Production
de cultures non traditionnelles en Ontario
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Table des matières
- Introduction
- La Culture
3. Commercialisation
4.
Gestion Du Risque
5. Conclusion
6.
Ressources
Introduction
Par
cultures non traditionnelles, on entend généralement des cultures
occupant de faibles superficies qui sont destinées à des marchés
de niche comme les fruits et légumes exotiques, les herbes médicinales
et culinaires et les plantes utilisées à des fins industrielles
(p. ex. le chanvre pour la production de fibres). Une culture non traditionnelle
peut être nouvelle dans une région ou simplement nouvelle pour l'exploitant.
Nombreux sont les producteurs agricoles qui voient dans les cultures non traditionnelles
un moyen de s'adapter aux tendances nouvelles en agriculture ou à l'évolution
démographique. L'Ontario compte l'une des populations les plus ethniquement
diversifiées d'Amérique du Nord. Cette diversité se traduit
par l'ouverture d'importants débouchés pour les cultures non traditionnelles
produites localement.
La décision de se lancer dans une culture
non traditionnelle doit s'appuyer sur une analyse de rentabilité complète.
On accroît ainsi ses chances de succès puisqu'on dispose d'une évaluation
réaliste des risques et des gains possibles. Cette analyse révélera
aussi les éventuelles contraintes liées à la culture envisagée,
notamment sur les plans agronomiques, de la salubrité des aliments, de
la réglementation et de la commercialisation.
L'expérience
acquise par l'exploitant dans la production de cultures traditionnelles ne se
transpose pas toujours directement aux cultures non traditionnelles. On ne saurait
trop insister sur l'importance d'effectuer une recherche approfondie avant de
se lancer dans la production de cultures non traditionnelles. La présente
fiche technique résume certains des points les plus importants à
prendre en considération dans cette analyse préalable.
La
Culture
Matériel végétal à
utiliser
S'assurer d'abord que l'espèce en question peut être
importée, exportée et cultivée en toute légalité.
Des dispositions législatives visant, par exemple, des espèces en
voie de disparition, des mauvaises herbes nuisibles ou des espèces envahissantes,
peuvent interdire l'importation et/ou la culture de certaines plantes. Ainsi,
en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (Ontario),
il peut être illégal de cultiver une espèce classée
comme étant en voie de disparition ou menacée. Le ginseng à
cinq folioles, le noyer cendré et l'hydraste du Canada sont mentionnés
dans cette loi et leur production est soumise à des restrictions précises.
D'autres plantes, comme le chanvre et le tabac, ne peuvent être cultivées
légalement sans l'obtention d'un permis. On trouve à la fin de la
présente fiche technique une liste d'organismes de réglementation
qui pourra servir de point de départ à une recherche plus approfondie
sur la question. S'informer de toutes les exigences législatives concernant
la culture envisagée.
Se renseigner sur la façon de partir
la culture (par semis, repiquage, etc.) et s'assurer de la disponibilité
du matériel végétal nécessaire. Pour certaines plantes
en provenance de pays chauds (p. ex. les melons de spécialité) le
départ de la culture peut devoir se faire au moyen de plants à repiquer
si l'on veut que les plants atteignent leur pleine maturité au cours de
la saison végétative de l'Ontario; d'autres espèces (p. ex.
le pak-choï à fleurs) peuvent avoir du mal à atteindre leur
plein développement si on les part à partir de plants à repiquer.
La disponibilité continue des semences ou des plants à repiquer
est un autre point important à considérer, de même que la
source du matériel végétal. Si les semences ou les plants
à repiquer viennent de l'extérieur du Canada, il faudra peut-être
demander un permis d'importation et une inspection par l'Agence canadienne d'inspection
des aliments (ACIA). Il faudra aussi trouver un fournisseur fiable et de bonne
réputation qui pourra fournir des semences et des plants du cultivar souhaité,
des plants qui soient exempts de maladies, d'insectes et de virus et, s'il y a
lieu, des plants convenablement certifiés (p. ex. bio, exempts de virus,
etc.).
Environnement
Les espèces
non traditionnelles étant souvent originaires de pays chauds, il est important
de déterminer s'il vaut mieux les cultiver en plein champ ou en serre.
La culture en serre peut s'imposer pour produire des cultures qui ne parviennent
pas à maturité dans les limites de la saison végétative
ontarienne ou pour améliorer la qualité de la récolte et
éventuellement réduire la pression exercée par les ennemis
de la culture. Toutefois, les marges bénéficiaires associées
à certaines cultures non traditionnelles sont parfois trop faibles pour
justifier les coûts supplémentaires engagés pour la culture
en serre, de sorte que le seul mode de production économique reste la culture
en plein champ. Dans ce cas, on s'assurera que la région possède
les sols et les conditions climatiques qui permettent une production rentable.
Exigences
agronomiques
Déterminer les conditions agronomiques - type de sol,
fertilité, irrigation - qu'exigent les différentes cultures non
traditionnelles. Pour certaines de ces cultures, les exigences agronomiques sont
bien connues ailleurs dans le monde (on peut obtenir cette information dans diverses
publications ou auprès de producteurs ou des services de vulgarisation
des pays visés). Dans certains cas, ces exigences agronomiques peuvent
être facilement adaptées aux exploitations qui pratiquent des cultures
traditionnelles en Ontario, surtout si les conditions de croissance locales sont
semblables. Il peut également être possible d'adapter les pratiques
agronomiques qui s'appliquent à une culture apparentée déjà
produite en Ontario. Dans certains cas, il faudra procéder à des
expériences sur le terrain pour déterminer les conditions de prédilection
de la nouvelle culture. Les rendements et la qualité de la production pourraient
s'en trouver affectés pendant quelques années, le temps qu'on mette
au point une méthode adaptée à la plante.
L'introduction
de cultures non traditionnelles peut nécessiter l'élaboration de
nouvelles stratégies de rotation des cultures, de manière à
freiner la prolifération des organismes nuisibles et à rehausser
la santé générale des sols. En outre, il faudra éventuellement
repenser les calendriers de plantation et de récolte et redéfinir
les besoins de main-d'uvre, de façon que les cultures non traditionnelles
n'entravent pas les pratiques agricoles courantes. Certaines cultures, comme les
herbes et les légumes-feuilles, peuvent autoriser plus d'un semis par saison
de culture, ce qui procure une souplesse accrue, notamment si la récolte
se fait sur une base continue. Le calendrier des récoltes, qui peut être
compliqué, exige de bien connaître les particularités de la
croissance des cultures et l'évolution de la demande sur le marché.
De nombreuses cultures non traditionnelles exigent du matériel spécialisé
pour la préparation des sols, la mise en terre des semences ou des plants
et la récolte. L'achat de ce matériel devra être pris en compte
dans l'analyse des coûts de production.
Lutte
contre les ennemis des cultures
Dans le cas de bien des cultures non traditionnelles,
il y a peu de produits chimiques et d'agents biologiques homologués pour
lutter contre les organismes nuisibles, d'où l'importance d'adopter des
pratiques culturales susceptibles d'atténuer ou de compenser cette lacune.
Il est assez fréquent que les organismes nuisibles épargnent les
cultures nouvelles les premières années, mais ils apparaissent plus
tard, à mesure que les superficies qui leur sont consacrées augmentent.
Aussi, avant de se lancer dans une culture non traditionnelle étroitement
apparentée à une culture déjà pratiquée en
Ontario (p. ex. une culture qui appartient à la même famille de végétaux),
il convient de se renseigner sur les ennemis qui s'attaquent habituellement à
la culture traditionnelle en place; il y a en effet de bonnes chances que les
mêmes ennemis s'attaquent à la nouvelle culture. Ainsi, la tinda,
un tout petit melon originaire de l'Inde, donc de la famille des cucurbitacées,
pourrait être la cible de bon nombre d'insectes et de maladies qui s'attaquent
aux concombres et aux melons en Ontario.
L'un des plus grands défis
qui se posera aux producteurs de cultures non traditionnelles est sans doute la
lutte contre les mauvaises herbes. Les méthodes de lutte contre les mauvaises
herbes autres que chimiques (p. ex. le sarclage) sont importantes vu la rareté,
quand ce n'est pas l'absence, d'herbicides homologués.
Pour la plupart
des cultures non traditionnelles, le recours à des méthodes préventives
pour éviter ou atténuer les problèmes causés par les
ennemis des cultures est crucial puisque les solutions de rechange peuvent être
limitées une fois que les infections ou infestations sont présentes.
Ces méthodes comprennent :
- une rotation appropriée
des cultures;
- l'utilisation de cultivars résistant aux ravageurs;
- une
attention portée à l'assainissement des champs et à la gestion
des résidus de culture;
- l'utilisation de semences de qualité
supérieure, certifiées exemptes de maladies (lorsque ces semences
sont disponibles);
- la pratique de cultures intercalaires, la variation
des dates de semis et des densités de peuplement, le travail du sol et
l'utilisation de bandes ou de parcelles pièges.
Un suivi
serré et la tenue de registres aideront l'exploitant à repérer
les ennemis à combattre avant que ceux-ci n'atteignent des seuils de nuisibilité
et lui donneront des indications précieuses sur les ennemis susceptibles
de lui poser des problèmes dans les campagnes agricoles à venir.
Exigences postérieures à la récolte
L'importance
des manutentions que devra subir le produit après la récolte dépend
des exigences du marché auquel il est destiné. Certaines productions
sont écoulées telles quelles sur le marché du frais, tandis
que d'autres doivent subir une transformation plus ou moins poussée. À
cela peuvent s'ajouter diverses exigences réglementaires relatives à
la transformation des aliments, comme le type d'installation requis pour le respect
des lois en matière de salubrité des aliments et des règlements
d'étiquetage. Dans certains cas, une transformation supplémentaire
à valeur ajoutée (comme l'épluchage ou le hachage) pourra
accroître la marge bénéficiaire de l'exploitant.
Un
autre aspect à considérer est le stockage de la récolte.
Il faudra d'abord déterminer s'il y a lieu d'utiliser des entrepôts
spéciaux et combien de temps la récolte pourra y demeurer. Une durée
de stockage relativement courte pourra constituer un avantage concurrentiel s'il
est impossible de se procurer des produits importés de haute qualité.
Une longue durée de conservation permettra par contre d'étaler dans
le temps les livraisons aux clients et de réduire les risques liés
à la fluctuation des prix.
Commercialisation
Vendre
avant de semer
La vente d'une récolte constitue toujours un défi,
d'où l'importance d'élaborer une stratégie de commer-cialisation
qui définit précisément chacune des étapes menant
à des ventes fermes. Considérée globale-ment, la commercialisation
est un processus qui consiste pour le ven-deur à planifier et à
fixer le prix de vente de ses produits et à faire leur promotion et leur
distribution de manière à répondre aux besoins de l'entreprise
et des clients.
Le processus ne se limite pas à vendre un produit
ou un service. Il comprend aussi l'ensemble des décisions stratégiques
prises en arrière-scène qui visent à influencer la perception
du client. Ces décisions doivent porter sur les quatre " P "
suivants :
- un produit (y compris l'étiquetage et le conditionnement
destiné à en garantir la salubrité et la qualité),
-
un ou des points de vente et un réseau de distribution,
- une stratégie
de promotion,
- le prix.
Aspects clés à
considérer dans le processus décisionnel
- Caractéristiques
et avantages du produit.
- Marché cible - Qui est le plus susceptible
d'acheter le produit?
- Demande du marché - Combien existe-t-il
d'acheteurs éventuels?
- Quel volume de produit faut-il pour répondre
à la demande?
- Le marché est-il saisonnier ou annuel?
- Options
de distribution - Quelle est la meilleure façon de joindre les acheteurs
éventuels?
- Concurrence - De quels produits et de quelles entreprises
viendra la concurrence?
- Tendances - Peut-on compter sur une demande stable?
- Prix - Quelle est la fourchette prévisible de prix? Le prix le
plus bas permettra-t-il de dégager un profit?
- Chiffre d'affaires
prévu - Comment l'évolution éventuelle du marché pourra-t-elle
influencer la quantité de produits vendus?
Débouchés
Les producteurs ontariens peuvent compter sur deux grandes catégories
de débouchés, soit les commerces de détail et les services
d'alimentation.
Commerces de détail
L'Ontario compte plus
de douze mille établissements de tous genres qui vendent au détail
des produits alimentaires : dépanneurs, marchés d'agriculteurs,
comptoirs routiers, épiceries, magasins-entrepôts, pharmacies, sites
Internet de vente d'aliments, etc. Pour plus d'information sur la vente de cultures
non traditionnelles, directement de la ferme à la clientèle des
comptoirs routiers et des marchés d'agriculteurs ainsi qu'aux adeptes de
l'auto-cueillette, communiquer avec le Ontario Farm Fresh Marketing Association
(www.ontariofarmfresh.com). Pour s'informer des possibilités d'écouler
sa production dans les marchés d'agriculteurs, voir les exploitants locaux
de ces marchés ou visiter le site du Farmers' Markets Ontario (www.farmersmarketsontario.com).
Services
d'alimentation
Il existe plus de trente mille points de service d'alimentation
en Ontario, qui comprennent notamment des boulangeries, des traiteurs, des cafés,
des cantines mobiles, des friteries mobiles, des services de livraison à
domicile, des hôpitaux, des écoles, des prisons et des établissements
exploités par des traiteurs à forfait (y compris les cafétérias
d'entreprise). Ces débouchés peuvent être saisonniers ou ils
peuvent fonctionner l'année durant. Pour prendre contact avec l'un ou l'autre
de ces points de service, on peut s'adresser au Marché des produits alimentaires
de l'Ontario, à Toronto.
Choix d'une clientèle
cible
Il est préférable de recenser d'éventuels acheteurs
et de communiquer avec eux avant d'entreprendre la mise en culture : ces premiers
contacts se traduiront peut-être par la signature de contrats. L'exploitant
qui vise de larges segments de la clientèle ontarienne devrait communiquer
avec les trois grandes chaînes de magasins d'alimentation implantées
en Ontario (qui vendent plus de 75 % des produits d'épicerie dans la province).
Chacune de ces chaînes compte un responsable des achats qui dispose de toute
l'information utile sur les exigences de l'entreprise en matière d'étiquetage
et d'emballage des produits, d'assurance, ainsi que de pratiques agricoles et
d'audits à la ferme. On aura avantage à se procurer cette information
avant d'aller plus loin.
La production peut aussi être écoulée
directement auprès d'un distributeur qui se spécialise dans la revente
à des commerces de détail et à des services d'alimentation.
Des organisations comme le Marché des produits alimentaires de l'Ontario
et certaines entreprises spécialisées dans la desserte des services
d'alimentation peuvent joindre un nombre important de points de vente.
Une
recherche sur Internet avec les mots-clés foodservice distributors Ontario
permettra à l'exploitant de se constituer une liste de distributeurs. Si
l'exploitant constate qu'un commerce de détail ou qu'un service alimentaire
vend déjà des produits à une clientèle qu'il a lui-même
ciblée, il devrait communiquer avec le distributeur qui approvisionne cet
établissement. Le distributeur à qui il offrira son produit non
traditionnel pourrait y voir une occasion d'augmenter son chiffre d'affaires.
En élargissant l'éventail des marchés visés,
on réduit les risques d'échec commercial. Si la liste des débouchés
se résume à un seul marché, il faudra évaluer le degré
de stabilité de celui-ci et prévoir une porte de sortie au cas où
le marché s'affaisserait ou disparaîtrait complètement.
Exigences
en matière d'étiquetage
S'informer des exigences des
clients en matière d'étiquetage et des frais supplémentaires
que celles-ci pourraient entraîner. Les étiquettes doivent être
conformes en tous points aux lois et aux règlements en vigueur (provinciaux
et fédéraux).
Ciblage de la clientèle
Pour
accroître ses ventes, il importe de savoir comment retenir l'attention de
sa clientèle cible. Les recherches prouvent que des stratégies simples
- comme des annonces publiées dans les magazines lus par la clientèle
cible ou la décoration d'un stand avec des couleurs ou des motifs auxquels
les clients visés s'identifient (p. ex. les couleurs de leur drapeau national)
- permettront de gonfler le chiffre d'affaires.
S'assurer que le cultivar
choisi plaît à la clientèle visée. Par exemple, parmi
les nombreux cultivars d'aubergine qui existent et qui ont tous des caractéristiques
différentes, il s'en trouve qui présentent des caractères
uniques ayant la faveur de certains groupes ethniques particuliers.
Pour
réussir un projet de culture non traditionnelle, il importe de bien comprendre
le marché visé et de s'assurer que la demande pour le produit est
suffisante. En raison des faibles superficies consacrées à ces cultures,
l'équilibre entre l'offre et la demande est souvent difficile à
maintenir dans leur cas. Il est particulièrement important de déterminer
avec précision la superficie minimale requise pour prendre pied sur le
marché en raison de l'obligation où se trouve le producteur de se
familiariser avec la culture avant d'investir dans un agrandissement substantiel
des superficies cultivées. Toute hausse de la production d'une culture
nouvelle peut se traduire par un excédent de l'offre susceptible de faire
chuter les prix, particulièrement si le marché est restreint.
Il
importe de déterminer comment les variations de l'offre vont influencer
le prix de vente du produit et de s'assurer que le plan d'affaires tient compte
des fluctuations éventuelles du prix. Le caractère concurrentiel
de la production peut être influencé par des facteurs comme la fraîcheur
et la qualité du produit ou la proximité du marché.
Gestion
Du Risque
Bien cerner les options à sa disposition en cas d'échec
de la culture, étant entendu par ailleurs que ce type de risque - soit
des cultures non traditionnelles sur des superficies réduites - n'est peut-être
pas couvert par l'assurance-récolte. Envisager de diversifier la production
: en cultivant un certain nombre d'espèces faciles à écouler
sur les marchés visés, on atténue les répercussions
négatives de l'échec d'une culture unique. L'impact financier de
l'échec sera d'autant plus grand que l'espèce en question prend
du temps à parvenir à maturité (p. ex. la perte d'une récolte
sur quatre d'une herbe culinaire sera moins lourde de conséquences que
la perte d'une plantation d'arbres à noix qui mettent quinze ans à
atteindre leur pleine production).
Conclusion
Les
cultures non traditionnelles constituent une façon pour les producteurs
ontariens de s'adapter aux nouvelles tendances observées en agriculture
et sur les marchés. Toutefois, les méthodes de culture et de commercialisation
peuvent différer considérablement de celles qui s'appliquent aux
cultures traditionnelles. Une étude approfondie des exigences agronomiques,
des contraintes de production et des modalités de commercialisation des
nouvelles cultures aidera l'exploitant à évaluer les possibilités
et les défis liés aux cultures non traditionnelles et renforcera
grandement ses chances de succès.
Ressources
MAAARO
Sources à consulter pour de l'information technique et des conseils:
Personnel
du MAAARO
Centre des ressources de Simcoe
1283, chemin Blueline
Simcoe (Ontario) N3Y 4N5
Visiter le site www.ontario.ca/cultures
pour la liste des membres du personnel de la Direction du développement
agricole.
Site Web du MAAARO
Le site Web du MAAARO (www.ontario.ca/maaaro)
est une mine de renseignements sur différents aspects de l'agriculture
en Ontario.
La page Web www.ontario.ca/agroentreprise
consacrée à la gestion des entreprises agricoles présente
de l'information sur:
- les programmes gouvernementaux disponibles:
Faites fructifier les profits de votre ferme,
Cultivons l'avenir,
En quête d'une nouvelle valeur - Value PlusMC
- les arrangements
commerciaux;
- l'analyse financière et l'étude des coûts
de production;
- le financement des activités agricoles et la fiscalité;
- les
ressources humaines;
- la commercialisation et la valeur ajoutée;
- la
planification de la relève;
- les tableurs pour faciliter les décisions
d'affaires;
- les événements à venir et les bulletins
d'information;
- les ressources et les services à la disposition
des agriculteurs.
Élaboration d'un plan d'affaires
Fiche
technique n° 03-052 du MAAARO, Comment évaluer la faisabilité
d'un projet d'entreprise.
Fiche technique n° 11-018 du MAAARO, Des
stratégies efficaces axées sur le service à la clientèle.
Fiche
technique n° 08-038 du MAAARO, Programmes et services à l'intention
des agriculteurs ontariens.
Conseil canadien de la gestion d'entreprise
agricole (www.farmcentre.com).
Publication Starting an Ag-Business? A Pre-Planning
Guide. Guide élaboré par le NY FarmNet (http://agviability.cornell.edu/pdf/Pre-businessPlanWorkbook.pdf)
pour aider le producteur agricole à déterminer quelle culture ou
quel projet pourrait s'avérer intéressant avant de se lancer dans
l'élaboration d'un plan d'affaires complet.
Recherche de terres
agricoles
Le site de FarmLINK Ontario (www.farmlink.net)
permet aux exploitants agricoles en quête de terres à cultiver ou
de conseils de se mettre en relation avec des propriétaires fonciers ou
des personnes susceptibles de les aider.
Réglementation
La
liste suivante pourra servir de référence de base pour déterminer
les lois et règlements qui s'appliquent à la production de cultures
non traditionnelles en Ontario. À noter que cette liste n'est pas complète
et que les lois mentionnées ne s'appliquent pas à toutes les cultures.
Lois fédérales
Ministère de la Justice (www.laws.justice.gc.ca).
Agence
canadienne d'inspection des aliments (www.inspection.gc.ca):
- Loi sur les produits agricoles;
- Loi sur les engrais;
- Loi
sur les aliments et drogues;
- Loi sur la protection des végétaux;
-
Loi sur les semences.
Environnement Canada (www.ec.gc.ca)
- Loi canadienne sur la protection de l'environnement;
- Loi
sur la protection d'espèces animales ou végétales sauvages
et la réglementation de leur commerce international.
Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada
(http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/branch-dirgen/pmra-arla/index-fra.php):
- Loi sur les produits antiparasitaires;
- Règlement sur les
produits de santé naturels.
Importations
Le
système automatisé de référence à l'importation
(www.inspection.gc.ca/francais/imp/airsf.shtml)
est une base de données tenue à jour par l'Agence canadienne d'inspection
des aliments. On y trouve un résumé des exigences en matière
d'importation de marchandises et de produits.
Lois provinciales
ServiceOntario
Lois-en-ligne (www.e-laws.gov.on.ca):
- Loi sur la destruction des mauvaises herbes (ministère de l'Agriculture,
de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario);
- Loi sur les
espèces en voie de disparition (ministère des Richesses naturelles
de l'Ontario);
- Loi sur les pesticides (ministère de l'Environnement
de l'Ontario).
Commercialisation
Commission
de commercialisation des produits agricoles de l'Ontario (www.omafra.gov.on.ca/french/farmproducts)
Marché des produits alimentaires de l'Ontario (www.oftb.com/)
165, The Queensway, Toronto (Ontario) M8Y 1H8
Tél. : 416 259-5479
Téléc. : 416 259-4303
Courriel : oftboard@interlog.com
Associations commerciales
Les associations suivantes tiennent
à jour une liste de leurs membres et disposent d'importantes données
sur le secteur de l'épicerie. Leurs services sont généralement
réservés aux membres ou aux membres associés. L'adhésion
à titre de membre associé à l'un de ces groupements donne
accès aux listes de membres et aux événements qu'ils organisent.
Conseil canadien des distributeurs en alimentation (www.ccgd.ca/)
1, Concorde Gate, bur. 604
Toronto (Ontario) M3C 3N6
Tél.
: 416 922-6228
Téléc. : 416 922-5909
Fédération
canadienne des épiciers indépendants (www.cfig.ca/)
2235, av. Sheppard Est, bur. 902
Toronto (Ontario) M2J 5B5
Tél.
: 416 492-2311
Téléc : 416 492-2347
Association
canadienne des aliments de santé (www.chfa.ca/)
550, ch. Alden, bur. 205
Markham (Ontario) L3R 6A8
Tél. :
905 479-6939
Téléc. : 905 479-1516
On peut joindre
par téléphone le Service des achats des grandes chaînes d'alimentation
de l'Ontario (consulter à ce sujet le Conseil canadien des distributeurs
en alimentation). Préciser le ou les produits offerts et demander à
parler à la personne responsable de ce secteur.
Salubrité
et transformation des aliments
Une page du site Web du MAAARO (www.omafra.gov.on.ca/french/food)
donne des renseignements sur un vaste éventail de sujets relatifs à
la salubrité des aliments en Ontario.
Autres sites Web utiles
Sites
national et provinciaux:
Sites internationaux:
La version anglaise de la présente fiche technique a été
rédigée par : Melanie Filotas, spécialiste de la lutte intégrée
contre les ennemis des cultures spéciales, MAAARO, Simcoe; Jim Todd, spécialiste
des cultures de remplacement, MAAARO, Simcoe; Sean Westerveld, spécialiste
de la culture du ginseng et des herbes médicinales, MAAARO, Simcoe; et
Helen Prinold, spécialiste des ressources pour les entreprises, MAAARO,
Guelph.