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60F
2012 Budgets de grandes cultures
Tableau des matières
Introduction
Les présents budgets de cultures sont des grilles simples
permettant d'évaluer les dépenses. Les exemples de
coûts ne sont donnés qu'à titre indicatif pour
illustrer la méthode d'établissement des prévisions
budgétaires. Ils sont fondés sur de nombreuses hypothèses
portant notamment sur le taux de semis et les doses d'engrais. Du
fait des différences régionales, les résultats
des calculs peuvent varier considérablement.
Pour établir le seuil de rentabilité une fois tous
les coûts pris en compte, inscrire les chiffres propres à
la ferme dans les espaces prévus. Les estimations obtenues
sont utiles pour choisir les mises en culture, se fixer des prix
cibles et se doter de stratégies de mise en marché.
On trouvera des versions électroniques des présentes
feuilles de travail de budgets de cultures à www.ontario.ca/agroentreprise,
sous Budgets des coûts de production.
Budgets de grandes cultures 2012
Les budgets de cultures sont un outil de gestion utile pour évaluer
les coûts et choisir les cultures à entreprendre. Les
exemples de coûts ne représentent ni des moyennes,
ni des pratiques recommandées. Quant aux exemples liés
à la production, ils proviennent de conseillers en cultures
des régions où ces cultures sont généralement
pratiquées. Les coûts peuvent varier selon les régions,
les pratiques culturales, les besoins individuels et les rendements
prévus. À moins d'indication contraire, les budgets
sont fondés sur les pratiques culturales traditionnelles.
Les prix des semences sont ceux de cultivars non génétiquement
modifiés, sauf dans le cas du maïs, du canola de printemps
et du soya Roundup Ready (RR) ou tolérants aux herbicides,
ainsi que du maïs Bacillus thuringiensis (Bt). Le ministère
présente des budgets pour les cultivars Bt, tolérants
aux herbicides ou RR, non pas parce qu'il appuie l'utilisation de
ces produits, mais parce qu'ils sont prédominants dans les
modes de culture actuels.
Les cultures à identité préservée (IP)
s'assortissent de produits et de charges supplémentaires,
notamment de coûts accrus au titre des semences, de la lutte
contre les mauvaises herbes, de l'entreposage et du nettoyage de
la machinerie. Des lignes sont prévues pour ces postes dans
les pages de budget pertinentes.
Les intérêts ont été calculés
à 4,0 % pour la période comprise entre la mise en
terre et la récolte.
Les budgets seront d'autant plus utiles aux producteurs que ceux-ci
utiliseront leurs propres prévisions de rendement et de coûts
dans l'établissement des plans de production. Les prix des
intrants (semence, engrais, carburant et pesticides) reposent sur
les résultats du sondage mené par l'Université
de Guelph, Campus de Ridgetown, qui sont publiés dans le
document intitulé Ontario Farm Input Monitoring Project.
Les primes d'assurance-récolte correspondent au niveau de
protection le plus élevé et au prix flottant, le cas
échéant.
Les coûts de la machinerie ont été évalués
à partir des équations utilisées en génie
agricole et du tarif moyen des travaux à forfait en Ontario.
Ce tarif moyen est réparti entre les six catégories
de charges liées à la machinerie. On recommande aux
producteurs de s'appuyer sur leurs propres données pour évaluer
les coûts de la machinerie, l'expérience étant
le meilleur guide à cet égard. Aussi est-il bon de
se servir des coûts de réparation, d'entretien et de
carburant qui figurent dans les états des résultats
des années antérieures. Pour calculer un coût
à l'acre, il suffit de diviser la portion des charges liée
aux cultures par le nombre d'acres en culture.
Les frais généraux constituent une large part des
charges totales. Les amortissements doivent porter sur la machinerie
mais aussi sur les outils et les bâtiments d'entreposage utilisés.
Dans le coût des terres, il faut inclure l'impôt foncier
ainsi que tout autre coût lié aux terres. Les autres
frais généraux devraient comprendre les coûts
d'assurance, les honoraires, les frais de bureau, les coûts
des véhicules et les frais d'entreposage. Dans tous les cas,
pour calculer les coûts à l'acre, diviser les frais
généraux par le nombre d'acres en culture. L'intérêt
sur les investissements constitue un coût d'opportunité,
c'est à dire le taux de rendement que l'on attend ou que
l'on souhaite obtenir sur le capital investi.
Si les engagements financiers liés à la terre et
à la machinerie sont importants, on peut aussi dresser le
budget des frais généraux en partant des exigences
du service de la dette, c'est à dire en utilisant les remboursements
réels d'intérêts et de capital plutôt
que l'amortissement et le rendement prévu des investissements.
Le " total des produits " est le résultat de la
multiplication du rendement prévu par le prix prévu.
Les données relatives au rendement sont d'autant plus exactes
qu'elles reposent sur l'expérience qu'a le producteur de
sa terre et des techniques qu'il utilise. À défaut
de disposer de ces données, s'adresser à AGRICORP
ou à un fournisseur de produits agricoles de sa localité
qui pourra aider à élaborer des plans et des prévisions
réalistes.
La " marge brute " est la différence entre le
total des produits et le total des charges d'exploitation. Les "
charges d'exploitation " (p. ex., semences, engrais, carburant,
réparations, etc.) varient selon les cultures et les techniques
utilisées. Les " frais généraux "
ne varient pratiquement pas d'une culture à l'autre. La "
marge brute " permet de comparer facilement et rapidement la
rentabilité de différents choix de cultures.
Tableau 1. Besoin en azote rectifié après
une culture de légumineuses
| Genre de culture |
Réduction du besoin en azote
(kg/ha) |
| Maïs |
Autres cultures |
| Composée à moins
du tiers de légumineuses |
0
|
0
|
| Composée du tiers à
la moitié de légumineuses |
55
|
55
|
| Composée à moitié
ou plus de légumineuses |
110
|
110
|
| Légumineuses vivaces semées/enfouies
la même année |
80
|
451
|
| Résidus de soya ou de haricots
de grande culture |
30
|
0
|
1 Utiliser ce nombre lorsque le peuplement est dense
et que la culture dépasse 40 cm (16 po) de hauteur.