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Tableau
de la production fruitière en ontario
Table des matières
- Introduction
- La pomiculture en ontario
- La culture du raisin et des fruits tendres en
Ontario
- La lutte antiparasitaire dans les cultures
fruitières de l'Ontario
- Les tendances de la production fruitière
et de la commercialisation
- La recherche et le développement en Ontario
- La production fruitière en Ontario
Introduction
Certaines régions de l'Ontario bénéficient d'une
combinaison unique de conditions climatiques, géographiques et
pédologiques qui permettent la production d'un large éventail
de fruits de qualité supérieure. Les régions possédant
le climat et le sol les mieux adaptés à la culture des
espèces fruitières correspondent aux zones ombrées
de la carte qui se trouve vers la fin de la présente fiche technique.
Outre les pommes et les pêches, les fruiticulteurs de l'Ontario
produisent du raisin, des poires, des nectarines, des abricots, des
prunes, des pruneaux, des cerises, des framboises, des fraises et des
bleuets. Depuis quelques années, certains produisent aussi plusieurs
autres fruits moins courants comme l'amélanche ou plus exotiques
comme le kiwi rustique (Actinidia arguta), mais en faible quantité.
Les exploitations fruitières commerciales de l'Ontario produisent
annuellement plus de 450 900 tonnes de fruits sur une superficie de
25 294 hectares. La valeur totale à la ferme de cette production
dépasse les 225 millions de dollars.
Cette fiche technique s'intéresse aux fruits dont l'importance
économique est la plus grande pour les producteurs ontariens.
Ce sont les fruits de verger : pomme, poire, pêche, prune, cerise
et nectarine; les petits fruits : fraise, framboise, groseille à
grappe et groseille à maquereau; le raisin.
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La pomiculture en ontario
Climat, géographie et sols
En Ontario, la culture des pommes se concentre dans les régions
qui bordent le lac Ontario, le lac Huron et la baie Georgienne. C'est
principalement grâce à la présence de ces vastes
étendues d'eau profonde que la pomme est une des productions
fruitières les plus importantes en Ontario, par la quantité
et la diversité. En effet, la température de l'eau des
lacs évolue lentement, ce qui modère les fluctuations
de la température de l'atmosphère aux abords des lacs.
Le risque de gelées tardives au printemps et de gelées
hâtives à l'automne s'en trouve réduit, et la saison
de végétation est prolongée d'autant.
L'escarpement du Niagara contribue également à créer
dans de nombreuses zones les conditions favorables à la culture
des pommes. Cette haute muraille agit comme une barrière protectrice
en retenant les masses d'air adouci par les lacs au-dessus d'un territoire
peu étendu, certes, mais productif.
En outre, ces régions possèdent un large éventail
de sols fertiles, allant des loams sableux aux sols argileux, qui sont
tout indiqués pour la culture des pommiers.
Dimension économique
La culture des fruits en Ontario est une activité exigeante
tant en main-d'uvre qu'en capital. L'investissement à consentir
au moment de la création d'un verger peut dépasser 25
000 dollars par hectare (10 000 $ par acre). Le rendement de cet investissement
est aléatoire et dépend dans une grande mesure de la place
occupée sur le marché par le cultivar utilisé ou
par le producteur en particulier. En moyenne, les coûts annuels
de production sont de l'ordre de 8 500-10 000 dollars à l'hectare
(3 500-4 000 dollars à l'acre). En Ontario, les producteurs des
principales cultures fruitières peuvent se prévaloir de
programmes d'assurance-récolte et autres programmes de protection
du revenu agricole qui les aident à gérer les risques
de production. Dans le cas des fruits de verger, le producteur peut
s'attendre à des frais fixes annuels de 60 %, qu'il ait ou non
des fruits à récolter.
Production, variétés et rendements
Ces dernières années, la production de pommes s'est établie
en moyenne à 0,25 million de tonnes métriques, soit 13,7
millions de boisseaux. Un million de tonnes métriques équivaut
à 53 millions de boisseaux. La liste ci-dessous indique les variétés
de pommes cultivées en
Ontario et leur part approximative dans la production totale :
Cortland - 0,5 %
Gala - 1 %
Jonagold - 1 %
Golden Delicious - 1 %
Spartan - 1,8 %
Mutsu - 2 %
Idared - 7 %
Northern Spy - 10 %
Red Delicious - 12 %
Empire - 19 %
McIntosh - 27 %
Autres - cultivars hâtifs et tardifs - 17,7 %
Figure 1. Le verger de pommiers moderne est
caractérisé par un nombre plus élevé d'arbres
par unité de surface, la densité de plantation étant
généralement de 1 000 -1 500 arbres/hectare (400-600 arbres/
acre). À cause des sommes importantes qui sont investies dans
la création du verger, il est impératif que celui-ci rapporte
rapidement. L'utilisation de jeunes arbres de pépinière
de grande qualité est donc indispensable pour partir du bon pied.
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Les producteurs
On dénombre environ 700 producteurs de pommes en Ontario. Leurs
vergers font en moyenne 8 hectares (20 acres), mais certains plus de
40 hectares (100 acres). Grâce aux techniques modernes, l'efficacité
des producteurs ontariens est en progrès constant. Les vieux
vergers peuplés de pommiers de haute tige cèdent progressivement
la place aux vergers de haute densité, peuplés de pommiers
nains ou demi-nains. Cette augmentation du nombre d'arbres par unité
de surface permet une exploitation plus efficace et rentable du verger.
En Ontario, la tendance est à la création de vergers piétons,
c'est-à-dire de vergers où les travaux peuvent être
effectués avec un minimum de recours aux échelles.
D'après les récentes estimations relatives à la
superficie des pommeraies de la province, le nombre des producteurs
qui exploitent au moins 4 hectares (> 10 acres) de pommiers s'établit
à 400 et la superficie totale qu'ils exploitent à quelque
6 500 hectares (16 000 acres).
Les producteurs mettent également en uvre des techniques
d'entreposage améliorées qui permettent aux consommateurs
de savourer toute l'année des pommes de qualité récoltées
en Ontario.
Mise en marché
La moitié environ des pommes de l'Ontario est écoulée
sur le marché du frais. L'autre moitié est envoyée
aux conserveries. De la quantité écoulée sur le
marché du frais, les trois quarts transitent par des entreprises
de conditionnement qui les redistribuent aux magasins d'alimentation.
Les vergers ouverts à la libre cueillette, les marchés
de producteurs et les éventaires routiers vendent principalement
des pommes produites sur place.
Quatre-vingt-dix pour cent des pommes envoyées aux conserveries
servent à la fabrication de jus. Le reste sert à la fabrication
de compotes, de tranches de pommes et de garnitures de tartes. Les McIntosh
sont surtout utilisées pour la fabrication du jus et les Northern
Spy pour les garnitures de tartes.
La plupart des entreprises de conditionnement distribuent les pommes
sous la marque de commerce Orchard Crisp. Toutes les pommes Orchard
Crisp proviennent de l'Ontario et répondent à des normes
de qualité rigoureuses.
La récolte de pommes en Ontario représente une valeur
à la production, ou valeur à la ferme, d'environ 85 millions
de dollars par année. Dix pour cent environ de cette récolte
est exportée dans des pays comme les États-Unis, qui est
le plus gros importateur, absorbant 65 % de nos exportations totales
de pommes, et le Royaume-Uni, qui en reçoit environ 30 %.
On peut trouver les statistiques complètes du secteur ontarien
de la pomme sur le site Web du MAAARO à www.gov.on.ca/omafra/french/stats/hort/index.html.
Organisation et structure du secteur de la
pomme
En juin 2004, un nouvel office de commercialisation a vu le jour. Les
Ontario Apple Growers (OAG) négocieront chaque année un
prix pour les pommes destinées à la fabrication du jus
et fournira des services aux producteurs et aux autres intervenants
du secteur pomicole dans les domaines suivants : les relations avec
le gouvernement, l'information des producteurs, la recherche et le développement,
et la promotion. Les OAG partagent services et buraux avec la Grape
and Tender Fruit (Ontario) Ltd., à Vineland Station. Toute exploitation
commerciale qui compte au moins 4 hectares de pommiers (> 10 acres)
sera incluse. Les producteurs adhérents versent chaque année
à l'organisme des droits de permis s'élevant à
20,00 $ de l'acre.
La culture du raisin et des fruits tendres en
Ontario
Au Canada, la production commerciale à grande échelle
du raisin de cuve et des fruits tendres n'est possible qu'en Ontario
et en Colombie-Britannique. On entend par fruits tendres les pêches
et les nectarines, les poires, les cerises sucrées et les cerises
acides, les prunes et les abricots. En ce qui concerne la vigne, les
cépages cultivés comprennent des labruscas indigènes,
pour la fabrication de jus et la vente en frais, des hybrides français
et des types Vitis vinifera, pour la fabrication de vins.
En Ontario, la culture des fruits tendres et de la vigne se concentre
dans deux grandes régions. La plus étendue et la plus
importante se trouve dans la péninsule du Niagara, sous l'escarpement
de même nom. Le principal terroir fruitier est une frange étroite
de 45 km de long qui borde la rive sud du lac Ontario jusqu'à
Niagara-on-the-Lake. Au centre de la péninsule, aux environs
de Pelham, un petit secteur se prête également à
la culture des fruits tendres comme les pêches, les cerises, les
poires et les prunes.
Les isothermes et la topographie sont également propices à
la culture de diverses espèces de fruits tendres sur la partie
de la rive du lac Huron qui s'étend de Goderich au comté
de Lambton. Sur une carte, une isotherme est une courbe qui relie les
points de la surface de la terre qui ont la même température
moyenne ou qui sont à la même température à
un moment donné.
La deuxième région de culture fruitière, formée
par les comtés d'Essex et Kent, à l'extrême sud
de la province, bénéficie de la plus longue saison de
végétation en Ontario.
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Climat, géographie et sols
La région de la péninsule du Niagara qui est située
sous l'escarpement du Niagara jouit d'un climat tempéré
grâce à ses deux frontières naturelles - le lac
Ontario et l'escarpement. Le lac Ontario exerce une influence majeure
sur le climat de la région parce qu'il absorbe, durant l'été,
une somme colossale d'énergie thermique qu'il restitue lentement
durant l'hiver, tant qu'il n'est pas envahi par les glaces. La brise
qui descend l'escarpement du Niagara sur les rives du lac crée
un remous qui tire dans son sillage l'air plus chaud des couches d'inversion
situées plus haut. Ce brassage réduit les fluctuations
de température en réchauffant les vents qui arrivent des
lacs en hiver et en rafraîchissant les vents qui descendent vers
les rives en été. Cet effet modérateur est important,
puisque, dans la région, le mercure tombe rarement au-dessous
de -18 °C l'hiver et dépasse exceptionnellement 30 °C
l'été.
Grâce à ce phénomène climatique, les boutons
à fruits se développent plus tardivement au printemps
et sont donc moins menacés par les gelées printanières.
La première gelée automnale est également retardée,
ce qui prolonge la saison de végétation et augmente la
somme des unités thermiques en arrière-saison.
Dans la région de la péninsule du Niagara qui est située
au pied de l'escarpement, les sols sont également favorables
au bon développement des arbres fruitiers. Ils vont des sols
sablonneux ou caillouteux qui se drainent bien aux sols limoneux et
aux loams argileux hydromorphes. Les sols sablonneux et caillouteux
se trouvent principalement au bord du lac Ontario, le long de la rivière
Niagara et autour de Pelham; ils conviennent à la culture des
pêches, des nectarines, des cerises, des abri-cots et des petits
fruits. Les sols limoneux et les loams argileux se prêtent mieux
quant à eux à la culture de la vigne, des poires, des
prunes et des pommes.
Dans les comtés d'Essex et Kent, le voisinage du lac Érié
tempère les froids hivernaux. Le lac Érié est peu
profond comparativement aux autres grands lacs et, certaines années,
il gèle par endroits. Or, quand il est gelé, le lac perd
son effet modérateur sur le climat. À la fréquence
approximative d'une fois tous les dix ans, les comtés d'Essex
et Kent connaissent en hiver une forte chute de la température
qui peut causer de sérieux dommages aux arbres à fruits
tendres et à la vigne.
Production
La culture du raisin et des fruits tendres rapporte chaque année
à la région quelque 100 millions de dollars qui se ventilent
approximativement ainsi : 60 millions de dollars de raisin de table
et de transformation, 22 millions de dollars de pêches de table
et de transformation, et 18 millions de dollars de divers autres fruits
de verger tendres. L'Ontario compte plus de 900 producteurs de fruits
à chair tendre, dont la majorité exploitent des vergers
de moins de 20 hectares. Par contre, environ 20 % des producteurs produisent
80 % de la valeur totale de production.
La péninsule du Niagara produit un très grand pourcentage
des fruits de l'Ontario : plus de 94 % du raisin, 90 % des pêches,
nectarines et abricots, 80 % des prunes, 75 % des cerises sucrées,
72 % des poires et 60 % des cerises acides. En ce qui concerne la vigne,
les surfaces plantées en cépages nobles ont fortement
augmenté ces dernières années pour répondre
à la demande de vins fins. Dans la région du Niagara,
une partie des surfaces en arbres à fruits tendres et la majorité
des surfaces en pommiers ont été converties en vignes.

Figure 2. La culture des fruits de verger
demande beaucoup de main-d'uvre. Dans les nouveaux vergers de
pêchers de l'Ontario, les arbres sont conduits selon le système
de l'axe central. Cette méthode améliore l'efficacité
d'exploitation du verger, car l'essentiel des travaux de taille des
arbres, d'éclaircissage des fruits et de cueillette peut se faire
sans échelles.
Les producteurs des comtés d'Essex et Kent produisent tous les
types de fruits tendres et de raisin. L'île Pelee, territoire
le plus méridional du Canada, possède l'une des plus fortes
concentrations de vignes constituées de Vitis vinifera.
Une nouvelle zone de production de cerises acides s'est développée
dans les comtés de Haldimand-Norfolk et représente 25
% de la production de la province. La partie du comté de Prince
Edward qui longe la baie de Quinte voit se développer la culture
de la vigne, mais les essais doivent s'y poursuivre, à cause
des hivers froids et de la brièveté de la saison de végétation.
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Structure de mise en marché
et organisation de producteurs
La Commission ontarienne de commercialisation des fruits tendres est
une organisation de producteurs qui se charge d'assurer la mise en marché
et la promotion des produits, d'établir les prix, d'appuyer la
recherche et d'étudier les questions d'actualité. Les
Grape Growers of Ontario, qui regroupe les viticulteurs de la province,
se consacre à la promotion et à la commercialisation du
raisin, à l'établissement des prix, au soutien à
la recherche et à l'étude des questions d'actualité.
La viticulture en Ontario
Plus de 85 % de tous les vins canadiens sont produits sur 7 000 hectares
de vignes dans la péninsule du Niagara, le sud-ouest de l'Ontario
et le comté de Prince Edward. Les cépages Vitis vinifera
représentent approximativement 55 % de la production de l'Ontario,
une proportion qui s'élève chaque année. Les hybrides
français représentent 25 % du volume produit et les cépages
labrusca, 20 %.
L'Ontario produit de nombreux vins dont la qualité est reconnue
dans le monde entier.
- Les vins de l'Ontario représentent 40 % du marché
du vin en Ontario.
- L'Ontario compte plus de 50 caves de vinification et il s'en crée
de nouvelles chaque année.
- La culture de la vigne engendre 12 000 emplois, à plein temps
et saisonniers.
- Les viticulteurs de l'Ontario prennent leur place sur les marchés
extérieurs et exportent du vin dans des pays comme le Royaume-Uni,
le Japon et les États-Unis.
- Des vins de fruits fins, fabriqués avec d'autres fruits que
le raisin, sont également vendus un peu partout en Ontario.
La culture des petits fruits en Ontario
Les petits fruits occupent une place importante dans la production
fruitière et leur culture peut être entreprise avec succès
dans de nombreuses régions de l'Ontario. La production de petits
fruits représente une valeur à la ferme de 20 millions
de dollars chaque année. La constance de la demande des consommateurs
en fait une activité rentable. Comme bien d'autres cultures de
valeur élevée, les petits fruits exigent beaucoup de main-d'uvre
et sont d'une rentabilité très aléatoire. À
cause de leur extrême fragilité, leur commercialisation
est contraignante et risquée. La production de petits fruits
réclame une attention de tous les instants : de la planification
et de l'installation des plants à la cueillette, en passant par
l'entretien de la culture et la lutte antiparasitaire, sans oublier
le transfert rapide des fruits cueillis en chambre froide puis vers
les points de vente.
Les fraises, les framboises et les bleuets se cultivent un peu partout
dans la province, mais surtout au voisinage des grands centres urbains.
Dans la plupart des cas, la proximité d'un bassin de main-d'uvre
et de consommateurs suffisamment important est la condition essentielle
de la réussite d'une exploitation de petits fruits. La cueillette
est principalement faite à la main et les fruits une fois cueillis
sont extrêmement périssables. On les cultive en général
sur les meilleures terres agricoles, car leur rendement optimal exige
un excellent drainage et un taux élevé de matière
organique. Par ailleurs, la culture des bleuets n'est possible que sur
les sols acides, le pH idéal se situant entre 4,5 et 5.

Figure 3. En Ontario, les fraises sont
le plus souvent cultivées selon la méthode des rangs nattés.
Pendant l'hiver, on recouvre les rangs de paille de blé que l'on
retire normalement à la fin d'avril.
Les plants de petits fruits sont produits par voie végétative
à partir de stolons, de boutures ou de drageons. Dans les cultures
de petits fruits, le risque de propagation de maladies par l'intermédiaire
des jeunes plants est donc élevé. Au moment de créer
une plantation, il est important de se procurer des plants dans une
pépinière qui applique un programme de multiplication
certifié ou agréé. Il existe en Ontario trois établissements
qui produisent des plants de petits fruits en se conformant à
un programme agréé.
Fraises : Quelque 1 600 hectares (4 000 acres) de fraises sont récoltés
chaque année. La plupart des producteurs font la culture des
fraises sur des petites surfaces, en complément à d'autres
cultures. Les exploitations qui comptent au moins 4 hectares (> 10
acres) de fraisière en production représentent moins de
20 % du nombre total, mais elles produisent plus de 70 % de toute la
récolte de fraises de la province.
La plupart des producteurs cultivent les fraises selon le système
des rangs nattés : les plants sont installés sur les rangs
et se multiplient librement par stolons durant l'année de la
plantation; les fraises sont récoltées durant les 2 à
4 années qui suivent. D'autres systèmes sont utilisés
pour cultiver les variétés de juin et les variétés
indifférentes à la photopériode, notamment la plasticulture.
Dans ce système à peuplement dense, les plants sont mis
en place sur des buttes ou billons recouverts d'un film plastique, et
sont irrigués par un réseau goutte-à-goutte. Le
fraisier est une des espèces herbacées vivaces la moins
rustique. Dans la plupart des régions de l'Ontario, il est nécessaire
de protéger les plants durant l'hiver par une couche de paille.
Les fraises sont en majorité cueillies à la main par
les clients dans les fraisières qui offrent l'autocueillette,
ou par des cueilleurs, et elles sont vendues sur place, dans des points
de vente locaux ou des marchés de producteurs. Les fraisières
de grande envergure approvisionnent les grands marchés de détail.
Un petit pourcentage du volume total prend le chemin des établissements
de transformation.

Figure 4. Cueillette des fraises Jewel.
Ce cultivar de moyenne saison, productif, donne de gros fruits fermes,
rouge foncé. Jewel est le cultivar tout indiqué pour les
fraisières installées sur sol lourd et ouvertes à
l'autocueillette ou écoulant leurs fruits sur le marché
du frais. Il a été créé en 1985 par la NYSAES
de Geneva, dans l'État de New York.
Fruits de ronce : Les fruits de ronce comprennent les framboises rouges,
les framboises noires, les mûres et leurs hybrides telles que
les mûres-framboises de Tay, de Logan et ou de Boysen. Les framboises
rouges sont de loin le fruit de ronce le plus cultivé. L'Ontario
compte quelque 405 hectares (1 000 acres) de framboisiers dont les fruits
sont vendus frais sur place ou dans les marchés de producteurs
locaux. Les coûts de production élevés, la difficulté
à trouver des cueilleurs et la très courte durée
de conservation du fruit sont les facteurs qui limitent l'offre de framboises
en Ontario.
Les cultivars utilisés varient selon le climat local et la rigueur
des hivers. Des cultivars de framboises rouges d'été (Boyne)
résistants à l'hiver sont cultivés un peu
partout en Ontario. Par contre, c'est seulement dans les parties les
plus chaudes du sud-ouest de l'Ontario et de la région du Niagara
qu'il est possible de cultiver les cultivars de mûres et de framboises
rouges à gros fruits, de grande qualité, qui sont capables
de supporter un long transport.
Des cultivars de framboises d'arrière-saison, qui fructifient
sur les tiges de l'année, sont également cultivés.
Leur production est abrégée par les premières gelées.
Mais la popularité de ce type de framboisiers est grandissante
grâce à l'apparition sur le marché de cultivars
à maturité moins tardive.
Bleuets : Les bleuets en corymbe sont cultivés sur environ 200
hectares (500 acres), principalement dans le sud de l'Ontario, dans
les secteurs où les sols sont légers et le climat tempéré
par les Grands Lacs. Les bleuets nains sont également cultivés,
mais à plus petite échelle. Par contre, le gros du volume
des bleuets nains provient de peuplements naturels, aménagés
ou non. Les bleuets nains poussent à l'état sauvage dans
le nord ou l'est de l'Ontario, régions où les sols, formés
à partir du Bouclier canadien, sont foncièrement plus
acides que les sols calcaires du sud de l'Ontario.
La majorité des bleuets sont récoltés à
la main par les clients dans les exploitations organisées pour
l'autocueillette, ou par des cueilleurs, et sont vendus sur les marchés
locaux. Un petit pourcentage des bleuetières est récolté
à la machine.
Autres petits fruits : En Ontario, la surface totale consacrée
aux groseilles à grappe, aux groseilles à maquereau et
aux cassis n'atteint pas 40 hectares (100 acres). Ces fruits sont vendus
dans les marchés de producteurs locaux ou servent à la
fabrication de vins de fantaisie et de confitures. Comme aucun établissement
ne transforme les groseilles et les cassis, les chances de pouvoir commercialiser
ces fruits à grande échelle sont minces. La rouille vésiculeuse
du pin blanc est une maladie qui peut toucher les cassissiers, surtout
dans les régions boisées de l'Ontario. L'apparition de
nouveaux cultivars de cassis résistants à la maladie suscite
un regain d'intérêt pour cette culture. En Ontario, la
culture des canneberges est concentrée près de Bala. Cette
espèce a des besoins spécifiques. Elle exige un sol acide
ou tourbeux et une source d'eau fraîche abondante est nécessaire
pour l'irrigation, la protection contre le gel et la récolte.
D'autres fruits de petite taille, comme le kiwi rustique et l'amélanche
ou saskatoon, sont également cultivés, mais ce ne sont
pas des petits fruits au sens technique de ce terme. Leur culture n'est
encore qu'au stade des essais préliminaires en Ontario et leur
vente est tributaire des marchés spécialisés locaux.
Organisations de producteurs : L'Ontario Berry Growers Association
fournit des services aux membres, notamment des ateliers éducatifs,
un bulletin d'actualité et des documents de commercialisation.
Elle aide au financement des recherches sur les petits fruits en Ontario
et assume l'administration du programme ontarien de multiplication des
plants de petits fruits. D'autres organisations de producteurs de petits
fruits sont l'Eastern Ontario Berry Growers Association et l'Ontario
Highbush Blueberry Growers Association. De nombreux producteurs sont
membres de l'Ontario Farm Fresh Marketing Association, de la North American
Strawberry Growers Association ou de la North American Bramble Growers
Association. Pour de plus amples renseignements sur ces organisations
ou pour savoir comment s'y affilier, appelez le Centre d'information
agricole du MAAO au 1 877 424-1300.
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La lutte antiparasitaire dans les cultures
fruitières de l'Ontario
Les cultures fruitières peuvent être infectées
par des organismes pathogènes et infestées par toutes
sortes d'insectes. Pour mieux combattre ces ennemis, de nombreux producteurs
de fruits de l'Ontario adhèrent à des programmes de lutte
intégrée (LI). Encadrés par des praticiens rompus
à cette technique et par des phytotechniciens, ils se familiarisent
avec la panoplie des méthodes de lutte (horticoles, biologiques
et chimiques) permettant de faire échec aux ennemis des cultures.
Ils reçoivent aussi des conseils sur les méthodes à
appliquer et les calendriers à suivre pour réaliser les
traitements pesticides avec efficacité et sécurité,
en perturbant le moins possible les équilibres naturels.
On contrôle rigoureusement tous les produits utilisés
sur les cultures pour vérifier leur efficacité et pour
s'assurer que les risques liés à leur emploi restent dans
les limites acceptées. Une spécialité phytosanitaire
qui n'a pas d'abord été homologuée ne peut être
utilisée. Toute personne utilisant des pesticides doit avoir
été formée et certifiée en Ontario.
Dans plusieurs régions de la province, les producteurs de fruits
se regroupent durant chaque saison de végétation pour
embaucher des dépisteurs (d'ordinaire des étudiants) qui
vont dans les vergers observer les niveaux d'activité des ennemis
des cultures. Ces dépisteurs sont en contact régulier
avec les professionnels du domaine des cultures.
Grâce à toutes ces mesures, de nombreux fruiticulteurs
sont parvenus à réduire de moitié leur utilisation
totale de pesticides au cours des dernières années. Dans
de nombreux cas, ils utilisent des programmes de lutte axés sur
la réduction des risques posés par l'utilisation des pesticides.
Les tendances de la production fruitière
et de la commercialisation
La production et la commercialisation des fruits étant de plus
en plus abordées sous l'angle de la mondialisation, plusieurs
tendances se dégagent un peu partout dans le monde : des efforts
accrus pour protéger les cultivars par des brevets d'obtenteur
et la vente des fruits sous marque commerciale. Ces tendances ont favorisé
l'émergence des " cultivars de club ", c'est-à-dire
des cultivars dont la surface en production est contingentée
et qui ne peuvent être cultivés que par ceux qui sont qualifiés
ou qui achètent les droits de culture. L'offre d'un cultivar
est souvent régulée de façon à la faire
correspondre à la demande et à assurer un certain rendement
aux partenaires engagés dans la production, ce qui assure la
stabilité des prix.
On distingue d'autres tendances comme la création de divers
programmes d'assurance de la qualité et de la salubrité
des aliments comme le HACCP. La possibilité de vendre des fruits
sur les marchés mondiaux dépend parfois du statut du groupe
de producteurs et de la traçabilité de ses produits. Les
acheteurs peuvent exiger divers types de documents pour certifier ou
protéger un procédé de production ou de commercialisation.
La gestion par catégories est un terme qui a récemment
fait son entrée dans le commerce des fruits et des légumes
frais. Les grands détaillants achètent désormais
des catégories définies de produits dans le monde entier
et pendant toute l'année.
Les consommateurs se sont habitués à voir les magasins
leur offrir, tout au long de l'année, des catégories de
fruits basées sur le cultivar ou le type. Ainsi, ils peuvent
trouver toute l'année des cultivars comme la pomme Royal Gala,
la poire Bartlett et des produits comme les fraises fraîches.
Cet approvisionnement est largement dissocié de la production
géographique locale. Les marchés frais de l'Ontario, dont
celui de la grande région de Toronto, sont courtisés par
les exportateurs de l'extérieur de l'Ontario et du Canada.
L'intensification des cultures est une autre des tendances notables.
Elle implique des densités de plantation plus élevées,
une meilleure maîtrise du risque inhérent à l'investissement
par le recours à certaines pratiques culturales comme l'irrigation.
Cette dernière peut être le moyen essentiel pour maîtriser
certains facteurs comme le refroidissement rapide des fruits à
la cueillette, le taux de croissance des fruits, la gravité des
épisodes de gel et l'apport des éléments fertilisants
indispensables par la fertirrigation.
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La recherche et le développement en
Ontario
Le département de phytotechnie de l'Université de Guelph
contribue à l'amélioration continue des cultures fruitières
de l'Ontario en menant des recherches dans diverses disciplines. Le
but de ces recherches est d'améliorer l'efficacité de
la production, de la transformation et de la commercialisation. Les
scientifiques s'appliquent à créer de nouveaux cultivars
de fruits et à améliorer les méthodes de protection
des cultures, d'entreposage des fruits et de soins postrécolte.
Ces études visent les fruits de verger, les petits fruits et
la vigne. Les recherches menées par l'Université de Guelph
se déroulent aux lieux suivants :
- Campus Simcoe, Route 3, 1283, chemin Blue Line N., C.P. 587, Simcoe
(Ont.) N3Y 4N5
- Campus Vineland, 4890, avenue Victoria N., C.P. 7000, Vineland Station
(Ont.) L0R 2E0
La vigne et les petits fruits font l'objet de recherches d'envergure
diverse en d'autres lieux de l'Ontario, y compris au Collège
Niagara, à la Brock University (viticulture et nologie),
au Collège de Ridgetown et au Collège de Kemptville. La
station d'AAC à Vineland joue un grand rôle dans la recherche
sur les options de lutte contre les parasites et les maladies.

Texte correspondant
Figure 5. Principales régions
de production fruitère de l'Ontario
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La production fruitière en Ontario
À la page suivante, vous trouverez une carte montrant les régions
de production fruitière de l'Ontario.
- Essex-Kent : Ces comtés qui forment l'extrême sud
de la province jouissent de la plus longue saison de végétation.
Les producteurs locaux profitent de cet avantage pour cultiver tous
les types de fruits de verger, de petits fruits et de raisin. Cette
production leur rapporte pour environ 9 millions de dollars.
- Huron-Érié : Cette région est très diversifiée.
La zone de production fruitière s'étend le long de la
rive sud du lac Huron, se prolonge à l'est jusqu'aux environs
de London et au sud jusqu'à la rive nord du lac Érié.
Les comtés Huron-Érié sont surtout connus pour
la production laitière ou les grandes cultures (telles que
le maïs, le soya, les haricots blancs). Néanmoins, la
production fruitière y occupe une place considérable,
avec plus de 2 500 hectares de pommiers, de poiriers, de pêchers,
de cerisiers et de pruniers. Les pommes sont au premier rang des cultures
fruitières. La culture des petits fruits, sur plus de 200 hectares,
est en augmentation pour répondre à la demande locale.
Annuellement, il se produit dans la région Huron-Érié
pour plus de 12 millions de dollars de fruits. Le gros de cette production
est destiné à la consommation en frais, le solde étant
envoyé aux conserveries.
- Norfolk-Brant : Les pommes sont la principale espèce fruitière
cultivée dans cette région, sur plus de 1 400 hectares.
C'est à Simcoe qu'est installée l'une des plus grosses
coopératives de pommes de l'Ontario. Ses entrepôts peuvent
en contenir jusqu'à 1 million de boisseaux. Le climat tempéré
du lac Érié et la fertilité des loams sablonneux
font de la région un terroir propice à la culture des
pommiers. On y trouve aussi de petites surfaces plantées en
poiriers et en cerisiers à fruits acides. Quelques exploitations
produisent des pêches, des nectarines et des cerises sucrées,
principalement écoulées par des petits étals
routiers. Les petits fruits se cultivent un peu partout dans la région
et rapportent à leurs producteurs plus de 2 millions de dollars
par an. Ils sont pour l'essentiel vendus en gros à des magasins
de détail ou à des transformateurs. Le nombre des plantations
ouvertes à l'autocueillette est en augmentation. Cette région
est également bien connue pour sa production de plants de fraisiers
et de framboisiers qu'elle vend chaque année par millions aux
fruiticulteurs et aux jardineries.
- Niagara : Cette région de l'Ontario est célèbre
pour sa production de fruits tendres et de raisin. Bien que la péninsule
du Niagara soit très étendue, le gros de la production
fruitière s'y cantonne à une frange étroite bordant
le lac Ontario, des chutes Niagara à Hamilton. Dans cette région,
les fruits tendres et le raisin rapportent à leurs producteurs
quelque 90 millions de dollars.
- Peel-Halton et York-Durham : Située au nord, à l'ouest
et à l'est de la grande région de Toronto, cette région
produit des pommes, des fraises, des framboises et des poires. La
majorité des plantations fruitières se trouvent dans
les zones riveraines du lac Ontario où elles profitent du climat
tempéré par les eaux du lac. La proximité de
l'immense bassin de population de Toronto assure le succès
des exploitations en autocueillette et des ventes directes sur les
lieux de production. La récolte de pommes est estimée
à plus de 10 millions de dollars annuellement dans cette région.
Il s'y vend également des petits fruits pour une valeur de
3,2 millions de dollars.
- Quinte : Située au bord du lac Ontario, près de Belleville,
cette région comprend la partie sud des comtés de Hastings,
Northumberland, Lennox et Addington, ainsi que la totalité
du comté de Prince Edward (Picton). La région de Quinte
doit à la proximité d'une vaste étendue d'eau
profonde, le lac Ontario, de pouvoir abriter des cultures de fruits.
La pomme est cultivée sur plus de 1 250 hectares et figure
au premier rang des cultures fruitières, avec une valeur à
la production annuelle de 7 millions de dollars. On trouve aussi des
poires, des prunes et des cerises acides, mais à moins grande
échelle, à cause du risque élevé de dégâts
par les froids de l'hiver. Les petits fruits comme les fraises et
les framboises occupent une place importante et rapportent aux producteurs,
par année, plus de 1 million de dollars. La superficie consacrée
à ces cultures augmente du fait de l'essor continu des activités
dans les exploitations d'autocueillette.
- Vallée de l'Outaouais : Un certain nombre d'espèces
fruitières, telles que les pommes, les fraises, les framboises
et les bleuets, sont cultivées à l'échelle commerciale
dans cette région de l'est de l'Ontario qui fut le berceau
de la pomme McIntosh. Autrefois, les rives du Saint-Laurent étaient
considérées comme un terroir idéal pour la pomiculture.
Malheureusement, une partie de ces terres ont été submergées
lors de l'aménagement de la voie maritime du Saint-Laurent.
Comme, en outre, la région est sujette à des hivers
rigoureux, la culture des pommes a connu un certain déclin.
Les deux principales cultures sont les pommes et les fraises, chacune
rapportant plus de 2,5 millions de dollars chaque année à
leurs producteurs. Les ventes de framboises rapportent plus de 600
000 dollars chaque année. Dans cette région, la majorité
de la récolte provient des fermes ouvertes à l'autocueillette.
- Baie Georgienne : La baie Georgienne est la région la plus
septentrionale de l'Ontario où les pommes peuvent être
cultivées. Les premières plantations de pommiers y sont
créées en 1846. La région compte maintenant plus
de 2 500 hectares de pommiers, répartis dans trois zones principales
- la vallée de la Beaver, autour des villes de Thornbury et
de Clarksburg, la zone de Meaford, et une troisième zone, juste
au sud de Collingwood, qui comprend approximativement 400 hectares
de vergers. Si la culture des fruits est possible dans cette région,
c'est grâce à l'eau froide profonde de la baie de Nottawasaga.
La température de l'eau de la baie évolue avec lenteur,
ce qui atténue les fluctuations de la température de
l'air et réduit les risques posés par les gelées
printanières tardives et les gelées d'automne hâtives.
La région est en outre protégée au sud par l'escarpement
du Niagara, une haute barrière naturelle. Ces deux caractéristiques
géographiques engendrent un climat spécial dans ce secteur
peu étendu mais productif. D'après les chiffre récemment
relevés, il s'y produit annuellement environ 3 millions de
boisseaux de pommes, dont environ la moitié est conservée
dans des entrepôts à atmosphère modifiée
pour approvisionner les magasins toute l'année. La récolte
de pommes rapporte annuellement 15 millions de dollars aux producteurs.
- Nord de l'Ontario (région de Thunder Bay, Algoma et Nipissing)
: La production fruitière est modeste dans cette région.
Des petites parcelles de fraises et de framboises sont cultivées
près des lacs et des cours d'eau. La brieveté de la
saison de végétation et la rigueur des hivers limitent
la production fruitière à ces deux espèces. Le
gros de la production est récolté par les clients dans
les exploitations en autocueillette et rapporte aux producteurs plus
de 865 000 dollars annuellement.
Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution
financière à la réalisation de la présente
fiche technique.
L'édition révisée de la présente fiche
technique a été rédigée et relue par : John
Gardner, spécialiste des pommes, MAAARO; Ken Slingerland, spécialiste
des fruits tendres et du raisin, MAAARO; Pam Fisher, spécialiste
des petits fruits, MAAARO. Y ont également contribué :
Neil Carter, spécialiste de la LI dans les fruits tendres et
le raisin; Kathryn Carter, spécialiste de la LI dans les pommes.
Nous remercions également Kevin Ker et Ken Wilson, anciennement
du MAAARO.
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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