Rémunération
salariale de la famille de
l'exploitant
Table des matières
Introduction
La rémunération salariale des membres de la famille qui
travaillent dans l'entreprise agricole constitue une excellente façon
de reconnaître les efforts de ces derniers, de leur donner un
sentiment de participation et d'officialiser leur rôle au sein
de l'entreprise familiale. Cette pratique permet aussi parfois aux entreprises
familiales d'augmenter leur revenu après impôt. La personne
recevant une rémunération doit réellement travailler
pour l'entreprise. Elle doit y être liée par un contrat
de travail et doit apporter quelque chose à l'entreprise. Dans
ces conditions et lorsque le rapport employeur employé est documenté,
le fait de rémunérer les membres de la famille soumis
à un taux d'imposition marginal inférieur à celui
du propriétaire de l'entreprise peut alléger le fardeau
fiscal de la famille.
Même si la présente fiche technique donne un aperçu
des étapes à suivre et des exigences à respecter
pour instaurer un régime de rémunération, elle
ne traite pas de toutes les situations dans lesquelles peuvent se trouver
les entreprises ou les familles. S'assurer de consulter un comptable
ou un fiscaliste afin de déterminer le plan d'action qui convient
le mieux à l'entreprise d'un point de vue fiscal.
Il faut voir les économies d'impôt comme un avantage supplémentaire,
car le principal avantage de la rémunération des membres
de la famille réside dans la reconnaissance tangible du rôle
important joué par tous les membres de la famille qui mettent
l'épaule à la roue.
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Avantages de la rémunération salariale des membres de
la famille
- Les salaires versés aux enfants ou aux conjoints pour du
travail réel et vérifiable constituent une dépense
déductible du revenu imposable de l'entreprise agricole. Le
fait de répartir le revenu total tiré de l'entreprise
entre les membres de la famille peut entraîner un allégement
du fardeau fiscal de la famille.
- Les cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC) doivent
être payées par toute personne de 18 ans ou plus ne recevant
pas déjà de prestations au titre du RPC et dont les
gains totaux pour l'année civile excèdent 3500 $. Ces
personnes deviennent alors admissibles aux prestations de retraite
et d'invalidité prévues au RPC.
- L'intérêt des membres de la famille pour le succès
de l'entreprise peut s'accroître par suite de la reconnaissance
financière de leur apport. Les enfants peuvent mettre de l'argent
de côté pour aider à financer leurs études,
acheter une maison ou encore acquérir une participation dans
l'entreprise.
- Le versement périodique de salaires aux membres de la famille
peut remplacer les mesures prises en fin d'exercice pour réduire
le montant d'impôt à payer, comme l'achat anticipé
d'intrants ou de matériel agricole.
- Le conjoint, l'enfant ou toute personne de moins de 69 ans recevant
un revenu sous forme de traitement ou de salaire peut constituer un
régime enregistré d'épargne-retraite (REER) et
y cotiser. Il n'y a pas d'âge minimal prescrit pour la constitution
d'un REER. Si le régime est constitué assez tôt
dans la vie de l'enfant, les fonds qui s'y accumulent en franchise
d'impôt pourront aider l'enfant à payer ses études
ou à se partir en affaires. Ils pourront aussi y rester déposés
et fructifier jusqu'à la retraite.
- Le conjoint qui, tout en étant employé de l'entreprise
agricole, engage quelqu'un pour s'occuper des enfants de moins de
14 ans, peut déduire des frais de garde. Des personnes apparentées
à la famille peuvent être engagées comme gardiennes
ou gardiens d'enfant, si elles sont âgées d'au moins
18 ans.
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Inconvénients
- La rémunération amène un alourdissement des
formalités à remplir et de la tenue de livres.
- L'exploitant doit s'attendre à payer la cotisation de l'employeur
au titre du Régime de pensions du Canada, de l'assurance-emploi,
de la Commission de la sécurité professionnelle et de
l'assurance contre les accidents du travail, et de l'impôt-santé
des employeurs.
- La rémunération salariale des membres de la famille
peut modifier leur admissibilité à des crédits
d'impôt personnels comme le crédit d'impôt pour
enfants.
- Les sommes versées sous forme de salaires et de primes ne
seront plus disponibles à l'entreprise, à moins qu'elles
soient réempruntées de la personne salariée.
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Nouveaux employeurs
L'embauche de personnel au sein de l'exploitation agricole, qu'il s'agisse
de membres de la famille ou non, oblige à tenir des registres
précis des heures travaillées ainsi que des retenues à
la source. Les nouveaux employeurs doivent s'adresser à la section
des Retenues sur la paie du Bureau local des services fiscaux de l'Agence
du revenu du Canada (ARC) afin d'obtenir un numéro d'employeur
qui figurera sur tous leurs dossiers et sur tous les paiements versés.
La trousse de l'employeur, qui comprend les tables d'impôt, les
tables du Régime de pensions du Canada et de l'assurance-emploi,
ainsi que les formulaires Déclaration des crédits d'impôt
personnels (TD1F), est également disponible au Bureau local des
services fiscaux. On peut se renseigner par téléphone
ou se procurer un numéro d'employeur ou une trousse de l'employeur
au Bureau local des services fiscaux de l'ARC.
Tous les nouveaux employeurs doivent s'inscrire auprès de la
Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance
contre les accidents du travail. Si l'on a l'intention d'engager du
personnel, on est tenu d'inscrire l'entreprise (voir en annexe les coordonnées
des organismes à consulter).
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Documentation requise
Au départ :
- Obtenir de l'Agence du revenu du Canada un numéro d'employeur
qui, désormais, servira de numéro de compte pour les
retenues sur la paie.
- Conclure un contrat de travail pour l'embauche d'une personne comme
employé. Préciser les tâches à effectuer,
le taux de rémunération, les heures de travail, les
conditions d'emploi, les avantages, etc.
- Demander un numéro d'assurance sociale pour tout employé
qui n'en aurait pas encore.
- Remplir une Déclaration des crédits d'impôt
personnels (TD1F) pour chaque employé. Ce formulaire renseigne
l'employeur sur le niveau pertinent de crédit d'impôt
alloué à chaque employé. L'employeur doit garder
le formulaire en dossier afin de vérifier si l'impôt
a été correctement retenu sur les chèques de
paie de chaque employé. Les impôts sont retenus en fonction
du revenu brut (selon le code indiqué sur le formulaire TD1F).
- Inscrire l'entreprise auprès de la Commission de la sécurité
professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail.
- Certains exploitants avaient l'habitude de rémunérer
leurs ouvriers comme si ces derniers étaient des travailleurs
contractuels. Ils ne tenaient donc pas de feuille de paie pour ces
employés, n'effectuaient aucune retenue sur la paie et aucun
versement à l'Agence du revenu du Canada. Très souvent,
ces travailleurs sont de véritables employés et non
des entrepreneurs, vu l'existence dans les faits d'un rapport employeur
employé. Il est inéquitable et incorrect de ne pas traiter
ces personnes comme des employés. On peut se procurer auprès
de l'Agence du revenu du Canada une publication qui explique comment
déterminer si un travailleur doit être considéré
comme un employé ou un travailleur autonome. En cas de doute
sur le statut d'un employé, la section des retenues sur la
paie (sous-section RPC-AE) du Bureau des services fiscaux de l'Agence
du revenu du Canada peut rendre une décision à ce sujet.
Si l'on n'est pas d'accord avec la décision, on peut, en tant
qu'employeur ou employé, interjeter appel en remplissant le
formulaire CPT100, " Appel en vertu du Régime de pensions
du Canada ou de la Loi sur l'assurance-emploi " de l'Agence du
revenu du Canada. Voir la question 7 pour plus de détails.
- Depuis le 30 juin 2006, la Loi sur la santé et la sécurité
au travail s'applique à toutes les exploitations agricoles
qui ont des travailleurs rémunérés. Certaines
dispositions de cette loi ont une incidence sur les exploitations.
Se renseigner auprès du ministère du Travail et de la
Farm Safety Association (voir les coordonnées des organismes
à la fin de cette fiche).
Chaque mois :
- Tenir un livre de paie mensuel contenant tous les détails
sur les dates des périodes de paie, le nombre d'heures de travail,
le salaire brut, les avantages imposables, les cotisations au RPC,
les cotisations d'assurance-emploi, l'impôt sur le revenu, les
paiements anticipés, les retenues, le salaire net et les sommes
versées à l'Agence du revenu du Canada.
- Remettre à chaque employé un talon explicatif mensuel
avec le chèque de paie.
- Transmettre les remises mensuelles avec le formulaire PD7AR à
l'Agence du revenu du Canada. (Les montants sont payables le 15 du
mois suivant.)
En fin d'exercice :
- Remplir un sommaire de paie annuel à partir des livres de
paie mensuels.
- Remplir les feuillets T4 supplémentaires pour tous les employés,
avant le 28 février de l'année suivante.
- Remettre le sommaire des feuillets T4-T4A à l'Agence du
revenu Canada. Il s'agit d'un résumé de la rémunération
totale versée à tous les employés de l'entreprise.
- Remplir et soumettre le sommaire de fin d'exercice à la
Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance
contre les accidents du travail.
- Remplir et soumettre le sommaire du livre de paie à la Direction
de l'impôt-santé des employeurs (rattachée au
ministère des Finances de l'Ontario).
Les producteurs agricoles qui utilisent un programme informatique pour
calculer les retenues sur la paie doivent consulter la publication de
l'Agence du revenu du Canada intitulée " Formules pour le
calcul informatisé des retenues sur la paie : impôt sur
le revenu, cotisations au Régime de pensions du Canada et cotisations
au régime d'assurance-emploi (MC) ".
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Retenues sur la paie
Régime de pensions du Canada (RPC)
La cotisation de l'employé, calculée en pourcentage de
ses gains, est jumelée à une contribution égale
de l'employeur.
Les salaires, traitements ou autres formes de rémunération
telles que commissions ou primes ainsi que la valeur de la pension et
du logement (hormis les allocations non imposables pour travaux spéciaux
ou pour travail en région éloignée) sont assujettis
aux cotisations en vertu du Régime de pensions du Canada.
Les personnes répondant aux conditions suivantes n'ont
pas à payer de cotisations :
- les personnes de moins de 18 ans ou de plus de 70 ans;
- les travailleurs agricoles gagnant moins de 250 $ et travaillant
moins de 25 jours ouvrables dans une année civile;
- les personnes occupant un emploi sans rémunération
en espèces
Cotisations à l'assurance-emploi (AE)
La cotisation de l'employé est calculée en pourcentage
de ses gains assurables aux fins de l'AE, jusqu'à concurrence
d'un plafond annuel.
La cotisation de l'employeur est égale à 1,4 fois le
montant de la cotisation de l'employé, jusqu'à concurrence
d'un plafond annuel par employé. Les cotisations de l'employé
et de l'employeur sont exigibles pour toute personne tirant un revenu
d'un emploi assurable aux fins de l'assurance-emploi. Tout emploi au
Canada obtenu en vertu d'un contrat de travail est, à moins d'une
entente différente, considéré comme emploi assurable
aux fins de l'assurance-emploi.
Le conjoint et les membres de la famille sont considérés
comme assurables s'ils travaillent dans le cadre d'un rapport employeur
employé valide en vertu d'un contrat de travail. En cas de doute
quant à la validité du contrat de travail, il est souhaitable
d'obtenir une décision de l'Agence du revenu du Canada. Pour
plus de détails à ce sujet, voir la question 7.
Il n'y a pas de seuil ni de plafond d'âge en ce qui a trait aux
cotisations d'AE. Les employés de plus de 65 ans continuent à
payer la cotisation.
Les cotisations de l'employeur et de l'employé ne sont
pas requises dans le cas :
- d'un emploi dans une entreprise agricole, de moins de sept jours
ouvrables dans une année civile ou pour lequel la personne
ne touche aucune rémunération en espèces;
- d'un emploi occupé dans une société par actions
par une personne qui détient plus de 40 % des actions avec
droit de vote de cette société;
- d'un emploi occupé par un membre de la famille qui est un
entrepreneur engagé aux termes d'un contrat de travail;
- d'un emploi occupé par un membre de la famille qui n'est
pas sans lien de dépendance avec l'employeur et qui n'est pas
engagé selon un rapport employé-employeur valide;
- d'un emploi qui s'inscrit dans un échange de travail ou
de services.
Cotisations versées à la Commission de la sécurité
professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT)
La CSPAAT verse des prestations aux exploitants ou propriétaires
et aux travailleurs en cas d'accidents ou de maladies reliés
au travail. La CSPAAT fournit des renseignements et offre de la formation
sur la sécurité au travail par l'intermédiaire
de la Farm Safety Association.
Les employeurs paient à la CSPAAT une cotisation annuelle en
fonction de la catégorie à laquelle ils appartiennent
et en fonction de leur masse salariale annuelle.
Différents taux de cotisation s'appliquent aux entreprises agricoles
selon la catégorie à laquelle elles appartiennent. Chaque
catégorie se voit affecter un montant annuel par la CSPAAT, montant
qui tient compte des coûts passés et des prévisions
de coûts éventuels résultant de blessures et de
maladies professionnelles dans cette catégorie.
On calcule la cotisation annuelle exigée de l'employeur en multipliant
chaque tranche de 100 $ de paie cotisable (jusqu'à concurrence
d'un plafond fixé par la loi) par le taux de cotisation prévu
pour la catégorie à laquelle appartient l'exploitation.
Il est interdit de déduire le montant de cette cotisation des
traitements versés aux employés.
L'exploitant agricole doit déclarer et inscrire son entreprise
auprès de la CSPAAT dans le mois qui suit la première
embauche d'employés. L'inscription peut se faire par la poste
ou en téléphonant au bureau de la CSPAAT le plus proche.
Les renseignements annuels sur la paie aux fins de l'établissement
de la cotisation doivent être déposés au plus tard
le 30 avril de l'année.
Une entreprise qui omet de s'inscrire ou de faire la déclaration
annuelle sur la paie s'expose à assumer le coût intégral
d'une éventuelle réclamation ainsi qu'une pénalité
de déclaration tardive.
Impôt santé des employeurs
Tout employeur établi en permanence en Ontario est tenu de payer
l'impôt-santé des employeurs (ISE), soit mensuellement,
soit trimestriellement. Cette cotisation, qui est établie en
fonction de la rémunération brute versée aux employés,
ne constitue ni un avantage imposable ni une retenue sur la paie de
l'employé.
L'ISE représente 1,95 % de la masse salariale lorsque celle
ci dépasse annuellement 400 000 $, et est payable par versements
mensuels. Le taux est de 0,98 % pour les employeurs dont la masse salariale
n'excède pas 200 000 $ et la cotisation est payable par versements
trimestriels à terme échu. Les employeurs dont la masse
salariale brute se situe entre 200 000 $ et 400 000 $ par année
sont imposés à des taux variant de 0,98 % à 1,95
%, l'ISE étant payable par versements trimestriels également.
Les employeurs peuvent obtenir de l'information sur l'ISE auprès
du ministère des Finances de l'Ontario. Voir en annexe la liste
des organismes à consulter.
Tout employeur est tenu de produire une déclaration d'ISE à
la fin de chaque année d'imposition.
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Réponses à des questions fréquemment posées
-
Si j'embauche quelqu'un quelques jours par année pour
les semis ou la récolte, dois-je faire les retenues au titre
du RPC et de l' AE?
Non. Les cotisations au RPC ne sont pas exigibles
relativement à des employés embauchés pour moins
de 25 jours ouvrables dans l'année civile.
Les cotisations d'assurance-emploi ne sont pas retenues pour les employés
travaillant moins de 7 jours dans l'année civile.
L'employeur doit toutefois déclarer les travailleurs à
la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance
contre les accidents du travail, et verser les cotisations d'impôt
santé des employeurs.
-
Puis-je verser un salaire à mon conjoint ou à mon
enfant en une seule fois à la fin de l'année?
Oui, c'est possible, pourvu que le paiement soit
réellement fait et que les retenues soient versées tel
qu'il est prescrit. Ne pas croire qu'il sera facile à la fin
de l'exercice financier de décider du montant à verser
pour l'ensemble de l'année. Il est important de garder au dossier
une entente écrite comprenant la description de tâches
et la grille salariale.
-
Dois-je payer mes employés par chèque?
Oui. Les paiements doivent être faits par
chèque à la fin de la période visée, c'est-à-dire
la semaine ou le mois. Le chèque doit être déposé
au compte bancaire de l'employé, afin qu'il soit clair que
le récipiendaire dispose réellement des sommes versées.
-
Qu'arrive-t-il si l'entreprise n'est pas en mesure de verser le
salaire prévu aux membres de la famille?
La solution consiste à verser le salaire au conjoint ou aux
enfants comme convenu, puis de leur réemprunter le montant
en signant un billet à vue en bonne et due forme. Il doit réellement
y avoir transaction en espèces, l'employé recevant l'argent,
puis prêtant ce montant à l'entreprise ou le réinvestissant
dans l'entreprise.
-
Qu'arrive-t-il si l'employeur n'aime pas tenir les livres de
paie ou n'en a pas le temps?
L'employeur n'est pas obligé de tenir lui-même les livres
de paie. Un comptable ou un conseiller en fiscalité peut l'aider,
soit en faisant les calculs la première fois et en laissant
par la suite le soin à l'employeur de tenir la comptabilité
de la paye, ou en se chargeant de tout le boulot contre rémunération.
Il faut savoir toutefois que l'employeur conserve la responsabilité
de la tenue des livres de paie aux fins de l'impôt, ainsi qu'en
vertu de la Loi sur les normes d'emploi (Ontario). (L'employeur peut
aussi obtenir des renseignements en s'adressant à un spécialiste
des relevés d'emploi du bureau de Service Canada le plus proche).
-
Qu'arrive-t-il si je paye mes employés en nature plutôt
qu'en espèces?
Les paiements en nature sont traités comme avantages non monétaires,
lesquels sont imposables. La juste valeur marchande du paiement en
nature est un avantage qui doit être déclaré sur
le feuillet T4A. Ces avantages ne sont pas des gains assurables aux
fins de l'assurance-emploi et n'ouvrent pas droit à pension.
Ils ne requièrent donc aucune retenue aux fins du RPC ni de
l'assurance-emploi.
-
Qu'arrive-t-il si j'engage quelqu'un à contrat; dois-je
prélever des retenues sur sa paie?
Non. Si le travailleur contractuel est un travailleur
autonome dont les services sont retenus pour exécuter un travail
particulier, tout ce qu'il y a à faire est de payer la somme
forfaitaire prévue au contrat. Les entrepreneurs en travaux
agricoles sont tenus de fournir une attestation de paiement délivrée
par la CSPAAT, à défaut de quoi il incombe à
l'exploitant qui retient ses services de payer les primes d'assurance.
L'ARC a publié une brochure qui explique comment déterminer
si un travailleur doit être considéré comme un
employé ou un travailleur autonome. Cette distinction est très
importante, car elle a des répercussions notamment sur les
cotisations à l'AE et au RPC. On peut se procurer la brochure
auprès du Bureau de services fiscaux de l'ARC en demandant
la publication RC4110(F) Rév 06.
-
Quel salaire dois-je considérer comme raisonnable pour
mon conjoint ou pour mes enfants?
Le montant des traitements ou des salaires doit être établi
raisonnablement selon la somme de travail et la nature du travail
exécuté par le membre de la famille. Il s'agit de se
demander ce que l'on paierait pour le même travail exécuté
par une personne qui ne serait pas membre de la famille. Les normes
relatives au salaire minimum doivent être respectées.
-
Le fait que mon conjoint soit actuellement payé comme
un employé l'empêche t il plus tard de devenir associé
dans l'entreprise?
Il n'y a généralement aucun problème à
passer de l'état d'employé à celui d'associé,
dans la mesure où l'on peut démontrer à la satisfaction
de l'Agence du revenu du Canada comment l'ancien employé a
acquis ou accumulé sa participation dans l'entreprise.
-
Si je rémunère des membres de ma famille (enfants,
conjoint), mon exploitation devient-elle assujettie à la
" Loi sur la santé et la sécurité au travail
" (LSST) ou une exemption est-elle prévue pour les membres
de la famille immédiate?
Il n'existe aucune exemption. Dès qu'un travailleur est rémunéré
(qu'une contrepartie monétaire est versée pour un travail),
l'exploitation devient assujettie à la LSST.
-
Est-ce que mon conjoint à titre d'employé peut
de son côté embaucher sa mère pour s'occuper
de nos jeunes enfants et déduire les frais de garde de son
revenu pendant son emploi dans l'entreprise agricole?
Les frais de garde d'enfants peuvent être réclamés
par le conjoint dont le revenu est le plus bas. Si la personne qui
garde les enfants est apparentée à la famille, elle
doit avoir au moins 18 ans et ne pas être déclarée
comme personne à charge par l'employeur. Dans l'exemple donné
ici, les frais de garde seraient déductibles dans la plupart
des situations.
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Ressources additionnelles
Le Conseil canadien de la gestion d'entreprise agricole (CCGEA) publie
une brochure intitulée " Gérer le personnel d'une
entreprise agricole ". À l'aide d'exemples concrets, cette
excellente publication présente diverses techniques de gestion
et d'embauche conçues pour améliorer les compétences
des gestionnaires.
Conclusion
La rémunération salariale des membres de la famille n'est
pas nécessairement une tâche astreignante. Au moment de
monter une entreprise ou de modifier une exploitation existante, s'assurer
de respecter toute la réglementation qui s'applique. S'informer
auprès des organismes gouvernementaux appropriés et ne
pas hésiter à demander conseil à un comptable ou
à un avocat. La planification est déterminante dans la
mise en place d'un régime salarial destiné non seulement
aux membres de la famille mais aussi aux autres employés.
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Organismes à consulter
Régime de pensions du Canada
Tél. : 1 800 277-9914
Courriel : isp-psr.mail-poste@hrdc-drhc.gc.ca
Site Web : http://www.rhdsc.gc.ca/fr/passerelles/nav/nav_haut/programme/psr.shtml
Adresses :
Ontario (Scarborough)
C.P. 5100
Succursale postale D
Scarborough (Ontario)
M1R 5C8
Ontario (Timmins)
70, rue Cedar Sud
C.P. 2013
Timmins (Ontario)
P4N 8C8
Ontario (Chatham)
65, rue William Sud
C.P. 2020
Chatham (Ontario)
N7M 6B2
Agence du revenu du Canada
Tél. : 1 800 461-9999 ou 1 800 959-5525
Site Web : http://www.cra-arc.gc.ca.html
Farm Safety Association
75, rue Farquhar, bur. 101
Guelph (Ontario)
N1H 3N4
Tél. : 519 823-5600
Courriel : info@farmsafety.ca
Site Web : www.farmsafety.ca
Ministère du Travail
400, av. University
Toronto (Ontario)
M7A 1T7
Tél. : 416 326-7160
Numéro sans frais : 1 800 531-5551
Site Web : www.labour.gov.on.ca
Ministère des Finances de l'Ontario
Direction de l'impôt-santé des employeurs
Division des recettes fiscales
33, rue King Ouest
Oshawa (Ontario)
L1H 8H5
Tél. : 1 800 263-7965 ou 1 800 263-7776
Téléc. : 1 877 4-TAX-FAX ou 1 877 482-9329
Site Web : www.fin.gov.on.ca
Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance
contre les accidents du travail
200, rue Front Ouest
Toronto (Ontario)
M5V 3J1
Tél. : 416 344-1000
Numéro sans frais : 1 800 387-5540
Numéro sans frais (Ontario) : 1 800 387-0750
Téléc. : 1 888 313-7373 ou 416 344-4684
Site Web : www.wsib.on.ca
Centre de services aux entreprises - Canada-Ontario
Toronto (Ontario)
M5C 2W7
Tél. : 416 775-3456
Numéro sans frais : 1 800 567-2345
Téléc. : 416 954-8597
Courriel : ontario@cbsc.ic.gc.ca
Site Web : www.cbsc.org/ontario
Conseil canadien de la gestion d'entreprise agricole
250, av. City Centre, bur. 300
Ottawa (Ontario)
K1R 6K7
Tél. : 613 237-9060
Numéro sans frais : 1 888 232-3262
Téléc. : 613 237-9330 ou sans frais : 1 800 270-8301
Courriel : council@cfbmc.com
Site Web : www.farmcentre.com
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PDF. Pour visionner ces documents, vous devrez installer le logiciel
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Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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