Culture
de la citrouille et de la courge
Table des matière
- Introduction
- Exigences climatiques
- Sol et fertilité
- Semis et espacement
- Lutte contre les mauvaises herbes
- Abeilles et pollinisation
- Croissance et développement
- Classement des citrouilles et des courges
- Maladies et insectes nuisibles
- Maladies
- Blanc
- Anthracnose
- Pourriture sclérotique
- Pourriture fusarienne
- Mildiou
- Pourritures du fruit
- Tache septorienne
- Maladies virales
- dème
- Insectes Nuisibles
- Chrysomèle rayée du concombre
- Punaise de la courge
- Chrysomèle occidentale des racines
du maïs
- Perceur de la courge
- Récolte
- Séchage et entreposage
- Potentiel de rendement et commercialisation
- Industry Expectation
- Saison ou période de récolte
- Principales méthodes de commercialisation
- Liens connexes
Introduction
La citrouille et la courge rapportent de bonnes sommes à bien
des producteurs ontariens. L'essor important qu'a connu la culture de
ces produits s'explique par l'attrait incontestable qu'ils présentent
pour l'il (figure 1) et la ferveur populaire dont jouit l'Halloween.
Cette fête vient en effet au deuxième rang après
Noël au chapitre des dépenses en décorations.

Figure 1. Un étalage de
citrouilles produit toujours un bel effet.
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Exigences climatiques
Toutes les cucurbitacées sont des cultures de saison chaude.
Elles prospèrent par temps chaud et ne tolèrent pas le
gel. La germination peut se produire à partir de 15 °C (60
°F), mais est optimale dans la fourchette de 29-32 °C (85-90
°F). Les températures idéales pour la croissance de
la citrouille et de la courge sont de 23-29 °C (75-85 °F) le
jour et de 15-21 °C (60-70 °F) la nuit. La croissance s'arrête
pratiquement quand les températures tombent sous les 10 °C
(50 °F). Si les températures tombent en deçà
de 5 °C (40 °F) pendant plusieurs jours, les plants risquent
d'être gravement endommagés et la maturité retardée.
Une heure de gel (températures sous la barre du 0 °C [32
°F]) suffit habituellement pour tuer les plants de cucurbitacées,
d'où l'importance de retarder les semis en plein champ jusqu'au
moment où tout risque de gel est écarté et où
le sol s'est suffisamment réchauffé pour assurer une bonne
germination. Dans le cas de la culture hâtive de courges d'été,
un paillis de plastique et/ou une bâche à plat amènent
une élévation de la température et offrent une
certaine protection contre le gel.
Le froid a aussi des répercussions sur la floraison et la nouaison.
Les cucurbitacées sont des plantes monoïques, c.-à--d.
que chaque plant produit des fleurs mâles et des fleurs femelles.
Normalement, plusieurs fleurs mâles se forment avant les fleurs
femelles. Pendant les périodes fraîches (sous les 22 °C
[70 °F]), la plupart des cultivars de citrouille et de courge réagissent
en produisant surtout des fleurs mâles. Celles-ci ne forment pas
de fruit. À l'opposé, certains cultivars de courge d'été
semblent former surtout des fleurs femelles en réaction à
des températures fraîches. Toutefois, sans fleurs mâles
pour produire le pollen, les fleurs femelles ne donnent pas de fruit
(figures 2, 3 et 4).

Figure 2. Fleurs mâle (à
gauche) et femelle (à droite).
Des températures chaudes (supérieures à 29 °C
[85 °F]) doublées de conditions sèches mènent
à l'avortement des fleurs et des jeunes fruits.
La citrouille et la courge ont des racines relativement profondes (1,2-1,8
m [4-6 pi]) et tolèrent de ce fait assez bien la sécheresse.
Par contre, des périodes de sécheresse prolongées
nuisent à la nouaison, ainsi qu'au développement et au
calibre des fruits. Bien que les plants tolèrent assez bien l'humidité,
ils sont alors plus exposés aux maladies foliaires et à
la pourriture des fruits. Des racines adventives se forment aux nuds
(figure 3) et aident à l'absorption d'eau.

Figure 3. Fruit qui se développe
sur une fleur femelle. Remarquer l'ovaire renflé sur cette fleur
vieille de 1 jour.

Figure 4. Fleurs mâles
(à chaque nud) qui ne forment pas de fruit; fleur femelle
(à gauche complètement) qui a été pollinisée
et qui forme un fruit.
Les courges d'été sont particulièrement sensibles
à la sécheresse, du fait que le fruit se développe
et est récolté dans les quelques jours qui suivent la
pollinisation. Un manque d'humidité donne souvent un fruit qui
s'est peu ou mal développé.
Même si on cultive normalement la citrouille et la courge sans
irrigation, celle-ci peut néanmoins être très bénéfique
quand on peut y recourir. On applique alors 2,5-3,75 cm (1-1½
po) d'eau par semaine durant la floraison et le développement
du fruit. L'irrigation occasionnelle est habituellement profitable aux
courges d'été durant toute la saison de croissance.
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Sol et fertilité
Les citrouilles et les courges prospèrent dans la plupart des
sols bien drainés. L'idéal est un loam sableux. Elles
viennent également bien dans des sols argileux, mais si le sol
est mouillé, la récolte se fait moins bien et le fruit
est souvent sale et difficile à nettoyer. Éviter les terres
basses ou les terres noires, qui risquent d'exposer les plants au gel
à la fin du printemps et au début de l'automne.
Les cucurbitacées sont de bonnes cultures à intégrer
dans une rotation avec des légumes. Comme on les cultive habituellement
en vue de les récolter à l'automne, on peut les planter
à la fin de mai ou au début de juin, ce qui facilite leur
introduction dans le calendrier des semis.
Les recommandations courantes du MAAO visant la culture de la citrouille
et de la courge consistent à épandre 110 kg d'azote/hectare,
dont 65 kg sous forme de traitement généralisé
en présemis, le reste étant épandu en bandes latérales
juste avant la formation des tiges rampantes.
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Semis et espacement
Semer les citrouilles et les courges à l'aide d'un semoir à
maïs, en utilisant des plaques expressément prévues
pour ces cultures, ou des semoirs pneumatiques. Enfouir la semence à
2,5-3,75 cm (1-1½ po) de profondeur dans un sol humide.
Les distances traditionnellement respectées pour les semis
de courges et de citrouilles aux tiges de longueur moyenne sont de 2-2,5
m (6-8 pi) entre les rangs et de 0,5-0,6 m (1½-2 pi) d'espacement
sur le rang. Toutefois, bien des producteurs utilisent un espacement
de 2 m x 2 m (6 pi x 6 pi) pour pouvoir travailler le sol en diagonale.
Là où l'on s'attend à faire une application tardive
de pesticides, prévoir des allées pour les pulvérisations
et la récolte.
Pour les cultivars de plus grand format qui donnent des fruits de
9 kg (20 lb) ou plus, les plants ont besoin d'au moins 3-3,6 m2 (35-40
pi2) chacun. Le surpeuplement cause un stress aux plants, qui donnent
alors des fruits plus petits. Il peut sembler exagéré
de prévoir une centaine de pieds carrés par plant, mais
tout indique que cette superficie donne de bons résultats.
En plus des problèmes à la nouaison, un espacement réduit
fait en sorte que les tiges restent aériennes et ne s'enracinent
pas aux nuds comme elles le feraient normalement si elles couraient
sur le sol.
La quantité de semence nécessaire par acre varie selon
le type, le cultivar et l'espacement. Les gros cultivars semés
(la plupart des citrouilles et des courges d'hiver) ont besoin de 0,5-1
kg (1-2 lb) de semence/acre. Remarque : Pour les cultivars de plus grand
format, on compte environ 6 600 graines/kg (3000 graines/lb).
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Lutte contre les mauvaises herbes
La lutte contre les mauvaises herbes se fait au moyen de fréquents
sarclages superficiels. Même si les citrouilles et les courges
ont des racines profondes, la plupart des racines se trouvent en surface.
Un labour en profondeur serait donc nuisible, car il détruirait
bon nombre des radicelles. Il faut habituellement faire le désherbage
et le binage à la main. Comme les plants couvrent le sol, ils
font ombrage à bien des mauvaises herbes.
Des herbicides peuvent aussi aider à lutter contre les mauvaises
herbes. À l'heure actuelle, toutefois, le choix d'herbicides
est limité dans les citrouilles et les courges. Pour plus de
détails, se reporter à la publication 363F du MAAO, Recommandations
pour les cultures légumières, ou à la publication
75F, Guide de lutte contre les mauvaises herbes.
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Abeilles et pollinisation
Les abeilles sont essentielles à la culture de toutes les cucurbitacées.
Les abeilles et autres insectes qui se trouvent à l'état
naturel suffisent normalement à assurer la pollinisation dans
de petits champs. Toutefois, lorsque les champs dépassent 1-2
acres, on doit ajouter des ruches pour assurer la pollinisation, à
raison de 1 ruche tous les 2-3 acres de citrouilles et de courges.
Disposer les ruches dans des zones protégées sur le
pourtour des champs. Comme les abeilles butinent normalement le plus
près possible de la ruche, habituellement à moins de 400
m (1/4 mille) de la ruche, disposer les ruches autour du champ pour
obtenir une pollinisation plus uniforme des grands champs.
La densité de fleurs est faible pour les citrouilles et les
courges. Par conséquent, ces cultures ne sont pas très
attirantes pour les abeilles. De plus, chaque fleur de cucurbitacée
doit être visitée au moins 15 fois pour que la pollinisation
soit complète. Une pollinisation incomplète donne un fruit
petit et difforme. Pour une meilleure pollinisation, placer les abeilles
dans les champs 3-5 jours après l'apparition des premières
fleurs - au moment où environ 10-15 % des plants ont normalement
des fleurs femelles ouvertes. Comme elles sont habituées au secteur,
les abeilles fourragent près de la ruche et ne s'aventurent pas
dans des cultures plus attrayantes qui sont plus éloignées.
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Croissance et développement
Q - Combien de fruits (citrouilles) donne un même plant?
Même si les plants de citrouille produisent dès le début
de leur croissance et pendant la vie du plant une profusion de fleurs,
chaque plant ne produit que 1 ou 2 citrouilles de bon calibre. Ce nombre
varie selon le type et le cultivar employé.
La citrouille buissonnante ou semi-buissonnante (p. ex. 'Spirit')
offre un rendement supérieur aux cultivars traditionnels, comme
'Connecticut Field' ou 'Howden'. Toutefois, en principe, et comme indication
générale pour prévoir les rendements, on doit s'attendre
à seulement environ 1 à 1,5 citrouille par plant.
Ainsi, pour un semis de citrouilles qu'on a éclairci de façon
à obtenir une population de 2 900 plants/acre (rangs de 150 cm
[5 pi] de centre à centre et plants espacés de 91 cm [3
pi] sur le rang), on peut s'attendre à des rendements se situant
autour de 4 000 citrouilles/acre; un espacement différent, de
243 cm x 60 cm (8 pi x 2 pi) donnerait environ le même rendement.
L'espacement traditionnel sur un carré de 182 cm (6 pi) (1 210
plants/acre) ne donnerait en moyenne que 1 800 fruits environ.
Les citrouilles miniatures, comme les 'Baby Boo', 'Sweetie Pie', 'Jack-Be-Little'
et 'Munchkin', peuvent facilement donner 12-15 fruits/plant.
REMARQUE : Ne jamais se fier au nombre de fleurs sur le plant
pour prédire le rendement, mais plutôt sur le nombre
de fruits visibles!
Q - S'il y a tant de fleurs sur un plant pendant la saison, pourquoi
n'y a-t-il pas plus de fruits par plant?
Tous les plants de citrouille et de courge produisent des fleurs unisexuées
(une expression de leur caractère monoïque). Ces fleurs
naissent à l'aisselle des nuds. Les fleurs mâles
se forment et s'épanouissent en premier, de sorte que le pollen
est prêt lorsque les fleurs femelles apparaissent.
L'ordre dans lequel ces fleurs apparaissent et leur nombre varient
quelque peu selon le moment de l'année, le stade de croissance
du plant et le nombre de fruits déjà pollinisés
qui commencent à grossir. Le développement des fruits
réduit temporairement l'incidence de fleurs femelles dans la
partie inférieure du plant.
Citrouilles et courges sont relativement peu sensibles à la
photopériode (longueur du jour) durant la saison d'été.
Les fleurs femelles sont de courte durée. Les fleurs femelles
de citrouille et de courge s'ouvrent le matin et se ferment quelques
heures plus tard (24 heures tout au plus) pour ne plus jamais s'ouvrir
par la suite. Si ces fleurs ne sont pas pollinisées, elles avortent
et tombent au sol. En général, la fleur femelle est ouverte
à partir d'environ 10 h jusqu'à environ 15 h.
Les fleurs mâles sont les premières à apparaître.
On compte habituellement 10 fleurs mâles pour chaque fleur femelle.
Les abeilles n'ont pas de préférence entre les fleurs
mâles ou femelles. Il faut donc s'assurer de compter sur suffisamment
de pollinisateurs. De même, la proportion de fleurs mâles
augmente habituellement lorsque les plants sont soumis à un stress.
La probabilité qu'une fleur soit pollinisée dépend
du nombre d'abeilles présentes et du nombre de visites faites
à chaque fleur. Si le temps est mauvais (froid ou pluvieux),
il n'y a pratiquement pas de chance que les fleurs soient pollinisées
correctement.
Q - Comment les tiges poussent-elles et où les fleurs se
situent-elles sur le plant?
Les citrouilles sont soit des plantes sarmenteuses (rampantes), soit
des plantes à tiges semi-érigées (buissonnantes).
Les variétés buissonnantes ont des entre-nuds (distance
entre les feuilles) plus courts et sont dépourvues de vrilles.
Les variétés rampantes ont 3-8 ramifications latérales
qui naissent chacune à un nud distinct (point d'insertion
de la feuille). La croissance des tiges des types rampants peut être
très vigoureuse. Dans certains cas, les tiges peuvent atteindre
des longueurs dépassant les 43 m (140 pi) et donner jusqu'à
450 feuilles durant les 4 mois que dure la saison de croissance!
Les fleurs jaunes apparaissent de manière isolée à
l'aisselle des feuilles. Chez les variétés rampantes,
les fleurs staminées (mâles) apparaissent près du
centre du plant sur des tiges longues et fines; les fleurs pistillées
(femelles) apparaissent sur des tiges courtes et côtelées,
plus aux extrémités du plant. Chez les types buissonnants,
les fleurs pistillées apparaissent près de la base du
plant.
Q - Comment faire augmenter le calibre d'une citrouille?
Le calibre du fruit est influencé par l'ensemble des facteurs
suivants : eau, température, insectes et maladie, pollinisation,
fertilité, type de sol, densité de peuplement, cultivar
(génétique) et mauvaises herbes.
Q - Quelle importance revêt la croissance de fin de saison?
Pour que le fruit grossisse, il faut qu'il continue à recevoir
de la nourriture de la plante-mère. Si le plant meurt prématurément,
sous l'effet du blanc ou d'une gelée hâtive, par exemple,
la croissance du fruit s'arrête.
Toutefois, si le fruit est déjà parvenu à maturité
sur le plan physiologique, il continue de mûrir en passant à
l'orangé, mais sans augmenter de calibre. Un fruit vert «
à maturité » (qui n'affiche aucun changement de
couleur) et qui n'a pas atteint la maturité physiologique ne
passera pas à l'orangé.
Q - Peut-on augmenter les rendements par des semis plus hâtifs
ou le repiquage?
En général, non. On ne compte habituellement que 1-2 citrouilles/plant.
Au fur et à mesure que le fruit se développe, le plant
a tendance à produire moins de fleurs femelles. Si les semis
se font au cours de la dernière semaine de mai jusqu'à
la deuxième semaine de juin, le fruit atteint normalement son
plein calibre, soit 6,8-9,0 kg (15-20 lb) pour des cultivars comme 'Connecticut
Field' et 'Howden'.
Les citrouilles font partie des cultures subtropicales et réagissent
à une plus longue saison de croissance. Toutefois, comme le marché
pour cette culture est si tardif, il n'y a pas lieu de hâter les
semis.
En fait, dans le sud-ouest de l'Ontario, les citrouilles mûrissent
habituellement tellement tôt qu'on s'inquiète plutôt
de leur durée de conservation. Donc, il vaut mieux attendre que
tout risque de gel soit écarté et que le sol se soit réchauffé
si l'on veut obtenir une densité de peuplement optimale. Cette
démarche laisse aussi la latitude d'attendre, pour faire les
semis, que le sol soit humide.
Des semis tardifs ont aussi l'avantage d'échapper à
la première génération de mouches des légumineuses
et de germer avant l'arrivée de la deuxième génération.
Par contre, s'il y a déjà eu d'importants épandages
de fumier, on risque fort que différentes larves endommagent
les semis, car le fumier attire les insectes pour la ponte.
Q - Que peut-on faire pour obtenir des citrouilles ayant des pédoncules
plus longs et une couleur d'un orangé plus vif?
Rien, si ce n'est de choisir un cultivar qui affiche ces caractéristiques.
Ces facteurs sont prédéterminés sur le plan génétique
et rien, ni l'engrais, ni les méthodes culturales, ne peuvent
rien y changer. Il en va également de même de l'apparence
côtelée du fruit - certains cultivars ont une surface plutôt
lisse tandis que d'autres sont fortement côtelés. Il s'agit
de choisir le cultivar en fonction de la demande générale
sur le marché et des préférences individuelles
des consommateurs.
Q - Qu'arrive-t-il à l'apparence d'un cultivar s'il fait
l'objet d'une pollinisation croisée avec un autre cultivar qui
pousse à proximité dans le même champ?
Rien. Les cultivars de la même espèce (Cucurbita pepo dans
ce cas) qui poussent proches les uns des autres ne sont pas influencés
par le pollen qu'ils reçoivent durant cette saison de croissance.
Toutefois, si l'on prélève des graines du fruit en vue
de les mettre en terre l'année suivante, il est possible que
les plants ne soient pas conformes au cultivar d'origine, surtout si
ce cultivar était déjà un hybride.
Les cultivars comme 'Big Moon', 'Atlantic Giant' et 'Big Max' appartiennent
à différentes espèces (Cucurbita maxima). Il n'en
reste pas moins que C. pepo et C. maxima peuvent être semés
dans le même champ - même pour la production semencière!
Différents cultivars au sein de l'espèce C. pepo ne se
croisent pas dans un peuplement mixte.
C. pepo et C. moschata se croisent facilement sans qu'il y ait un
effet immédiat sur la qualité du fruit. La progéniture
produit des graines viables, mais donne le plus souvent des sujets non
conformes au cultivar d'origine. Il faut donc isoler ces deux espèces
dans le cas des cultures de semence.
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Classement des citrouilles et des courges
Le genre Cucurbita (famille des potirons) se divise en 4 grandes catégories
(espèces) qui comprennent la majorité des citrouilles
et des courges. Il est important, pour la pollinisation croisée,
de savoir à quelle catégorie appartient un cultivar. En
termes pratiques, une citrouille est faite pour être sculptée,
une courge pour être cuite et un potiron pour être admiré.
1) Cucurbita pepo se divise en 2 groupes :
- Cucurbita pepo var. pepo (les vraies citrouilles) :
Ce groupe comprend surtout les citrouilles de plein champ et les
courges en forme de gland ou reine-de-table, comme 'Acorn', 'Delicata',
'Sweet Potato', 'Howden', 'Connecticut Field', 'Spirit', 'Happy
Jack', 'Jack-O-Lantern';
- Cucurbita pepo var. melopepo :
Ce sont les courges d'été buissonnantes comme 'Zucchini',
'Yellow Crookneck', 'White Bush Scallop', 'Patty Pan', 'Cocozelle';
2) Cucurbita maxima (les vraies courges) :
Courges 'Hubbard' (tous les types), citrouilles 'Giant', courges 'Banana',
'Boston Marrow', 'Buttercup', 'Delicious' (tous les types), 'Turban',
'Marblehead';
3) Cucurbita moschata :
Courges 'Butternut', 'Winter Crookneck', 'Dickinson', 'Kentucky Field'
ou 'Large Cheese';
4) Cucurbita argyrosperma (auparavant C. mixta) :
Courges 'White Cushaw', 'Green Striped Cushaw', 'Tennessee Sweet Potato',
'Japanese Pie'.
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Maladies et insectes nuisibles
Les citrouilles et les courges souffrent de peu de problèmes
graves attribuables aux insectes et à la maladie. Le blanc est
la seule maladie d'importance et seulement un ou deux insectes, notamment
la chrysomèle du concombre, méritent qu'on se montre vigilant
et qu'on adopte des mesures de lutte.
Maladies
Blanc
Le blanc est présent dans les champs de citrouille et de courge
à des degrés divers presque chaque année. Le champignon
hiverne dans les débris laissés dans le champ ou dans
les haies d'arbres qui le bordent. Un éventail assez large de
plantes lui servent d'hôtes, bien que les cucurbitacées
sauvages et cultivées semblent constituer la principale source
de spores.
Les spores se développent entre autres sur les débris
et les hôtes sauvages. Elles sont portées par le vent sur
de longues distances. Les spores atterrissent ensuite sur les cucurbitacées
et germent si les conditions sont propices. Du temps chaud et sec conjugué
à une forte rosée la nuit (comme on en a habituellement
en août en Ontario) sont nécessaires pour favoriser le
développement des spores. La poudre blanche caractéristique
se voit à la face supérieure des feuilles. Les feuilles
meurent prématurément et se fanent avant que le fruit
n'ait atteint son calibre ou sa maturité maximale.
Les mesures de lutte doivent être préventives. Cela signifie
que les fongicides protégeront en principe uniquement les feuilles
et les tiges non infectées. Il y a différentes races de
champignon qui causent le blanc. Selon la race, le traitement fongicide
est plus ou moins efficace. Une fois le traitement entrepris, répéter
les applications tous les 7-10 jours jusqu'à ce que les tiges
commencent à dépérir.
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Anthracnose
Cette maladie fongique des citrouilles peut être dévastatrice
chez le melon d'eau et représenter un grave problème chez
le melon brodé et le concombre. Elle frappe toutefois rarement
la citrouille et la courge. Les symptômes se manifestent surtout
sur le fruit. Celui-ci n'a pas besoin d'être blessé ni
égratigné pour que l'infection s'installe. La présence
ou l'absence d'infection dépend presque entièrement des
conditions environnementales, en l'occurrence d'une combinaison de températures
élevées et de précipitations fréquentes.
Le fruit infecté devient picoté à sa surface. Il
ne peut plus être commercialisé. Les mêmes fongicides
qui sont utilisés pour lutter contre le blanc empêchent
la propagation de l'anthracnose.
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Pourriture sclérotique
Voilà une autre maladie qu'on rencontre à l'occasion.
Parfois appelée « pourriture blanche », cette maladie
peut se produire en tout temps au cours de la saison. Elle attaque différentes
parties du plant dans le champ, ou le fruit en cours d'entreposage ou
de transport. Un séchage adéquat des citrouilles avant
l'entreposage permet aux blessures et égratignures de se cicatriser
et prévient l'infection par les organismes pathogènes
présents dans les entrepôts, comme le champignon responsable
de la pourriture blanche.
Sur le fruit, cette maladie cause une pourriture molle aqueuse et
l'apparition d'un feutre mycélien blanc au point d'infection.
Des picots noirs, les sclérotes, finissent par apparaître
au fur et à mesure que la maladie progresse (figure 5).
Deux conditions doivent être réunies pour que la pourriture
sclérotique puisse s'installer :
- il faut qu'il y ait eu une blessure initiale. Une fois la maladie
déclenchée, elle peut se propager par contact à
d'autres plants ou d'autres parties du même plant,
- il faut qu'il y ait eu de l'humidité libre pendant au moins
3 jours.
La pourriture sclérotique est causée par un pathogène
faible. Si les deux conditions mentionnées ne sont pas réunies,
la maladie ne peut se déclarer. Le champignon est toujours présent
dans le sol. Une rotation des cultures n'a aucun effet sur son abondance.
Toutefois, il semble être particulièrement commun dans
le sol près des racines de pissenlit.

Figure 5. Pourriture sclérotique
sur une citrouille. Noter les picots noirs qui abritent le pathogène
pendant l'hiver.
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Pourriture fusarienne
Cette maladie vient d'un sol infecté. Le sol peut devenir infecté
par des semences infectées. Le champignon Fusarium endommage
les plants de 2 façons : en favorisant la pourriture des racines,
qui provoque à son tour le flétrissement du plant, et
en favorisant la formation sur le fruit d'une pourriture sèche,
qui entraîne la détérioration des tissus.
Il semble y avoir en fait 2 formes de champignon qui causent 2 symptômes
différents. Dans le champ, il peut y avoir une zone plus ou moins
circulaire où l'on remarque la détérioration des
fruits. Il n'y a pas moyen de traiter cette maladie. La prévention
est la seule mesure de lutte.
Ce champignon provient de la semence. Il faut prêter une attention
spéciale à l'utilisation de semence exempte de maladie.
Malheureusement, le traitement des semences à l'eau chaude, qui
tue le champignon, détruit en même temps environ le tiers
de la semence. Si la pourriture fusarienne a sévi dans un champ,
éviter de semer des citrouilles dans ce champ pendant 3-4 ans.
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Mildiou
Bien que moins fréquente que le blanc, cette maladie peut néanmoins
parfois causer des problèmes. Le mildiou se manifeste par la
formation d'un feutre velu allant du gris au pourpre sur le revers des
feuilles et parfois aussi par des taches jaunes sur le dessus des feuilles.
La maladie touche uniquement les feuilles et ne se transfère
pas au fruit. Le problème vient de ce que les feuilles meurent
prématurément. Les spores aérogènes se déplacent
sur de courtes et de longues distances et infectent surtout les cucurbitacées.
Comme pour le blanc, des fongicides permettent de maîtriser le
mildiou.
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Pourritures du fruit
Les organismes responsables de l'anthracnose, de la pourriture noire
(figure 6), du pourridié phytophthoréen (figure 7), de
la pourriture molle ou de la pourriture fusarienne sont souvent associés
à des conditions humides pendant la période de mûrissement
du fruit - surtout lorsque le fruit est en contact avec le sol. Des
pourritures secondaires se développent à la faveur de
lésions laissées sur le fruit par la chrysomèle
du concombre, des rongeurs ou une manipulation brusque. On peut maîtriser
les pourritures en récoltant uniquement les fruits mûrs,
en pratiquant une bonne rotation des cultures, car bien des pourritures
proviennent du sol et des débris qui s'y trouvent, en pratiquant
un bon drainage et en veillant à la gestion de l'eau ainsi qu'à
la maîtrise de la chrysomèle du concombre.

Figure 6. La pourriture noire
(Didymella sp.) endommage gravement le fruit.

Figure 7. Le pourridié
phytophthoréen peut provoquer l'effondrement complet du fruit.
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Tache septorienne
Cette maladie peut se manifester à la fois sur les feuilles
et sur le fruit de la citrouille et des courges d'hiver. Sur le fruit,
les symptômes sont de petites cloques blanchâtres qui font
penser à une éruption cutanée. Ordinairement, cette
maladie ne provoque pas la pourriture du fruit. Elle ressemble beaucoup
à l'dème, qui cause aussi
l'apparition de petites cloques blanchâtres, de même diamètre
et à l'apparence liégeuse. Toutefois, l'dème
est associé aux conditions météorologiques.
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Maladies virales
Un certain nombre de virus à mosaïque infectent les courges
et les citrouilles et il est souvent difficile de les distinguer à
l'il nu. Le virus de la mosaïque du concombre, ceux de la
courge, du melon d'eau et de la courgette zucchini sont les plus communs.
Les symptômes comprennent des feuilles tachetées, ratatinées,
des fruits galeux présentant des zones surélevées
jaunes ou vertes et des fruits difformes. Ces virus sont transportés
essentiellement par de la semence infectée ou des insectes comme
les pucerons ou les chrysomèles du concombre. Par conséquent,
les mesures de lutte consistent à enrayer les vecteurs que sont
les insectes. On doit arracher les plants infectés par un virus,
les retirer du champ et les détruire. Autrement, aucune mesure
de lutte ne permet d'épargner la culture une fois qu'elle est
infectée.
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dème
L'dème est un trouble physiologique des cucurbitacées
qu'on retrouve fréquemment chez les citrouilles et les courges
d'hiver qui sont soumises à un stress causé par une humidité
excessive. L'dème est surtout associé à un
déséquilibre au niveau de l'apport en humidité
lorsque le fruit immature grossit. Sur l'écorce de la citrouille,
les dégâts peuvent être suffisants pour empêcher
la commercialisation du fruit (figure 8).
Des cloques se forment sur la surface du fruit et celles-ci se transforment
en taches d'apparence rugueuse ou liégeuse. Ces cloques peuvent
apparaître ici et là sur la totalité de la surface
du fruit ou se limiter, par exemple, à l'épaule, du côté
directement exposé aux rayons du soleil. L'apparence croûteuse
fait penser à celle de la tavelure sur les fruits à enveloppe
dure, si ce n'est que les lésions d'dème ne présentent
jamais de cratères ni de zones déprimées. Une perte
excessive de feuillage attribuable au blanc peut causer un stress au
plant et entraîner la formation à la surface du fruit de
fissures linéaires qui font penser à l'dème.
Sur la courge 'Buttercup', les lésions liégeuses peuvent
être circulaires, en fuseau ou en forme de virgule. Sur la courge
'Butternut', l'dème prend la forme d'une fissure de croissance
linéaire habituellement dans la partie du col du fruit.

Figure 8. L'dème
sur la citrouille se manifeste par des cloques blanchâtres et
liégeuses.
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Insectes nuisibles
Chrysomèle rayée du
concombre
La chrysomèle rayée du concombre est le
ravageur le plus nuisible des citrouilles. Cet insecte est destructeur
à tous les stades de son cycle biologique et pour toutes les
parties des citrouilles et des courges (figure 9). Malgré l'ampleur
des dégâts causés par l'alimentation de ces insectes,
ce qui les rend si dévastateurs est le fait qu'ils propagent
la flétrissure bactérienne (figure 10).

Figure 9. L'alimentation de la
chrysomèle rayée du concombre peut dévaster une
citrouille à maturité.

Figure 10. La flétrissure
bactérienne se manifeste par un flétrissement durant le
jour et tôt ou tard par la mort du plant.
Les chrysomèles adultes qui ne se sont pas accouplées
s'abritent durant l'hiver dans les vaines clôtures ainsi que dans
les débris et les feuilles mortes des boisés avoisinants.
Ces adultes émergent de leur abri tôt au printemps et se
dirigent vers les pissenlits, les concombres sauvages et les pruniers
sauvages avant de s'attaquer aux cucurbitacées. Si elle s'est
nourrie l'automne précédent de plantes qui étaient
infectées par la flétrissure bactérienne, la bactérie
survit à l'hiver dans l'intestin de la chysomèle, prête
à infecter les cucurbitacées lorsque les chrysomèles
commencent à s'en nourrir au printemps. Il n'existe aucune mesure
de lutte contre la flétrissure bactérienne. Le seul moyen
de la combattre consiste à lutter contre la chrysomèle.
Les chrysomèles sont très attirées par l'odeur
des cucurbitacées et se déplacent vers les champs de concombre,
de melon et de citrouille dès que les plants commencent à
lever. Certains projets de recherche étudient actuellement la
possibilité d'utiliser des odeurs particulières pour attirer
les chrysomèles au printemps à distance des champs. La
lutte contre la chrysomèle rayée du concombre doit commencer
dès qu'on l'a dépistée au printemps. Les chrysomèles
continuent de migrer dans les champs de concombre pendant quelques semaines.
La vigilance est essentielle pendant la levée et tant que la
culture est jeune et vulnérable.
Après leur apparition au printemps, les chrysomèles
s'accouplent, pondent des ufs près des plantules qui lèvent
et continuent de se nourrir de jeunes plants tandis que les ufs
éclosent et que les larves endommagent les parties souterraines
des plants. Au fur et à mesure que la saison progresse, de nouveaux
adultes émergent du sol vers la mi-été et se nourrissent
sur les cucurbitacées en croissance. S'ils se nourrissent de
plants qui sont infectés par la flétrissure bactérienne,
les bactéries séjournent dans le tube digestif des insectes
et sont transférées à d'autres plants pendant l'alimentation
ou avec les excréments des insectes.
Les chrysomèles peuvent aussi endommager les fleurs, puis,
en fin de saison, les fruits à divers degrés de maturité.
La nourriture de prédilection de la chrysomèle rayée
du concombre est, par ordre décroissant d'importance, le concombre,
le melon brodé, les courges d'hiver et la citrouille. Cela ne
veut toutefois pas dire que la citrouille soit épargnée
si elle se trouve dans un champ à proximité d'un champ
de concombre.
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Punaise de la courge
Cette punaise d'un noir grisâtre est un ravageur commun dans
toutes les cucurbitacées, bien qu'elle affectionne particulièrement
la citrouille et la courge (figure 11). Elle est lente à émerger
au printemps et apparaît habituellement à peu près
au moment où les cucurbitacées commencent à courir.
La présence des adultes est discrète, car ceux-ci se cachent
dans des tas de feuilles, des mottes de terre ou des débris.
Peu après qu'on découvre les adultes, on peut apercevoir
des ufs allant du brun jaunâtre au rouge brique pondus sur
la face inférieure des feuilles.
Les dommages occasionnés par cet insecte sont attribuables
à une toxine que l'insecte injecte dans le plant lorsqu'il s'alimente.
Cette toxine peut causer le flétrissement complet des jeunes
plants. Chez les plants plus âgés, l'alimentation produit
des zones sèches et noircies où l'insecte a sucé
le suc de la plante. La publication
363F du MAAO propose des méthodes d'intervention dans le
cas d'infestations graves. Si les infestations sont localisées,
ce qui est le plus souvent le cas, le simple enlèvement des masses
d'ufs peut s'avérer efficace.
L'hygiène est une bonne stratégie préventive.
Enfouir les résidus de culture le plus tôt possible après
la récolte et débarrasser le champ des objets, tels que
contenants, remorques ou machinerie, qui pourraient fournir à
ces insectes un abri pour l'hiver.

Figure 11. La punaise de la courge a une préférence
pour les citrouilles. Les dommages sont habituellement confinés
au feuillage et peuvent causer le flétrissement du plant dans
les cas graves.
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Chrysomèle occidentale des racines du
maïs
Cet insecte n'est menaçant qu'au moment de la fertilisation
des fleurs. La chrysomèle occidentale des racines du maïs
se nourrit du pollen des fleurs mâles et nuit de ce fait à
la fertilisation. Cet insecte préfère réellement
le maïs et reste sur les soies de maïs tant que celles-ci
ne se sont pas desséchées. Il préfère par
la suite les concombres ou les courges aux citrouilles. Là où
l'on cultive le maïs sucré, le concombre ou la courge en
plus de la citrouille, s'assurer que ces cultures sont situées
sous le vent par rapport aux citrouilles. Après la formation
du fruit, les infestations des fleurs tardives par la chrysomèle
occidentale des racines du maïs n'ont pas de répercussions
sur le rendement.
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Perceur de la courge
Le perceur de la courge est un ennemi de la citrouille, de la courge
et du potiron. L'adulte est un papillon de nuit attrayant aux ailes
transparentes et au corps noir et orangé. Il est pourvu de pattes
orangées frangées de longues soies noires. Le stade larvaire
est le stade à craindre, puisque l'insecte se nourrit alors des
cucurbitacées et provoque l'effondrement et souvent la mort du
plant. Même si la courge est l'hôte de prédilection,
la courge 'Butternut' semble épargnée par cet insecte.
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Récolte
On récolte les courges d'été, comme la courge
'Zucchini' et la courge 'Patty Pan' avant qu'elles ne soient parvenues
à maturité. Elles sont consommées fraîches
ou une fois mijotées, cuites à la vapeur ou frites. Elles
se développent très rapidement une fois que leurs fleurs
se sont épanouies. On doit les récolter avant que leur
peau ne commence à durcir. Si l'on ne peut facilement en percer
la peau avec l'ongle du pouce, le fruit est trop avancé pour
convenir au marché frais. La manipulation doit être délicate
étant donné que les fruits jeunes et tendres peuvent se
meurtrir très facilement.
Les citrouilles et les courges d'hiver ne sont pas récoltées
tant qu'elles ne sont pas parvenues à complète maturité
et que leur écorce n'a pas durci. On les arrache ou on les coupe
du plant avec une partie de la tige qui reste attachée au fruit;
l'enlèvement de la tige laisserait une cicatrice qui ouvrirait
la porte aux organismes putréfiants. Quand on réunit les
courges et les citrouilles pour l'entreposage, il faut les manipuler
avec soin, afin d'éviter de les endommager et de donner ainsi
rapidement prise à la pourriture.
On ne récolte les courges d'hiver qu'une fois le fruit parvenu
à complète maturité. À ce stade, la peau
de la courge est coriace et résistante aux égratignures.
Il faut 3 ou 4 mois pour que la culture parvienne à maturité.
Les fruits sont habituellement prêts à être récoltés
en même temps. Ne pas laisser les courges dans le champ quand
il y a risque de gel, car ce stress prédispose le fruit à
souffrir des dégâts causés par les pathogènes
putréfiants, que ce soit dans le champ ou en entreposage.
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Séchage et entreposage
Seules les courges à peau dure conviennent à l'entreposage
à long terme, même si les citrouilles peuvent être
conservées jusque après Noël, si elles ont été
manipulées avec soin. Une fois qu'on a récolté
les fruits, on doit les laisser mûrir et sécher afin d'en
prolonger la durée de conservation et de les maintenir en meilleur
état durant l'entreposage. Le séchage durcit l'écorce,
permet la cicatrisation des blessures superficielles, réduit
la forte teneur en eau du fruit et en améliore les qualités
gastronomiques. On peut faire sécher les fruits soit en les laissant
en petits tas dans le champ pendant une période de 10 jours à
2 semaines, lorsque le temps est doux et sec, soit en les laissant à
la température de la pièce pendant 1 mois. Une méthode
plus fiable consiste à les soumettre à une chaleur artificielle
de 26-29 °C (80-85 °F) et à une humidité relative
d'environ 80 %.
Contrairement à la plupart des autres légumes, les courges
et les citrouilles ont besoin de conditions d'entreposage chaudes et
relativement sèches. Après le séchage, placer soigneusement
les fruits en une seule couche sur des tablettes, en laissant un petit
espace entre chacun. Maintenir une température de 10 °C (50
°F) et une humidité relative de 70-75 %. Des températures
supérieures à 15 °C (60 °F) stimulent la respiration
et la perte de masse. Ne pas laisser la température tomber sous
les 5 °C (40 °F). Les chambres froides ne conviennent pas à
l'entreposage des citrouilles et des courges, car la forte humidité
qui y règne favoriserait la pourriture.
Ordinairement, les citrouilles n'ont pas besoin de séchage car
la saison de commercialisation est relativement courte pour l'Halloween
ou la fabrication de garniture pour tarte.
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Potentiel de rendement et commercialisation
Attentes de l'industrie
Pour le commerce de la citrouille de l'Halloween, on peut s'attendre
à des rendements d'environ 2 500 à 3 000 citrouilles/acre.
Ce rendement peut varier quelque peu en fonction de l'espacement des
plants. Se rappeler que seulement 1,5-2,0 fruits en moyenne parviendront
normalement à maturité sur chaque plant.
Les citrouilles plus petites pour la garniture pour tarte donnent près
de 5 000 fruits/acre tandis que les mini-citrouilles donnent environ
200 boisseaux. Chaque boisseau contient environ 125 fruits.
La plupart des cultivars de courge d'hiver donnent un rendement qui
oscille autour de 20 000 kg/ha (20 000 lb/acre).
Les rendements peuvent varier considérablement selon ce qu'on
considère comme commercialisable, ce qui, en retour, dépend
de l'offre et de la demande.
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Saison ou période de récolte
Les citrouilles à tarte et quelques mini-citrouilles sont prêtes
tôt, si bien qu'on peut les récolter dans la première
partie du mois d'août. Toutefois, les principaux types de citrouilles
d'Halloween ne sont prêtes en général qu'à
la fin d'août, en septembre et en octobre. Parmi ces cultivars,
ceux qui possèdent le gène de précocité
mûrissent beaucoup plus tôt que les cultivars qui en sont
dépourvus.
On récolte habituellement les cultivars de courge d'hiver durant
les mois de septembre et d'octobre. Certains des cultivars plus hâtifs
comme le type gland sont déjà à maturité
en août. Même si les récoltes tardives de courge
d'hiver peuvent aller jusqu'en novembre, du temps frais et pluvieux
ainsi que de fortes gelées risquent de décolorer le fruit
et à la limite de provoquer sa détérioration.
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Principales méthodes de commercialisation
On croit qu'environ la moitié des citrouilles se vend au bord
des routes, tandis que l'autre moitié se vend par pleins camions
chargés de caisses de carton. Environ 30-40 caisses représentent
1 acre, chaque caisse renfermant en moyenne 40-45 citrouilles, ou une
fourchette plus étendue de 30-60 citrouilles, selon le calibre.
Les caisses peuvent peser jusqu'à 800-900 lb.
Les courges d'hiver sont vendues sur le marché du gros par
paniers de 1 boisseau ou dans des caisses de carton.
Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution
financière à la réalisation de la présente
fiche technique.
Liens connexes
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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