Démarrage d'une exploitation de type biologique


Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 100/10
Date de publication : décembre 2009
Commande no. 09-074
Dernière révision : Imprimée en avril 2010
Situation :
Rédacteur : H. Martin - chef de programme, production de cultures biologiques/ MAAARO; D. Collins - chargée de programme, commercialisation et services à la clientèle

Table des matières

  1. Introduction
  2. Comment évaluer ses chances de succès?
  3. Liens utiles

Introduction

L'agriculture biologique ne se caractérise pas uniquement par l'élimination du recours aux produits chimiques. Elle exige en effet qu'on modifie de nombreuses méthodes de culture et d'élevage en optimisant par exemple les techniques de gestion des éléments nutritifs et de lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Ces méthodes incluent des mesures préventives comme la rotation des cultures, les cultures de couverture, l'amélioration génétique, la recherche des densités de peuplement ou de population optimales, la gestion des facteurs de stress et l'assainissement. La mise en œuvre de ces mesures est indispensable au renforcement de la vitalité des végétaux et des troupeaux puisque la production biologique implique le renoncement à de nombreux moyens de lutte chimique contre les maladies et les organismes nuisibles, l'approche biologique excluant le recours aux engrais, aux antibiotiques et aux pesticides synthétiques.

La transition vers l'agriculture biologique doit être planifiée avec soin, un changement trop brusque pouvant entraîner des problèmes financiers. Au cours des premières années de la transition, l'exploitant peut en effet s'attendre à ce que ses rendements diminuent, car il a peu de chances de voir le prix de ses produits augmenter tant qu'ils ne seront pas considérés comme biologiques. Avec le temps et grâce à une saine gestion, les profits devraient s'accroître. Les bénéfices en agriculture biologique dépendent en partie de l'excédent de prix - ou bonification - que le marché est prêt à payer pour des produits biologiques.

Il faut bien évaluer les raisons et les objectifs d'un tel changement d'orientation. La transition vers l'agriculture biologique est un processus qui peut s'étendre sur plusieurs années, selon le type de production et l'approche mise en œuvre. Tout au long de cette démarche, l'exploitant devra en outre se conformer aux diverses exigences requises pour obtenir la certification souhaitée.

Comment évaluer ses chances de succès?

Une conversion réussie à l'agriculture biologique exige de son auteur qu'il possède un certain nombre d'atouts. Avant de faire le saut vers l'agriculture biologique, l'exploitant devrait donc considérer chacun des points suivants et les évaluer à la lumière de sa situation propre :

  • Mode d'occupation du terrain (à titre de propriétaire ou de locataire)
  • Caractéristiques et limites inhérentes au sol
  • Climat local
  • Ressources disponibles pour financer la conversion
  • Connaissances en matière de gestion d'une ferme
  • Expérience de la culture et/ou de l'élevage et de la commercialisation des produits de la ferme
  • Disponibilités en temps de travail et aptitude à gérer le temps
  • Bâtiments et matériel disponibles
  • Plan d'exploitation
  • Réseau d'entraide et cercle de personnes-ressources

Mode d'occupation du terrain

La conversion à l'agriculture biologique est un choix à long terme, l'exploitant pouvant difficilement changer d'emplacement à brève échéance. Voici donc quelques questions à se poser concernant la propriété proprement dite. Quelles sont les obligations financières de l'exploitant à l'égard de la propriété? Quelle participation détient-il dans la terre? De quelle superficie dispose-t-il pour son exploitation? Si l'exploitant n'est pas propriétaire du bien-fonds, quelles en sont les conditions de location à long terme?

La viabilité financière d'une ferme biologique dépend des moyens dont dispose l'exploitant pour commercialiser des volumes de produits lui permettant d'assurer sa rentabilité. Un terrain de faible superficie peut se révéler insuffisant pour permettre à l'exploitant de se lancer dans les grandes cultures, comme les céréales ou le soya, en raison des économies d'échelle requises pour utiliser avec profit le matériel agricole ou les structures de commercialisation en place. Les éleveurs ont besoin de superficies suffisantes pour respecter les exigences du plan de gestion des éléments nutritifs applicable à leur troupeau. Le maintien d'une stabilité financière tout au long du processus de transition permettra à l'exploitant de mettre le bien-fonds et autres éléments d'actif agricoles à l'abri des répercussions d'éventuels problèmes de trésorerie.

Caractéristiques et limites inhérentes au sol

Le type de sol (sableux, loameux ou argileux), son niveau de fertilité, sa pierrosité plus ou moins grande, l'inclinaison du terrain et sa capacité de drainage sont autant de facteurs qui pourront influencer le succès d'une culture à un endroit donné. Certaines cultures légumières s'adaptent bien à des sols sableux ou à haute teneur en matière organique, mais moins bien à des sols argileux plus lourds. Les sols sableux qui ont tendance à s'assécher en été peuvent ne pas convenir à certaines grandes cultures. La présence de pierres des champs ou de la roche en place près de la surface peut limiter les possibilités d'utilisation de certains outils de préparation du sol ou de plantation du matériel végétal. Les terrains pierreux sont impropres à bien des cultures, mais peuvent être utilisés comme pâturages. Les pentes de plus de 2 % (soit 2 m de dénivellation pour 100 m de distance horizontale) favorisent l'érosion et doivent être protégées par diverses mesures de conservation des sols. Les pentes de plus de 6 % compliquent considérablement la mise en culture des champs. La composition des sols n'étant pas toujours uniforme, il arrive qu'un champ impropre à la culture sur la plus grande partie de sa superficie comporte des parcelles de taille réduite - comme des baissières - qui se prêtent bien à des cultures à fort rapport économique.

Stratégies d'amélioration du sol

  • On peut améliorer un drainage déficient au moyen d'un réseau de drainage souterrain, qui peut coûter de 1 250 à 2 500 $ l'hectare (de 500 à 1 000 $ l'acre). Une telle installation exige qu'on ait accès à des effluents convenables.
  • Les terrains au pH trop bas peuvent être amendés par l'épandage de chaux agricole.
  • On peut enrichir un sol trop pauvre en matière organique par des pratiques culturales appropriées. Il s'agit là cependant d'une stratégie à long terme, qui peut prendre jusqu'à 10 ans, les teneurs en matière organique ne pouvant être relevées que de 0,1 à 0,2 % par année.
  • On corrige le manque d'azote en cultivant des légumineuses.
  • Le dosage correct des autres éléments nutritifs est obtenu par diverses pratiques culturales. L'amendement d'un sol présentant de sérieuses lacunes à l'égard de certains éléments, comme le phosphore et le potassium, peut toutefois constituer un défi.
  • L'épandage d'un fumier de bonne qualité dans les champs facilite le maintien des niveaux appropriés d'éléments nutritifs. La gestion du fumier sur la plupart des fermes biologiques devra être modifiée et comprendra notamment la pratique du compostage sur place.

Dans une exploitation de type biologique, il importe d'instaurer des pratiques de gestion des sols et de culture saines, de manière à revitaliser la flore et la faune du terrain. La rotation des cultures doit inclure des graminées et des dicotylédones, en particulier des légumineuses, qui augmentent les teneurs en azote. Au moment d'établir l'ordre des cultures, on déterminera comment les besoins et les résidus d'une culture vont affecter la prochaine. On s'intéressera aussi à la gestion des éléments nutritifs et à la lutte contre les ennemis des cultures. Pour atténuer les effets de l'érosion, on utilisera des plantes de couverture qui contribuent également à augmenter la proportion de matière organique dans le sol et à favoriser l'émergence d'une large gamme de bactéries, de champignons, de vers de terre et d'autres organismes de la faune et de la flore indispensables au recyclage des éléments nutritifs et à la formation de sols présentant une structure saine.

Climat local

En général, les zones les plus chaudes de l'Ontario se situent dans le sud-ouest de la province, soit dans le comté Prince Edward et les comtés longeant le lac Érié. Le climat est ordinairement plus froid dès qu'on s'éloigne des Grands Lacs inférieurs. Dans ces dernières régions, le nombre d'unités thermiques dont bénéficie la végétation est moindre et certaines cultures de saison chaude, comme les tomates et les fruits à chair tendre, ne comptent peut-être pas de variétés adaptées à ces conditions. Les cultures de saison froide, comme les céréales de printemps et les plantes crucifères, savent tirer profit du climat des parties plus fraîches du sud ontarien. Les grands froids de l'hiver influencent le taux de survie des cultures fruitières vivaces, de même que des céréales d'automne et des cultures fourragères. La durée de la saison sans gel - soit la période comprise entre le dernier gel printanier et le premier gel automnal - est surtout fonction de la latitude de la ferme, bien que le type de sol, l'inclinaison du terrain et les pratiques culturales puissent créer, à l'échelle locale, des microclimats favorisant certaines cultures. Pour un complément d'information sur le climat de l'Ontario, consulter le site Web du MAAARO, à l'adresse www.ontario.ca/cultures.

Ressources disponibles pour financer la conversion

L'exploitant doit avoir les fonds nécessaires pour entreprendre et développer son projet. Il lui faudra en effet des capitaux pour louer ou acquérir le terrain et le matériel de base, de même que les installations de manutention et de stockage des produits, surtout s'il se lance dans des systèmes nouveaux ou à grande échelle d'élevage ou de production agricole. La valeur courante de ses éléments d'actif pourra servir de garantie pour les emprunts. Pour des exploitations de taille modeste, il est souvent plus économique de louer les services d'entrepreneurs et/ou le matériel requis pour effectuer les travaux des champs. Le troc ou l'échange de services avec des voisins est une autre possibilité.

Il faudra s'en tenir à une gestion serrée des flux de trésorerie pendant la période de transition, généralement marquée par une baisse des rendements agricoles. La qualité des produits peut aussi s'en ressentir, notamment dans le cas des fruits et des légumes frais, dont la proportion des invendables risque de s'accroître. Une partie de la production de qualité inférieure pourra être écoulée sur d'autres marchés à valeur ajoutée (comme les produits alimentaires de transformation), à condition qu'on arrive à intéresser des acheteurs éventuels. Les chances de toucher un meilleur prix pour ses produits pendant la période de transition sont minces. En définitive, la baisse des rendements, combinée à l'impossibilité d'augmenter les prix, pourra se traduire par une baisse des produits d'exploitation pouvant atteindre 50%.

Une transition par étapes peut être envisagée; une partie seulement de l'exploitation passe alors au biologique. Le processus de certification et la tenue de livres s'en trouveront éventuellement compliqués, mais cette démarche peut se révéler intéressante au plan économique.

Connaissances et expérience

Pour bien comprendre le cycle de croissance des plantes et des animaux, mais aussi des ennemis des cultures, l'exploitant doit pouvoir compter sur un bagage minimal de connaissances et d'expériences dans le domaine agricole. Il lui faudra aussi avoir des notions de commercialisation, surtout s'il doit faire sa place sur les marchés. Il doit posséder une connaissance approfondie de chacune des cultures ou des espèces animales produites sur sa ferme, de façon à reconnaître rapidement les problèmes qui peuvent survenir, et il doit enfin savoir où trouver l'information dont il aura besoin pour affronter les nombreux défis que lui posera la production.

Le passage à une production biologique implique par ailleurs un changement d'attitude et de mentalité. L'exploitant proactif qui perçoit et règle les problèmes de production avant qu'ils ne surviennent réalisera d'importantes économies en temps et en argent. Dans tous les cas, il aura avantage à faire une recherche préalable sur les espèces animales ou végétales qu'il prévoit élever ou cultiver, afin de mieux cerner les exigences de la production biologique. Pour compléter ses connaissances, l'exploitant lira des ouvrages spécialisés, fera des recherches sur Internet, assistera à des réunions d'experts ou consultera d'autres sources d'information. La lutte contre les ennemis des cultures et la gestion des éléments nutritifs sans recours aux produits chimiques exigent des connaissances considérables. On consultera avec profit le site Internet du MAAARO qui aborde divers aspects de la production et de la commercialisation des produits dans une optique biologique.

C'est l'addition des expériences qui donne à l'exploitant la confiance dont il a besoin pour prendre les bonnes décisions au moment opportun. Pour mener à bien son projet, l'exploitant doit avoir développé un sens aigu de l'observation et acquis une solide base de connaissances qui lui permettront, par exemple, de gérer un troupeau avec succès ou de reconnaître les premiers signes d'une maladie ou d'une prolifération d'insectes ou de mauvaises herbes. Le succès d'un élevage reposant avant tout sur la prévention des maladies, il est très important de posséder une certaine compétence en matière de soin des animaux. La culture de nouvelles plantes ou l'élevage d'une nouvelle espèce animale exige la maîtrise de techniques nouvelles. L'expérience acquise avec un type de plantes pourra bien sûr être utile pour d'autres végétaux, mais il faut savoir que chaque espèce présente un défi particulier. L'art de manœuvrer et de régler le matériel agricole pour en obtenir un rendement optimal s'acquiert avec l'expérience et en suivant les conseils de concessionnaires et de producteurs expérimentés.

Le défi le plus important d'une conversion au biologique peut être de se tailler une place sur le marché. La mise en marché de produits biologiques exige beaucoup plus d'efforts que n'en requièrent les produits ordinaires parce que les débouchés sont souvent plus restreints. D'autre part, le soutien offert par les offices de commercialisation et les regroupements de producteurs n'est pas toujours aussi vigoureux. L'apprentissage des exigences et des nuances qui caractérisent le marché du bio peut constituer un défi, surtout pour un producteur sans expérience préalable de la commercialisation. La vente de fruits et de légumes, d'animaux et de produits d'origine animale comme la viande, le lait ou les œufs, est étroitement réglementée, d'où l'importance d'étudier et de bien comprendre la structure du marché visé, ainsi que les règlements relatifs à chaque produit.

Une commercialisation réussie repose sur une bonne étude de marché. Il est en effet important de prévoir la réaction des marchés à l'arrivée d'un nouveau produit. Comme on peut s'y attendre, les produits déjà en vente seront difficiles à déloger. Il y a lieu de mener une étude de marché avant :

  • de créer une nouvelle entreprise ou de lancer un nouveau projet;
  • de prendre de l'expansion ou de déplacer son entreprise;
  • de lancer un nouveau produit ou service;
  • de modifier ses stratégies commerciales;
  • de poursuivre son activité malgré certaines difficultés (l'étude ayant pour but de découvrir pourquoi les ventes d'un produit ou d'un service sont en baisse).

L'exploitant devra, au besoin, procéder à une auto-évaluation en répondant aux questions fondamentales suivantes :

  • Qui achète ou utilise, maintenant ou dans l'avenir, les produits ou les services qu'il propose?
  • Quels sont les produits et/ou les entreprises qui lui font concurrence?
  • Quels avantages propose-t-il à sa clientèle?
  • Quel prix le client est-il prêt à payer?
  • Qu'est-ce que le client recherche?
  • D'où le client vient-il?
  • Quelle quantité de produit veut-il acheter?
  • Comment l'exploitant pourra-t-il se tailler une part de marché?

Disponibilités en temps de travail et aptitude à gérer le temps

Évaluer les besoins en temps de travail et de gestion pour chaque secteur d'activité de la ferme et déterminer le nombre de personnes mobilisables. Chaque activité de culture ou d'élevage comporte un calendrier particulier pour chaque portion de son cycle de production et de commercialisation. Lors du choix de la combinaison de cultures ou d'espèces animales qui seront réunies dans une même exploitation, il faut chercher des activités qui sont complémentaires. Un trop grand nombre d'activités portées au programme d'une même journée ou d'une même semaine signifie qu'il faudra en remettre une partie à plus tard. Il faut aussi tenir compte des caprices de la météo puisque la pluie ou le mauvais temps peuvent rendre certaines activités impraticables, ce qui entraînera des reports supplémentaires susceptibles d'affecter le rendement des récoltes et/ou leur qualité et donc les bénéfices qu'on pourra en tirer.

Tout engagement pris à l'extérieur de la ferme réduit d'autant le temps et l'énergie qu'on peut consacrer à la bonne marche de l'exploitation agricole. Le cas échéant, on choisira des cultures ou des espèces animales moins soumises aux exigences d'un calendrier strict et qui s'harmonisent avec les activités personnelles et professionnelles extérieures de chacun. Lorsque l'exploitation inclut des partenaires ou des salariés extérieurs, il faut déterminer si le groupe ainsi constitué est en mesure de programmer et de gérer efficacement les travaux de la ferme.

Bâtiments et matériel disponibles

Évaluer le rendement et la capacité du matériel et des bâtiments dont on dispose pour héberger les espèces animales et cultiver les espèces végétales qu'on veut commercialiser. Dresser la liste des achats, réparations ou agrandissements nécessaires.

Déterminer les habiletés nouvelles à acquérir. On dit souvent du personnel agricole qu'il doit avoir toutes les compétences. Pour tirer son épingle du jeu, le producteur doit pouvoir exécuter rapidement les multiples réparations et rajustements mineurs que requièrent son matériel. Il convient donc de bien se familiariser avec tout nouvel équipement et d'établir un programme permanent d'entretien préventif du matériel agricole.

Plan d'exploitation

Les personnes qui ont peu d'expérience, sinon aucune, en agriculture trouveront difficile le passage au bio. De nombreuses conditions doivent être réunies pour réussir une telle opération. Pour y arriver, le candidat devra s'appuyer sur un solide plan d'exploitation, soit un document écrit décrivant ses antécédents, le projet qu'il compte réaliser, les produits qu'il veut offrir, la façon dont il veut les produire, quand il entend lancer son projet, comment il arrivera à gérer les risques inhérents à son projet et quels rendements financiers il en attend.

Éléments de base du plan d'exploitation

Résumé ou description du projet - Cette section décrit le produit ou le service que l'exploitant souhaite développer et commercialiser.

Programme de commercialisation - À partir d'une étude de marché, le programme circonscrit le marché visé et précise l'avantage concurrentiel à exploiter, le prix de vente à proposer et le positionnement à rechercher pour gagner des parts de marché.

Programme de gestion et de production/exploitation - Ce volet indique qui gérera la nouvelle entreprise ou le projet, qui supervisera les activités quotidiennes de production et qui effectuera les livraisons.

Programme de ressources humaines - Cette section du plan définit les besoins en main-d'œuvre, y compris les modalités de recrutement, de formation et d'emploi.

Plan financier - Ce plan évalue les charges et produits d'exploitation à prévoir, fixe le prix de vente des produits et établit des prévisions.

Stratégie de gestion du risque - Cette section énonce les stratégies à mettre en œuvre pour chaque volet du plan d'exploitation qu'on s'est donné, au cas où les choses ne se passeraient pas comme prévu. Voici quelques exemples de contretemps à envisager :

  • Un produit ou un service ne trouve pas preneur auprès du public ou se vend mal.
  • Les coûts de production sont nettement plus élevés que prévu.
  • Un collaborateur important quitte l'entreprise.
  • Un concurrent ravit une part substantielle du marché visé.
  • Il y a eu infraction à un règlement. Le produit doit être rappelé et/ou la production doit être suspendue jusqu'à ce que la situation soit corrigée.

Pour un complément d'information sur la gestion des entreprises agricoles, visiter le site Web du MAAARO.

Réseau d'entraide et cercle de personnes-ressources

Divers groupes proposent des réseaux de contacts, des services de soutien et des données techniques d'une importance capitale pour quiconque s'intéresse au bio. Les principales rencontres organisées en Ontario sur le sujet sont le congrès annuel sur l'agriculture biologique (Organic Conference) qui a lieu à Guelph, à la fin janvier, et l'Eco-Farm Day qui se tient à Cornwall, à la fin février. D'autres événements ciblent des secteurs plus restreints de l'agriculture biologique, comme le congrès Organic Dairying Conference, qui se tient généralement en avril à Alfred (Ontario). On pourra aussi trouver une information utile lors des grands événements agricoles organisés à l'échelle locale, régionale ou provinciale. Les associations suivantes constituent d'autres sources d'information pertinente :

Liens utiles

Le site Web du MAAARO contient des données utiles sur divers sujets relatifs à l'agriculture en Ontario.

Autres liens

La version anglaise de la présente fiche technique a été rédigée par Hugh Martin, chargé de programme, Production de cultures biologiques, MAAARO, et Dorene Collins, chargée de programme, Commercialisation et services à la clientèle, MAAARO.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424 1300
Courriel :ag.info.omafra@ontario.ca