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L'établissement d'une pelouse Format pdf - (622 kb) Les pelouses font partie intégrante du paysage urbain.
Elles sont esthétiques, fonctionnelles, thérapeutiques et utiles
aux activités récréatives. Une pelouse installée après
une bonne préparation sera plus facile à entretenir et réclamera
beaucoup moins de temps et d'argent qu'une pelouse dont l'installation a été
bâclée. L'assise d'une pelouse est en quelque sorte aussi importante
que celle d'une maison. SolLa pelouse doit d'abord et avant
tout reposer sur de la bonne terre végétale. Bien que la plupart des graminées à gazon s'accommodent de nombreux types de sol, en général, elles préfèrent un sol allant du loam sableux au loam. Si l'on ne dispose pas de ces types de sol, on peut modifier le sol ou le sous-sol existant de manière à en améliorer sensiblement les propriétés physiques. Les types d'amendements possibles comprennent le fumier d'élevage, la mousse de tourbe et les matières organiques compostées :
Voici les avantages que procurent les apports de matière organique :
Quand un sol a besoin d'être passablement enrichi de matière
organique, épandre une couche de 2,5-5 cm de mousse de tourbe, de fumier
bien décomposé ou de compost en surface, puis l'incorporer complètement
au sol jusqu'à une profondeur de 15 cm, afin d'éviter la superposition
de couches distinctes de sol et de matière organique. Analyses de solFaire analyser le sol avant d'installer la pelouse pour en déterminer le pH, et les besoins en chaux, en phosphore et en potassium. À l'aide d'une pelle ou d'une tarière (figure 1), prélever sur l'ensemble de la superficie, entre une quinzaine et une vingtaine d'échantillons de sol d'une hauteur de 15 cm. Déposer les carottes de sol dans un seau en plastique propre et bien les mélanger. De ce gros échantillon composite, ne conserver que 500 g qui formeront l'échantillon à envoyer au laboratoire d'analyse de sol. Pour obtenir la liste des laboratoires accrédités dans les analyses de sol, s'adresser à un bureau régional du MAAARO ou se rendre sur www.ontario.ca/cultures et cliquer sur le lien " Laboratoires accrédités pour les analyses de sol "
Figure 1. Pelle et tarière servant à l'échantillonnage du sol.
Nivelage et profilage du solDans chaque pelouse, il y a au moins deux lignes de nivellement repères :
Le profil le plus naturel est celui où la pelouse descend en pente douce à partir de la maison sur tous les côtés. La pente doit permettre aux eaux de surface de s'écouler graduellement sans engendrer d'érosion. La pente idéale doit être de 2 cm/m. Éviter de créer des terrasses ou des pentes trop prononcées, car il est difficile d'y installer du gazon, de les garder gazonnées et d'y tondre le gazon. Si toutefois la pente à partir de la maison devait être de plus de 6 cm/m, il serait conseillé d'aménager des terrasses maintenues par des murs de soutènement. Les terrasses sont plus esthétiques que les pentes abruptes et elles sont plus faciles d'entretien. Parfois, si la pente et l'espace le permettent, des terrasses en pente douce peuvent être une solution intéressante. Il
est fortement conseillé de poser des tuyaux de drainage avant de terminer
le profilage, si l'écoulement de l'eau ne peut se faire autrement. Le drainage
souterrain assèche les endroits détrempés et permet d'évacuer
rapidement les excédents d'eau de pluie. Il améliore ainsi l'aération
du sol. Des rangées de drains de 7 à 10 cm de diamètre espacées
de 3 à 5 m et posées à 50 cm de profondeur selon une pente
de 1 à 2 % (1-2 m/100 m) sont généralement satisfaisantes.
L'efficacité du drainage souterrain peut être amoindrie si les tuyaux
sont recouverts de terre fine (argile lourde du sous-sol). Plus le sous-sol est
dense, plus les rangées de tuyaux doivent être rapprochées.
Amener les tuyaux de drainage jusqu'à un exutoire convenable et prendre
soin de protéger la sortie de drainage par un treillis métallique,
afin d'empêcher les oiseaux, les rats et les souris d'y faire leur nid.
La sortie de drainage peut être raccordée à un égout
pluvial ou à un tuyau de descente de gouttière ou simplement déboucher
dans la rue. Une autorisation de la municipalité peut être exigée
pour certains types de sorties de drainage. En l'absence d'égouts pluviaux,
il est possible d'aménager un puisard en périphérie de la
pelouse et d'y amener les tuyaux de drainage. Lorsqu'on planifie la
construction d'une maison, il faut s'attarder à la pelouse parce qu'elle
en constitue les abords. Prendre les dispositions nécessaires pour faire
enlever la terre excavée, mais demander à ce que l'on garde la terre
végétale qui se trouve à la surface du sol. S'abstenir de
recouvrir la pelouse (et par conséquent la terre végétale)
avec de la terre excavée du sous-sol. Interdire aussi que la terre excavée
soit épandue à la surface du sol lors des opérations de profilage
et de nivellement. S'il faut faire des travaux de profilage et de nivellement importants, enlever la couche de surface (12-15 cm) et la conserver en tas jusqu'à ce qu'on soit prêt à la remettre en place. Souvent, malheureusement, sur les chantiers de construction, la terre végétale (de surface) est chargée à bord des camions et la future pelouse est couverte de terre provenant de l'excavation. Cette terre n'est pas suffisamment aérée et, habituellement, forme une couche qui nuit au drainage. Il faut conserver suffisamment de bonne terre végétale et au besoin en acheter pour recouvrir la surface à aménager d'une couche de 12-15 cm d'épaisseur.
Préparation du lit de semenceCommencer la préparation finale du lit de semence
deux ou trois semaines avant le semis. Détruire les graminées adventices
vivaces comme le chiendent ou l'agrostide stolonifère par un travail du
sol avant l'installation de la pelouse. Passer un rouleau sur la surface à
engazonner, puis un râteau afin d'obtenir un lit de semence ferme et aplani.
Sur les grandes surfaces, on obtient le même résultat en déplaçant,
par un mouvement de va-et-vient, une planche lourde ou un tapis métallique.
Au moment du semis, il ne devrait plus y avoir de grosses mottes à la surface. Après le profilage, laisser le terrain se tasser un peu avant de
semer. L'arrosage permet au sol trop meuble de se raffermir. En plus de révéler
les petites dépressions du terrain, il humidifiera suffisamment la terre
en dessous du lit de semence. Passer le rouleau pour terminer le profilage. Aplanir
au râteau les petites bosses et combler les dépressions. Le lit de
semence doit être ferme, mais friable. Si les chaussures laissent des empreintes
plus profondes que l'épaisseur de la semelle, c'est que le sol est encore
trop meuble. Se garder toutefois de faire trop de passages du rouleau sous peine
de compacter le sol et de nuire à l'enracinement. Comme la fermeté
du lit de semence est propice à la germination, on peut passer le rouleau
une dernière fois immédiatement avant de semer. La terre doit être
bien sèche pour qu'elle ne colle pas au rouleau. Faire un bon arrosage
dans les vingt-quatre heures qui suivent en ayant soin de ne pas traîner
le boyau d'arrosage sur le terrain. Les pelouses privées sont généralement ensemencées avec un mélange à gazon combinant des espèces capables de pousser en plein soleil et des espèces qui peuvent pousser à l'ombre. Les espèces de graminées les plus couramment utilisées dans les mélanges pour gazon sont le pâturin des prés, les fétuques fines et le ray-grass vivace. Les fétuques fines sont recommandées pour les endroits en proie à la sécheresse.
Choix des espèces de graminées à gazonLe choix des espèces et des cultivars est fonction
de l'usage prévu pour la pelouse ou la surface gazonnée. Les espèces
recommandées varient selon les besoins d'entretien et selon la qualité
de pelouse recherchée. Les conditions climatiques, de sol et d'ensoleillement
ou d'ombre entrent également en ligne de compte. Les espèces
de graminées à gazon peuvent s'utiliser seules, mais elles s'utilisent
le plus souvent en mélange en fonction des caractéristiques recherchées.
Selon les conditions, on combinera certaines espèces plutôt que d'autres.
Le tableau 1 indique les mélanges les plus appropriés
aux différentes situations. En jouant avec les proportions des espèces
choisies, on aura un mélange adapté à différentes
conditions et à différents emplacements. La plupart des
mélanges renferment du pâturin des prés, car cette espèce
donne un gazon d'un beau vert foncé, de texture allant de moyenne à
fine, uniforme, court, qui verdit rapidement au printemps et qui résiste
bien aux rigueurs de l'hiver et au piétinement. Il s'accommode d'un vaste
éventail de conditions, mais il affectionne les endroits ensoleillés
et les sols bien drainés. Si l'on recherche une pelouse de haute qualité,
le pâturin des prés devrait former de 50 à 75 % (en poids)
du mélange de semence. Là où l'on impose des restrictions
d'arrosage, le pâturin entre en dormance en période de sécheresse
mais reprend habituellement une croissance active dès le retour de la pluie.
Comme il est lent à s'établir, on l'associe souvent à d'autres
graminées à croissance rapide, comme le ray-grass vivace, qui procurent
vite une couverture végétale. Dans les sols peu fertiles, sablonneux ou acides ou dans les lieux ombragés, le pâturin des prés ne donnera pas d'aussi bons résultats que d'autres espèces de graminées. On l'associera alors à des fétuques fines, comme la fétuque rouge traçante, la fétuque rouge gazonnante et la fétuque à feuilles rudes, qui possèdent un feuillage fin et peuvent s'adapter à un vaste éventail de sols. Leurs besoins en fertilisants sont les plus modestes parmi toutes les espèces de graminées de saison fraîche. Si c'est un gazon résistant qu'on recherche, capable de supporter un piétinement intense, on peut employer un mélange de pâturin des prés et de ray-grass vivace. * En pourcentage du
mélange de semence Les ray-grass vivaces à gazon germent
rapidement, tolèrent d'être tondus de près et s'adaptent à
la plupart des sols. Plusieurs cultivars de ray-grass vivace à gazon contiennent
des endophytes (champignons vivant à l'intérieur des tissus) qui
accroissent la résistance aux insectes phyllophages (qui consomment les
feuilles), comme les punaises des céréales, les pyrales des prés
et les calandres. Les ray-grass à gazon sont résistants à
la tache annulaire nécrotique qui est devenue une maladie fort répandue
dans les pelouses de pâturin de prés. Enfin, les ray-grass vivaces
à gazon se prêtent très bien au sursemis. En revanche, le
ray-grass vivace est la moins rustique des graminées à gazon de
saison fraîche et, dans certaines parties de la province, il risque de ne
pas survivre à l'hiver. Des cultivars de fétuque élevée à gazon ont récemment été mis en marché et leur popularité s'accroît en raison de leur excellente tolérance à la sécheresse et au sel. C'est une graminée nécessitant peu d'entretien qui s'utilise le long de boulevards, en bordure de routes et, dans une moindre mesure, sur les terrains de sport. Les fétuques élevées donnent de meilleurs résultats lorsqu'on les utilise seules ou en mélange avec environ 10 % de pâturin des prés. Plusieurs cultivars
de fétuques élevées à gazon contiennent des endophytes
qui leur confèrent une résistance accrue aux insectes phyllophages.
Toutefois, les fétuques élevées sont sensibles aux basses
températures et, par conséquent, s'éclaircissent et sont
réduites à des touffes peu attrayantes dans certaines régions
de l'Ontario. Selon ses préférences, on peut inclure
au mélange de semences de 5 à 10 % de trèfle blanc. L'avantage
du trèfle est qu'il fixe l'azote atmosphérique. Ses inconvénients
sont sa croissance clairsemée, sa tendance à tacher les vêtements
et les chaussures, sa sensibilité à l'hiver et l'attrait qu'il présente
pour les abeilles. L'utilisation de semences bon marché est
une économie de bout de chandelle. Il n'est pas rare que les mélanges
de ce genre aient un moins bon pouvoir germinatif ou contiennent des graines de
mauvaises herbes, des menues pailles et des corps étrangers. Ils peuvent
aussi être composés d'espèces mal adaptées à
nos conditions. De nombreux mélanges contiennent du ray-grass annuel, parce
que c'est une semence qui ne coûte pas cher et qui s'établit très
rapidement, mais le ray-grass annuel ne convient pas à un mélange
pour pelouse. Compte tenu de sa couleur vert pâle et de sa texture grossière,
le ray-grass annuel se marie mal avec le pâturin des prés. De plus,
comme son nom l'indique, le ray-grass annuel est une plante annuelle, qui est
donc détruite par l'hiver et laisse par la suite des zones dénudées
de gazon. Les mélanges présentés au tableau
1 peuvent être adaptés et modifiés selon des conditions
particulières. Moment du semisDans le sud de l'Ontario,
la meilleure période pour aménager une pelouse va de la mi-août
à la mi-septembre. C'est en effet à cette période que la
teneur en eau et la température du sol sont le plus propices à la
germination et à l'établissement. La concurrence exercée
par les mauvaises herbes est aussi moins forte à l'automne. S'assurer de
faire le semis tôt à l'automne, afin de donner le temps aux graminées
de bien s'établir avant l'hiver. Les plants seront alors bien enracinés
et résisteront mieux à la sécheresse et à la chaleur
l'été suivant. Ensemencer les zones ombragées
de préférence à l'automne. Comme les arbres ont alors perdu
leurs feuilles, les plantules bénéficient d'un ensoleillement abondant
au départ de la culture. Le gazon semé l'automne reprend aussi plus
vite sa croissance le printemps suivant, car il profite alors de la période
où les arbres ne sont pas encore parés de feuilles. Si
l'ensemencement est fait au printemps, il doit l'être dès que le
sol peut être travaillé. S'attendre à une germination lente
et inégale si les semences sont déposées dans un sol trop
frais et humide, et s'attendre aussi à une concurrence plus forte par les
mauvaises herbes. Si possible, attendre que les mauvaises herbes aient levé,
faire un bon binage pour les détruire, puis semer le mélange à
gazon. Il est difficile d'obtenir de bons résultats si l'ensemencement
se fait à la mi-été à cause de la chaleur et de la
sécheresse, sauf s'il est possible d'arroser la pelouse pour la garder
humide.
Le
problème le plus fréquent que pose le semis dormant est l'entraînement
des graines par les eaux de ruissellement au printemps. La stabilisation du lit
de semence avec un paillis approprié aidera à maintenir les semences
en place. Vu les difficultés qu'il occasionne, le semis dormant est une
solution beaucoup moins populaire. Taux de semisUne fois le terrain bien préparé, on ne doit pas lésiner sur les semences; un taux trop faible donnera une pelouse clairsemée, ponctuée de sol nu. Comme les semences de graminées varient en grosseur, en poids et en habitudes de croissance, les recommandations pour les semis sont très variées. Suivre les directives qui figurent sur l'étiquette du sac de semence ou se guider sur les directives générales présentées dans le tableau 2. De façon générale, on considère comme convenable un taux de semis de 15 à 20 graines de semences par 2,5 cm2 (1 po2).
Employer de 2 à 3 kg de
semence par 100 m2 lorsque le mélange renferme une forte proportion
de pâturin des prés. N'utiliser que des semences ayant un bon pouvoir
germinatif. Pour les petites surfaces, on peut accroître légèrement
le taux de semis. Pour les grandes surfaces, un taux de 100 à 150 kg/ha
constitue une bonne recommandation générale. Méthode de semisOn ensemence habituellement les petites surfaces à la main
en veillant à répartir les semences uniformément. Le meilleur
moment de la journée pour le faire est le début de la matinée
ou la fin de l'après-midi quand il n'y a pas de vent. Le mieux est de diviser
le lot de semences en deux et de semer la moitié de la semence dans un
sens, puis l'autre moitié transversalement à celui-ci (figure
2). On peut aussi semer en bandes d'environ 1 à 2 m de large. Pour
les petites étendues, on obtient une meilleure répartition des semences
en les mélangeant avec un engrais organique. Les graines adhèrent
aux particules d'engrais et, vu le volume plus grand du mélange, on obtient
un épandage plus égal. Un épandeur d'engrais par gravité
procure alors une répartition des semences satisfaisante.
Après le
semis, ratisser légèrement pour recouvrir les graines d'une couche
de 2 à 5 mm de terre. Ratisser dans un sens seulement, sans mouvements
de va-et-vient, pour éviter que les graines ne s'accumulent au fond de
raies ou au sommet de crêtes. Une fois les graines recouvertes, un passage du rouleau pour tasser la terre favorisera une germination rapide et uniforme. Garder le rouleau sec pour éviter que la semence n'y adhère. Il y a quatre moments où il est indiqué de passer un rouleau sur une nouvelle pelouse :
Arroser les nouveaux semis fréquemment pour
que le lit de semence reste bien humide jusqu'à la germination et à
l'établissement des plantules. Arroser en pluie fine pour ne pas mettre
les graines à nu. Garder la terre uniformément humide, sans la saturer
d'eau, jusqu'à ce que les plantes soient bien établies. S'il le
faut, répéter les arrosages ou les brumisations plusieurs fois par
jour. PaillageUn paillis n'est pas une absolue nécessité,
bien qu'il favorise une germination uniforme et rapide et l'établissement
du gazon. Le paillis est indiqué pour l'ensemencement des pentes abruptes
(afin de prévenir l'érosion du sol) jusqu'à ce que ce que
le gazon se soit établi. Le paillis assure également une protection
durant la germination et les débuts de la croissance. On peut utiliser
de la paille, de la grosse toile ou des géotextiles à usage paysager.
Si on se sert de paille, en épandre environ deux balles par 100 m2. Enlever
le paillis lorsque les plantules font 4 cm. Tonde des nouvelles pelousesCommencer
la tonte quand le gazon a atteint une hauteur d'environ 1 à 2 cm supérieure
à la hauteur de tonte voulue. S'assurer que les lames de la tondeuse soient
bien affûtées. Autrement, elles risqueraient d'arracher les jeunes
plantules. La tonte est importante, car elle stimule le tallage et la production
de rhizomes, ce qui procure un gazon plus fourni. Pour accroître
la densité de la pelouse, une légère fertilisation peut être
faite quatre à six semaines environ après la germination. Pose de gazon en plaquesLa pose de gazon en plaques procure une pelouse " instantanée "; c'est la solution à privilégier dans les situations suivantes :
Chez le pâturin des prés, les nouvelles racines
partent en premier lieu du collet et des rhizomes. Quand la couche de sol attachée
au gazon en plaques est mince, les racines pénètrent rapidement
dans le sol en place et il ne faut que deux ou trois semaines pour que le gazon
soit bien établi. On prépare la surface de la même
façon pour la pose de gazon en plaques que pour les semis. La surface doit
être bien aplanie et ferme. Avec le gazon en plaques, il ne s'agit que de
favoriser le développement du système racinaire. S'empresser d'étendre
les rouleaux de gazon dès leur livraison. Le gazon au cur des rouleaux
a tendance à s'échauffer rapidement au milieu de l'été
et peut être gravement endommagé en moins de douze heures. D'habitude,
on incorpore un engrais riche en phosphore dans les 7 premiers cm du sol avant
la pose des plaques. Les rouleaux sont posés bout à bout, chaque
rangée étant décalée par rapport à la précédente.
Éviter d'étirer les plaques, car elles rétrécissent
en séchant et laissent des vides qui constituent des endroits de prédilection
pour les graminées adventices annuelles. Après la pose
du gazon en plaques, passer un rouleau pour assurer un contact étroit entre
le gazon et le sol sous-jacent. Pendant les chaleurs de l'été, surtout
en juillet et en août, arroser dans l'heure qui suit la pose. Si on laisse
les plaques s'assécher, le système racinaire sera endommagé
et le gazon se déshydratera et mourra. Avant d'étendre les plaques,
arroser le sol légèrement. Après la pose, arroser tous les
deux à trois jours, en début de journée, afin de garder le
sol humide tant que les plants n'auront pas entièrement pris racine (environ
deux semaines). Éviter d'arroser à l'excès. Si la pose est
faite en plein été, arroser tous les jours vers midi, pendant une
période allant de dix jours à deux semaines. Le gazon en plaques
posé au début du printemps ou à la fin de l'automne exige
très peu d'arrosage une fois en place. Quand la pose est terminée,
la fréquence des coupes et la hauteur de tonte sont les mêmes que
pour une pelouse établie. Aucune fertilisation n'est habituellement nécessaire
pendant la période de trois à quatre semaines suivant la pose. Par
la suite, on emploie les mêmes doses de fertilisant que pour une pelouse
établie. Restreindre la circulation sur la pelouse pendant trois ou quatre
semaines après la pose pour donner la chance aux plaques de gazon de bien
s'enraciner. | ||||||||||||||||||||||
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