Dans cette section |
Contrats De Location De Bâtiments Agricoles
Table des matiéres
La présente fiche technique fait partie d'une série de fiches portant sur les contrats de location. Louer un bâtiment est pratique courante dans l'Ontario rural. Même lorsqu'ils ne sont plus utilisés par leur propriétaire, les bâtiments agricoles et les installations d'élevage demeurent souvent utilisables. Certains types de bâtiments peuvent répondre au besoin d'autres exploitants qui, eux, n'ont pas les moyens d'investir dans de nouvelles installations. Un contrat de location peut donc se révéler mutuellement avantageux. Les parties doivent par contre s'entendre sur le montant du loyer, l'utilisation des lieux et l'entretien à faire. La présente fiche technique se penche sur les grands points à considérer dans l'élaboration d'un contrat de location visant des installations agricoles et ce, du double point de vue du propriétaire et du locataire. On trouve un formulaire destiné à servir de guide dans l'élaboration d'un tel contrat dans la fiche technique n° 03-094, Location de bâtiments agricoles. Section 1- Principes D'un Contrat De LocationComposantes Humaines D'un Bon Contrat De LocationToute forme d'entente commerciale exige une bonne dose de confiance et de respect mutuels. Il en va de même pour la location de bâtiments agricoles et d'installations d'élevage. Un bon contrat de location doit satisfaire autant le propriétaire que le locataire, et non seulement au niveau du prix. Les parties doivent donc prendre en considération leurs affinités et le caractère équitable du contrat. Voici des principes généralement garants de contrats qui seront respectés :
| Haut de la page | Avantages D'un Contrat ÉcritMême si la plupart des contrats de location se font verbalement, il n'en reste pas moins qu'il est avantageux de conclure un contrat écrit. Celui-ci :
Loin d'exprimer de la méfiance, le contrat écrit est plutôt une indication de la part des deux parties de leur volonté de bien comprendre les modalités du contrat. Composantes Du Contrat De LocationLe contrat écrit peut être aussi simple ou détaillé que le souhaitent le propriétaire et le locataire. Le tableau 1 récapitule les éléments à considérer dans la mise en forme d'un contrat de location. Ces éléments sont classés dans trois catégories :
| Haut de la page |
Tableau 1. Sommaire des éléments obligatoires,
recommandés et facultatifs des contrats de location Éléments obligatoires
Éléments recommandés
Éléments facultatifs
| Haut de la page |
Taxe sur les produits et services (TPS)Aux fins de la TPS, les loyers relatifs à des bâtiments sont assujettis à la taxe si le propriétaire est inscrit auprès de l'Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) et s'il doit prélever et remettre la TPS. Si un propriétaire n'est pas inscrit, il n'est pas tenu de percevoir la TPS. S'il est inscrit, il est tenu de percevoir la TPS sur les loyers au comptant. Le locataire peut réclamer un crédit de taxe sur les intrants relativement aux montants qu'il aura payés au titre de la TPS.
Programme d'imposition foncière des propriétés agricolesLe Programme d'imposition foncière des propriétés
agricoles permet aux fermes admissibles d'être | Haut de la page | Section 2 - Élaboration D'un Contrat De Location D'un BâtimentPropriétaires et locataires recherchent pour la plupart un taux équitable ou un taux qui reflète le taux du marché. Toutefois, il n'y a pas toujours de taux de référence pour un bâtiment ou une pièce d'équipement en particulier. Dans bien des régions, il n'existe pas de marché étendu pour la location de bâtiments d'élevage spécialisés. Le fait que certaines structures soient fixées à demeure limite par ailleurs souvent le marché à une poignée de locataires éventuels. Les facteurs qui entrent en jeu dans chaque situation particulière et le pouvoir de négociation de chacune des parties ont une influence sur le taux de location. Facteurs Influençant La Valeur De LocationIl y a un certain nombre de facteurs à considérer avant de louer un bâtiment. Tous ces facteurs peuvent influencer le revenu net dégagé par le contrat de location. Voici ces facteurs : État - Le bâtiment et le matériel sont-ils en état d'être utilisés? Ont-il besoin de réparations majeures? Qui assumera le coût des réparations et de l'entretien? Les coûts d'exploitation seront-ils anormalement élevés? Un entrepôt de moulée qui est en mauvais état entraînera un gaspillage important. Un bris de matériel peut nuire à la performance du bétail. Obsolescence - Les installations sont-elles adaptées aux technologies actuelles? Les pièces de rechange sont-elles faciles à obtenir? Les installations respectent-elles les normes environnementales? Du matériel obsolescent peut nécessiter davantage de main-d'œuvre, de gestion et de supervision. Utilisation - Le bâtiment et le matériel répondent-ils aux besoins actuels du locataire? Un silo ou une salle de traite peuvent être de peu d'intérêt pour un producteur de porc. | Haut de la page | Capacité - La capacité des bâtiments et du matériel est-elle compatible avec une exploitation d'élevage rentable, compte tenu de la main-d'œuvre fournie par le locataire et des stocks de fourrages? L'entrepôt est-il suffisamment grand pour contenir tout le grain ou le fourrage? Ou est-il trop grand pour être utilisé efficacement ou pour convenir au matériel utilisé par le locataire? Emplacement - À quelle distance les installations sont-elles situées par rapport à la base d'exploitation du locataire? Des immeubles distants revêtent moins d'intérêt pour le locataire en raison des coûts de transport plus élevés et des inconvénients qu'ils engendrent. Les risques sont aussi plus grands sur le plan de la sécurité si les animaux, la machinerie ou les cultures entreposées se trouvent hors de portée de vue. Côté pratique - Le matériel est-il facile à faire fonctionner et est-il efficace? Les installations permettent-elles de charger et de décharger le grain ou les animaux facilement? La machinerie présente-t-elle des caractéristiques qui augmentent la sécurité ou le confort de l'exploitant? Solutions de rechange - Y a-t-il possibilité d'obtenir ailleurs les mêmes services ou installations? À quel prix? Si le propriétaire offre un service rarement offert dans la région, il faut vraisemblablement s'attendre à un taux de location plus élevé. Estimation Des Coûts Pour Le PropiriétaireCoûts pour le propriétaire | Haut de la page | L'estimation du total des coûts liés à la propriété d'un bien loué peut constituer un point de départ dans la négociation d'un loyer. Le tableau 3 donne un exemple de la façon de faire cet exercice. L'annexe 1 renferme par ailleurs une feuille de travail vierge, le tableau 6, qui permet au propriétaire de calculer ses propres coûts. Calcul de la valeur marchande Par exemple, un bâtiment qui a une durée de vie utile estimative de 20 ans (voir le tableau 2 relatif à la durée de vie estimative) et qui est maintenant âgé de 13 ans aurait une valeur marchande estimative égale à 35 % de son coût de remplacement (les 7 années restantes divisées par 20). Si la période de location dépasse un an, utiliser l'âge moyen du bien durant la période que devrait durer la location. Si le bien est dans un état particulièrement bon ou mauvais pour son âge ou qu'il est obsolescent, rajuster la valeur marchande à la hausse ou à la baisse en conséquence. Certaines installations servent à des usages très spécialisés ou sont fixées à demeure, ce qui réduit souvent leur valeur marchande et leur rentabilité. Une estimation réaliste de la valeur marchande doit prendre ce fait en considération. Un évaluateur professionnel ou un négociant devrait évaluer les installations coûteuses ou particulièrement complexes, surtout s'il s'agit de négocier un contrat de location à long terme. | Haut de la page | Calcul des coûts fixes Dépréciation - La perte de valeur annuelle du matériel ou des installations dépend de ce qu'il leur reste de durée de vie utile. Par exemple, les biens ayant une durée de vie utile restante de 10 ans perdent de la valeur au rythme de 10 % par année en moyenne pendant le restant de leur vie utile. Il s'agit ici d'évaluer la perte de valeur attribuable à l'utilisation et à l'obsolescence, et non l'amortissement aux fins de l'impôt sur le revenu. La totalité des coûts d'investissement de nombreux biens peut être amortie aux fins de l'impôt à un rythme beaucoup plus rapide que la perte de valeur due à l'usage. Il arrive qu'aucune perte de valeur ne soit attribuée à des installations ayant bien vieilli au delà de leur durée de vie utile. Intérêts - Le taux d'intérêt applicable aux prêts à moyen terme et le taux de rendement des autres investissements en capital fixe peuvent servir à évaluer le coût du capital. Multiplier ce taux par la valeur marchande des installations pour déterminer le coût annuel des intérêts. Assurance et impôts - Le meilleur moyen d'évaluer ces postes est de consulter la municipalité et l'assureur.
| Haut de la page | Calcul des coûts variables
| Haut de la page | Une meilleure méthode peut être de tenir un registre des coûts d'entretien et de réparation réellement engagés par le propriétaire durant la période de location. Certains locataires peuvent être en mesure de réduire les coûts d'entretien en fournissant eux-mêmes une partie ou la totalité de la main-d'œuvre nécessaire. Autres coûts d'exploitation - Les autres coûts d'exploitation, comme l'eau, le carburant et le lubrifiant, l'électricité ou le gaz, doivent être assumés par le locataire, soit directement, soit indirectement lorsqu'ils sont inclus dans le montant du loyer. La méthode la plus précise pour mesurer la consommation réelle de carburant ou d'une autre source d'énergie, est sans doute le compteur. À défaut d'un compteur distinct, on peut évaluer le coût de l'électricité à partir des appareils d'éclairage et des moteurs utilisés ainsi que des heures d'utilisation.On peut se servir d'un format de budget partiel pour évaluer l'avantage que l'installation procure au locataire. Ce dernier compare alors le bénéfice accru estimatif que lui procure le bien et les éventuelles économies que le bien lui fait réaliser au manque à gagner et au coût accru associés à la location du bien. Le tableau 4 présente un exemple d'évaluation d'une installation d'entreposage de foin. L'annexe 1 contient une feuille de travail vierge, le tableau 7.
Tableau 4. Avantage pour le locataire de louer
un bâtiment
ligne 1 - le locataire s'attend à un bénéfice
accru du fait que le foin entreposé donne une meilleure qualité
de fourrage
| Haut de la page | Établissement D'un Taux De LocationFinalement, un taux de location est négocié entre le propriétaire et le locataire. Utiliser une combinaison des méthodes qui suivent pour arriver à un taux définitif. Total des coûts pour le propriétaire
Il est fréquent que des structures fixées à demeure ou peu en demande ne procurent pas un loyer suffisant pour couvrir l'ensemble des coûts liés à la propriété et des coûts d'exploitation. Il reste que les taux de location devraient à tout le moins couvrir les coûts d'exploitation et l'usure qui s'ajoute, afin que le propriétaire ait avantage à conclure un contrat. Au moment de choisir un locataire ou de négocier avec lui, voici les points dont il faut tenir compte : fiabilité, expérience, honnêteté, situation financière, disponibilité, longévité et possibilité physiques et matérielles de faire les réparations et d'apporter des améliorations. Si le candidat a beaucoup à offrir de ce côté, il peut être justifié pour le propriétaire de baisser le taux de location. Taux commerciaux | Haut de la page | Les agents immobiliers peuvent aider à déterminer un taux de location approprié pour une maison ou un autre bâtiment. Certaines entreprises d'élevage peuvent payer des tarifs normalisés pour l'utilisation de parcs d'engraissement. Un avantage de se fier aux tarifs pratiqués sur le marché pour fixer les taux de location est qu'ils reflètent les coûts moyens par unité correspondant à une utilisation efficiente. Registres de la ferme Bon nombre de services privés de registres de production offrent des sommaires contenant de l'information détaillée par secteur d'activité. En général, seuls les membres ou les utilisateurs du service ont accès à l'information. Même si les données provenant des registres d'autres fermes ne reflètent pas toujours la situation particulière d'une ferme, elles offrent quand même une bonne indication des coûts de renonciation types pour le locataire qui ne possède pas ses propres bâtiments ni son propre matériel. Ces trois méthodes peuvent constituer un point de départ dans la négociation d'un taux de location acceptable. Le loyer réel qui sera convenu tombera vraisemblablement autour de ces trois valeurs, selon le pouvoir de négociation de chacun et l'état de l'offre et de la demande pour le bien offert en location. | Haut de la page | Section 3 - Responsabilités Du Propriétaire Et Du LocataireLes deux parties doivent au préalable s'entendre sur plusieurs points. La façon dont ces points sont négociés peut influencer le montant du loyer. Réparations Les parties doivent aussi s'entendre sur le mode de partage d'éventuels coûts liés à des travaux de réparation et d'entretien. La lubrification, l'aiguisage, les ajustements aux commandes, le remplacement d'attaches, de commandes et de petites pièces d'équipement sont habituellement la responsabilité du locataire, une façon de garantir que les réparations se feront rapidement et que le locataire n'abusera pas du matériel mis à sa disposition. Lorsque des éléments importants des bâtiments ont besoin d'être réparés ou remplacés, c'est normalement le propriétaire qui en assume les coûts. Le locataire peut fournir la main-d'œuvre et l'expertise pour effectuer les réparations, lorsqu'il lui est possible de le faire. L'une ou l'autre partie peut fournir des biens non fixes comme des distributrices d'aliments, des abreuvoirs, des chaufferettes, des barrières, des panneaux, des mini-chargeuses et des broyeurs d'aliments pour animaux. Naturellement, le taux de location sera plus élevé si le propriétaire fournit de tels articles. Le contrat devrait préciser qui fournit quoi. Dans tous les cas, la personne à qui appartiennent ces biens assume généralement les coûts des réparations majeures. Certains contrats autorisent le locataire à facturer au propriétaire des réparations sans les avoir au préalable fait autoriser, pourvu qu'elles ne dépassent pas un maximum préétabli. Si la dépense dépasse le maximum préétabli, le locataire doit faire approuver la réparation avant de la faire effectuer. Le contrat peut aussi contenir une clause qui laisse à un tiers la possibilité de décider si des coûts de réparation majeurs sont causés par l'usure normale ou par une mauvaise utilisation de la part du locataire. | Haut de la page | Eau Le contrat doit parer à l'éventualité où l'eau viendrait à manquer en précisant à qui reviendrait alors la responsabilité de trouver une source d'eau d'appoint. Certains contrats précisent que la responsabilité est partagée lorsque la cause est naturelle. Le propriétaire peut soit rembourser les frais de transport de l'eau au locataire, soit lui payer le coût de l'eau en lui laissant assumer les frais de transport. Si l'eau provient d'un réseau public d'approvisionnement en eau des zones rurales, les coûts variables liés à l'approvisionnement en eau sont habituellement assumés par le locataire. S'il est impossible de mesurer directement les coûts de l'eau ni sa consommation, il faut trouver une autre méthode pour mesurer la consommation mensuelle. Élimination du fumier | Haut de la page | Si la même partie élimine le fumier et bénéficie des épandages, il n'y a alors vraisemblablement aucun paiement à envisager. Toutefois, si le locataire épand le fumier sur les terres du propriétaire, par exemple, le locataire devrait probablement toucher une contrepartie pour ce service ou voir son loyer diminué en conséquence. Les parties doivent aussi s'entendre sur le moment et le lieu des épandages. Le tableau 5 présente les tarifs pratiqués pour la manipulation du fumier, tels qu'ils sont révélés par une enquête menée en 2000. Pour plus d'information sur le coût du travail à forfait dans les différentes régions de la province, consulter la fiche technique du MAAO, Guide des travaux agricoles à forfait et de la location de matériel, commande no 02-216.
| Haut de la page | Assurance Moment et base de paiement Au lieu de correspondre à des taux annuels fixes, les loyers exigés pour des bâtiments et du matériel varient parfois en fonction de l'utilisation. Ainsi, le loyer pour un parc d'engraissement de porcs peut-il correspondre à un taux de location par porc fini. Dans le cas d'une remise à machinerie, le loyer peut correspondre à un taux de location au pied carré utilisé. Les parties doivent alors s'entendre sur la façon de déterminer le degré d'utilisation. | Haut de la page | RessourcesVoir les tableaux 6 et 7, à l'annexe 1. Il s'agit de deux feuilles de travail vierges que le propriétaire et le locataire peuvent utiliser pour calculer leurs coûts et leurs rendements.Calculateur du loyer pour des bâtiments - pour accéder au fichier Excel renfermant toutes les feuilles de travail utilisées dans la présente fiche technique, consulter le site Web du MAAO www.omaf.gov.on.ca RésuméLes modalités de location de bâtiments offrent à la fois au propriétaire foncier et au locataire la possibilité de rentabiliser au mieux leurs éléments d'actif. Une bonne communication et l'élaboration d'un contrat de location écrit permettent au contrat d'être avantageux aux deux parties. La présente fiche technique se veut un document d'information générale qui ne fournit pas de conseils sur des situations particulières. Même si on y trouve des renseignements sur les aspects juridiques et fiscaux qu'impliquent les contrats de location, elle ne saurait tenir lieu d'interprétation ni de résumé de la Loi de l'impôt sur le revenu ni de la loi portant sur les modalités de location de bâtiments agricoles. Le gouvernement de l'Ontario décline toute responsabilité envers quiconque s'en servirait ainsi. Un contrat de location de terre ne doit être signé qu'au terme d'un examen avec un conseiller en gestion agricole, un comptable ou un avocat. Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique. Cette fiche technique a été rédigée par Rob Gamble, chef de programme, Finances et structures d'entreprise, Division de l'agriculture, MAAO, Guelph. Des parties de cette fiche technique ont été tirées de la publication 214, Rental Arrangements for Farm Buildings and Livestock Facilities, publiée par le service North Central Regional Extension et rédigée par William Edwards, Iowa State University, et Fred Benson, auparavant de la University of Minnesota. L'auteur les remercie de lui avoir donné l'autorisation d'utiliser leur matériel. L'auteur tient aussi à remercier Douglas C. Jack, avocat-procureur, Fergus (Ontario), de son aide dans la préparation de l'exemple de contrat de location. | Haut de la page | Autres Fiches Techniques Du MAAO Traitant D'économie Agricole Série portant sur les structures d'entreprise Série portant sur les contrats de location
Série sur la gestion agricole et la fiscalité
| Haut de la page | Annexe
| Haut de la page | Tableau 7. Feuille de travail vierge destinée à l'estimation de l'avantage de la location pour le locataire
| Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Ce site est mis à jour
par le gouvernement de l'Ontario, Canada
© Imprimeur
de la Reine pour l'Ontario,
Dernière mise à jour :