Dans cette section

Utilisation de la vapeur sous pression en acériculture

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 383/737
Date de publication : 03/03
Commande no. 03-028
Dernière révision : 03/03
Situation :
Rédacteur : Dave Chapeskie - spécialiste de l'Agroforesterie/MAAO

Table des matières

  1. Introduction
  2. Évolution des systèmes à vapeur sous pression en acériculture
  3. Avantages de la vapeur sous pression
  4. Définitions
    1. Système à vapeur
    2. Chaudière à vapeur haute pression
    3. Vapeur sous pression
    4. Capacité nominale de la chaudière
    5. Puissance de la chaudière en HP
    6. Chaudières préfabriquées modernes
  5. Principaux éléments des systèmes à vapeur utilisés en acériculture
    1. Chaudière à vapeur
      1. Chaudières à tubes de fumée
        1. Chaudière à retour de flamme
        2. Chaudière à tubes verticaux
        3. Chaudière de type locomotive
      2. Chaudières à tubes d'eau
          1. Chaudière à tubes d'eau en spirale
    2. Équipement de sécurité
    3. Approvisionnement en eau
    4. Récupération des condensats et réservoir de condensats
      1. Vapeur de revaporisation
    5. Purge de la chaudière
    6. Purgeurs de vapeur
    7. Matériel de transfert de chaleur humide
      1. Casseroles à fond plat dotées de serpentins de vapeur pour la première ébullition et la finition
      2. Finition à l'aide de marmites à vapeur directe commerciales
    8. Tuyauterie des systèmes à vapeur
  6. Considérations relatives à l'emploi de vapeur sous pression
  7. Planification de l'installation d'un système à vapeur
  8. Codes, normes et règlements
  9. Approbation de la conception et inspection des chaudières et des appareils à pression par un organisme reconnu (la commission des normes techniques et de la sécurité en ontario)
  10. Remerciements


Introduction

Les acériculteurs se disent heureux et satisfaits de l'utili-sation de la vapeur sous pression pour transformer les produits de l'érable. Depuis quelques années, bon nombre d'entre eux y voient une foule d'avantages. L'on s'attend donc à ce que cette technologie connaisse un essor considérable.
Les producteurs qui envisagent de se doter d'un système à vapeur sous pression doivent bien connaître cette technologie très spécialisée et se faire aider de personnes compétentes au moment de planifier leur système. Ils s'assureront ainsi que le système à vapeur qu'ils choisiront et installeront sera conforme aux règlements en vigueur. Il est important pour l'acériculteur de se doter d'un système bien conçu, capable de répondre sans danger aux besoins en vapeur sous pression de son entreprise.


Évolution des systèmes à vapeur sous pression en acériculture

L'utilisation de la vapeur sous pression en acériculture remonte à la dernière partie du XIXe siècle. Déjà, il était facile pour les producteurs canadiens et américains de se procurer des chaudières à vapeur. Il se vendait même déjà quelques évaporateurs à vapeur destinés à la production commerciale.
Les évaporateurs classiques à bois, à mazout et à gaz n'ont cessé d'être améliorés tout au long du XXe siècle. Ils étaient abondamment utilisés par les producteurs com-mer-ciaux qui avaient abandonné la plupart des autres types d'équipement. Certains choisirent toutefois d'utili-ser la vapeur sous pression pour faire bouillir le sirop d'érable.

Depuis une cinquantaine d'années, un fabricant de matériel acéricole s'est distingué par ses efforts pour offrir de nouveaux appareils de transformation reposant sur l'utilisation de la vapeur sous pression. En 1968, l'entre-prise G. H. Grimm Co. Inc. de Rutland, au Vermont, produisait la première d'une série de plusieurs douzaines de casseroles à vapeur connues sous le nom d'évaporateurs de finition à vapeur Sipple. Certains de ces évaporateurs sont encore utilisés aujourd'hui. Au cours de la même période, d'autres entreprises ont fabriqué, à façon, à petite échelle, des casseroles à fond plat et des serpentins de vapeur.

Des marmites à vapeur commerciales destinées à une foule d'applications sont offertes par plusieurs fabricants et sont utilisées par les acériculteurs pour chauffer et/ou finir le sirop d'érable.
Les chaudières à vapeur sous pression ont été grandement améliorées ces 50 dernières années. Les chaudières soudées par rapprochement selon des normes rigoureuses et pourvues de commandes entièrement automatiques sont plus sûres, plus robustes et plus efficaces que les anciennes chaudières rivetées à commande manuelle.

La volonté de réduire les coûts de production et d'offrir des produits de l'érable de haute qualité qui s'est affirmée par suite de l'expansion de nombreuses exploitations acéricoles ces dernières années a stimulé l'intérêt pour les innovations et perfectionnements technologiques et notamment l'utilisation de la vapeur sous pression, de l'osmose inverse ainsi que de fourneaux et d'évaporateurs améliorés.
Les améliorations récentes apportées aux chaudières à vapeur et le succès que connaissent divers appareils d'évaporation à vapeur de même que les casseroles de finition à vapeur Sipple sont encourageants et expliquent l'intérêt accru porté à l'utilisation de la vapeur.

Pour en apprendre davantage sur l'utilisation de la vapeur sous pression en acériculture, voir les trois études réalisées depuis 1995 par le MAAO en consultant son site Web sur l'agroforesterie.

La première étude, Review and Evaluation of the Use of High Pressure Steam in the Production of Maple Products, une revue et évaluation de l'utilisation de la vapeur sous pression en acériculture, comprenait un sondage important auprès de 24 acériculteurs ayant fait l'expé-rience de la vapeur sous pression. La deuxième étude, Review of Safety in the Use of High Pressure Steam in the Production of Maple Products, constituait une revue de la sécurité d'utilisation de la vapeur sous pression en acériculture. Comme dans toute exploitation agricole, la sécurité est un aspect important auquel il faut s'arrêter. La troisième étude, High Pressure Boiler Selection for the Production of Maple Products portait sur le choix d'un évaporateur à vapeur sous pression adapté aux objectifs et aux besoins de l'exploitant.

| Haut de la page |


Avantages de la vapeur sous pression

Les acériculteurs qui utilisent la vapeur sous pression y trouvent de nombreux avantages, dont les suivants :

  • La vapeur est une source de chaleur constante et offre une excellente maîtrise de l'ébullition.
  • Avec la vapeur, le sirop ne risque pas de trop cuire ni de brûler.
  • Il est facile d'acheminer la vapeur par des tuyaux là où l'on en a besoin dans la cabane à sucre.
  • Les casseroles sont relativement petites et peu coûteu-ses. Aucun fourneau ni aucune casserole à ondulations n'est nécessaire.
  • Il est facile de déloger le tartre des serpentins à vapeur, des casseroles ou des marmites.
  • Le temps et la main-d'œuvre nécessaires à la transfor-mation sont réduits au minimum, surtout avec en plus un appareil à osmose inverse.
  • La plupart des producteurs jugent l'utilisation de vapeur sous pression économique, et dans certains cas, plus économique même que d'autres méthodes.
  • La vapeur est excellente pour maintenir de bonnes conditions sanitaires durant la transformation.
  • La vapeur se prête à des applications autres que l'ébullition, comme le nettoyage de l'équipement, le réchauffement du sirop en vue de son condition-ne-ment, le chauffage de l'eau et l'entretien de la cabane à sucre, par exemple (figure 1).
  • Bien des producteurs trouvent facile avec l'utilisation de la vapeur de produire de façon constante des produits de l'érable de haute qualité.

| Haut de la page |

Définitions

Système à vapeur

Un système à vapeur réunit tous les éléments d'un système fonctionnel, dont chaudière, tuyauterie, évapo-rateur à vapeur, marmites à vapeur, purgeurs de vapeur, collecteur de condensats.

Figure 1. En plus de servir à la transformation de la sève, la vapeur se prête à bien d'autres applications, notamment au nettoyage des réservoirs.
Figure 1. En plus de servir à la transformation de la sève, la vapeur se prête à bien d'autres applications, notamment au nettoyage des réservoirs.

| Haut de la page |

Chaudière à vapeur haute pression

Selon la définition donnée à l'article 1 du Boiler and Pressure Vessel Code, le code des chaudières et appareils à pression de la American Society of Mechanical Engineers (ASME), une chaudière à vapeur haute pression s'entend d'un appareil qui produit, à des fins qui lui sont extérieures, de la vapeur à une pression de plus de 15 livres par pouce carré. Il s'agit ici de la pression de vapeur supérieure à la pression atmosphérique, qui est indiquée par le manomètre en livres par pouce carré.

Vapeur sous pression

Vapeur sous pression s'entend de la vapeur à une pression manométrique supérieure à 15 livres par pouce carré. Par conséquent les chaudières qui fournissent de la vapeur sous pression sont considérées comme des chaudières à vapeur haute pression.

Capacité nominale de la chaudière

Lorsqu'on choisit une chaudière, il est important de connaître et de comprendre sa capacité nominale, soit sa capacité de chauffage exprimée en unités de puissance évaporatrice (unités de puissance de la chaudière en HP), en BTU/heure et/ou en livres de vapeur/heure.


Les fabricants établissent la capacité nominale de la chaudière en fonction de la norme adoptée par la American Society of Mechanical Engineers, désignée norme ASME.


Puissance de la chaudière en HP

La puissance de la chaudière en HP exprime la capacité de la chaudière à évaporer une quantité précise d'eau en une heure sous des conditions données. Selon la norme ASME, la puissance d'une chaudière de 1 HP correspond à la puissance d'évaporation de 34,5 lb d'eau en vapeur à l'heure à une température égale ou supérieure à 212 °F et selon une pression absolue de 14,7 lb/po2. La chaleur requise pour produire une unité de puissance de la chaudière en HP est par conséquent de 34,5 x 971,7, soit 33 523 BTU/heure.


Chaudières préfabriquées modernes

Les chaudières préfabriquées sont préassemblées à l'usine avant d'être expédiées et installées. Il s'agit d'unités auto-nomes qui viennent avec pompe à carburant, ensemble du brûleur et commandes de combustion. Elles sont expédiées sur des poutres et arrivent prêtes au montage sur place, lequel comporte le raccordement aux tuyaux d'alimentation en eau, aux conduites de vapeur, aux conduites de combustible, au réseau d'électricité, au matériel auxiliaire et à la cheminée.

Les chaudières préfabriquées peuvent être du type à tubes de fumée ou du type à tubes d'eau. Toutes les chaudières préfabriquées neuves font l'objet d'essais de réaction au feu avant de quitter l'usine. Les nouvelles chaudières préfabriquées à retour de flamme, aussi appelées chaudières écossaises à tubes de fumée, sont appréciées des acériculteurs qui utilisent la vapeur sous pression.

| Haut de la page |


Principaux éléments des systèmes à vapeur utilisés en acériculture

1. Chaudière à vapeur

Il y a deux grands types de chaudières à vapeur : les chaudières à tubes de fumée et les chaudières à tubes d'eau. Les deux types sont utilisés en acériculture. On trouve de nos jours un vaste choix de fabricants de chacun des types (figure 2).
Figure 2. Évaporateur à vapeur moderne avec préchauffeur de sève dans la hotte de préchauffage.
Figure 2. Évaporateur à vapeur moderne avec préchauffeur de sève dans la hotte de préchauffage.

I. Chaudières à tubes de fumée


Dans les chaudières à tubes de fumée, les gaz de combustion et la chaleur circulent dans des tubes qui sont entourés d'eau et de vapeur.

Voici des exemples de chaudières à tubes de fumée : chaudière à retour de flamme, chaudière à tubes verticaux, chaudière à tubes horizontaux et chaudière de type locomotive.

Chaudière à retour de flamme

Les chaudières à retour de flamme (figure 3) sont les chaudières les plus utilisées de nos jours par les exploitations commerciales et les petites exploitations industrielles. Elles sont aussi les plus utilisées par les acériculteurs.

Les chaudières à retour de flamme sont des chaudières à parcours multiples, ce qui signifie que les gaz de combustion (chaleur) suivent plusieurs parcours avant de quitter la chaudière. Selon les fabricants, on trouve des chaudières à 2, 3 ou 4 parcours de fumées.

Ces chaudières sont à foyer (chambre de combustion) intérieur. Ce foyer est doté de tubes qui traversent la chaudière jusqu'à la plaque tubulaire avant. La chambre de combustion est entièrement entourée d'eau.

De nombreux fabricants offrent des chaudières à tubes de fumée de type à retour de flamme soudées par rapprochement. Ces chaudières viennent soit avec foyer réfractaire soit avec foyer à chemise d'eau. Ce sont des chaudières préfabriquées prêtes à être installées dans les cabanes à sucre.


Figure 3. Les chaudières modernes à tubes de fumée de type à retour de flamme constituent le type de chaudière le plus utilisé par les acériculteurs.
Figure 3. Les chaudières modernes à tubes de fumée de type à retour de flamme constituent le type de chaudière le plus utilisé par les acériculteurs.

| Haut de la page |



Chaudière à tubes verticaux


Les chaudières à tubes verticaux sont soit à dessus mouillé ou à dessus sec. Elles sont utilisées pour leur faible encombrement au sol là où l'on dispose par contre d'amplement d'espace en hauteur.
La chaudière à dessus sec produit de la vapeur légèrement surchauffée, ce qui peut occasionner des fuites dans les tubes situés dans la plaque tubulaire supérieure. La chaudière à dessus mouillé ne produit pas de vapeur surchauffée étant donné que la plaque tubulaire supérieure est entourée d'eau. Il s'agit dans les deux cas de chaudières à un seul parcours de fumées étant donné que les gaz de combustion ne peuvent être retenus par l'utilisation de déflecteurs. Elles ne sont pas aussi efficaces que les types de chaudières à parcours multiples.

Lorsque le faible encombrement au sol est un critère important, les nouvelles chaudières à tubes verticaux soudées par rapprochement peuvent convenir, selon les applications auxquelles elles sont destinées.



Chaudière à tubes horizontaux

Ce type de chaudière est constitué d'un réservoir pourvu de tubes. Ces chaudières sont à foyer extérieur. Elles se trouvent suspendues au-dessus du foyer. Leur installation nécessite la construction d'un foyer extérieur, habituellement en brique ou en béton. La surface relativement petite de chauffage exposée à la chaleur radiante limite l'efficacité et la souplesse d'absorption de chaleur de ce type de chaudière.

Les nouvelles chaudières à tubes horizontaux soudées par rapprochement peuvent être indiquées lorsque l'acériculteur envisage d'utiliser le bois comme combus-tible, étant donné qu'elles peuvent être équipées d'un foyer au bois.



Chaudière de type locomotive

Les chaudières de type locomotive sont à foyer intérieur. Les gaz de combustion y circulent en ligne droite vers la sortie à travers les tubes. Dans toutes les chaudières à parcours unique comme celles-ci, la température des gaz à la sortie peut être relativement élevée, d'où une efficacité moindre. La plupart des chaudières de type locomotive sont de vieilles chaudières, habituellement de construction rivetée.
La construction rivetée, la piètre efficacité et l'âge sont autant de facteurs qui rendent les chaudières de type locomotive non adaptées aux applications commerciales.

| Haut de la page |

II. Chaudières à tubes d'eau

Dans une chaudière à tubes d'eau, la vapeur et/ou l'eau se trouve dans des tubes alors que la chaleur et les gaz de combustion circulent autour des tubes.

Les chaudières à tubes d'eau sont reconnues pour leur rapidité à produire de la vapeur. La vapeur est générée rapidement du fait de la quantité d'eau relativement faible qui se trouve dans la chaudière. Cette caractéristique permet aux chaudières à tubes d'eau de réagir rapidement aux changements dans la demande de vapeur. Ces chaudières sont à foyer extérieur et exigent un foyer doublé d'un matériau réfractaire.

En général, les chaudières à tubes d'eau sont composées de réservoirs multiples. Un réservoir de vapeur supérieur et un réservoir de boue inférieur sont reliés par des tubes qui forment ensemble la section convection et le foyer de la chaudière.

Les acériculteurs utilisent deux types de chaudières à tubes d'eau : les chaudières à faisceau coudé (aussi appelées chaudières à tubes cintrés) et les chaudières à tubes en spirale.
Chaudière à tubes d'eau à faisceau coudé

La chaudière à faisceau coudé est une chaudière à réservoirs multiples. Elles sont constituées de un ou de plusieurs réservoirs de vapeur dans la partie supérieure de la chaudière et de un ou de plusieurs réservoirs de boue dans la partie inférieure. Ces chaudières sont aussi appelées chaudières à tubes cintrés. On peut en acheter préfabriquées.



Chaudière à tubes d'eau en spirale

Il existe sur le marché des chaudières à tubes d'eau en spirale entièrement automatiques qui sont préfabriquées. Leur prix a tendance à être élevé. Ces chaudières sont parfois appelées générateurs de vapeur.

Dans les chaudières à tubes en spirale, les tubes qui génèrent la vapeur sont constitués de tubes à hélice, en spirale ou horizontaux de faible diamètre.

Comme avec tous les types de chaudières à tubes d'eau, un traitement approprié est important. Le remplacement des tubes d'eau coûte cher et ces chaudières sont difficiles à réparer. Les acériculteurs qui utilisent des chaudières à tubes d'eau ont tendance à préférer les modèles à faisceau coudé.

 


2. Équipement de sécurité

À leur sortie de l'usine, les chaudières doivent être pourvues d'équipement de sécurité. Pour de l'information à ce sujet, voir plus loin la rubrique Codes, normes et règlements.
L'équipement de sécurité nécessaire dépend essentielle-ment du type et de la puissance de la chaudière de même que de la réglementation en vigueur là où celle-ci est installée. Il est important que l'équipement de sécurité soit bien installé et qu'il soit bien entretenu.
Voici quelques-unes des pièces d'équipement de sécurité les plus importantes sur une chaudière :

  • soupape de sécurité;
  • manomètre;
  • colonne d'eau;
  • tube indicateur de niveau en verre;
  • robinets d'épreuves;
  • dispositifs d'arrêt du brûleur en cas de faible niveau d'eau;
  • bouchon fusible;
  • vanne d'arrêt sur la conduite de vapeur principale;
  • conduite et robinets d'extraction / de purge;
  • appareils de réglage automatique du brûleur.


Se faire aider de personnes compétentes pour ce qui touche à l'équipement de sécurité entourant la chaudière, à son fonctionnement et à son entretien.

| Haut de la page |


3. Approvisionnement en eau

Le réseau d'approvisionnement en eau de la chaudière est un élément important de tout système à vapeur. On doit l'installer et l'utiliser correctement afin que la chaudière soit suffisamment alimentée en eau. Une pompe d'ali-men-tation utilise les condensats du réservoir de conden-sation ainsi que d'autres sources d'eau d'appoint et pompe l'eau sur demande dans la chaudière.

Des éléments importants qui peuvent faire partie du réseau d'alimentation en eau sont la pompe d'alimen-tation, les tuyaux d'alimentation pourvus d'un clapet anti-retour et de dispositifs de régulation de niveau à flotteur.

Les éléments précis du réseau d'alimentation en eau varient selon le type de chaudière et l'application.

| Haut de la page |


4. Récupération des condensats et réservoir de condensats

Le réseau de retour des condensats retourne tous les condensats dans le réservoir de condensats. Une fois que la vapeur s'est échappée de la chaudière et que la chaleur a été libérée par les tuyaux et les échangeurs de chaleur (évaporateurs, marmites), ce réservoir sert à condenser la vapeur et à la changer en eau. Les condensats étant purs, il faut les retourner à la salle des chaudières et les réutiliser. L'utilisation des condensats comme eau d'appoint permet d'utiliser moins d'eau d'appoint extérieure (eau brute), ce qui réduit la quantité de produits chimiques de traitement de l'eau nécessaires au détartrage. L'utilisation des conden-sats chauds réduit également la consommation d'énergie (figure 4).

Les condensats sont récupérés des conduites de vapeur, des serpentins de vapeur et de l'équipement au moyen de purgeurs de vapeur.

La dimension des collecteurs de retour des condensats doit être suffisante pour recueillir à la fois les condensats et la vapeur de revaporisation. Lorsqu'il n'est pas possible d'installer des collecteurs de retour par gravité et que l'on ne dispose pas d'une pression suffisante, il faut se résoudre à pomper les condensats dans le réservoir de condensats.

Le réservoir de condensats recueille tous les condensats récupérés. Ses dimensions doivent permettre d'accueillir une quantité suffisante d'eau d'alimentation provenant de la chaudière.

En général, le réservoir comporte un alternateur ou un interrupteur à flotteur dans le cas d'un arrangement duplex, une vanne à flotteur pour l'approvisionnement en eau brute, une crépine, un tube indicateur de niveau d'eau en verre et un thermomètre à cadran. Le réservoir doit aussi être pourvu d'un trop-plein, d'un évent de dimension appropriée et d'un robinet de purge de fond.

Mettre les produits de traitement de l'eau dans l'eau d'alimentation du réservoir de condensats. Il existe sur le marché des réservoirs d'alimentation en produits chimiques qui peuvent être installés dans le réseau d'ali-men-tation en eau.

Figure 4. Réservoir de condensats.

Figure 4. Réservoir de condensats.

| Haut de la page |

Vapeur de revaporisation

Un condensat sous pression se forme à la même tempé-rature que celle de la vapeur sous pression qui le produit au fur et à mesure que la chaleur latente est retirée.

Lorsque le condensat est évacué vers une zone de pression moindre, l'énergie qu'il contient est supérieure à celle qu'il peut contenir à l'état liquide. L'énergie excédentaire provoque la revaporisation d'une partie de l'eau sous forme de vapeur à une pression moindre. On parle alors de vapeur de revaporisation. Pour un maximum de rendement énergétique, il faut utiliser cette vapeur de revaporisation comme on le fait avec les appareils à osmose inverse pour préchauffer la sève froide avant son entrée dans l'évaporateur (figure 5).


5. Purge de la chaudière

Toutes les chaudières ont un dispositif de purge raccordé à une vanne ou à un robinet. On trouve au fond de toutes les chaudières d'une puissance de 100 lb/pouce carré (psi) ou plus, au moins deux vannes de purge. Un réservoir de purge peut aussi être utilisé.
Figure 5. Accroître l'efficacité énergétique en utilisant la vapeur de revaporisation pour préchauffer la sève, par exemple.
Figure 5. Accroître l'efficacité énergétique en utilisant la vapeur de revaporisation pour préchauffer la sève, par exemple.

Sous des conditions de fonctionnement normales, la purge vise à réduire la quantité de solides dissous ou en suspension dans l'eau de la chaudière. Les solides sont apportés par l'eau d'alimentation et se concentrent dans l'eau de la chaudière.

La fréquence de purge dépend de la qualité de l'eau d'alimentation. Une bonne pratique dans le cas des chaudières qui ne sont pas alimentées par de l'eau traitée en usine consiste à purger la chaudière, chacune des parties basses pourvues de vannes ou la colonne d'eau chaque jour, au moment de mettre en marche le système alors que la pression de vapeur est faible.

Comme la méthode à employer varie selon le modèle de chaudière, consulter le manuel du fabricant pour connaître la façon de purger la chaudière.

| Haut de la page |


6. Purgeurs de vapeur

Les purgeurs de vapeur constituent un élément important des systèmes à vapeur utilisés en acériculture, étant donné qu'ils contribuent à la fois à la sécurité et à l'efficacité de la chaudière. Il s'agit de dispositifs automatiques qui augmentent l'efficacité globale d'un système à vapeur en évacuant l'air et les condensats (eau) des conduites de vapeur, sans qu'il y ait perte de vapeur. Situer les purgeurs de vapeur aux points bas où la condensation s'accumule dans le système. Pour un maximum de sécurité et d'efficacité, évacuer toute la condensation. La conden-sa-tion résulte du refroidissement de la vapeur dans les con-duites et les serpentins d'évaporation en cours d'ébulli-tion. De la condensation se forme dans les serpentins au fur et à mesure que la vapeur transfère sa chaleur dans les parois des tubes, amenant ainsi la sève à bouillir.

Par temps froid, lorsque le système à vapeur n'est pas utilisé, s'assurer de vider l'eau contenue dans les purgeurs de vapeur pour éviter qu'elle ne gèle.

Se faire conseiller par des personnes d'expérience dans le choix des purgeurs de vapeur, leur installation, la façon de les faire fonctionner en toute sécurité et leur entretien. Les fabricants de purgeurs de vapeur offrent de l'assistance technique ainsi que des directives écrites. Voici les emplacements où sont généralement situés les purgeurs de vapeur sur les chaudières installées dans des cabanes à sucre utilisant la vapeur sous pression :

  • à l'extrémité de la conduite de vapeur principale, avant l'entrée dans les serpentins situés dans la casserole, afin d'évacuer le condensat produit par les pertes de chaleur par rayonnement dans la conduite principale pendant le déplacement de la vapeur de la chaudière vers la casserole;
  • sous la sortie de chaque serpentin de vapeur dans une casserole afin d'évacuer le condensat produit dans le serpentin par suite du transfert de chaleur lors de l'ébullition de la sève;
  • selon qu'il s'agit de l'un ou l'autre des deux grands types de marmite à vapeur (réservoir fixe par gravité et réservoir siphon basculant), la purge de vapeur se fait différemment.

| Haut de la page |

7. Matériel de transfert de chaleur humide

Casseroles à fond plat dotées de serpentins de vapeur pour la première ébullition et la finition

L'évaporateur le plus courant pour la première ébullition est constitué d'une casserole à fond plat dotée de divisions latérales et de serpentins de vapeur. Ces casseroles sont relativement petites comparées aux casseroles d'évapo-ra-tion classiques. Elles sont moins coûteuses et ne néces-sitent ni conduit de fumée ni fourneau.

La sève froide est normalement préchauffée dans la hotte de préchauffage à l'aide d'un serpentin de préchauffage de type Raithby traditionnel. Bien des producteurs utilisent un appareil à osmose inverse pour concentrer au départ la sève.

Il est possible de commander sur mesure auprès de la plupart des fabricants de matériel d'acériculture des casseroles à fond plat avec des divisions et des serpentins de vapeur. Pour répondre aux besoins d'ébullition, bien des facteurs doivent être pris en considération dans la conception d'une casserole et des serpentins. Le fabricant doit obtenir des détails pour être en mesure de fabriquer un évaporateur sûr et de la taille convenable.

Les casseroles à fond plat utilisées pour la finition sont de conception semblable à celles qui servent à la première ébullition, si ce n'est qu'elles sont habituellement plus petites du fait qu'elles ne servent pas à concentrer autant le sirop. Les casseroles de finition à fond plat sont construites de la même façon avec des divisions latérales qui s'ouvrent aux extrémités afin que le sirop fini puisse y être recueilli. Les casseroles de petit format utilisées lorsque peu d'évaporation est nécessaire n'ont pas besoin de divisions latérales si l'évaporation se fait suivant un système par lot. Pour assurer un fonctionnement efficace et sans danger, il faut débarrasser les serpentins et les tubes du tartre périodiquement, idéalement tous les jours. Toutes les casseroles à fond plat pourvues de serpentins nécessitent l'installation de purgeurs de vapeur. En discuter avec le fabricant.

La casserole de finition en V de marque Sipple pour les systèmes à vapeur, qu'on trouve encore sur le marché, est une variante de la casserole à fond plat (figure 6).
Figure 6. Évaporateur de finition de marque Sipple apparu sur le marché en 1968.
Figure 6. Évaporateur de finition de marque Sipple apparu sur le marché en 1968.

| Haut de la page |

Finition à l'aide de marmites à vapeur directe commerciales

Les marmites à vapeur sont normalement faites d'acier inoxydable. Elles viennent en de nombreux formats de capacité pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines de gallons. La plupart des acériculteurs qui les utilisent préfèrent les marmites de 40-50 gal US. Les deux grands types de marmites à vapeur qu'on trouve sur le marché sont avec réservoir fixe se drainant par gravité et avec réservoir basculant se drainant au moyen d'un siphon. La façon de purger la vapeur varie selon le type (figure 7).

Figure 7. Marmites à vapeur en acier inoxydable servant au chauffage ou à la finition des produits de l'érable.

Figure 7. Marmites à vapeur en acier inoxydable servant au chauffage ou à la finition des produits de l'érable.

Il est important de noter que les marmites à vapeur sont conçues suivant les normes prévues dans le code de l'ASME pour fonctionner à des pressions maximales précisées. Elles sont raccordées aux conduites de vapeur qui partent de la chaudière. Leur fonctionnement nécessite habituellement l'ajout d'un robinet réducteur de pression. Il se vend aussi des dispositifs de commande automatique des marmites. Ils sont simples à utiliser et garantissent des températures de transformation cons-tantes et l'uniformité d'un lot à l'autre. Pour des raisons de sécurité, toujours se conformer aux directives du fabricant relativement à l'installation, à l'utilisation et à l'entretien des marmites à vapeur.

Avant d'acheter une marmite d'occasion, veiller à ce qu'elle fasse l'objet d'une inspection. Vérifier la pression de fonctionnement précisée par le fabricant et, tout comme s'il s'agissait de matériel neuf, observer les consignes du fabricant concernant l'installation, l'utilisa-tion et l'entretien.

| Haut de la page |


8. Tuyauterie des systèmes à vapeur

Le terme tuyauterie englobe généralement les raccords, valves et autres éléments dans lesquels circulent notamment des gaz, des liquides ou de la vapeur. Il n'existe pas de norme fixe quant à la conception de la tuyauterie des systèmes à vapeur. Il n'en reste pas moins que la tuyauterie est un facteur important à prendre en considération dans le choix et la conception d'un réseau de distribution de vapeur. Les tuyaux, joints de tuyaux, valves et autres composantes utilisés dans les systèmes à vapeur doivent être conçus pour ces systèmes et être utilisés dans le respect des valeurs de pression et de température prévues.


Des purgeurs d'air à réglage thermostatique sont installés à l'extrémité du tuyau principal, sur chaque serpentin et marmite, étant donné que l'air est un obstacle encore plus grand que l'eau à l'efficacité du transfert de chaleur.

Se faire conseiller par des ingénieurs compétents, des techniciens en réparation de chaudières et/ou des fabri-cants sur les questions touchant la conception et l'instal-lation de la tuyauterie des systèmes à vapeur.

| Haut de la page |


Considérations relatives à l'emploi de vapeur sous pression

Avant d'installer un système à vapeur sous pression, considérer les points suivants :

  • Les systèmes à vapeur sous pression neufs coûtent cher; toutefois, la plupart des acériculteurs qui les utilisent réussissent à se procurer du bon matériel d'occasion à moindre coût.
  • Selon l'endroit où se situe l'exploitation, l'installation et l'entretien des systèmes à vapeur peuvent être coûteux.
  • Il est parfois difficile de trouver des personnes com-pétentes et expérimentées pour fournir l'informa-tion et l'assistance nécessaires au moment de l'instal-lation.
  • Les réparations de chaudières peuvent être coûteuses.
  • Les systèmes à vapeur sous pression peuvent être dan-ge-reux si leur installation, leur fonctionnement et leur entretien ne sont pas conformes aux directives du fabricant.
  • L'installation, l'utilisation et le fonctionnement des systèmes à vapeur sous pression sont soumis à des dispo-sitions réglementaires qui peuvent varier selon les régions et qu'il est important de connaître pour s'y conformer.

| Haut de la page |

Planification de l'installation d'un système à vapeur

L'installation d'un système à vapeur nécessite une planification différente pour chaque cabane à sucre.
L'acériculteur qui envisage d'utiliser de la vapeur sous pression doit bien planifier son système en tirant parti de la compétence et de l'expérience des fabricants de chaudières et d'appareils à vapeur, des inspecteurs de chaudières accrédités, des ingénieurs en mécanique, des techniciens spécialisés dans l'entretien et la réparation de chaudières industrielles, des opérateurs de machines fixes, de la American Society of Mechanical Engineers, des fonctionnaires fédéraux et provinciaux et des compagnies d'assurance.

Au moment de planifier un système à vapeur destiné à une exploitation acéricole :

  • déterminer quelle sera la demande de vapeur et décider du type de chaudière, de sa taille (puissance) et de la pression de fonctionnement;
  • bien choisir les raccords, les accessoires et les commandes (manomètre, colonne d'eau, tube indicateur de niveau en verre, vannes et tuyaux, robinets réducteurs de pression, dispositifs d'arrêt du brûleur en cas de faible niveau d'eau, purgeurs de vapeur, par exemple);
  • s'assurer de disposer de l'équipement auxiliaire approprié (pompes d'alimentation en eau, collecteur de condensats, par exemple);
  • déterminer les exigences du matériel d'évaporation (type, taille et capacité des casseroles à fond plat, des serpentins de vapeur et/ou des marmites à vapeur) et voir si l'on emploiera également des évaporateurs classiques ou des appareils à osmose inverse;
  • prévoir un mode de stockage adéquat du combustible et de bonnes installations électriques;
  • déterminer la superficie nécessaire; prévoir les détails de la construction de la cabane à sucre, l'aménagement et la disposition de la salle des chaudières; prévoir suffisamment d'espace pour l'ouverture des portes aux extrémités de la chaudière afin de faciliter le nettoyage; prévoir également une hauteur suffisante pour permettre le démantèlement et l'installation des tubes de la chaudière;
  • prendre connaissance des exigences des codes et de la réglementation en vigueur dans la région afin de s'y conformer pleinement;
  • une fois les besoins en matériel établis, soupeser le pour et le contre de l'achat de matériel neuf ou d'occasion. Les acériculteurs achètent souvent du matériel d'occasion en bon état à des prix beaucoup plus raisonnables. Si l'on compte acheter du matériel d'occasion, l'on s'assurera, avant l'achat, de le faire vérifier par un technicien en réparation d'expérience.


| Haut de la page |

Codes, normes et règlements

La planification d'un système à vapeur oblige le producteur à se renseigner sur les exigences applicables aux chaudières et à leurs accessoires qui sont prévues par plusieurs codes, normes et dispositions législatives et réglementaires.

Les fabricants de chaudières sont tenus de respecter des normes strictes établies par la American Society of Mechanical Engineers (ASME) relativement à la fabri-cation, à l'inspection et à l'assurance de qualité des chaudières. Toute nouvelle chaudière doit être homolo-guée par l'ASME. L'article 1 du code Boiler and Pressure Vessel Code de l'ASME traite des normes de conception, de fabrication et d'inspection des chaudières. Il est important de signaler que cet article ne s'applique qu'aux chaudières neuves. Après l'achat, il appartient à l'utilisateur de maintenir la chaudière et les composantes du système à vapeur conformes aux exigences en vigueur là où le système est installé et utilisé.
Les exigences applicables aux chaudières en service, au titre notamment de leur utilisation, de leur inspection, de leur réparation et des modifications qui peuvent leur être apportées, varient considérablement d'un endroit à l'autre. Il est donc judicieux de se renseigner auprès des autorités locales.

Il peut être nécessaire d'obtenir une liste des Underwriters Laboratory (UL) ou des Laboratoires des assureurs du Canada (ULC), les coordonnées de l'Association canadienne de normalisation (CSA) ou de l'Association Canadienne du Gaz (ACG), ou encore le Numéro d'enregistrement canadien (NEC).
Il se peut que les autorités municipales, provinciales ou fédérales exigent des données sur les commandes ou les critères de conception de base de la chaudière. Les pouvoirs publics exigent la plupart du temps un permis pour l'installation et/ou l'utilisation d'une chaudière, ainsi qu'une inspection annuelle. Il peut aussi y avoir des exigences liées aux assurances.

La réglementation applicable à l'entretien des chaudières, notamment à leur purge, aux soupapes de sécurité, aux conduites de fumée et/ou aux cheminées, ainsi que les codes d'électricité et de gaz varient selon les territoires.

| Haut de la page |

Approbation de la conception et inspection des chaudières et des appareils à pression par un organisme reconnu (la commission des normes techniques et de la sécurité en ontario)

Lorsque les autorités exigent un certificat ou un permis, c'est normalement un inspecteur accrédité qui effectue les inspections nécessaires à la délivrance du certificat et/ou du permis d'utilisation.
Les inspections de chaudières comportent des examens à la fois de l'extérieur et de l'intérieur des chaudières. Elles peuvent comporter une vérification hydrostatique ou des essais non destructifs, dont un essai par ultra-sons, un contrôle radiographique ou une inspection visuelle, par exemple.
Aux États-Unis, ce sont traditionnellement les compa-gnies d'assurance qui sont les organismes d'inspection reconnus et qui font les inspections des chaudières homo-loguées par l'ASME. Avant 1996, toutes les provinces canadiennes offraient des services d'inspection officiels. Aujourd'hui, l'Ontario et l'Alberta ont privatisé les services d'inspection.

En Ontario, l'organisme responsable des inspections s'appelle la Commission des normes techniques et de la sécurité. Voici les règlements en vigueur en vertu de la Loi de 2000 sur les normes techniques et la sécurité :

  • Boiler and Pressure Vessel : Ce règlement s'applique à la conception, à la construction, à l'entretien, à l'utilisation, au fonctionnement, aux réparations et à la maintenance de chaudières, d'appareils à pression et de tuyauterie sous pression. Essentiellement, aucun système à vapeur ne doit être installé sans une autorisation décernée aux termes de ce règlement, lequel précise aussi les exigences relatives à des aspects précis de la sécurité de fonctionnement et de l'entretien de ces systèmes.
    Personne-ressource :
    • M. Rick Mile
      Chef des opérations
      Division de la sécurité des chaudières et des appareils sous pression
      416 325-0949
  • Operating Engineers : Ce règlement s'applique à l'utilisation de l'équipement, aux procédés et méthodes, y compris la conception, la construction, le montage, la modification, la gestion, l'entretien, la maintenance et la réparation. Essentiellement, aucune chaudière à vapeur ni aucun système ou équipement connexe ne doit être géré, utilisé ou entretenu si ce n'est en conformité avec ce règlement. Ce règlement précise aussi le personnel, le cas échéant, qui peut être nécessaire. Si une exploitation utilise la réfrigération ou de l'air comprimé dans le cadre de son procédé, elle est aussi soumise à ce règlement.
    Personne-ressource :
    • M. John W.B. Coulter
      Agent en chef,
      Section des mécaniciens d'exploitation
      416 325-2168

À moins que la chaudière n'utilise comme combustible le charbon ou la biomasse (bois ou autre), les règlements suivants sur les carburants s'appliquent, selon le type de carburant utilisé :

  • Fuel Oil : Ce règlement s'applique à l'installation, aux essais, à la maintenance, à la réparation, à l'enlève-ment, au remplacement, à l'inspection et à l'utilisation des appareils, du matériel, des composantes et des accessoires qui utilisent le mazout comme carburant.
  • Gaseous Fuels : Ce règlement s'applique à l'instal-la-tion, à la maintenance, à la réparation, à l'enlèvement, au remplacement, à l'inspection et à l'utili-sation des appareils, du matériel, des compo-santes et des accessoires qui utilisent un combustible gazeux comme carburant.
  • Propane Storage and Handling : Ce règlement s'applique à l'entreposage, à la manutention, au trans-port et au transfert du propane. (Se reporter au règlement pour des détails sur sa portée.)
  • Fuel Industry Certificates : Ce règlement s'applique relativement aux certificats exigés pour effectuer des travaux sur des systèmes qui utilisent du mazout ou un combustible gazeux comme carburant, ainsi que sur la tuyauterie et les installations d'entreposage afférents à ces systèmes.
    Personne-ressource :
    • M. Mike Scarland
      Chef des opérations,
      Programme de la sécurité des combustibles
      416 325-5476


Outre les règlements qui précèdent, et même si la Commission des normes techniques et de la sécurité ne le précise pas, l'acériculteur doit connaître et respecter tout autre règlement ou code pouvant s'appliquer relativement entre autres à la construction et à la protection contre les incendies.
La Loi de 2000 sur les normes techniques et la sécurité et tous les règlements pris en application de cette loi sont accessibles sur le site www.tssa.org. Pour plus d'information ou des éclaircissements sur un règlement en particulier, il est possible en tout temps de communiquer avec les personnes-ressources indiquées en regard de chaque règle-ment ou avec le soussigné.

| Haut de la page |


Remerciements

Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique.
L'auteur tient à remercier Clarence Coons, consultante en agroforesterie, de son aide dans l'élaboration de cette fiche technique.
Il tient également à remercier les personnes suivantes qui ont révisé le document :
George Drummond, acériculteur, Ontario, George Fowler, acériculteur, Ontario, Frank Claeys, représentant, Spirax Sarco Canada Limited, Harry Atkinson, Thunderbolt Research Corporation, Ray Fauteux, Indeck Service Corporation, Todd Leuty, spécialiste de l'Agroforesterie, MAAO, Ted Dance, directeur des opérations, Commission des normes techniques et de la sécurité, Jim Myslik, MAAO.

L'auteur tient aussi à souligner l'aide fournie par le Conseil d'adaptation du secteur agricole de l'Ontario, le North American Maple Syrup Council, la Ontario Maple Syrup Producers' Association et la Forêt modèle de l'Est de l'Ontario.

Liens connexes

| Haut de la page |

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca