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Biologie de l'aleurode: Ennemi des cultures de serre
Table des matièresIntroductionL'aleurode, ou mouche blanche, est un ennemi redoutable des cultures de serre, dont la tomate, le concombre, nombre d'espèces ornementales (notamment le poinsettia et le gerbera), ainsi que de plusieurs cultures de printemps. De nombreuses espèces de mauvaises herbes sont également les hôtes de cet insecte nuisible et constituent souvent des sources d'infestation. L'aleurode endommage les cultures en réduisant leur vigueur, en favorisant le développement de la fumagine sur les feuilles et les fruits, en transmettant des maladies virales et en réduisant la qualité des cultures par sa présence visible (voir la fiche technique Lutte contre les aleurodes dans les cultures de serre, commande no 03-068). Description Et Cycle BiologiqueL'aleurode adulte (figures 1 et 2) est un petit insecte ailé, blanc, mesurant environ 1,5-2 mm de long. Les œufs (figures 3a et 3b) sont déposés sur la face inférieure des feuilles les plus jeunes et sont trop petits pour qu'on les distingue sans l'aide d'un microscope. La femelle peut vivre jusqu'à 42 jours à 18 oC et 8 jours à 27 oC et elle peut pondre jusqu'à 300 œufs durant ce temps. Après l'éclosion, les larves passent par quatre stades de développement pour atteindre le stade adulte. Les larves éclosent des œufs au bout de 5-10 jours. Au premier stade de son développement, la larve est rampante (figure 4). Elle est de forme aplatie, ressemblant à une cochenille, et se déplace en rampant un petit moment avant de s'immobiliser. Après les deuxième et troisième stades de développement, elle entre dans un quatrième stade qui est celui de la pupe (figures 5a et 5b) dont elle émergera sous sa forme adulte. On peut découvrir des pupes vides et des adultes d'aleurode sur le revers des feuilles inférieures des plantes, lesquelles peuvent manifester des symptômes de flétrissement. En moyenne, l'aleurode accomplit son cycle de vie en 35 jours à 18 oC et en 18 jours à 30 oC. L'insecte n'a pas de stade particulier pour hiverner et peut d'ordinaire survivre tant qu'il trouve de la végétation. | Haut de la page | Especes D'aleurodeDeux espèces d'aleurode posent un problème aux horticulteurs de l'Ontario, l'aleurode des serres (AS) (Trialeurodes vaporariorum) (figure 1) et l'aleurode Bemisia argentifolii (ABA) (figure 2). Au stade adulte, l'AS et l'ABA se ressemblent beaucoup, mais présentent tout de même des différences. L'ABA est légèrement plus petite que l'AS et son corps est d'aspect sensiblement plus jaunâtre. Au repos, l'ABA tient ses ailes écartées en forme de toit sur son dos, tandis que l'AS les replie et les tient plus parallèles à la surface sur laquelle elle se trouve. La caractéristique qui permet de différencier plus facilement l'AS et l'ABA s'observe au stade de la pupe. La pupe de l'AS (figure 5a) forme saillie à la surface de la feuille et est entourée d'une frange de poils, tandis que la pupe de l'ABA (figure 5b) repose à plat sur la feuille, sans rebord net, et est dépourvue de poils. Ces caractéristiques ne peuvent être perçues clairement qu'à l'aide du microscope. Autres différences : a) l'ABA vole en ligne pratiquement droite, tandis que l'AS vole plutôt dans tous les sens; b) le cycle vital de l'ABA est plus long; c) l'ABA est moins bien adaptée aux milieux froids. Figure 1. Aleurode des serres adulte.
| Haut de la page | Figure 2. Aleurode Bemisia
argentifolii adulte.
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Figure 5b. Pupe d'aleurode Bemisia
argentifolii.
| Haut de la page | NuisibiliteL'aleurode commet ses déprédations de plusieurs façons : Avec son appareil buccal de type piqueur-suceur, il peut aspirer la sève de la plante, ce qui diminue la vigueur de celle-ci. Il sécrète en abondance une substance sucrée appelée miellat. Celui-ci favorise le développement du champignon de la fumagine (suie) (figure 6) à la surface de la plante, ce qui réduit la photosynthèse et altère la qualité de la culture. La fumagine, par elle-même, ne nuit pas à la plante. L'aleurode peut transmettre des virus. Par exemple, les chercheurs ont trouvé que l'ABA transmet plus de 60 virus et que l'AS a un rôle dans la propagation du virus de la pseudo-jaunisse de la betterave (figure 7) chez le concombre. L'aleurode diminue la qualité des cultures ornementales du fait des signes visibles de sa présence et les déprécie sur le marché (figure 8). Figure 6a. Fumagine sur tomate.
Figure 6b. Fumagine sur gerbera.
| Haut de la page | Figure 7. Pseudo-jaunisse sur concombre.
Figure 8. Lorsqu'elles pullulent, les aleurodes réduisent la qualité des cultures ornementales et en diminue la valeur marchande.
Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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