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Imposition lors du transfert des avoirs de l'entreprise agricole aux membres de la famille
Table des MatièresIntroduction IntroductionToutes les exploitations agricoles, qu'il s'agisse d'entreprises personnelles, de sociétés de personnes ou de sociétés par actions, changeront de propriétaire un jour ou l'autre. Cette fiche technique traite des répercussions fiscales du transfert des éléments d'actif agricoles aux membres de la famille et des options dont ceux-ci peuvent se prévaloir pour réduire leur impôt. Pour des renseignements sur la vente des éléments d'actif agricoles à l'extérieur de la famille, voir la fiche technique du MAAO, Imposition sur la vente de biens d'entreprises agricoles, commande no 03-022. La publication 70F, Planification successorale en agriculture, présente également un survol du processus de planification successorale. On peut commander ces deux documents en appelant au numéro 1 888 466-2372. Pour de l'information sur les structures des entreprises agricoles, voir les fiches techniques suivantes du MAAO: Sociétés d'exploitation agricoles, commande no 01-058,
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Partie 1 - Aspects humains du transfertChangements lors du transfert d'une propriete agricolePour de nombreuses familles, lorsque l'exploitation agricole change de propriétaire, cette étape représente une transition importante qui revêt deux principaux aspects. Premièrement, il y a le volet « administratif » du changement, (comment, quand et quoi), qui peut donner lieu à des répercussions diverses : fiscalité, crédit, restructuration de l'entreprise, ententes sur le mode d'exploitation, assurances, testaments et documents juridiques. Le deuxième volet est de nature « psychologique » et humaine, et c'est souvent lui qui détermine le succès final du transfert de l'exploitation agricole familiale. Ce volet résulte de l'interaction entre les objectifs personnels, familiaux et d'entreprise, l'attitude face au changement, la volonté de céder le titre de propriétaire, le degré de confiance envers les nouveaux propriétaires au moment du transfert de l'exploitation agricole familiale et la qualité de la communication entre les membres de la famille. Gestionnaire de transition et travail d'équipeL'objet du transfert d'une entreprise agricole est de permettre d'atteindre des objectifs personnels, familiaux et d'entreprise. Étant donné la multitude de composantes qui entrent en jeu, il est essentiel de faire appel à une équipe de conseillers. Le conseiller en gestion des entreprises peut aider la famille à définir clairement ses objectifs, identifier pour elle des solutions de rechange, contribuer à la planification financière et de l'entreprise et donner une évaluation des répercussions fiscales et juridiques possibles. Les conseillers juridique et comptable peuvent préciser les diverses solutions envisagées et mettre en œuvre la décision prise par la famille. Habituellement, pour être réussi, le transfert d'une entreprise agricole doit être effectué avec l'aide d'un gestionnaire de transition énergique qui agit à titre de chef d'équipe. Idéalement, c'est le propriétaire de l'entreprise qui devrait jouer ce rôle en faisant preuve du leadership, de l'attitude et de la patience nécessaires. Objectifs personnels et d'affaires - le facteur socialAvant d'établir un plan de transfert significatif, il est indispensable de définir les objectifs familiaux et les objectifs d'affaires, de les expliquer et de les communiquer à tous les membres de la famille concernée. Certaines familles d'agriculteurs trouvent cette étape facile, mais l'aide de conseillers professionnels est très utile dans d'autres cas. Souvent, un conseiller en gestion des affaires qui a déjà traité avec la famille peut apporter une aide précieuse dans cette importante prise de décision.Facteurs personnels et d'entrepriseLes trois critères ci-dessous jouent un grand rôle dans le succès du transfert d'une exploitation agricole familiale. Vitalité de l'exploitation agricole Pour que le transfert de l'entreprise agricole puisse avoir lieu, celle-ci doit être rentable ou pouvoir le devenir. Il est essentiel d'évaluer la santé financière de l'entreprise dès les premières étapes du processus de planification du transfert. Générosité envers les enfants et besoins personnels des parents Si les parents ont eu une carrière d'agriculteurs florissante et disposaient d'un plan d'investissement, ils peuvent se montrer plus généreux à l'égard de leurs enfants, qu'il s'agisse du prix de vente ou des dispositions relatives au crédit. Par contre, s'ils ont besoin d'un revenu important pour subvenir à leurs besoins et à ceux d'autres membres de la famille, ils ne pourront pas faire preuve d'autant de générosité.Capacité de gestion des enfants Les chances de succès sont meilleures si les enfants ont une certaine expérience de la gestion. Dans le domaine de l'agriculture, cette précieuse expérience s'acquiert souvent au moyen de dispositions sur la répartition des revenus, de loyers de métayage, de divisions de l'entreprise, de sociétés de personnes ou de sociétés par actions où l'on délègue certaines responsabilités de gestion.Financement du transfertLes dispositions financières d'un transfert dépendent dans une large mesure du montant des liquidités que les parents souhaitent en retirer. L'argent peut être emprunté auprès des institutions financières de manière à ce que les enfants puissent prendre en charge la dette de leurs parents. Dans le cadre de transferts d'entreprises agricoles, les parents obtiennent fréquemment une hypothèque sur les biens immobiliers et des billets ou actes de vente sur les autres éléments d'actif. | Haut de la page | Partie 2 - Modes de transfert des éléments d'actif agricolesLe transfert des éléments d'actif de l'entreprise agricole peut prendre diverses formes. LegsLes éléments d'actif agricoles et autres peuvent être transférés par legs dans un testament. Le testament indique les volontés de son auteur en ce qui concerne le transfert de ses éléments d'actif personnels et d'entreprise au cas où il décéderait avant la fin du transfert de la propriété agricole. Sous réserve de certains critères, en cas de décès de l'un des parents, la plupart des éléments d'actif agricoles peuvent être transférés à ses enfants sans être soumis à l'impôt dans l'immédiat. On peut donc considérer que le testament constitue un plan « d'urgence » en attendant que le transfert de l'entreprise agricole soit terminé. Si la personne concernée décède prématurément, ce document sera l'instrument du transfert. Malheureusement, on se sert parfois du testament comme véhicule principal du transfert, ce qui crée beaucoup d'incertitude chez les enfants d'agriculteurs; cela les empêche également de préparer leur propre planification successorale avec leurs enfants.DonPeu d'agriculteurs ont les moyens de faire don de leur exploitation à leurs enfants. Cependant certains d'entre eux font don de quelques avoirs individuels; en Ontario, il n'y a pas d'impôt sur les dons. L'écart entre le prix de vente réduit et la juste valeur marchande constitue également un don non imposable. La seule exception à cette règle est le stock en inventaire, qui est entièrement imposable l'année de la vente.VenteLa vente d'éléments d'actif agricoles à des membres de la famille à leur juste valeur marchande équivaut à une vente effectuée à n'importe quelle autre personne, et l'impôt est calculé de la façon habituelle. Pour obtenir les résultats fiscaux désirés, il faut planifier le transfert.Combinaison (Legs, Don, Vente)De façon générale, lors du transfert d'une entreprise agricole familiale, les éléments d'actif agricoles sont vendus au plus bas prix que les parents peuvent accepter, ce qui permet de reporter le maximum d'impôt par transfert des parents aux enfants. Pour atteindre ce but et les autres objectifs personnels et d'entreprise, on combine souvent le legs, le don et la vente. | Haut de la page | Partie 3 - Dispositions de roulement et reports d'impôt sur le revenuLes dispositions de roulement, aussi appelées dispositions de transfert en franchise d'impôt, sont passablement avantageuses quand des biens sont transférés à des membres de la famille. Au moment du transfert d'un bien agricole, les dispositions de roulement font en sorte que le gain en capital ou la récupération de la déduction pour amortissement qui en résulte se trouve reporté aux fins de l'impôt sur le revenu. La disposition de roulement permet donc de reporter l'impôt à payer jusqu'à la vente de l'actif, et ce n'est qu'à ce moment-là que l'impôt est calculé. En vertu des dispositions de roulement, il est également possible de choisir une valeur qui permette de réaliser une partie seulement des gains en capital et de reporter le reste, ou de choisir de réaliser un gain uniquement sur la portion des gains admissibles à la déduction pour gains en capital.Situations où peuvent s'appliquer les dispositions de roulement
Exigences relatives aux transferts avec report d'impôt des parents aux enfantsPour être admissible à ce type de transfert, le bien en question doit, auparavant, avoir servi principalement et de façon continue aux fins de l'activité agricole aux mains de l'agriculteur (agricultrice), de son conjoint (sa conjointe) ou d'un enfant. En d'autres mots, le bien doit avoir servi à des fins agricoles plus de 50 % du temps pendant qu'il appartenait à l'auteur du transfert. Le transfert peut s'effectuer pendant la vie de l'agriculteur ou au moment de son décès. Le bien admissible doit être transféré à un enfant (fille, fils, petit-fils ou petite-fille, arrière-petit-fils ou arrièrepetite-fille, gendre, belle-fille, enfant adopté, enfant d'un premier mariage ou leurs conjoints résidant au Canada). Il peut également s'agir d'une personne qui, à n'importe quel moment avant d'atteindre l'âge de 19 ans, était totalement à la charge du contribuable et dont celui-ci avait à ce moment-là la garde et la responsabilité, légalement ou dans les faits. L'agriculteur peut être propriétaire des biens admissibles seul ou conjointement. Le bien admissible transféré à partir d'un héritage doit être indéfectiblement dévolu à un enfant, c'est-à-dire qu'il doit être transféré au bénéficiaire de façon inconditionnelle dans les 36 mois suivant le décès. Une période plus longue peut être acceptée si les circonstances le justifient. Le tableau 3 résume les répercussions fiscales du transfert de certains biens entre membres de la même famille. | Haut de la page | Partie 4 - Transfert au moment du décèsDans la plupart des cas, les dispositions du testament déterminent les répercussions fiscales au moment du décès. Un transfert par legs à un membre de la famille autre que le conjoint ou un enfant est considéré comme une vente de biens d'immobilisations à leur juste valeur marchande. La même règle s'applique au transfert à un enfant de biens agricoles ne répondant pas aux critères pertinents et au transfert d'une entreprise non agricole. La Loi de l'impôt sur le revenu autorise l'application des dispositions de roulement au transfert des éléments d'actif suivants :
Tableau 1. Transfert de biens de la Partie XI à un enfant
Bétail, récoltes, fournitures et comptes clients: Droits ou biensAu moment du décès, il existe trois options dans le cas d'un agriculteur payant l'impôt selon la méthode de la comptabilité de caisse :
Bâtiments, machinerie et matériel: Immobilisations amortissablesBiens achetés avant 1972 - Biens amortissables, Partie XVII Les dispositions de roulement ne s'appliquent pas à ces biens. Ces biens sont transférés à l'enfant à leur JVM. On ne peut effectuer aucune récupération de la déduction pour amortissements à leur égard, mais ils peuvent donner lieu à des gains en capital. Pour tout reliquat de bâtiments relevant de la Partie XVII, les gains en capital devraient être admissibles à la totalité de la déduction de 500 000 $ pour gains en capital. Biens achetés après 1971 - Biens amortissables, Partie XI Les dispositions de roulement s'appliquent aux biens de cette catégorie qui sont automatiquement transmis à un enfant ou à un conjoint à la FNACC (fraction non amortie du coût en capital). Ces dispositions permettent de reporter à la fois la récupération de la FNACC et les gains en capital sur les biens qui reviennent à l'enfant ou au conjoint. Les biens de la Partie XI sont transférés aux autres bénéficiaires à leur JVM. Le tableau 2 illustre quelques exemples. Tableau 2. Legs à un enfant de terres, d'actions, d'une participation
(en $)
Contingents - Biens en immobilisation admissiblesLes dispositions de roulement s'appliquent aux contingents. Un legs de biens en immobilisations admissibles à toute personne est présumé porter sur les quatre tiers (4/3) du solde non amorti du « montant cumulatif des immobilisations admissibles » (MCIA). Ainsi, aucun revenu n'est créé pour la personne décédée, et le bénéficiaire remplace celle-ci pour ce qui est des calculs d'impôt ultérieurs. Les dispositions de roulement s'appliquent à l'égard de toute personne et pas seulement à un enfant.Terres, parts ou actions dans une entreprise agricole familialeLes terres, des parts ou des actions dans une entreprise agricole familiale font apparaître des gains en capital lorsqu'elles sont transférées à une personne autre qu'un enfant ou un conjoint. Lorsque les critères ci-dessus sont respectés, le transfert a pour effet de reporter les gains au profit de l'enfant. Cependant, le représentant successoral de la personne décédée peut opérer un choix entre le PBR et la JVM en vue de créer certains gains et de fournir à l'enfant un PBR plus élevé sans que l'héritage ne soit touché par un impôt supplémentaire si la déduction de C500 000 $ est inutilisée. L'impôt minimum de remplacement (IMR) ne s'applique pas dans l'année du décès. Le tableau 3 donne un exemple. Considérations importantesAutres modes de transfert libre d'impôt Les éléments d'actif peuvent être transférés d'abord au conjoint, puis à l'enfant, soit entre vifs, soit au moment du décès. Les éléments d'actif admissibles en vue du transfert peuvent également passer par une fiducie de conjoint, puis à un enfant désigné.Tableau 3. Sommaire des répercussions fiscales du transfert d'éléments d'actif aux membres de las famille
Pièges pouvant annuler l'effet des dispositions de roulement Même avec la déduction pour gains en capital de 500 000 $, il est habituellement préférable d'être admissible aux dispositions de roulement et de choisir de créer le montant de gains requis.
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Partie 5 - Transferts entre vifsLoi de l'impôt sur le revenu permet à un agriculteur de vendre ses éléments d'actif à n'importe quel prix situé entre zéro dollars (don) et leur valeur actuelle. Malheureusement, on pense souvent que le montant doit se situer entre le coût aux fins de l'impôt et la JVM. Si le prix de vente est situé entre zéro et le coût aux fins de l'impôt, l'ensemble de l'impôt est reporté. Si le prix de vente est situé entre le coût aux fins de l'impôt et la valeur actuelle, une partie de la somme est soumise à l'impôt et le reste fait l'objet d'un report. Si le montant de la vente est supérieur au plus élevé du coût aux fins de l'impôt et de la JVM, le produit et le coût présumés équivalent au plus élevé de ces deux montants et non au prix de vente.Il est possible d'effectuer une vente entre une valeur nulle et la JVM, mais on opte généralement pour une valeur située entre le PBR et la JVM. Étant donné la déduction de 500 000 $ pour gains en capital, le montant de la vente est plus souvent voisin de la JVM. Pour le parent, le produit de la vente n'est pas imposable, sauf dans certains cas où il doit payer l'impôt minimum de remplacement et où le PBR de l'enfant est plus élevé. Le parent doit parfois percevoir un faible taux d'intérêt pour faciliter le remboursement de la dette ainsi que le financement de l'entreprise. Dans son testament, le parent peut même remettre une hypothèque. L'hypothèque détenue à l'égard d'un enfant doit aussi être admissible comme une provision qui permet d'étaler le gain en capital sur une période pouvant aller jusqu'à 10 ans, au besoin, pour éviter l'impôt minimum. Articles de stock agricole - Bétail, récoltes et fournituresLes articles de stock agricole sont habituellement transférés à leur valeur marchande en cours. Les quelques agriculteurs qui déclarent leur revenu selon la méthode de la comptabilité d'exercice auront peu à se soucier des répercussions fiscales si la valeur du stock initial était assez à jour. Cependant la plupart des agriculteurs déclarent leur revenu selon la méthode de la comptabilité de caisse. Dans ce cas, la valeur en cours du bétail, des récoltes et des fournitures sera considérée comme un revenu quel que soit le montant perçu. Par conséquent, le parent perçoit habituellement la valeur marchande. Deux déductions peuvent être demandées par certains agriculteurs :
Tableau 4. Exemples de prix pour le tranfert d'éléments d'actif de la Partie XI (en $)
1 Si l'on suppose qu'il s'agit d'un bâtiment et que le parent demande une déduction pour gains en capital, dans ce cas inhabituel, aux fins de la DPA, les règles anti-évitement exigent qu'on soustraie la déduction pour gains en capital demandée par le parent (5000 $) du coût pour l'enfant (25 000 $), qui sera réduit à 20 000 $. 2 Le prix de vente choisi est souvent la FNACC parce
que, dans la plupart des cas, les parents cherchent à éviter
la récupération. Bâtiments, machinerie et matériel - Éléments d'actif de la Partie XI (achetés après 1971)Dans les transferts au sein d'une même famille, on opte souvent pour la fraction non amortie du coût en capital (FNACC) parce que toute valeur égale ou inférieure à ce montant permet de reporter à la fois un gain en capital et sa récupération. Si la famille fixe un prix supérieur à la FNACC, celui-ci donne lieu à une certaine récupération et peut-être à un gain si ce montant est supérieur au PBR. Le tableau 4 illustre le résultat de certains choix de prix de vente dans la même famille. Bâtiments, machinerie et matériel - Éléments d'actif amortissables de la Partie XVII (achetés avant 1972)Les éléments d'actif amortissables de la Partie XVII ne peuvent donner lieu à aucun report d'impôt. Ils doivent être transférés à leur juste valeur marchande quel que soit leur prix de vente. Le produit présumé aux mains du parent est égal à la juste valeur marchande, et le coût pour l'enfant est le montant qu'il a payé. Cependant, si les parents lui en font don, l'enfant est présumé avoir payé la JVM. La plupart des éléments d'actif amortissables comme le matériel ont perdu de la valeur et ont disparu depuis 1971, et ils ne sont donc pas pris en compte aux fins de l'impôt; cependant, dans le cas de certains bâtiments de qualité, des gains en capital se sont accumulés depuis 1971. Ici encore, la règle générale veut qu'on effectue le transfert soit pour une valeur nulle, soit à la JVM. Comme ces éléments d'actif faisaient déjà partie de la propriété en 1971, les calculs à effectuer peuvent être plus complexes et on devrait consulter un conseiller fiscal à ce sujet. Résidence principaleLa résidence principale doit être transférée à la JVM quel que soit le prix de vente payé par l'enfant. Comme pour les éléments d'actif amortissables de la Partie XVII, le produit présumé aux mains du parent est égal à la JVM. Dans le cas de la résidence principale, cela n'a pas une grande importance parce qu'elle est exemptée au titre des gains en capital. Par conséquent, le prix de vente dans la famille est habituellement nul ou équivalent à la juste valeur marchande. Le coût pour l'enfant est la somme qu'il a payée; cependant, si la maison a été donnée à l'enfant, celui-ci est présumé avoir payé la JVM. Le tableau 5 montre les résultats de différents prix de transfert. Tableau 5. Exemples de prix de transfert d'une résidence principale (en $)
ContingentsLes règles fiscales régissant l'achat et la vente de contingents sont assez complexes. Avant d'aborder les répercussions d'un transfert à l'intérieur d'une même famille, il est utile de revoir les principaux aspects fiscaux de la vente de contingents.Amortissement de contingents et montant cumulatif des immobilisations admissibles (MCIA) L'Agence des douanes et du revenu du Canada classe les contingents parmi les biens en immobilisations admissibles, de sorte que les changements relatifs aux contingents détenus se répercutent sur le montant cumulatif d'immobilisations admissibles (MCIA). Le compte MCIA est une entrée comptable qui permet de déterminer la déduction annuelle pour amortissement et de maintenir un suivi sur les biens achetés ou vendus. Les trois quarts (75 %) des contingents achetés peuvent faire l'objet d'un amortissement à un taux annuel de 7 %. Le reste (un quart) est non amortissable et n'est pas pris en compte dans le calcul de l'impôt au moment de la vente des contingents. Si vous avez acheté pour 100 000 $ de contingents, 75 000 $ (75 %) seront ajoutés à votre montant cumulatif d'immobilisations admissibles et amortis à un taux annuel de 7 % sur une base décroissante.Vente de contingent La vente d'un contingent peut dégager deux types de revenu imposable : la récupération de l'amortissement et un gain en capital, c.-à-d. la plus-value par rapport au prix d'achat initial. Le principe de récupération en ce qui a trait au contingent est le même qu'en ce qui a trait aux biens amortissables. La récupération se produit quand le solde du compte MCIA devient négatif. À ce moment-là, une partie du produit de la vente est récupérée et ajoutée au revenu du contribuable et une partie de ce revenu peut être admissible à la déduction pour gains en capital. Lorsque des immobilisations admissibles, notamment le contingent, connaissent une plus-value par rapport à leur prix d'achat, il s'agit d'un revenu d'entreprise qui est admissible à la déduction pour gains en capital. Ce revenu agricole est admissible à la déduction pour gains en capital de 500 000 $ et n'est pas soumis à l'impôt minimum de remplacement (IMR). Des modifications récentes à la Loi de l'impôt sur le revenu [art. 14(1.01)] permettent maintenant de faire un choix grâce auquel une plus-value sur un bien en immobilisations admissible, en l'occurrence un contingent, est considérée de la même façon qu'une plus-value sur une terre ou des immeubles. L'exercice de ce choix peut influencer de trois façons la vente du contingent :
Étant donné que le choix fait par le contribuable à la vente d'un contingent peut avoir des répercussions sur le traitement fiscal de cette vente, un calcul doit être fait pour déterminer quelle méthode est la plus avantageuse. Le tableau 6 montre les calculs à effectuer. Transfert de contingents dans la famille Le prix le plus élevé qui ne créera aucun revenu équivaut aux 4/3 du solde rajusté non amorti des contingents postérieurs à 1971 (MCIA), plus la valeur de 1971 des contingents antérieurs à 1972, le cas échéant. La formule est donc la suivante : (4/3 x MCIA) - valeur de 1971. Toute vente dont le montant se situe entre cette valeur et la JVM crée un certain gain en capital ou une récupération. La valeur de 1971 déduite par le parent a pour effet de réduire le coût présumé pour l'enfant. Du coût présumé pour l'enfant, on soustrait également deux fois le montant de la déduction pour gains en capital demandée par le parent (ou 4/2, ce chiffre reflétant le taux d'inclusion des gains en capital, soit 50 %). Tableau 6. Exemple de vente de contingents de lait
Dans l'exemple ci-dessus, on ajoute au revenu agricole 20 000 $ de récupération plus le revenu provenant de la vente des contingents. On procède à un rajustement de 4000 $ de l'amortissement antérieur à 1988 parce que cette année-là, le taux d'inclusion des gains en capital est passé de 50 à 75 %. Les comptes des biens en immobilisations admissibles ont été rajustés de 50 % pour refléter les changements relatifs aux montants des contingents qui devenaient admissibles à l'amortissement. Cependant, comme l'amortissement antérieur à 1988 n'a pas été recalculé, il faut faire un rajustement au moment de la vente pour soustraire du revenu provenant de la vente des contingents 50 % de l'amortissement antérieur à 1988. C'est l'amortissement qui est permis en vertu des règles postérieures à 1988. Dans cet exemple, l'amortissement antérieur à 1988 est de 8000 $, et le rajustement qui est soustrait du revenu agricole provenant de la vente des contingents est donc de 4000 $. Lors d'une vente, le montant du revenu qui est inclus est divisé par deux. La première moitié représente la récupération de l'amortissement qui a déjà été déclaré au titre des dépenses, et elle est ajoutée au revenu agricole. La deuxième moitié est le gain considéré comme un revenu agricole admissible aux fins de la déduction pour gains en capital (si une partie de la déduction de 500 000 $ est encore disponible). Le tableau 7 illustre le résultat de certains choix de prix de vente dans la même famille. Dans ces exemples, on suppose que tous les contingents ont été achetés après 1971 et que, par conséquent, la déduction de la valeur de 1971 est nulle. La JVM est de 600 000 $, le solde du MCIA s'élève à 50 000 $, et 40 000 $ ont déjà fait l'objet d'un amortissement, soit la moitié avant 1988 et la moitié après 1987. Le parent demande une déduction pour gains en capital. Les contingents ne font l'objet d'aucun calcul d'impôt minimum de remplacement. Structure de l'entreprise et imposition des ventes de contingents Le montant de l'impôt à payer sur la vente de contingents dépend du type de propriété des contingents. Si les contingents sont vendus par un particulier ou une société de personnes, le montant de 20 000 $ qui est récupéré devient un revenu imposable l'année de leur vente, et il est imposé au taux personnel du particulier. Le revenu provenant du gain réalisé à partir de la vente des contingents est admissible au titre de la déduction pour gains en capital, que l'on peut demander si elle est disponible. Si le choix possible aux termes de l'article 14(1.01) n'est pas exercé, les gains découlant de la vente des contingents sont considérés comme des revenus agricoles admissibles à la déduction pour gains en capital et non comme de simples gains en capital. Cela signifie qu'ils donnent lieu à des cotisations au RPC. L'ADRC permet de traiter cette partie des gains résultant de la vente de contingents comme un bien en immobilisations non amortissable et d'éviter ainsi de payer la cotisation supplémentaire correspondante au RPC. Si une société par actions vend les contingents, les 3/4 du produit de la vente entrent dans le calcul de l'impôt. La valeur comptable des contingents est soustraite du produit en question. La récupération et les gains en capital constituent des revenus tirés d'une entreprise aux mains de la société et ils peuvent être imposés au taux des petites entreprises. Sous l'effet d'une vente importante de contingents, le revenu net de la société par actions peut dépasser la tranche d'imposition des petites entreprises et atteindre la tranche supérieure d'imposition des entreprises. Le cas échéant, la vente peut être étalée sur plusieurs années. TerresDans de nombreux cas, les terres agricoles ont pris de la valeur et représentent un important gain en capital. Comme les parents peuvent souvent demander la déduction de 500 000 $ pour gains en capital, leur stratégie consiste alors à transférer la terre à un prix aussi élevé que possible. Le tableau 8 illustre le résultat de divers prix de vente à un membre de la famille. Tableau 7. Exemples de prix de transfert de contingents (postérieurs à 1971 (en $)
1 Gains en capital présumés : 400 000 $ - (récupération de 40 000 $) - (1/2 de l'amortissement de 20 000 $ antérieur à 1988) = 350 000 $. Puis procéder à un rajustement des 2/3 pour refléter le taux d'inclusion de 50 %, ce qui donne 233 333 $. 2 Si le parent demande la déduction pour gains en capital, le double du gain imposable est soustrait du coût aux fins de l'impôt de l'enfant. Dans le premier exemple, on obtient 2 x 233 333 $ = 466 666 $. Le coût aux fins de l'impôt aux mains de l'enfant passe donc de 600 000 $ à 133 334 $ (600 000 $ - 466 666 $). Tableau 8. Exemples de prix de transfert de terres (en $)
Tableau 9. Transfert de parts ou d'actions (en $)
Tableau 10. Exemples de transferts (en $)
1 FNACC : fraction non amortie du coût en capital. MCIA : montant cumulatif des immobilisations admissibles. 2 Le calcul du gain en capital imposable présumé
sur les contingents est plus complexe; cette valeur n'est pas égale
à 50 % des gains en capital comme dans le cas d'éléments
d'actif tels que la terre. (Pour des détails, voir la fiche
technique du MAAO, Imposition lors du transfert des avoirs de l'entreprise
agricole aux membres de la famille, commande no 00-090.
Les contingents sont calculés pour un amortissement de 40 000 $,
une valeur de 1971 de 0 $ et un MCIA de 100 000 $.
Sociétés par actions et sociétés de personnes familialesLa Loi de l'impôt sur le revenu prévoit aussi le report de l'impôt sur le transfert de parts ou d'actions dans une entreprise agricole familiale. Comme les terres, ces immobilisations sont soumises aux règles sur les gains en capital. Le mécanisme de report laisse une certaine marge dans le choix du prix de vente à un enfant. Pour toute valeur se situant entre zéro et le prix de base rajusté, il n'y a aucune répercussion fiscale. Si la vente porte sur un montant se situant entre le prix de base rajusté et la juste valeur marchande, elle crée un gain en capital dont le montant dépend du prix de vente. Le tableau 9 montre les résultats de divers prix de transfert. Lorsque la déduction pour gains en capital est disponible, il peut être préférable de vendre les parts ou les actions à un prix voisin de la JVM pour profiter de cette déduction et obtenir un PBR plus élevé pour l'enfant. Ce PBR plus élevé ne constitue un avantage que si l'enfant vend les participations et non les éléments d'actif individuels. Dans certains cas, l'impôt minimum de remplacement peut avoir diverses incidences. Pour plus d'information sur les sociétés de personnes et les sociétés par actions, voir les fiches techniques du MAAO Sociétés d'exploitation agricole, commande no 01-058 et La société de personnes agricole, commande no 02-048. Exemple de transfert d'une entreprise agricoleÀ la lumière de ce qui précède, on voit bien qu'on peut opter pour diverses valeurs selon les besoins et les aspirations de la famille. Les gains en capital peuvent être reportés ou créés, la récupération peut être reportée et l'entreprise agricole peut être vendue à un prix abordable pour l'enfant. Aucune stratégie n'est efficace dans tous les cas, mais il existe certaines démarches générales qui sont souvent employées, par exemple :
Le prix de transfert le plus élevé qui permette le maximum de reports d'impôt correspond à la combinaison suivante : terre, PBR; contingent (4/3 x MCIA) - valeur de 1971; éléments d'actif de la Partie XI, FNACC; éléments d'actif de la Partie XVII, JVM et résidence personnelle, JVM. Les tableaux 10 et 11 montrent les résultats de cette solution dans le scénario C, et d'autres options dans les scénarios A et B. Dans le scénario B des tableaux 10 et 11, on demande la déduction de 500 000 $ pour gains en capital, ce qui permet de transférer les éléments d'actif à un prix plus élevé et d'offrir à l'enfant un PBR plus avantageux. Les droits de cession immobilière sont alors calculés d'après la valeur réelle de transfert des éléments d'actif. Si les éléments d'actif font l'objet d'un don, il n'y aurait pas de droit de cession immobilière. Tableau 11. Résultat du transfert (en $)
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