offre un rendement élevé, des noisettes et des amandons de bel aspect, et un amandon de bonne qualité. Environ 80 % des fruits se détachent de l'involucre et tombent lorsqu'ils sont mûrs. Les noisettes mûrissent en même temps ou jusqu'à trois jours plus tard que Barcelona. La fréquence de la moisissure de l'amandon est faible. Le pollen est libéré à la mi-saison, mais la réceptivité des fleurs femelles reste très tardive. Il faut donc à cette variété des pollinisateurs qui libèrent leur pollen très tard. Dans l'Oregon, on suggère de planter un tiers de noisetiers Eta et deux tiers de Theta. Le pollen de Yamhill est efficace avec les fleurs femelles à éclosion précoce et cette variété devrait être incorporée dans la noiseraie au double de la densité de plantation normale. Jefferson est immunisée contre la brûlure orientale du noisetier et résistante au phytopte, mais sensible à la brûlure bactérienne.

Jemtegaard 5 :

Variété sélectionnée par Olger Jemtegaard de Boring, dans l'Oregon, et commercialisée en 1960. Les noisettes de Jemtegaard 5 sont de gros calibre, de forme ronde-ovale et pèsent en moyenne 3,4 g. Elles offrent un rendement au cassage de 45 % et une très médiocre aptitude au mondage. La saveur et la texture sont très bonnes. C'est une variété tardive et la plupart des noisettes se détachent d'elles-mêmes de l'involucre, qui est un peu plus court que le fruit. La libération du pollen a lieu tard dans la saison. Jemtegaard 5 est sensible à la brûlure orientale du noisetier et modérément résistante au phytopte.

Lewis :

Variété mise au point par l'Université de l'Oregon à Corvallis, dans l'Oregon, et commercialisée en janvier 1997. Le poids des noisettes se situe entre 2,7 et 3,0 g, et celui de l'amandon, entre 1,2 et 1,4 g. Lewis produit 6 % de coques vides et de noisettes tachées de brun, et jusqu'à 8 % d'amandons moisis. L'amandon de très bonne qualité a bon goût, une belle texture, une forme ronde et la peau s'enlève modérément bien. L'amandon cru a très peu de fibres collantes. Les trochets réunissent trois ou quatre noisettes. Celles-ci se détachent et tombent d'elles?mêmes de l'involucre et sont prêtes à récolter de cinq à sept jours avant Barcelona. Lewis ne montre aucune tendance à l'alternance.

Les fleurs femelles éclosent en même temps que celles de Barcelona. Les pollinisateurs suggérés dans l'Oregon sont Tonda di Giffoni et Hall's Giant. Plantez les pollinisateurs en nombres égaux afin de polliniser à la fois les fleurs précoces et tardives. La variété montre une tolérance intermédiaire à la brûlure orientale du noisetier et elle est modérément sensible au phytopte.

Santiam :

Variété mise au point par l'Université de l'Oregon à Corvallis, dans l'Oregon, et commercialisée en 2005. Les noisettes de Santiam conviennent au marché de l'amandon mais sont trop petites pour celui de la noisette en coque. Le poids de la noisette va de 2,0 à 2,1 g et le poids de l'amandon se situe à 1,0 ou 1,1 g. Le rendement au cassage est compris entre 48 et 52 % et la peau s'enlève modérément bien. Santiam produit moins de 5 % de coques vides et de noisettes à taches brunes, et relativement peu d'amandons moisis (4 %). Les noisettes sont mûres vers la fin de septembre et plus de 90 % se détachent seules de l'involucre et tombent. Presque chaque année, la récolte de Santiam s'achève avant que ne commence celle de Barcelona. La variété ne montre aucune tendance à l'alternance.

Santiam libère son pollen au début de la mi-saison, pendant une période courte à moyenne. L'éclosion des fleurs femelles survient tard ou très tard dans la saison, de sorte que Santiam exige un pollinisateur à libération très tardive du pollen. Dans l'Oregon, Epsilon et Zeta sont suggérées comme des variétés à libération du pollen tardive et très tardive respectivement. Santiam produit beaucoup de pollen et présente un certain potentiel comme pollinisateur. L'enracinement est parfois médiocre et les jeunes arbres peuvent mourir sur place.

C'est une variété immunisée contre la brûlure orientale du noisetier et possédant une résistance intermédiaire au phytopte.

Slate :

Variété mise au point dans le cadre du programme de sélection de la New York Agricultural Experiment Station à Geneva, dans l'État de New York. Les noisettes sont de calibre moyen à gros, bien remplies et dotées d'une coque mince de belle couleur. Elles mûrissent à la mi-saison et la plupart se détachent seules de l'involucre. L'amandon est rond et ferme, sans fibres collantes. Cette variété mûrit quelques jours avant Geneva et donne chaque année un bon rendement. L'arbrisseau est de taille moyenne (moins de 3 m de hauteur), quelque peu compact et produit peu de drageons. Il est immunisé contre la brûlure orientale du noisetier mais sensible au phytopte. La compatibilité de son pollen avec d'autres variétés est inconnue.

Tonda di Giffoni :

Originaire de la Campanie, en Italie du Sud. Le poids moyen des noisettes est de 3,06 g. Le rendement au cassage est de 47,2 % et l'aptitude au mondage est excellente. La variété produit plus de 15 % de coques vides et de noisettes tachées de brun. La fréquence de la moisissure de l'amandon est très élevée (elle dépasse les 41 % certaines années). Tonda di Giffoni rapporte cependant une prime de 25 % en raison de l'excellente qualité de l'amandon. Les arbres donnent bien et présentent une très bonne résistance quantitative à la brûlure orientale du noisetier.

Theta :

Variété lancée par l'Université de l'Oregon en 2009 comme pollinisateur. Les noisettes sont petites et presque rondes. La qualité de l'amandon demeure relativement bonne. Les arbres produisent de nombreux chatons et libèrent le pollen très tard en saison, quelques jours après Epsilon. Theta est un pollinisateur très bien adapté à la variété Jefferson.

Yamhill :

Variété commercialisée par l'Université de l'Oregon en 2008 pour le marché de l'amandon. La noisette pèse en moyenne 2,3 g et l'amandon, 1,1 g. Le rendement au cassage atteint 49 %, la peau s'enlève bien et il y a peu d'amandons moisis. L'amandon cru a un bel aspect et peu de fibres sur sa pellicule brun pâle. Les noisettes se détachent seules de l'involucre et tombent à maturité; elles mûrissent de 10 à 14 jours plus tôt que Barcelona. Les trochets regroupent quatre ou cinq noisettes et l'involucre est aussi long que le fruit. Yamhill est une variété précoce et très productive.
L'arbrisseau produit un nombre moyen à élevé de chatons qui libèrent leur pollen tôt dans la saison. Les inflorescences femelles émergent tôt, de sorte que les pollinisateurs qui libèrent leur pollen au début ou vers le milieu de la saison sont les mieux adaptés. Dans l'Oregon, les pollinisateurs reconnus sont Gamma et Santiam comme variétés à libération précoce du pollen, dans une proportion d'un tiers chacune; le dernier tiers doit être un mélange de variétés à libération tardive comme Delta, Epsilon, Zeta et Jefferson. Yamhill possède une résistance totale à la brûlure orientale du noisetier et une résistance élevée au phytopte.

Zeta :

Commercialisée par l'Université de l'Oregon en 2002. L'arbrisseau produit un nombre modéré de chatons qui libèrent leur pollen tard dans la saison, après Hall's Giant. Bonne variété pollinisatrice pour Clark. Le poids moyen des noisettes est de 2,5 g. Le rendement au cassage s'établit à 50 % et l'aptitude au mondage est relativement médiocre. Zeta produit 13 % de coques vides et de noisettes tachées de brun. La fréquence de la moisissure de l'amandon est en moyenne de 0,5 %. Les noisettes mûrissent quelques jours avant Barcelona et donnent un amandon de très bonne qualité. Environ 85 % des fruits se détachent de l'involucre et tombent lorsqu'ils sont mûrs. L'arbrisseau est vigoureux, modérément productif, modérément résistant au phytopte et immunisé contre la brûlure orientale du noisetier.

Les variétés Delta et Sacajawea ne conviennent pas à la culture en Ontario.

Bibliographie

  • Hummer, K. (Brainerd), H. B. Lagerstedt et S. K. KIM. " Filbert acclimation, maximum cold hardiness and deacclimation ", Journal of the American Society for Horticultural Science, vol. 111, no 3, 1986, p. 474 à 842.
  • Tombessi, A., et A. Cartichini. " Filbert hardiness to spring frost ", Annu. Fac. Agras, no 28, 1974, p. 495 à 512.
  • La présente fiche technique a été rédigée par Adam Dale, Département de phytotechnie, Université de Guelph; Dragan Galic, Département de phytotechnie, Université de Guelph; Todd Leuty, spécialiste de l'agroforesterie, MAAARO, Guelph; Melanie Filotas, spécialiste de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures spéciales, MAAARO, Simcoe; et Elliott Currie, School of Business, Université de Guelph.