Le
liseron des champs
Table of Contents
- Description
- Caractéristiques de croissance
importantes pour les mesures de lutte
- Lutte
Description
Le liseron des champs (Convolvulus arvensis L.) est
une mauvaise herbe vivace qui possède un système complexe
de racines et de rhizomes, de fines tiges volubiles ou traînantes
qui forment souvent un tapis dense et enchevêtré, ainsi
que des fleurs blanches ou roses en forme de trompette (figure
1). Les feuilles, de 2 à 5 cm de longueur, ont une forme
triangulaire à sagittée, une marge entière et sont
placées en position alterne sur la tige. Le liseron des champs
appartient à la famille des Convolvulacées et ses fleurs
ressemblent à celles de la gloire du matin, plante dornement
bien connue. Elles sont solitaires ou disposées par paires à
laisselle des feuilles. Le pédoncule possède deux
petites bractées feuillues (de 2 à 4 mm de long) attachées
à mi-chemin entre la fleur et la tige principale. En pleine floraison,
les fleurs mesurent de 1,5 à 2,0 cm de long et de 2,0 à
2,5 cm de large. Les capsules sphériques contiennent chacune,
entre une et quatre graines triangulaires, dont un côté
est arrondi et les deux autres plats. Ces graines
sont dun gris brunâtre terne, et rugueuses.

Figure 1. Champ de maïs infesté par le liseron des
champs.
On confond souvent le liseron des champs avec le liseron des haies
et la renouée liseron. Le liseron des haies (Convolvulus sepium
L.) a une apparence et un type de croissance très
similaire au liseron des champs, mais ses feuilles, ses fleurs et ses
graines sont plus grosses, et il possède deux grandes bractées
feuillues (de 10 à 20 mm de long) qui entourent la base de la
fleur au lieu dêtre attachées à mi-chemin
sur le pédoncule de la fleur. On retrouve le liseron des haies
surtout dans les pâturages, les champs abandonnés ou en
bordure des champs champs plutôt que dans les champs en culture.
Les méthodes de lutte sont les mêmes que pour le liseron
des champs. La renouée liseron (Polygonum convolvulus
L.) a aussi des feuilles sagittées et des tiges volubiles,
mais cest une mauvaise herbe annuelle qui ne se reproduit pas
par les racines. On peut donc facilement sen débarrasser
lors du sarclage ou encore à laide de nombreux de nombreux
herbicides servant à maîtriser les dicotylédones
(mauvaises herbes à feuilles larges). La renouée liseron
se distingue du liseron des champs par ses feuilles plus grandes, par
la fine membrane (ochréa ou gaine) qui enveloppe la tige à
la hauteur de chaque noeud, par les grappes de petites fleurs vertes
situées à laisselle des feuilles ou aux extrémités
des branches, et enfin par ses graines de couleur brun foncé
à noire, triangulaires et aux coins pointus (figure 2).
Figure 2. a) Liseron des champs; b) Renouée liseron.
Le liseron des champs est originaire dEurope et dAsie.
Son introduction dans lest de lAmérique du Nord remonte
au XVIIIe siècle. Il sest rapidement répandu
vers louest et on le trouve maintenant partout aux États-Unis
et dans les régions agricoles de toutes les provinces canadiennes,
à lexception de Terre-Neuve et de lÎle-du-Prince-Édouard.
En Ontario, on peut le trouver dans toutes les régions où
le nombre dunités thermiques est supérieur à
2300 où le nombre dunités thermiques est supérieur
à 2300, mais le plus fréquemment dans les comtés
du sud sud. Il est particulièrement nuisible dans les champs
de haricots secs, de maïs, de soya et de céréales.
Il peut également causer des problèmes dans les vergers,
les vignobles et les cultures de plantes ornementales. Le liseron des
champs est donc en concurrence avec les cultures pour ses besoins vitaux :
leau, la lumière et les nutriments. Leurs tiges qui senroulent
peuvent nuire aux opérations de moissonnage et provoquer la verse
des cultures.
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Caractéristiques de croissance
importantes pour les mesures de lutte
Le liseron des champs se propage au moyen de graines, de racines
et de rhizomes. De façon générale, il sintroduit
dans une nouvelle région grâce à la dissémination
de ses graines par les oiseaux, leau, le fumier ou les semences
commerciales contaminées. Les graines du liseron des champs possèdent
un tégument très dur et imperméable, et peuvent
rester en état de dormance dans le sol pendant une période
pouvant atteindre vingt ans ou davantage.
Dès que le liseron sest installé dans une nouvelle
région, linfestation peut se faire localement au moyen
des racines et des rhizomes. Après la première saison
de croissance, les racines dun seul plant peuvent avoir couvert
une zone de trois mètres de diamètre et avoir produit
jusquà vingt-cinq nouveaux plants. Les racines des plants
plus âgés peuvent occuper des zones de six mètres
de diamètre et de plusieurs mètres de profondeur, surtout
si le sol est assez meuble. Les racines possèdent des bourgeons
internes qui deviennent de nouvelles pousses, de nouvelles racines ou
encore restent dormants. Ces bourgeons ont une activité saisonnière;
plus actifs au printemps et moins vers la fin de lété.
Les rhizomes et les racines latérales peuvent survivre même
sils sont coupés de la racine principale, et les racines
fragmentées lors du sarclage donneront naissance à de
nouveaux plants si elles renferment des bourgeons. Ce vaste réseau
de racines entrepose dimportantes quantités dhydrates
de carbone capables de fournir lénergie requise à
la reprise des pousses et des racines à partir de ces bourgeons,
même après plusieurs années délimination
constante de la partie aérienne. Il est plus facile de venir
à bout des plantules et des plants dun an que des vieux
plants. Mais, même une plantule de trois semaines, dont la partie
supérieure a été arrachée, peut renaître
de sa racine.
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Lutte
Avant lavènement des herbicides, la maîtrise
du liseron des champs dépendait principalement de lintensité
des labours et de la rotation des cultures. Deux années de jachère
avec des sarclages répétés tous les dix jours,
constituaient une méthode courante de lutte dans les zones de
culture céréalière. Toutefois, même deux
années de défoliation continue ne réussiront pas
toujours à épuiser complètement les réserves
contenues dans les racines. La culture de plantes compétitives,
comme le blé dhiver ou certaines plantes fourragères
vivaces, pendant plusieurs années, aidera à réduire,
mais non à éliminer les infestations de liseron des champs.
Des herbicides systémiques sont efficaces. Des herbicides systémiques
sont efficaces contre le liseron des champs, surtout si lon pratique
en même temps la rotation des cultures et un sarclage au moment
approprié.
La clé du succès dans la lutte contre cette mauvaise
herbe réside dans la détermination précise du stade
auquel on doit appliquer le traitement herbicide. Pour être efficace,
lherbicide doit circuler du feuillage (où il se dépose)
jusquau réseau de racines et de rhizomes, et détruire
les bourgeons des racines avant que le feuillage ne meure. Lherbicide
atteint plus facilement le système racinaire de cette mauvaise
herbe du stade début-floraison jusquau stade pleine-éclosion
des fleurs. Les réserves dans les racines sont alors au plus
bas et les nouveaux sucres produits par les feuilles circulent vers
les organes de réserve. Un traitement à un stade plus
précoce ou plus tardif na généralement pour
effet que de détruire les feuilles sans atteindre les racines.
Il ne faut pas non plus abuser de lherbicide. Si une quantité
trop abondante est utilisée, le feuillage sera détruit
avant que lherbicide nait pu se propager dans les racines
et les rhizomes.
Parmi les herbicides qui maîtrisent effiacement le liseron
des champs lorsquils sont appliqués au bon stade de croissance,
mentionnons le glyphosate (p. ex. Round-up et Touchdown), le dicamba
(p. ex. Banvel) et le 2,4-D. La pulvérisation devrait être
faite entre la formation des bourgeons et la pleine floraison, soit
vers la fin juin ou en juillet. On peut aussi tenir le liseron des champs
en échec après la récotle de blé au moyen
dune pulvérisation fin août, début septembre,
lorsque les plants se sont remis à pousser vigoureusement et
ont commencé à fleurir. La destruction provisoire du liseron
des champs peut se faire au moyen dapplications en postlevée
dherbicides de contact comme le glufosinate ammonium (Liberty,
Ignite), le batazone (Basagran) ou lacifluorfène (Blazer).
Les applications dherbicides radiculaires et dherbicides
de contact en présemis sont en général inefficaces
contre le liseron des champs. Parmi les herbicides qui maîtrisent
efficacement le liseron des champs lorsquils sont appliqués
au bon stade de croissance, mentionnons le glyphosate (p. ex. Round-up
et Touchdown), le dicamba (p. ex. Banvel) et le 2,4-D. La pulvérisation
doit se faire entre la formation des bourgeons et la pleine floraison,
soit vers la fin juin ou en juillet. On peut aussi tenir le liseron
des champs en échec après la récolte du blé
au moyen dune pulvérisation fin août - début
septembre, lorsque les plants se sont remis à pousser vigoureusement
et ont commencé à fleurir. On peut détruire temporairement
le liseron des champs au moyen dapplications en postlevée
dherbicides de contact comme le glufosinate ammonium (Liberty,
Ignite), le bentazone (Basagran) ou lacifluorfène (Blazer).
Les applications dherbicides radiculaires et dherbicides
de contact en présemis sont en général inefficaces
contre le liseron des champs. Pour plus de renseignements sur ces herbicides,
les taux dapplication, les cultures sur lesquelles ils peuvent
être utilisés sans danger et les précautions à
prendre, consulter lédition la plus récente de la
publication 75F du MAAARO, intitulée Guide de lutte contre
les mauvaises herbes.
Un programme efficace de lutte contre le liseron des champs comprend :
1) lapplication, au stade de croissance approprié, des
herbicides recommandés et aux taux indiqués; 2) linclusion,
dans la rotation, de cultures sur lesquelles ces herbicides peuvent
être appliqués sans danger et qui font concurrence à
la mauvaise herbe; et 3) une surveillance constante afin déliminer
immédiatement toutes les nouvelles pousses. Il est beaucoup plus
facile de détruire les plantules que les vieux plants qui ont
déjà envahi des parcelles avec de vastes réseaux
de racines entremêlées.
Nous remercions le Secrétariat dÉtat pour sa contribution
financière à la réalisation de la présente
fiche technique.
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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