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Gestion des risques liés aux prix des produits de base au moyen d'opérations de couverture et d'options
Table des matières
Introduction
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Date
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Position
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|---|---|---|
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vendeur sur maïs septembre à 3,50 $/boisseau
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acheteur sur maïs septembre à 3,25 $/boisseau
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Profit
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0,25 $/boisseau
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Si les prix devaient monter, je serais perdant en liquidant ma position :
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Date
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Position
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7 mai
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vendeur sur maïs septembre à 3,50 $/boisseau
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27 mai
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acheteur sur maïs septembre à 3,60 $/boisseau
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Perte
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(0,10 $)/boisseau
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La spéculation relève du hasard; les opérations donnent lieu soit à une perte absolue soit à un gain absolu. Les opérations de couverture, pour leur part, permettent de stabiliser un prix.
Pour négocier des positions sur le marché à terme, il faut qu'un dépôt de garantie soit fait auprès de la bourse et du courtier. Ce dépôt ne correspond qu'à une fraction seulement de la valeur de la position qui est prise. Par exemple, si le soya se négocie à 7 $/boisseau, la valeur d'un contrat visant 5000 boisseaux serait de 35 000 $, mais le dépôt de garantie nécessaire au moment de l'ouverture d'une position à terme ne serait généralement que de 2 à 10 % de la valeur totale du contrat.
Les opérations sur le marché à terme se font à l'aide d'un compte sur marge. Lorsqu'un négociant fait des opérations sur marge, il est tenu d'approvisionner ce compte si l'exécution de ses positions sur le marché donne lieu à des pertes.
La personne qui négocie des contrats à terme est tenue de se constituer une marge initiale d'une valeur déterminée par la bourse. Par la suite, les contrats à terme sont « inscrits au marché » chaque jour; si la valeur de la position baisse, un montant est retiré du compte pour couvrir le montant de la baisse.
Si le solde du compte de marge du client tombe sous le niveau de la marge de maintien (dont le montant est fixé à un niveau inférieur ou égal à celui de la marge initiale), le négociant doit déposer un montant supplémentaire pour couvrir la perte et ramener le solde au niveau de la marge initiale.
Par contre, si la valeur de la position monte, une somme est versée au compte. Il est important de comprendre les répercussions que les appels de marge peuvent avoir sur un fonds de roulement, car la marge est évaluée quotidiennement. Si la marge tombe sous le niveau de la marge de maintien, le négociant doit approvisionner aussitôt son compte pour éviter de perdre sa position sur le marché. Il est important que les prêteurs ou directeurs des services financiers soient conscients des décaissements qui peuvent en résulter. Même les contrats à terme qui se soldent finalement par un profit peuvent donner lieu à des décaissements importants engendrés par les appels de marge effectués pendant la durée des contrats.
La « base » est la différence entre le prix au comptant local et le prix sur le marché à terme pour le mois de livraison le plus proche. La base est exprimée dans une devise commune. Par exemple, si le prix à terme pour le mois de livraison le plus proche est de 4,75 $ et que le prix sur le marché au comptant est de 4,55 $, la base est inférieure de 0,20 $ au prix du mois de livraison le plus proche (‑0,20 $). Si le cours sur le marché à terme est de 4,75 $ et que le prix sur le marché au comptant est de 4,95 $, la base est supérieure de 0,20 $ au prix du mois de livraison le plus proche (+0,20 $).
La base est normalement établie en fonction du prix à terme correspondant au mois de livraison le plus proche qui suit une opération au comptant. Par exemple, le prix fixé pour du maïs dans le cadre d'une opération effectuée en mars sur le marché au comptant sera comparé au prix à terme mai; un prix pour un contrat à livraison différée en novembre sera comparé au prix à terme décembre et ainsi de suite.
La base évalue les conditions de l'offre et de la demande locales par rapport aux contrats à terme dans la région où doit s'effectuer la livraison. Dans les régions où l'on produit des surplus, la base sera négative; dans les régions où sévissent des pénuries, la base sera positive. De nombreux facteurs peuvent influencer la base, notamment des changements dans l'équilibre local de l'offre et de la demande ainsi que dans les coûts du transport. La base correspond aussi à la part du risque lié aux prix qui ne peut pas être atténuée par le recours aux opérations de couverture.
Il s'agit d'une opération consistant à prendre une position exposée à des effets équivalents, mais de sens contraire, aux effets que les fluctuations du marché peuvent avoir sur une position prise sur le marché au comptant. Le but est de réduire le risque des pertes financières que pourrait entraîner une évolution défavorable des prix.
Les opérations de couverture permettent d'atténuer les risques liés aux prix du fait de la forte corrélation qui existe entre les cours à terme et les prix au comptant. Par exemple, un producteur de soya court le risque que les prix au comptant baissent avant que son soya ne soit récolté et prêt à être vendu. Ce risque est atténué par la vente d'un contrat à terme soya. Si le prix au comptant du soya descend, le prix du contrat à terme aura descendu lui aussi. Le producteur peut alors racheter le contrat à terme (ou liquider sa position) à un cours inférieur à celui où il a vendu le contrat, ce qui lui procure un profit. Ce profit peut être appliqué aux produits qu'il touche à la vente du soya sur le marché au comptant, ce qui lui permet d'atténuer l'effet de la baisse de prix.
Les opérations de couverture ayant recours aux contrats à terme donnent rarement lieu à la livraison de la marchandise sous-jacente; les obligations sont plutôt éteintes par la liquidation des positions sans qu'il y ait eu de livraison. La mention d'une date de livraison a pour but de permettre la concordance des cours des contrats à terme avec les prix pratiqués sur les marchés au comptant. C'est la menace de la livraison qui permet de faire le pont entre les opérations sur le marché au comptant et les opérations sur le marché à terme.
La personne qui possède déjà une marchandise ou est en voie de la produire est exposée au risque d'une baisse des prix. Elle peut atténuer ce risque en prenant sur le marché à terme une position vendeur, qui la protège alors contre une éventuelle baisse des prix.
Exemples de personnes exposées au risque d'une baisse des prix et par conséquent intéressées par une vente de couverture
Cette opération intéresse la personne qui ne possède pas la marchandise physique, mais qui en aura besoin à une date donnée et qui, par conséquent, est exposée au risque d'une augmentation des prix. Cette personne peut atténuer ce risque en prenant sur le marché à terme une position acheteur, qui la protège alors contre une éventuelle hausse des prix.
Exemples de personnes exposées au risque que les prix aient monté au moment de la livraison et par conséquent intéressées par un achat de couverture :
Prenons l'exemple d'un producteur de maïs qui, en mai, étudie le prix qu'il pourra toucher pour sa récolte. En se fondant sur son expérience, il s'attend à ce que la base à la récolte soit de 0,10 $ supérieure au cours des contrats à terme décembre, qui dans le moment se négocient à 3,50 $. L'exploitant du silo-élévateur lui offre actuellement de conclure un contrat à livraison différée grâce auquel le prix serait fixé à 0,05 $ de plus que le cours des contrats à terme décembre. Comme le risque auquel est exposé le producteur est un risque de baisse des prix du maïs, l'opération de couverture pertinente pour lui est l'ouverture d'une position vendeur sur le marché à terme. Au moment de la récolte du maïs en novembre, le producteur constate que les cours à terme sont descendus à 3 $ et que la base est encore de 0,05 $ inférieure au cours de décembre. Le producteur liquide sa position par un rachat, ce qui lui procure un profit de 0,50 $, qui s'ajoute au prix au comptant de 3,05 $. Il touche ainsi un prix net de 3,55 $. Ces opérations lui ont permis d'atténuer le risque d'une baisse de prix. Inversement, si les cours des contrats à terme avaient augmenté de 0,50 $, il aurait enregistré une perte sur le contrat à terme et le prix net serait resté à 3,55 $.
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Date |
Marché au comptant |
Position sur le marché à terme |
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Mai |
3,55 $ |
vendeur à 3,50 $ |
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Novembre |
3,05 $ |
acheteur à 3,00 $ |
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Profit |
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0,50 $ |
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Prix net |
3,55 $ |
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L'exploitant d'une minoterie craint le risque que les prix du blé aient augmenté au moment où il l'achètera en novembre. Les contrats à terme blé décembre se négocient alors à 4,20 $ le boisseau et la base dans la région où est située la minoterie est habituellement de 0,15 $ supérieure au cours à terme du blé. L'exploitant se protège contre ce risque en prenant une position acheteur sur le marché à terme, le cours des contrats à terme blé décembre étant alors à 4,20 $. En novembre, les cours du blé ont augmenté à 4,40 $ et le blé se vend 4,55 $ sur le marché au comptant local. L'exploitant liquide alors sa position en vendant son contrat à terme à 4,40 $, ce qui lui procure un profit de 0,20 $ le boisseau. Il applique ensuite ce profit au coût de l'achat sur le marché au comptant qui s'élève à 4,55 $ le boisseau, ce qui lui laisse un coût net de 4,35 $ le boisseau, soit le prix qu'il avait bloqué par l'opération de couverture.
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Date |
Marché au comptant |
Position sur le marché à terme |
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Août |
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acheteur à 4,20 $ |
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Novembre |
4,55 $ |
vendeur à 4,40 $ |
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Profit |
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0,20 $ |
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Prix net |
4,35 $ |
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Dans les opérations des deux exemples qui précèdent, la base est restée inchangée. En pratique, la base peut varier, mais cette variation est minime relativement à celle des cours à terme. Les opérations de couverture ne permettent pas d'atténuer le risque lié à la base.
Une option est comme une police d'assurance dont on tire parti quand les choses tournent mal (p. ex. quand les cours à terme baissent), mais qu'on oublie quand tout va bien (p. ex. quand les cours sont à la hausse). C'est comme si l'on payait quelqu'un pour assumer à notre place le risque lié aux contrats à terme.
Il existe deux sortes d'options, les options PUT (options de vente) et les options CALL (options d'achat).
L'option PUT établit un prix minimal pour la quantité (grains ou animaux) prévue au contrat. Elle confère à l'acheteur le droit, mais sans lui en faire une obligation, de vendre un contrat à terme particulier (prendre une position vendeur) à un prix déterminé (dit prix d'exercice ou de levée) et dans un délai déterminé.
Quand un agriculteur achète une option PUT à un prix donné, il a la possibilité de vendre un contrat à terme particulier (prendre une position vendeur sur le marché à terme) si le cours du contrat à terme tombe en deçà du prix d'exercice de l'option. La différence entre le prix d'exercice et le prix de l'option PUT correspond au prix minimal que l'agriculteur recevra pour la marchandise sous-jacente.
L'option CALL établit quant à elle un prix maximal pour la quantité (grains ou animaux) prévue au contrat. Elle donne à l'acheteur le droit, mais sans lui en faire une obligation, d'acheter un contrat à terme particulier au prix d'exercice déterminé et dans un délai déterminé.
Quand un agriculteur achète une option CALL, à un prix donné, il a la possibilité d'acheter un contrat à terme particulier (prendre une position acheteur sur le marché à terme) si le cours du contrat à terme augmente au-dessus du prix d'exercice de l'option. La différence entre le prix d'exercice et le prix de l'option CALL correspond au prix maximal que l'agriculteur paiera pour la marchandise sous-jacente.
Une fois qu'une option a été achetée, l'acheteur (aussi appelé détenteur, titulaire ou preneur) de l'option a le choix entre trois possibilités : laisser expirer l'option; vendre l'option, qui se trouve ainsi transférée; lever l'option, ce qui revient à demander au vendeur de lui fournir la position sur le contrat à terme faisant l'objet de l'option.
Les acheteurs d'options ne sont pas soumis à des exigences de marge et ne font donc pas face à des appels de marge quand le marché leur est défavorable. Ils sont protégés des revers de fortune, mais peuvent tirer parti d'une évolution favorable des cours. Cette caractéristique est perçue comme étant plus ou moins avantageuse selon le prix qu'aura coûté l'option.
Le prix auquel l'option se négocie est fixé par le jeu de l'offre et de la demande. Il résulte de la combinaison des deux facteurs suivants :
Les opérations de couverture effectuées au moyen d'options s'apparentent à celles qui sont faites au moyen de contrats à terme. La grande différence tient au fait que les options sont achetées et vendues, le gain réalisé sur la valeur de l'option étant utilisé pour compenser une évolution défavorable des cours. Quand l'opération de couverture se fait au moyen de contrats à terme, c'est l'écart entre les cours des contrats à terme qui procure directement le gain ou la perte qui atténue le risque lié aux prix.
La présente fiche technique ne constitue qu'un survol des outils de gestion des risques liés aux prix des marchandises et de la terminologie qui s'y rapporte. Quiconque envisage de recourir aux contrats à terme comme outil de gestion des risques doit se renseigner davantage en suivant un cours sur la commercialisation des marchandises et en s'adjoignant les services d'un courtier sur marchés à terme compétent.
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