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Données sur la culture fruitière en Ontario
Table des matières
IntroductionGrâce à la combinaison particulière de conditions climatiques, géographiques et édaphiques dont jouissent certaines parties de l'Ontario, les producteurs sont en mesure de produire un large assortiment de fruits de première qualité. Les zones ombrées sur la carte représentent les régions possédant le climat et le sol les plus propices à la culture fruitière. Outre les pommes et les pêches, l'Ontario produit, entre autres, du raisin, des poires, des nectarines, des abricots, des prunes, des pruneaux, des cerises, des framboises, des fraises et des bleuets. En 1999, les exploitations fruitières commerciales de l'Ontario ont produit plus de 450 900 tonnes de fruits sur 25 294 hectares de terre. La valeur totale de cette récolte pour les producteurs s'est établie à plus de 223 millions de dollars. La présente fiche technique porte essentiellement sur les fruits les plus intéressants du point de vue économique pour les producteurs de l'Ontario, c'est-à-dire sur les fruits de verger comme la pomme, la poire, la pêche, la prune, la cerise et la nectarine, et sur les petits fruits, soit la fraise, la framboise, la gadelle (groseille à grappe) et la groseille à maquereau, sans oublier évidemment le raisin. | Haut de la page | Production de pommes en Ontario
Les principales zones de production de pommes en Ontario s'étalent le long des rives du lac Ontario, du lac Érié, du lac Huron et de la baie Georgienne. En fait, ces vastes plans d'eau profonde constituent la principale raison de l'importance et de la qualité des pommes produites en Ontario. La température de l'eau des lacs varie lentement et tempère l'air des régions riveraines. En plus de prolonger la saison de végétation, ces conditions permettent d'éliminer presque complètement les gelées tardives de printemps et les gelées précoces d'automne. Ces conditions idéales sont également favorisées par la présence de l'Escarpement du Niagara. Cet Escarpement abrupt fait fonction de barrière qui retient les températures douces créées par les lacs à l'intérieur d'une petite zone de production. En outre, ces régions possèdent un large éventail de sols fertiles, allant du loam sableux à l'argile, qui conviennent parfaitement à la production des pommes. | Haut de la page | Production, types et rendementsDepuis quelques années, la production moyenne de pommes en Ontario
s'établit aux alentours de 13,5 millions de boisseaux. Cette
production se répartit, en pourcentage approximatif, entre les
variétés suivantes : | Haut de la page |
On compte quelque 1500 pomiculteurs en Ontario. Si certains de leurs vergers peuvent couvrir plus de 40 hectares (100 acres), la superficie moyenne est d'environ 8 hectares (20 acres). Grâce aux techniques modernes, les producteurs ontariens sont devenus de plus en plus efficaces. Graduellement, ils convertissent les anciens vergers moins productifs, constitués de grands arbres standards, en plantations intensives d'arbres nains ou à dimension limitée. Cette évolution exige, par ailleurs, une plus grande densité de peuplement par hectare. En outre, grâce aux meilleures techniques de conservation utilisées par les producteurs, les consommateurs peuvent savourer tout au long de l'année les pommes fraîches de la province. | Haut de la page |
Environ la moitié des pommes de l'Ontario sont vendues sur le
marché du frais, l'autre moitié allant à la transformation.
De la portion destinée au marché du frais, trois quarts
passent par des stations fruitières qui les redistribuent aux
épiceries, le reste étant écoulé par vente
directe aux éventaires routiers, aux marchés des producteurs
et aux magasins ou encore par des exploitations gérées
en auto-cueillette. C'est la Commission ontarienne de commercialisation des pommes (COCP) qui assure la mise en marché des pommes de la province. Tous les producteurs qui exploitent plus de 1 hectare (2,5 acres) de verger sont tenus de s'inscrire auprès de la Commission. Elle regroupe donc environ 750 pomiculteurs commerciaux. C'est aussi la Commission qui accorde les permis d'exploitation aux stations fruitières (postes d'emballage) et qui fixe le prix minimum des pommes fraîches livrées par les stations aux entrepôts-distributeurs. C'est enfin la Commission qui propose le prix minimum des pommes utilisées pour la fabrication du jus. La plupart des stations fruitières distribuent les pommes sous la marque commerciale Orchard Crisp. Toutes les pommes Orchard Crisp sont produites en Ontario et doivent répondre à des normes strictes de qualité. La production de pommes de la province représente pour les producteurs
une valeur de quelque 85 millions de dollars par année. En outre,
l'Ontario exporte environ 10 % de ses pommes, la plus grande partie
vers les États-Unis. Le Royaume-Uni absorbe environ 10 % du total
des exportations. | Haut de la page | Production de raisin et de fruits tendres en Ontario L'Ontario est la plus grande des trois régions fruitières
canadiennes capables de produire des fruits tendres et du raisin à
l'échelle industrielle. Les deux autres sont les vallées
de l'Okanagan et du Fraser en Colombie-Britannique et la vallée
de l'Annapolis en Nouvelle-Écosse. Ces fruits sont également produits en grande quantité
dans les comtés d'Essex et de Kent, partie la plus méridionale
de la province qui, à cause de son emplacement, jouit de la saison
de végétation la plus longue.
Comme les autres zones de production fruitière de l'Ontario, la région du Niagara peut compter sur un climat tempéré créé par deux limites naturelles, le lac Ontario et l'Escarpement du Niagara. Le lac tempère l'atmosphère, de sorte que les températures en hiver descendent rarement en bas de -18o C (0o F), et l'Escarpement contient l'air tempéré dans la zone de production fruitière. Ces températures adoucies ralentissent le développement des bourgeons à fruits au printemps, réduisant ainsi les risques de dégâts par les gelées printanières. En outre, elles prolongent la saison de végétation en retardant les premières gelées d'automne. Les types particuliers de sol qu'on trouve dans la péninsule du Niagara sont particulièrement propices à la production des fruits. Ces sols vont des terres sableuses et graveleuses bien drainées aux limons et aux argiles mal drainés. La plupart des terres sableuses et graveleuses sont situées près des rives du lac Ontario ainsi que dans la région de Pelham. Dans les comtés d'Essex et de Kent, la proximité du lac Érié se traduit par des hivers modérés. Toutefois, ce lac est relativement peu profond par rapport aux autres Grands Lacs et certaines années, l'eau y gèle. Quand cela se produit, l'effet températeur du lac est perdu et, environ tous les 10 ans, on constate une chute grave de la température hivernale qui provoque des dommages importants aux cultures de fruits tendres et de raisin. | Haut de la page |
La région du Niagara produit plus de 80 % du raisin, 80 % des pêches et 60 % des poires cultivés dans la province. En outre, les producteurs de la région commencent lentement à se diriger vers la culture des pommes et des petits fruits comme les fraises, les framboises et les groseilles, et souvent aux emplacements auparavant utilisés pour la production des fruits tendres. La région du Niagara compte plus de 900 producteurs de fruits, la plupart exploitant des vergers de moins de 20 hectares (49 acres). Les productions fruitières du Niagara rapportent aux producteurs plus de 75 millions de dollars par année. De ce total, 42 millions environ proviennent du raisin, 22 millions des pêches et 4 millions des poires. Les producteurs de la région d'Essex-Kent produisent tous les types de fruits de verger ainsi que les petits fruits et le raisin. La région compte 1000 hectares (2500 acres) en pommiers, 200 hectares (500 acres) en pêchers, 300 hectares (750 acres) en vignes, en plus d'étendues consacrées aux poiriers, aux cerisiers et aux petits fruits. L'île Pelee, partie la plus au sud du Canada porte des vignobles plantés en Vitis vinifera (pour la production du vin). La production fruitière donne aux exploitants de la région d'Essex-Kent des recettes de près de 15 millions de dollars par an. | Haut de la page | Vitiviniculture en OntarioQuatre-vingt-quatre pour cent des vins fabriqués au Canada sont produits en Ontario, sur 6 040 hectares (15 100 acres) de vignobles situés dans la région du Niagara et dans le sud-ouest de la province. Environ 1 640 hectares (4 100 acres) sont plantés en variétés traditionnelles destinées à la fabrication de jus ainsi qu'au marché de consommation en frais. Une superficie de 4 400 hectares (11 000 acres) est plantée en cépages Vitis vinifera et en hybrides français qui sont réservés pour la fabrication des vins de table nobles. L'Ontario produit de nombreux vins dont la qualité est maintenant reconnue à l'échelle mondiale. Au fil des années, les vins de l'Ontario ont mérité de nombreux prix, notamment le Grand Gold Award, à plusieurs reprises, et le Grand Prix d'Honneur.
| Haut de la page | Protection des cultures fruitières en OntarioAu cours de leur croissance, les fruits sont exposés aux attaques des insectes nuisibles et des maladies. Pour protéger leurs cultures, de nombreux producteurs de l'Ontario participent à des programmes de lutte intégrée (LI). Avec l'aide de consultants et d'exploitants ayant l'expérience de la LI, ils apprennent les différentes méthodes de lutte (horticoles, biologiques et chimiques) contre les ravageurs et les maladies. Ils peuvent également s'informer sur l'époque de traitement la plus opportune et les doses de pesticides à utiliser pour que la lutte soit sans danger et efficace. À chaque saison de végétation, dans plusieurs régions de la province, les fruiticulteurs embauchent collectivement des observateurs, le plus souvent des étudiants, pour surveiller sur place l'état phytosanitaire des vergers. Grâce à toutes ces mesures, de nombreux producteurs ont pu réduire leur utilisation totale de pesticides de 50 % au cours des dernières années. | Haut de la page | Recherche et developpement en production fruitière en OntarioL'Institut de recherches horticoles de l'Ontario, qui fait partie du Département de phytotechnie de l'Université de Guelph, contribue à l'amélioration constante des cultures fruitières de la province en conduisant ou en finançant des recherches dans différentes disciplines. L'objet des recherches est d'améliorer l'efficacité dans les domaines de la production, de la transformation et de la mise en marché. Les chercheurs travaillent à la création de nouvelles variétés de fruits ainsi qu'à la mise au point de méthodes améliorées de production, d'entreposage et de conservation des récoltes. Les études portent sur les fruits de verger, les petits fruits et le raisin. L'Institut de recherches horticoles de l'Ontario effectue ses recherches sur les cultures fruitières aux deux emplacements suivants :
| Haut de la page | Production fruitière en OntarioLa carte de la page 00 montre les zones de production fruitière de la province. 1. Essex-Kent : Ces comtés sont situés dans la partie la plus au sud de la province et, comme on peut s'y attendre, ce sont ceux qui jouissent de la plus longue saison de végétation. Les producteurs de la région mettent à profit cet avantage pour produire toutes sortes de fruits de verger, de petits fruits et de raisin. 2. Huron-Érié : Cette région comporte en fait deux zones. La première est située près de la partie sud du lac Huron, l'autre est située le long de la rive nord du lac Érié près de St-Thomas. Les comtés de cette région sont mieux connus pour la production laitière et pour les grandes cultures comme le maïs, le soya et le petit haricot blanc, toutefois la production fruitière s'étend et compte aujourd'hui plus de 2 000 hectares (5 000 acres), en pommiers, poiriers, pêchers, cerisiers et pruniers, le pommier étant la culture principale. Les petits fruits, qui s'étendent sur plus de 200 hectares (500 acres), sont également en voie d'expansion pour répondre à la demande locale. Les productions fruitières de la région représentent une valeur de plus de 12 millions de dollars par année. La plupart de ces cultures sont destinées à la consommation en frais, le restant allant à la transformation. 3. Norfolk-Brant : Les pommes sont la culture fruitière
dominante dans cette région. Elles couvrent plus de 1 500 hectares
(3 600 acres) de verger et fournissent 20 % de la production de la province.
C'est à Simcoe qu'est située la plus grande coopérative
pomicole de l'Ontario. Ses entrepôts peuvent contenir jusqu'à
1 million de boisseaux de pommes. Le climat tempéré du
lac Érié, allié à des loams sableux fertiles
rend la région tout particulièrement indiquée pour
la pomiculture. La région compte également quelques petites
surfaces en poiriers et en cerisiers acides. Quelques exploitations
agricoles produisent aussi des pêches, des nectarines et des cerises
douces, surtout pour la vente aux éventaires routiers. 4. Niagara : C'est la région de l'Ontario qui est la plus réputée pour la production des fruits tendres et du raisin. Malgré la grande surface de la péninsule, le gros de la production se limite toutefois à une bande étroite le long du lac Ontario, à partir de Niagara Falls jusqu'à Hamilton. 5. York-Durham : Cette région, située juste à l'est du Toronto métropolitain, produit des pommes, des fraises, des framboises et des poires. La plupart des vergers sont situés près du lac Ontario de façon à tirer avantage de ses effets modérateurs sur le climat. La proximité du vaste bassin de population de Toronto fait de l'exploitation en auto-cueillette et de la vente directe des modes de commercialisation populaires. Les pommiers représentent pour la région une valeur de plus de 4,6 millions de dollars par an. La production de petits fruits continue de s'étendre avec des ventes de fraises de plus de 1,3 million de dollars et des ventes de framboises de 225 000 $ par année. 6. Quinte : Située le long du lac Ontario à proximité
de Belleville, la région englobe les parties sud des comtés
de Hastings, Northumberland, Lennox et Addington, ainsi que la totalité
du comté de Prince Edward (Picton). La région de Quinte
doit ses aptitudes à la production fruitière à
sa proximité d'un vaste plan d'eau profonde, le lac Ontario.
Les pommiers représentent la culture fruitière la plus
importante. Ils couvrent plus de 1 300 hectares (3 200 acres) et rapportent
aux exploitants des recettes annuelles de 7 millions de dollars. 7. Vallée de l'Outaouais : Un certain nombre de fruits comme les pommes, les fraises, les framboises et les bleuets sont cultivés à l'échelle commerciale dans cette partie de l'est de l'Ontario. C'est là qu'est née la McIntosh. Autrefois, les rives du Saint-Laurent étaient considérées comme idéales pour le pommier; toutefois, la création de la Voie maritime a submergé une partie des terres à verger, événement qui avec les hivers rigoureux a entraîné une réduction de la production. Les pommes et les fraises constituent les cultures principales, chacune fournissant aux producteurs des recettes annuelles de plus de 2 millions de dollars. Une grande partie de la récolte est produite dans des exploitations où l'on pratique l'auto-cueillette. Les framboise fournissent des recettes de plus de 600 000 $ par année. 8. Baie Georgienne : C'est la région productrice de pommes située la plus au nord de l'Ontario. Les premières plantations remontent à 1846. À l'heure actuelle, on y consacre plus de 2 800 hectares (7 000 acres) à la pomiculture. Le district comporte trois zones importantes : la vallée Beaver entourant les villes de Thornbury et Clarksburg, la région de Meaford et une troisième zone, comportant environ 1 000 acres, juste au sud de Collingwood. C'est le plan d'eau profonde et fraîche de la baie Nottawasaga qui permet la culture des fruits dans cette région. La température de l'eau ne change que lentement et tempère ainsi l'air ambiant, réduisant d'autant les risques de gelée tardive au printemps et de gelée hâtive en automne. En outre, l'impressionnant Escarpement du Niagara crée une barrière protectrice au sud. Ces deux accidents géographiques produisent un climat particulier dans cette région petite mais néanmoins productive. Les derniers relevés de rendement des pommes font état de 3,0 millions de boisseaux, dont approximativement 50 % sont conservés en entrepôt réfrigéré pour approvisionner le marché frais à longueur d'année. La récolte rapporte aux agriculteurs des recettes annuelles de 15 millions de dollars. 9. Nord-ouest de l'Ontario (région de Thunder Bay) : Il se fait un peu de production fruitière dans cette région. De petites zones de fraisières et de framboisières sont cultivées près des lacs et des rivières, mais la brièveté de la saison de végétation et les hivers rigoureux restreignent la production fruitière à ces deux cultures. Le gros des fruits est vendu en auto-cueillette et donne aux agriculteurs des recettes de plus de 400 000 $ par année.
Pour en savoir plus sur la production fruitière en Ontario, communiquer avec le Centre d'information du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales (MAAO) au numéro 1-877-424-1300 ou visiter le site web du MAAO. Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique. Liens connexes
| Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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