Guide
détablissement dun budget des coûts de production
Table des matièresIntroductionLa
décision de s'adonner à telle culture ou à tel élevage
est une grosse décision pour tout exploitant agricole. Celui-ci soit appuyer
sa décision sur les coûts de production associés à
l'activité envisagée. Il doit donc établir un budget des
coûts de production pour cette activité. L'activité peut être
une culture ou un élevage qui débouche sur un produit commercialisable.
L'établissement d'un budget des coûts de production consiste à
évaluer les coûts et produits d'exploitation associés à
une activité. La présente fiche technique indique comment établir
un budget des coûts de production et comment s'en servir dans les décisions
touchant la ferme. Qu'est-ce qu'un budget des coûts
de production?Il peut y avoir des variantes, mais en général,
un budget des coûts de production comprend les rubriques suivantes :
- Produits d'exploitation : Produits d'exploitation bruts tirés
de la vente des produits de la culture ou de l'élevage avant retranchement
de toute charge d'exploitation.
- Coûts variables
directs : Coûts directement affectables à un produit. Le
montant de ces coûts varie en fonction du volume de production (c'est le
cas notamment des coûts au titre des semences, des engrais, des pesticides
et des aliments pour animaux).
- Coûts variables
indirects : Coûts engagés dans la production de tous les
produits à la ferme (c.-à-d. les coûts de carburant, de la
main-d'uvre et des services publics). Le montant de ces coûts varie
lui aussi en fonction du volume de production.
Coûts fixes : Coûts
dont le montant est indépendant du volume de la production (c.-à-d.
impôts fonciers, assurance-incendie et amortissement). - Bénéfice
net (perte nette) : Écart positif (négatif) entre le total
des produits d'exploitation et le total des coûts variables et des coûts
fixes.
Comment se servir des coûts de
productionEn agriculture, les décisions d'affaires doivent absolument
s'appuyer sur une connaissance des coûts de production. Décisions
sur les activités à exercer Si possible, pour chacune des
activités pratiquées à la ferme, analyser les coûts
de production des trois à cinq dernières années. C'est le
meilleur moyen de déterminer les activités qui sont rentables et
celles qui ne le sont pas. Décisions d'achat et de commercialisation
Les objectifs de prix pour les facteurs de production (intrants) et la production
(extrants) peuvent être établis en fonction du seuil de rentabilité
correspondant à différents coûts. Il est important de connaître
le seuil de rentabilité (point mort), car cette information permet de saisir
rapidement les occasions d'achat ou de vente qui se présentent. Voici des
formules permettant d'exprimer de différentes façons le seuil de
rentabilité : Prix de vente au seuil de rentabilité en fonction
des coûts variablesTotal des coûts variables ÷ Production
prévue = $ / unité produite Il s'agit du prix plancher nécessaire
pour couvrir les coûts variables. Prix de vente au seuil de rentabilité
en fonction du total des coûts Total des coûts ÷
Production prévue = $ / unité produite Il s'agit du prix
plancher nécessaire pour couvrir l'ensemble des coûts engagés. Production
au seuil de rentabilité Total des coûts ÷ Prix
de vente prévue= unités produites Il s'agit de la production
minimale nécessaire pour couvrir l'ensemble des coûts engagés. Décisions
d'investissementFaire les bons choix d'investissements dans des immobilisations
(p. ex. terres, machinerie et bâtiments) est crucial pour la prospérité
à long terme d'une entreprise. L'information sur les coûts de production
renseigne sur le montant qu'un exploitant peut se permettre de payer pour ces
éléments d'actif. Passer en revue les investissements qui ne permettront
pas de récupérer le total des coûts engagés et réaffecter
les ressources à des activités plus rentables. Établissement
d'un budget des coûts de productionPour avoir de l'information fiable
sur les coûts de production, il faut d'abord et avant tout faire une bonne
tenue de livres. Si un système de tenue de livres ne permet pas d'établir
des coûts de production estimatifs, il faut le changer. Il existe de nombreux
tableaux imprimés, dont ceux de la publication 540F, Livre de comptabilité
agricole de l'Ontario, qui permettent de consigner les produits et les charges
liés aux différentes activités de l'entreprise. Un logiciel
de comptabilité agricole facilite le suivi de cette information. Données
historiques et projections Les prévisions budgétaires reposent
soit sur des données historiques soit sur des projections. Les données
historiques sont les résultats réellement obtenus par l'entreprise;
elles reflètent le rendement passé de celle-ci. Les projections
sont des estimations d'une situation future. Coût unitaire et coût
par unité de production Dans l'établissement d'un budget,
la mesure des coûts peut s'exprimer par unité produite ou par unité
de production - Les coûts par unité produite correspondent
aux mesures habituelles du rendement d'une culture ou d'un élevage; par
exemple, les coûts par boisseau de maïs, par porc de marché
vendu, par tonne de raisin.
- Les coûts par unité de production
rendent compte des coûts par unité de base servant à produire
les extrants ou le rendement; par exemple, les coûts par hectare de terre,
par pied carré de superficie de serre, par truie, par vache, par brebis.
Comme les unités de production restent passablement constantes
pendant tout le processus de production, les budgets sont habituellement établis
en fonction des unités de production. À partir des coûts
d'exploitation par unité de production, utiliser différents niveau
de rendement pour déterminer les coûts unitaires. Estimation
des produits d'exploitationEn recourant aux données historiques,
on multiplie le prix moyen par le rendement moyen pour arriver au produit d'exploitation
généré par l'activité. Si l'on effectue des
projections, on peut utiliser les données historiques relatives au prix
moyen ou au rendement moyen ou encore le prix prévu ou le rendement prévu,
selon le but visé par le budget. Pour obtenir des prévisions fiables,
utiliser : - les moyennes des cinq dernières années pour
les prix et les rendements ou
- un prix du marché rajusté
en fonction du mois où la vente devrait être effectuée.
Exemple Rendement moyen à l'hectare du raisin Vidal
× prix du marché moyen = produits d'exploitation générés
par la culture de ce raisin 17,5 tonnes/hectare × 555 $/tonne
= 9712,50 $/hectare Estimation des coûts rattachés à
l'activité La difficulté pour bien des exploitants dans
l'établissement d'un budget des coûts de production réside
dans la répartition des coûts à une activité précise.
Et plus ils sont diversifiés, plus les choses se compliquent. Dresser
d'abord une liste des activités de l'entreprise. Les inclure toutes, même
celles qui sont utiles à d'autres activités, comme la culture du
foin qu'on sert aux animaux. (Calculer les coûts associés aux activités
de culture destinées à l'affouragement afin d'être en mesure
de déterminer s'il ne serait pas plus économique d'acheter le fourrage
plutôt que de le produire.) Répartir les coûts entre
chacune des activités. L'American Agricultural Economics Association (AAEA)
publie des lignes directrices sur l'établissement des budgets de coûts
de production dans Commodity Cost and Returns Estimation Handbook. On peut commander
ce manuel à partir du site Web du service de conservation des ressources
naturelles (Natural Resources Conservation Service) du ministère de l'Agriculture
des États-Unis au : www.economics.nrcs.usda.gov/care/aaea/index.html. Ensuite,
établir une estimation des coûts des activités à l'aide
des trois méthodes suivantes : données historiques, information
sur la valeur marchande et formules. - Utilisation
des données historiques
Les données fournies par les
livres comptables peuvent servir à appliquer la méthode des coûts
variables et à répartir entre les activités, les coûts
engagés pour toute la ferme. Méthode des coûts
variables La méthode des coûts variables utilise le
montant réellement payé pour chaque élément du coût
de revient d'une activité. L'établissement de ces coûts oblige
à se doter de registres propres à chaque activité. La méthode
des coûts variables (parfois appelée méthode du direct costing)
est la meilleure méthode d'estimation des coûts variables directs
parce qu'elle utilise les prix et les quantités réels, ce qui fournit
l'indication la plus fiable des coûts de production. Répartition
des coûts engagés pour l'ensemble de la ferme La répartition
des coûts engagés pour l'ensemble de la ferme consiste à répartir
chaque élément entre les différentes activités, selon
un mode de répartition précis. Il peut être difficile de répartir
ces coûts puisqu'ils ne sont pas engagés spécifiquement pour
une activité en particulier, mais pour l'ensemble de la ferme.
Voici des exemples de coûts engagés pour l'ensemble de la ferme :
- publicité;
- services publics;
- droits d'adhésion
ou frais d'abonnement;
- frais de bureau;
- honoraires professionnels;
- fonctionnement
du matériel roulant;
- petit outillage;
- impôt foncier;
- assurance
incendie et de la responsabilité civile.
Il s'agit de répartir
les coûts engagés pour l'ensemble de la ferme, de manière
à en arriver à un total des coûts de production pour une activité
donnée. Cette répartition ne doit cependant avoir aucun effet sur
les activités choisies, qui doivent rester les mêmes avant et après
la répartition. Méthodes de répartition courantes
des coûts engagés pour l'ensemble de la ferme :
- Pourcentage de la marge brute générée par l'activité
(voir la rubrique Interprétation d'un budget des coûts de production
pour de l'information sur la marge brute).
- Cette méthode
est celle qu'il est recommandé d'utiliser. Par exemple, si un produit représente
30 % de la marge brute de la ferme, 30 % des coûts indirects devraient être
imputés à ce produit. Utiliser l'une des autres méthodes
ci-dessous s'il y a de bonnes raisons de le faire. - Pourcentage
du chiffre des ventes - Ici, les coûts sont répartis suivant la contribution
de l'activité au chiffre d'affaires brut.
- Pourcentage des
coûts totaux - Ici, les coûts sont répartis proportionnellement
à la part des coûts de la ferme qui sont attribuables à l'activité.
- Nombre de passages-hectares (acres) - On tient compte ici du nombre de
passages de la machinerie; p. ex. on tiendrait compte du fait que le semis direct
sollicite moins la machinerie que le travail du sol suivant des méthodes
traditionnelles.
- Heures travaillées - Ici, il s'agit de répartir
les coûts de main-d'uvre entre les activités, ce qui peut être
indiqué lorsque les heures d'utilisation de la machinerie sont comptabilisées
par activité.
- Méthode personnelle - Toute méthode
mise au point par l'expérience et propre au site ou à la ferme.
Il n'y a pas une méthode unique qui convienne à toutes
les exploitations ni à toutes les activités, ni même à
tous les types de coûts; il se peut qu'il faille recourir à différentes
méthodes. Utiliser la méthode la plus logique dans le contexte de
la ferme et des différents coûts. Dans la mesure où
il n'y a pas de changement important aux activités de l'exploitation, faire
preuve de constance dans la façon de répartir les coûts. Les
comparaisons d'une année à l'autre seront ainsi plus valables.
- Valeur marchande
La méthode de la valeur
marchande part des prix du marché pour déterminer les coûts
estimatifs. Cette méthode est couramment utilisée pour les coûts
engagés au titre des biens-fonds, de la main-d'uvre et de la machinerie,
par exemple. Pour connaître la valeur estimative des biens-fonds,
on utilise surtout le taux de location au comptant, car ce taux couvre en général
tous les coûts rattachés à la propriété d'une
terre agricole. Les besoins en main-d'uvre de la ferme peuvent être
comblés à la fois par des travailleurs rémunérés
et par des travailleurs non rémunérés. Pour évaluer
ces coûts, multiplier le nombre total d'heures (rémunérées
et non rémunérées) nécessaires à la poursuite
d'une activité par le taux horaire en cours. Les coûts de machinerie
peuvent être plus difficiles à évaluer activité par
activité. Souvent, les exploitants établissent les estimations à
ce chapitre en se fiant aux tarifs demandés pour les mêmes opérations
réalisées à forfait. Le revers de l'utilisation des
valeurs marchandes, c'est qu'elles risquent de ne pas refléter avec précision
la situation à la ferme. Il peut en effet y avoir un écart considérable
entre les prix du marché et les coûts réels. Se fier à
ses propres registres demeure le meilleur moyen d'obtenir des estimations fiables.
- Formules
L'application de formules est particulièrement
utile pour évaluer les coûts des immobilisations associés
à la machinerie agricole et aux bâtiments de ferme. Cette méthode
prend en considération le prix des carburants, le coût des réparation,
les coûts de remplacement et la durée de vie utile restante, réunit
tous ces facteurs dans une formule qui fournit une estimation des coûts
fixes et des coûts variables annuels. Voir les fiches techniques
du MAAARO, Comment calculer les coûts des machines agricoles (commande no
01 076), et Contrats de location de bâtiments agricoles (commande no 03
096), pour de l'information détaillée sur l'utilisation de formules
et pour des tables servant au de calcul des coûts de la machinerie et des
bâtiments. Résumé des méthodes d'estimation
Il n'y a rien de mal à utiliser des méthodes d'estimation différentes
pour différents coûts. Méthodes d'estimation recommandées
selon la nature des coûts, présente les méthodes recommandées
par l'AAEA, selon les coûts en jeu. Si l'on ne dispose pas de l'information
nécessaire pour utiliser une méthode, choisir une autre méthode
d'estimation. Se rappeler qu'il vaut toujours mieux se fier à ses propres
registres; c'est la méthode qui fournit les estimations les plus justes
des coûts de production. Autres considérations
de coûtsCoûts d'établissement - Les
cultures vivaces n'entrent en production qu'après une période d'établissement.
Les coûts engagés pendant cette période doivent être
récupérés durant les années de production. Les budgets
annuels établis pour chacune des années de production doivent donc
tenir compte des coûts d'établissement estimatifs répartis
sur le nombre d'années de production prévu pour la culture. L'amortissement
est un coût sans décaissement effectif qui mesure la perte de valeur
que subissent la machinerie et les bâtiments au fil du temps. Il s'agit
de la portion du coût de la machinerie et des bâtiments qui est passée
en charge chaque année. Les coûts sont ainsi étalés
sur l'ensemble de la durée de vie utile de l'élément d'actif.
Le taux d'amortissement utilisé aux fins de l'impôt ne reflète
généralement pas cette durée de vie utile. À des fins
de gestion des affaires, il convient d'utiliser un taux qui reflète mieux
la durée de vie utile de l'élément d'actif. IntérêtsLes
intérêts payés sur les prêts correspondent
aux intérêts effectivement payés sur les prêts en cours.
Ils donnent une bonne idée des besoins de trésorerie, sans toutefois
rendre compte de ce qu'il en coûte pour garder l'argent investi dans l'exploitation. Les
intérêts sur l'investissement représentent ce qu'il
en coûte à l'exploitant pour affecter de l'argent à l'acquisition
d'éléments d'actif ou à des dépenses de fonctionnement,
que cet argent soit le sien ou de l'argent emprunté. Ce coût correspond
à ce qu'on appelle le " coût d'opportunité " ou
" coût du sacrifice "; il s'agit du manque à gagner causé
par la renonciation à placer la même somme dans ce qui aurait aussi
été un bon placement. Le taux d'intérêt utilisé
devrait refléter le rendement de placements prudents, qui pourrait être
obtenu sur le marché en cours, p. ex. le taux des CPG, le rendement des
bons du Trésor ou le taux d'intérêt débiteur en cours
sur le crédit à l'exploitation. Ce taux permet d'évaluer
le coût d'opportunité, que l'investissement soit financé par
des fonds propres ou par des emprunts. Les coûts associés à
la terre en sont un bon exemple. En l'absence d'un emprunt, les frais d'intérêt
sont inexistants. Il n'empêche qu'un coût est associé au fait
d'avoir investi tout cet argent dans la terre et d'avoir renoncé à
placer cet argent ailleurs. On utilise une formule pour rendre compte des intérêts
sur l'investissement. Exemple Coût d'opportunité
= Évaluation foncière x taux d'intérêt sur placements Évaluation
foncière - Évaluation de la terre à sa juste valeur marchande
à des fins agricoles (p. ex. 1400 $/hectare) Taux d'intérêt
sur placements - Taux en cours offert sur le marché pour des placements
prudents (p. ex. taux de 3,5 % sur des CPG et des bons du Trésor)
Coût d'opportunité de l'investissement dans la terre = Évaluation
foncière x taux d'intérêt sur placements = 1 400 $/hectare
x 3,5 % = 49 $/hectare La fiche technique no 01-072 du MAAARO, Contrats
de location au comptant de terres en culture, explique en détail la méthode
de calcul des coûts d'opportunité présentée ci-dessus. Coûts
de remplacement des animaux d'élevage (réforme, mortalité)
Il faut prendre en compte les coûts de remplacement des animaux
d'élevage que ceux-ci soient élevés à la ferme ou
achetés. Ces coûts sont normalement évalués à
la valeur marchande. Le coût de remplacement correspond
à l'écart net entre la valeur marchande estimative des animaux de
remplacement et la valeur estimative des animaux réformés, multiplié
par le taux de remplacement. Le taux de remplacement tient compte du taux de réforme
des animaux et du taux de mortalité. Exemple Coût
de remplacement des truies Taux de réforme = 35 % Taux de mortalité
= 5 % Valeur d'un animal de remplacement = 300 $ Valeur d'un animal
réformé = (150 $) Valeur nette = 150 $ Coût de remplacement
= Valeur nette x (taux de réforme + taux de mortalité) = 150
$ x 40 % = 60 $ Comme les animaux élevés en vue d'être
vendus ne vivent pas tous jusqu'au moment de leur vente, il faut tenir compte
des mortalités éventuelles. On doit utiliser un taux de mortalité
raisonnable pour réduire le nombre d'animaux qu'on s'attend de vendre.
Ainsi, le coût des animaux morts en cours de production sera pris en compte
dans le prix des animaux qui seront effectivement vendus sur le marché. Interprétation
D'un Budget Des Coûts De Production Le budget des coûts
de production permet de calculer trois marges différentes :
- la
marge sur coût variable;
- la marge brute;
- la marge bénéficiaire.
Commencer
par calculer la marge sur coût variable, puis la marge brute et finir par
la marge bénéficiaire. Chacune des marges fournit de l'information
utile à la prise de décisions. S'aider de l'annexe 1, Relevé
de la répartition des coûts entre les activités de la ferme,
pour calculer les marges. Méthodes d'estimation recommandées
selon la nature des coûts Méthode d'estimationDirecteAchats
de marchandises (semence, animaux d'élevage, céréales fourragères) Répartition
des coûts engagés pour l'ensemble de la fermeFonctionnement
du matériel roulant Valeur marchandeMain-d'uvre Application
d'une formuleMachinerie (essence, diesel, carburant, huile) DirecteEngrais
et amendements de sol Répartition des coûts engagés
pour l'ensemble de la fermePetit outillage Valeur marchandeTravail
à forfait Application d'une formuleMachinerie (réparations,
immatriculation, assurance) DirectePesticides et traitements chimiques Répartition
des coûts engagés pour l'ensemble de la fermeContenants et
ficelle Valeur marchandeTransport et expédition des marchandises Application
d'une formuleRéparation des bâtiments et des clôtures DirecteMinéraux,
sels et aliments préparés Répartition des coûts
engagés pour l'ensemble de la fermeAnalyses de sol Valeur
marchandeCommissions et redevances Application d'une formuleAmortissement
(bâtiments et machinerie) DirecteEngraissement à
façon Répartition des coûts engagés pour
l'ensemble de la fermeFrais de bureau, honoraires juridiques et comptables Valeur
marchandeEntreposage, séchage Application d'une formuleDroits
d'exploitation DirecteFrais de vétérinaire, de médicament,
de reproduction Répartition des coûts engagés pour
l'ensemble de la fermeFrais de publicité et de promotion Valeur
marchandeCoûts de location (terres, bâtiments, pâturages) Application
d'une formuleIntérêts (prêts hypothécaires et
prêts à terme) DirectePrimes d'assurance (récolte
ou production) Répartition des coûts engagés pour
l'ensemble de la fermeDroits d'adhésion ou frais d'abonnement/permis Valeur
marchandeCoût de crédit-bail/location de la machinerie DirecteFournitures
nécessaires à une culture ou à un élevage Répartition
des coûts engagés pour l'ensemble de la fermeFrais d'intérêt
et de location du matériel roulant Répartition des coûts
engagés pour l'ensemble de la fermeServices publics (électricité,
téléphone, combustible pour le chauffage) Répartition
des coûts engagés pour l'ensemble de la fermeAutres primes
d'assurance Répartition des coûts engagés pour l'ensemble
de la fermeImpôts fonciers Marge sur coût variableLa
marge sur coût variable correspond à l'excédent des produits
d'exploitation sur les coûts variables directs ou les coûts rattachés
à la production. Dans le cas des cultures, ces coûts comprennent
les coûts engagés pour les semences, les engrais, les pesticides,
l'assurance-récolte et la commercialisation. Dans le cas des élevages,
ils comprennent les coûts engagés au titre des aliments pour animaux,
des achats d'animaux, de l'engraissement à façon, des soins de santé,
de la reproduction et de la commercialisation. Il s'agit de la marge qui est la
plus facile à calculer étant donné qu'elle tient compte des
coûts qui sont directement rattachés aux cultures ou aux élevages. Si
d'entrée de jeu, la marge sur coût variable est négative,
il faut vraiment se demander si l'activité visée sera un jour rentable.
Il faudrait abaisser considérablement les coûts ou accroître
considérablement les produits d'exploitation pour en faire une activité
viable, car bien des coûts n'ont pas encore été pris en compte. On
utilise la marge sur coût variable pour obtenir rapidement une base de comparaison
dans les décisions à prendre à court terme entre différentes
possibilités de cultures. Si une nouvelle culture ne s'assortit d'aucune
exigence supplémentaire en main-d'uvre et enmachinerie, les différences
de coûts les plus marquées d'une culture à l'autre seront
vraisemblablement observées au niveau des coûts variables directs.
La marge sur coût variable renseigne sur l'éventuelle contribution
d'une activité à la couverture des coûts indirects, ce qui
permet d'établir des comparaisons entre diverses activités. Marge
bruteLa marge brute correspond à l'excédent des produits
d'exploitation sur tous les coûts variables. Son calcul oblige à
répartir les coûts engagés pour l'ensemble de la ferme afin
que chaque activité assume sa quote-part de ces coûts. On utilise
la marge brute pour décider de la pertinence d'investir dans des immobilisations
pour une activité donnée. Les immobilisations sont des biens qu'on
a l'intention de conserver longtemps et qui ont par conséquent une durée
de vie utile supérieure à un an. Elles comprennent les terres, les
bâtiments, la machinerie et les contingents. Si la marge brute est
négative, il s'agit de voir s'il est raisonnable de penser qu'on peut soit
réduire les coûts, soit accroître les produits d'exploitation
pour assurer un retour à la rentabilité. Une marge brute positive
indique que l'activité contribue à la couverture d'une partie ou
de la totalité des coûts fixes de la ferme. Si, par exemple,
l'activité couvre la totalité des coûts variables et une partie
seulement des coûts fixes, il est envisageable à court terme de maintenir
l'activité et de rechercher des moyens de comprimer les coûts et
d'augmenter les produits d'exploitation de manière à ce que l'activité
en vienne à couvrir la totalité des coûts. Marge bénéficiaireLa
marge bénéficiaire correspond à l'excédent
des produits d'exploitation sur l'ensemble des coûts variables et des coûts
fixes. Sans profit à long terme, une entreprise agricole n'est pas viable.
Pour qu'elle le soit, il faut que chacune de ses activités couvre l'ensemble
des coûts et procure un rendement à l'exploitant. Les
risques et le budget des coûts de productionL'agriculture est un
secteur d'activité qui comporte son lot de risques. Le profit est la rémunération
du risque. Pour réaliser un profit, on doit courir un risque. Le secret
est d'apprendre à gérer ce risque. Pour s'aider dans les décisions
à prendre, il faut absolument se doter d'outils permettant d'évaluer
de manière raisonnable les rendements, les coûts et les prix. Les
prévisions seules ne sont pas suffisantes pour prendre de bonnes décisions.
Un exploitant doit aussi soupeser les risques et ne pas se limiter uniquement
aux scénarios les plus probables. Il doit aussi envisager le pire et se
demander ce qui se passerait : si les conditions météorologiques
étaient moins bonnes que prévu, s'il devait vendre sa production
à des prix moins avantageux que prévu, si des insectes ou une maladie
devaient abaisser les rendements ou accroître le taux de mortalité,
si de la grêle ou une inondation devait détruire complètement
une récolte. Comme de nombreux risques peuvent affecter les rendements,
les prix et les coûts, il est très peu probable que les rendements
nets réels correspondent exactement aux prévisions. Il est très
important, dans l'établissement d'un budget, de comprendre et de prévoir
ces aléas. Pour évaluer les répercussions possibles
de facteurs de risques liés à la production et à la commercialisation
et juger du mérite de diverses stratégies de gestion des risques,
se rendre sur le site consacré à la gestion des entreprises agricoles
(http://www.omafra.gov.on.ca/ french/busdev/agbusdev.html), cliquer sur Le coût
de budgets de production [sic], puis sur la page des Budgets de production de
l'Ontario et ouvrir le lien Outils de budgétisation. Dans le budget présenté
pour chaque marchandise, les prévisions sont établies en fonction
du scénario le plus probable de même qu'en fonction de scénarios
optimistes et pessimistes pour les principaux facteurs de risques identifiés.
À partir des données saisies, l'outil établira les risques
que comporte l'activité. Résumé
Connaître ses coûts de production est indispensable à la prise
de décisions en agriculture et la première chose à faire
pour maîtriser ces coûts. Pour avoir de l'information fiable sur les
coûts de production, il faut d'abord et avant tout faire une bonne tenue
de livres. Si le système de tenue de livres qu'on utilise ne permet pas
de faire une estimation des coûts de production associés à
une activité donnée, il faut le changer dès aujourd'hui.
Bibliographie
- Commodity Costs and Returns Estimation Handbook, American Agricultural Economics
Association, février 2000
- Comment calculer les coûts des
machines agricoles, commande no 01-076, MAAARO
- Contrats de location de
bâtiments agricoles, commande no 03-096, MAAARO
- Contrats de location
au comptant de terres en culture, commande no 01-072, MAAARO
Autres
ressources du MAAARO sur les entreprises - Budgets de grandes cultures
(publication annuelle), publication 60F, commande no 0060F
- Coûts
d'établissement et d'exploitation d'un vignoble en Ontario - Rapport sur
l'économie 2005
- Coûts d'établissement et d'exploitation
des fruits tendres en Ontario - Rapport sur l'économie 2006
- Guide
des travaux agricoles à forfait et de location de matériel, commande
no 07-020
- Crédit-bail agricole, commande no 01-004
- Comment
diagnostiquer et régler les problèmes de trésorerie, commande
no 06-086
- Modalités de location de terres, commande no 01-066
- Contrats
de métayage portant sur les cultures, commande no 01-068
- Contrats
de location au comptant à conditions variables, commande no 01-070
- Comment
étudier la faisabilité d'un projet d'entreprise, commande no 03-052
- Livre
de comptabilité agricole de l'Ontario, publication 540F, commande no 540F
- Programmes
et services à l'intention des agriculteurs ontariens, commande no 08-038
- Assurance
de l'exploitation agricole, commande no 00-042
Ressources sur InternetAnnexe
1. Relevé de la répartition des coûts entre les activités
de la ferme | Nom
de la ferme : | Répartition
: Année 20__ (inscrire des $ ou des %) | | Produits
D'exploitation | Ensemble de la ferme | Activité
: _________ | Activité :
___________ | Activité :
_________ | | Vente de marchandises | $ | | | |
| Paiements reçus de programmes | $ | | | |
| Autres produits d'exploitation | $ | | | |
| Total des produits d'exploitation | $ | | | |
| Nom
de la ferme : | Répartition
: Année 20__ (inscrire des $ ou des %) | | Coûts
Variables | Ensemble de la ferme | Activité
: _________ | Activité
: ___________ | Activité
: _________ | | Coûts
de production directs | | | | |
| Achat de marchandises (semence, animaux, céréales)
| $ | | | |
| Engrais et amendements de sol | $ | | | |
| Pesticides et traitements chimiques | $ | | | |
| Minéraux, sels et aliments préparés | $ | | | |
| Engraissement à façon | $ | | | |
| Frais de vétér., de médicament, d'IA)
| $ | | | |
| Primes d'assurance (récolte ou production) | $ | | | |
| Fournitures (cultures, élevages) | $ | | | |
| Total des coûts de production directs | $ | | | |
| Marge sur coût variable (produits moins coûts
directs) | $ | | | |
| Nom
de la ferme : | Répartition
: Année 20__ (inscrire des $ ou des %) | | Coûts
variables indirects | Ensemble de
la ferme | Activité : _________ | Activité
: ___________ | Activité
: _________ | | Main-d'uvre | $ | | | |
| Travail à forfait | $ | | | |
| Transport et expédition des marchandises | $ | | | |
| Commissions et redevances | $ | | | |
| Machinerie (essence, diesel, carburant, huile) | $ | | | |
| Machinerie (réparations, immatriculation, assurance) | $ | | | |
| Fonctionnement du matériel roulant | $ | | | |
| Petit outillage | $ | | | |
| Contenants et ficelle | $ | | | |
| Analyses de sol | $ | | | |
| Réparation des bâtiments et des clôtures | $ | | | |
| Services publics (électr., tél., combustible
à chauff.) | $ | | | |
| Entreposage, séchage | $ | | | |
| Frais de bureau, honoraires juridiques et comptables | $ | | | |
| Frais de bureau, honoraires juridiques et comptables | $ | | | |
| Droits d'adhésion ou frais d'abonnement/permis | $ | | | |
| Droits d'exploitation | $ | | | |
| Total des coûts variables (directs et indirects) | $ | | | |
| Marge brute (total des produits moins coûts
variables) | $ | | | |
| Nom
de la ferme : | Répartition
: Année 20__ (inscrire des $ ou des %) | | Coûts
Fixes | Ensemble de la ferme | Activité
: _________ | Activité
: ___________ | Activité
: _________ | | Impôts fonciers | | | | |
| Coûts de location (terres, bâtiments, pâturages)
| $ | | | |
| Intérêts (prêts hypothécaires et
prêts à terme) | $ | | | |
| Coût de crédit-bail/location de la machinerie
| $ | | | |
| Frais d'intérêt et de location du matériel
roulant | $ | | | |
| Amortissement (bâtiments et machinerie) | $ | | | |
| Autres primes d'assurance | $ | | | |
| Autres (veuillez préciser) : | $ | | | |
| Total des coûts fixes | $ | | | |
| Total des coûts (variables et fixes) | $ | | | |
Marge Bénéficiaire (Déficitaire)
(produits moins total des coûts) | $ | | | |
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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