Dans cette section

Le Régime de pensions du Canada

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 051/800
Date de publication : Juin 2006
Commande no. 06-066
Dernière révision : Juillet 2007
Situation : (En remplacement de la fiche du MAAARO n° 01-030, qui porte le même titre)
Rédacteur : Gary Mawhiney - chargé de programme - Gestion des ressources humaines/MAAARO

Table des Matières


Introdution

La sécurité financière est un sujet qui préoccupe beau­coup les agriculteurs arrivés à l'âge de la retraite. Ils savent qu'ils peuvent compter sur la pension de retraite du Régime de pensions du Canada (RPC) pour leur assurer un revenu de retraite et que le RPC verse aussi des prestations au cotisant qui devient invalide ou à la famille d'un cotisant décédé. Il reste que les agriculteurs et autres travailleurs autonomes ont parfois du mal à comprendre comment fonctionne le RPC et comment sont calculées les prestations.

Objectifs de cette fiche technique

La présente fiche technique vise :

  • à démontrer les avantages financiers pouvant découler de cotisations maximales au RPC;
  • à indiquer les cotisations nécessaires pour toucher le maximum de prestations du RPC;
  • à mieux faire comprendre les avantages découlant du RPC.

| Haut de la page |

Comment fonctionne le RPC

Le RPC existe depuis 1966. Il a été conçu pour protéger les familles des pertes de revenus subséquentes au départ à la retraite, à l'invalidité ou au décès.

Le RPC est un régime contributif entièrement financé par les cotisations des employés, des employeurs et des travailleurs autonomes, ainsi que par les revenus du Fonds de placement du Régime.

Un mois après que l'on a atteint l'âge de 18 ans, on commence à participer au RPC au moyen de cotisations obligatoires calculées sur les gains provenant d'un emploi rémunéré ou d'un travail indépendant. Les cotisations sont perçues sur les salaires ou autres rémunérations des employés ou sur les gains nets tirés d'un travail indépen­dant, selon les définitions données dans la Loi de l'impôt sur le revenu.

Les cotisations sont calculées sur les gains annuels dépassant un minimum appelé l'exemption de base de l'année, jusqu'à concurrence d'un plafond, appelé le maximum des gains annuels ouvrant droit à pension. L'exemption de base et le maximum des gains annuels ouvrant droit à pension varient au fil des ans. Pour 2006, le maximum des gains annuels ouvrant droit à pension s'élève à 42 100 $ et l'exemption de base, à 3 500 $. En dollars, les employés et leurs employeurs versent chacun un maximum de 1 910,70 $ sur les gains moyens en 2006. Les prestations du RPC comprennent :

  • revenu de retraite;
  • prestations d'invalidité;
  • prestation de décès sous forme de paiement forfaitaire;
  • prestations destinées aux enfants de cotisants invalides et/ou défunts;
  • prestations à l'époux ou au conjoint de fait survivant.

Changements au RPC

Des modifications ont été apportées au RPC en 1998, afin de garantir que celui-ci restera abordable pour les générations à venir et pourra être maintenu compte tenu du vieillissement de la population, de l'augmentation de l'espérance de vie et du départ à la retraite de la génération du baby-boom.

| Haut de la page |

Capitalisation plus intégrale

  • Le RPC passe d'un mode de financement par répar­tition à un mode de capitalisation plus intégrale qui permettra de constituer un fonds de prévoyance beaucoup plus important. L'on s'attend à ce que la valeur du fonds de prévoyance passe d'environ deux ans de prestations comme c'est le cas actuellement à environ quatre à cinq ans de prestations.

  • Les taux de cotisation ont augmenté au cours des quatre dernières années. Les employés et les em­ployeurs versent chacun la moitié des cotisations. Les travailleurs autonomes versent la totalité des coti­sations. Le taux de cotisation ne s'élèvera pas au-dessus de 9,9 % des gains ouvrant droit à pensions.

  • L'exemption annuelle de base, soit les 3 500 premiers dollars de gains sur lesquels aucune cotisation n'est payée, sera maintenue et gelée.

Le tableau 1, Taux de cotisation, indique les taux de cotisation pour les années 1987 à 2030. Le tableau 1 indique les taux de cotisation initialement prévus et les nouveaux taux.

Ce qui ne change pas

  • Les changements apportés en 1998 ne s'appliquaient pas aux personnes alors prestataires du RPC, ni à celles qui avaient déjà plus de 65 ans au 31 décembre 1997, ni à celles qui recevaient alors des prestations d'invali­dité, des prestations de survivant ou des prestations combinées du RPC, à moins qu'elles ne deviennent à un moment donné admissibles à une autre prestation en vertu du RPC.

  • Toutes les prestations versées en vertu du RPC reste­ront entièrement indexées à l'inflation.

  • Les âges prévus pour la retraite - anticipée, normale ou différée - restent les mêmes.

Période de cotisation

La période de cotisation s'entend de la période pendant laquelle une personne cotise au Régime. La période de cotisation commence le 1er  janvier 1966 ou un mois après que la personne a atteint l'âge de 18 ans et se poursuit jusqu'au décès du cotisant, jusqu'à un mois avant son départ à la retraite ou jusqu'à la cessation automatique des cotisations à l'âge de 70 ans.

| Haut de la page |

Dès le début de la période de cotisation, les montants des gains annuels ouvrant droit à pension et des cotisations versées sont consignés dans des registres périodiquement mis à jour à partir des données fournies par l'Agence du revenu du Canada (auparavant appelée Agence des douanes et du revenu du Canada). Le cotisant reçoit annuellement un relevé à jour des gains ouvrant droit à pension et des cotisations versées. Le cotisant peut aussi demander un relevé une fois par période de 12 mois. Il lui suffit de remplir une Demande de relevé de partici­pation au Régime, qu'il peut se procurer auprès d'un bureau local de Service Canada. Cette demande doit porter la signature du cotisant ou de son représentant successoral.

Pension de retraite

Une personne a droit à une pension mensuelle si elle possède des crédits pour cotisations au Régime corres­pondant à au moins un an et si elle a atteint 65 ans, ou si elle a entre 60 et 64 ans et qu'elle a entièrement ou pra­tiquement cessé de travailler. Pour ceux qui choisissent de recevoir une pension de retraite entre 60 et 64 ans, le montant alloué est réduit de 0,5 % par mois les séparant de 65 ans. La diminution maximale est de 30 % à l'âge de 60 ans. Pour ceux qui attendent d'avoir entre 65 et 70 ans pour recevoir leur pension de retraite, le montant alloué croît de 0,5 % par mois après l'âge de 65 ans, ce qui représente une augmentation maximale de 30 % à 70 ans.

Tableau 1. Taux de cotisation

Année

Ancien taux
*(%)

Nouveau taux

1987

3,8

-

1988

4

-

1989

4,2

-

1990

4,4

-

1991

4,6

-

1992

4,8

-

1993

5

 

1994

5,2

 

1995

5,4

 

1996

5,6

 

1997

5,85

6

1998

6,1

6,4

1999

6,35

7

2000

6,6

7,8

2001

6,85

8,6

2002

7,1

9,4

2003

7,35

9,9

2004

7,6

9,9

2005

7,85

9,9

2006

8,1

9,9

2007

8,3

9,9

2008

8,5

9,9

2009

8,7

9,9

2010

8,9

9,9

2011

9,1

9,9

2012

9,3

9,9

2013

9,5

9,9

2014

9,7

9,9

2015

9,9

9,9

2016

10,1

9,9

2030

14,2

9,9

__________________________________________________________________

 * Le taux de cotisation correspond à un pourcentage des revenus jusqu'à concurrence d'un gain maximum. Les deux colonnes montrent ici les taux initialement prévus et ceux qui correspondent au nouveau calendrier des taux de cotisation.
__________________________________________________________________

| Haut de la page |

La pension mensuelle reçue varie d'une personne à l'autre. Afin que la pension conserve sa valeur au fil des ans, les gains ouvrant droit à pension sont indexés en fonction de la croissance du salaire moyen. Le salaire moyen de 1966 (5 000 $) est ainsi indexé pour corres­pondre en valeur au salaire moyen de 1986 (25 800 $). Pour éviter que les baisses de revenus enregistrées cer­taines années n'affectent la pension, il est possible d'ex­clure au moment du calcul de la pension :

  • les périodes où les revenus ont été faibles parce qu'on s'est consacré à élever des enfants de moins de sept ans;
  • les mois de faibles revenus après l'âge de 65 ans;
  • 15 % de la période de cotisation restante correspondant aux années de plus faibles revenus.

Une fois les périodes de faibles revenus exclues, on fait la moyenne des gains rajustés. On détermine ensuite la pension de retraite disponible à 65 ans en faisant 25 % de la moyenne des gains rajustés.

_________________________________________________________________

Exemple : Jean a versé le maximum de cotisations au RPC depuis l'établissement du Régime en 1966. Il a pris sa retraite en janvier 1999. Selon la sixième co­lonne du tableau 2, Calcul des prestations, sa pension de retraite s'élève à 751,67 $.
_________________________________________________________________

Presentations de survivant

Les pensions de survivant sont versées à la succession, à l'époux ou au conjoint de fait survivant et aux enfants à charge du cotisant défunt. Il existe trois types de pensions de survivant :

  • une pension mensuelle versée à l'époux ou au conjoint de fait survivant;
  • des prestations mensuelles versées aux enfants à charge du cotisant défunt;
  • une somme forfaitaire versée à la succession du cotisant défunt ou en son nom.

Pour qu'une personne ait droit à la pension de survivant, il faut que le cotisant décédé ait cotisé au RPC pendant au moins trois ans. Lorsque la période de cotisation dépasse neuf ans, le cotisant doit avoir cotisé au Régime pendant soit le tiers du nombre total des années civiles comprises dans sa période de cotisation, soit dix années civiles, selon la durée la plus courte. La période de coti­sation correspond à la période totale de la vie du cotisant pendant laquelle il peut cotiser au RPC.

| Haut de la page |

La pension versée à l'époux ou au conjoint de fait survivant est fonction du montant de la pension de retraite du cotisant. Lorsque le conjoint survivant est âgé de 65 ans ou plus, la pension de survivant correspond à 60 % du montant de la pension de retraite. Lorsque le conjoint survivant a entre 45 et 64 ans, la prestation est constituée d'une partie à taux uniforme, plus 37,5 % de la pension de retraite.

_________________________________________________________________

Exemple : Jean commence à toucher des prestations de retraite maximales en janvier 1999. Il décède en juillet. Marjorie, sa femme, âgée de 66 ans, a droit, d'après la huitième colonne du tableau 2, à une pension de survi­vant maximale de 414,46 $ par mois. La prestation de décès maximale revenant à la suc­cession de Jean s'élève, d'après la septième colonne du tableau 2, à 2 500 $.
_________________________________________________________________

Pension d'invalidité

Le RPC vise à assurer un revenu aux personnes sur le marché du travail qui sont frappées d'une invalidité grave et qui ne peuvent plus gagner leur vie.

Il existe deux types de pension d'invalidité :

  • une prestation mensuelle versée au cotisant invalide;
  • une prestation mensuelle versée aux enfants à charge du cotisant invalide.

Seules les personnes jugées invalides conformément aux critères du RPC peuvent toucher une prestation d'invali­dité. Pour y avoir droit, elles doivent avoir cotisé au RPC pendant au moins quatre des six dernières années sur des gains correspondant à au moins 10 % du maxi­mum des gains annuels ouvrant droit à pension. Elles doivent en outre être âgées de moins de 65 ans et n'avoir pas béné­ficié pendant plus de six mois d'une pension de retraite administrée par le RPC, à moins que l'invalidité ne soit survenue avant le sixième mois. Des dispositions sont aussi prévues pour les demandes faites en retard.

Pour ceux qui reçoivent des prestations d'invalidité au moment de leur départ à la retraite à 65 ans, on ne cal­cule pas la pension de retraite en fonction du maximum des gains annuels ouvrant droit à pension; le calcul est plutôt fondé sur le maximum des gains annuels ouvrant droit à pension au moment de l'invalidité, indexé jusqu'à 65 ans.

Se référer à la dernière colonne du tableau 2 pour con­naître le montant de la pension d'invalidité.

| Haut de la page |

Partages des crédits

Les crédits pour cotisations au RPC sont fonction des cotisations que chaque travailleur verse au Régime. Ces crédits s'accumulent au fil des ans et servent à déterminer le montant des prestations qui seront versées plus tard.

Le RPC considère que, pendant qu'ils vivent ensemble, les deux conjoints ont droit à une part égale des crédits en vertu du Régime, même si l'un d'eux n'occupait pas


pendant cette période un emploi rémunéré. Le Régime prévoit le partage égal des crédits advenant un divorce ou une séparation, lorsqu'il s'agit d'époux légitimes, ou ad­venant une séparation, lorsqu'il s'agit de conjoints de fait.

Les crédits sont partagés si les époux ou conjoints de fait ont cohabité pendant une période continue d'au moins douze mois et si le mariage s'est soldé par un divorce ou une annulation. Pour que le partage des crédits ait lieu, il faut que l'un des conjoints en ait fait la demande et que la séparation ait duré au moins douze mois consécutifs.

Unions de fait

Un « époux » est une personne avec laquelle le cotisant vit en union légale. Les « conjoints de fait » sont deux personnes, sans distinction de sexe, qui ont vécu ensemble, dans une relation de type conjugal, pendant au moins douze mois.

_________________________________________________________________

Exemple : Julie et Pierre divorcent après 20 ans de mariage. Comme Julie n'a pas occupé d'emploi rémunéré pendant la durée du mariage, elle n'a pas cotisé au RPC.

Au moment du divorce, Julie réclame le partage égal des crédits accumulés par Pierre durant le mariage. Ce partage assure à Julie une part égale des crédits qui, lorsqu'elle atteindra l'âge de la retraite, serviront à lui procurer un revenu de retraite. Si elle devient invalide, ces crédits peuvent lui ouvrir droit à des prestations d'invalidité.
_________________________________________________________________

La séparation doit avoir duré au moins douze mois consécutifs. Pour que le partage des crédits soit possible, il faut que la demande soit faite dans les quatre années qui suivent la date de la rupture.

| Haut de la page |

Autres ressources

Cette fiche technique se veut strictement un guide pour comprendre le Régime de Pensions du Canada et ne saurait se substituer aux conseils d'un expert. On peut obtenir des renseignements supplémentaires en commu­niquant avec un conseiller financier ou les Programmes de la sécurité du revenu, Service Canada, dont voici les coordonnées :

1 800 277-9915 (français)
1 800 277-9914 (anglais)
www.rhdsc.gc.ca/fr/passerelles/nav/nav_haut/programme/psr.shtml

Programmes de la sécurité du revenu

Pour plus de détails, consulter le site Web de Service Canada au www.servicecanada.gc.ca.

Tableau 2a. Calcul des prestations

Indexation (%)

Année

Maximum des gains annuels ouvrant droit à pension ($)

Exemption ($)

Cotisation
maximale employé
-employeur ($)

Pension de retraite mensuelle maximale ($)

Prestation de décès maximale
($)

 

1966

5 000

600

79,20

 

 

 

1967

5 000

600

79,20

19,97

 

 

1968

5 100

600

81,00

30,58

510,00

 

1969

5 200

600

82,80

41,62

520,00

 

1970

5 300

600

84,60

53,26

530,00

 

1971

5 400

600

86,40

65,33

540,00

 

1972

5 500

600

88,20

77,81

550,00

 

1973

5 600

600

90,00

90,71

560,00

8,20

1974

6 600

700

106,20

109,60

660,00

10,40

1975

7 400

700

120,60

134,97

740,00

11,20

1976

8 300

800

135,00

154,86

830,00

8,20

1977

9 300

900

151,20

173,61

930,00

7,50

1978

10 400

1 000

169,20

194,44

1 040,00

9,00

1979

11 700

1 100

190,80

218,06

1 170,00

9,00

1980

13 100

1 300

212,40

244,44

1 310,00

9,90

1981

14 700

1 400

239,40

274,31

1 470,00

12,30

1982

16 500

1 600

268,20

307,65

1 650,00

11,20

1983

18 500

1 800

300,60

345,15

1 850,00

6,70

1984

20 800

2 000

338,40

387,50

2 080,00

4,40

1985

23 400

2 300

379,80

435,42

2 340,00

4,00

1986

25 800

2 500

419,40

486,11

2 580,00

4,10

1987

25 900

2 500

444,60

521,52

2 590,00

4,40

1988

26 500

2 600

478,00

543,06

2 650,00

4,10

1989

27 700

2 700

525,00

556,25

2 770,00

4,80

1990

28 900

2 800

574,20

577,08

2 890,00

4,80

1991

30 500

3 000

632,50

604,86

3 050,00

5,80

1992

32 200

3 200

696,00

636,11

3 220,00

1,80

1993

33 400

3 300

752,50

667,36

3 340,00

1,90

1994

34 400

3 400

806,00

694,44

3 440,00

0,50

1995

34 900

3 400

850,50

713,19

3 490,06

1,50

1997

35 800

3 580

945,00

736,81

3 580,00

1,90

1998

36 900

3 500

1 068,00

744,79

2 500,00

0,90

1999

37 400

3 500

1 186,50

751,67

2 500,00

1,60

2000

37 600

3 500

1 329,90

762,92

2 500,00

2,50

2001

38 300

3 500

1 496,40

775,00

2 500,00

3,00

2002

39 100

3 500

1 673,20

788,75

2 500,00

1,60

2003

39 900

3 500

1 801,80

801,25

2 500,00

3,20

2004

40 500

3 500

1 831,50

814,17

2 500,00

1,70

2005

41 100

3 500

1 861,20

828,75

2 500,00

2,30

2006

42 100

3 500

1 910,70

844,58

2 500,00

La cotisation maximale du travailleur autonome est égale au double du montant indiqué pour la cotisation maximale employé-employeur.

| Haut de la page |

Tableau 2b. Calcul des prestations

Indexation (%)

Année

Pension de survivant maximale <65 ($)

Pension de survivant maximale ³65 ($)

Élément forfaitaire de différentes prestations ($)

Pension d'invalidité maximale ($)

 

1966

 

 

 

 

 

1967

 

 

 

 

 

1968

64,82

62,92

25,50

 

 

1969

65,85

63,75

26,01

 

 

1970

67,16

65,00

26,53

106,43

 

1971

68,47

66,25

27,06

109,88

 

1972

69,79

67,50

27,60

111,98

 

1973

71,12

68,75

28,15

114,09

8,20

1974

79,86

73,75

33,76

125,95

10,40

1975

88,31

81,67

37,27

139,35

11,20

1976

99,51

92,92

41,44

157,59

8,20

1977

109,94

104,17

44,84

175,05

7,50

1978

121,11

116,66

48,19

194,02

9,00

1979

134,28

130,84

52,51

216,06

9,00

1980

148,92

146,66

57,25

240,58

9,90

1981

165,78

164,59

62,91

268,64

12,30

1982

186,05

184,59

70,68

301,42

11,20

1983

208,03

207,09

78,60

337,46

6,70

1984

229,18

232,50

83,87

374,70

4,40

1985

250,84

261,25

87,56

414,13

4,00

1986

273,35

291,67

91,06

455,64

4,10

1987

290,36

312,91

94,79

634,09

4,40

1988

302,61

325,84

98,96

660,94

4,10

1989

315,02

339,20

103,02

681,25

4,80

1990

324,37

346,25

107,96

709,52

4,80

1991

339,96

362,92

113,14

743,64

5,80

1992

358,67

381,67

154,70

738,89

1,80

1993

372,11

400,42

157,48

812,85

1,90

1994

384,59

416,66

160,47

839,09

0,50

1995

392,24

427,91

161,27

854,74

1,50

1997

405,25

442,09

166,63

883,10

1,90

1998

410,70

446,87

169,80

895,36

0,90

1999

414,46

451,00

171,33

903,55

1,60

2000

420,86

457,75

174,07

917,43

2,50

2001

432,56

465,00

178,42

935,12

3,00

2002

437,99

473,25

183,77

956,05

1,60

2003

444,96

480,70

186,71

971,26

3,20

2004

454,42

488,50

192,68

992,80

1,70

2005

462,42

497,25

195,96

1 010,23

2,30

2006

471,85

506,75

200,47

1 031,05

La cotisation maximale du travailleur autonome est égale au double du montant indiqué pour la cotisation maximale employé-employeur.

| Haut de la page |

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca