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Imposition sur la vente de biens d'entreprises agricoles
Table des MatierèsIntroduction
IntroductionLa présente fiche technique fournit des renseignements aux agriculteurs qui projettent de vendre leurs biens agricoles. Elle s'applique à toute vente à la juste valeur marchande sans égard au fait que l'acquéreur soit un membre de la famille ou non. Pour obtenir des renseignements sur les transferts de biens agricoles à un membre de la famille où les biens sont vendus à un prix moindre que leur juste valeur marchande, veuillez consulter la fiche technique du MAAO intitulée Imposition lors du transfert des avoirs de l'entreprise agricole aux membres de la famille, commande no 03-024, et la publication 70F du MAAO, Planification successorale en agriculture. Ces renseignements servent uniquement à des fins de planification. Ils ne peuvent remplacer les conseils avisés d'un conseiller fiscal. La présente fiche comprend cinq parties :
Le tableau de la page 2 donne le sommaire des conséquences fiscales
découlant de la vente de biens agricoles. Pour de plus amples
renseignements sur les différents genres d'entreprises, on peut
consulter les fiches suivantes du MAAO: | Haut de la page | Section 1 - Vente d'articles en inventaireLa vente de l'inventaire, tel que les récoltes, les fournitures et le bétail, est incluse dans le revenu comme la vente de tout autre produit le serait. Ventres d'inventaire - Impôt déclaré selon la méthode de comptabilité de caisse
Les déductions de comptabilité de caisse suivantes du revenu peuvent être disponibles quand l'inventaire est vendu.
Le tableau ci-dessous donne le sommaire des conséquences fiscales de la vente de biens agricoles.
Dans l'année où l'agriculteur subit une perte en argent comptant, il doit réduire la perte au moyen de l'inventaire acheté durant l'année et qui est toujours en sa possession à la fin de l'année. Il s'agit du rajustement obligatoire de l'inventaire. Si l'agriculteur cédant son entreprise a déclaré un inventaire obligatoire dans l'année précédente, cet inventaire peut être déduit dans l'année en cours. Pour déterminer si un rajustement obligatoire de l'inventaire est disponible, veuillez vous référer à la ligne 9938 de votre État des résultats des activités d'une entreprise agricole incluse dans vos déclarations d'impôt sur le revenu des années précédentes. Ventes d'inventaire - Impôt déclaré selon la méthode de comptabilité d'exercice
Exemple de comptabilité de caisseLe tableau 1 donne l'exemple d'une exploitation laitière où le troupeau de vaches en plus du jeune bétail ont été vendus à 120 000 $, et les récoltes, la nourriture d'animaux et les fournitures à 45 000 $ avec les déductions appropriées. Tableau 1. Vente d'inventaire selon la comptabilité de caisse
Dans cet exemple, l'inclusion du revenu net provenant de la vente d'inventaire de comptabilité de caisse est de 101 000 $. Si les déductions n'étaient pas disponibles, la vente totale de 165 000 $ serait ajoutée au revenu. Les avantages de conserver un registre du troupeau de base et de l'ajouter à l'inventaire facultatif dans les années où le revenu imposable est bas sont évidents. | Haut de la page | Section 2 - Calculs des gains en capital sur les biens immeublesPaiement de l'impôt sur le revenuLe paiement de l'impôt sur le revenu sur les gains en capital a commencé le 1er janvier 1972. Les gains et les pertes sont calculés sur la différence entre le prix de base rajusté (PBR) et le prix de vente de l'immobilisation comme les terres agricoles, les biens locatifs, les inventaires et les biens personnels. Les biens amortissables tels que la machinerie, l'équipement et les bâtiments sont assujettis aux gains en capital, mais ils ne peuvent subir de pertes. Par exemple, la vente d'une pièce de machinerie à un prix plus élevé que son coût d'origine produirait un gain en capital. Si cette pièce était vendue à un prix moins élevé que son coût d'origine, la perte découlant de la vente ne serait pas déductible aux fins de l'impôt. Il y a exception lorsque toute une catégorie de biens est vendue à un prix moindre que le solde de la fraction non amortie du coût en capital dans cette catégorie, se terminant ainsi par une perte finale (voir la page 7 pour des détails).Prix de base rajustéPour calculer un gain ou une perte en capital, le prix de base rajusté (PBR) doit être connu. Il s'agit du montant déduit du prix de vente pour déterminer un gain ou une perte en capital. Pour les immobilisations acquises avant 1972, le PBR est le coût d'origine ou la valeur en vigueur le 31 décembre 1971, soit le plus élevé de ces deux montants. Si les immobilisations ont été acquises après 1971, le PBR est le prix d'achat plus les coûts. Pour le terrain, le prix de base est rajusté en ajoutant toute amélioration apportée aux immobilisations non amortissables telle qu'un nouveau verger. Les frais juridiques et les frais de propriété sont ajoutés au prix de base rajusté. Le PBR des bâtiments serait augmenté du coût de toute amélioration apportée aux immobilisations ou de toute addition, au-delà de l'entretien et des réparations normaux. Le calcul des gains en capital s'effectuerait comme suit : Tableau 2. Calcul des gains en capital
Imposition des gains en capitalLa moitié d'un gain en capital est assujettie à l'impôt sur le revenu ordinaire. L'autre moitié peut être assujettie à l'impôt minimum de remplacement (voir la section 5). La portion imposable est ajoutée au revenu personnel dans l'année où il est gagné. Toute perte en capital admissible est d'abord déduite des gains en capital imposables dans cette même année.Résidence personnelle de l'entreprise agricoleLes agriculteurs ont deux façons de conclure la vente de la résidence de leur entreprise agricole.
La déduction s'applique seulement à la partie de la résidence qui est utilisée à des fins personnelles. Alors que les agriculteurs réclament habituellement des dépenses pour la partie qui sert aux fins de l'entreprise; ils ne doivent pas réclamer de déduction pour amortissement sur cette partie de la résidence. Cette réclamation les rendrait inadmissibles à la déduction pour la résidence principale sur la valeur entière de la maison.
Déduction pour gains en capital de 500 000 $La déduction pour gains en capital de 500 000 $ est disponible aux particuliers sur la vente des biens agricoles admissibles. Un particulier qui a utilisé sa déduction personnelle entière de 100 000 $, laquelle a été annulée en 1994, reste avec un montant de 400 000 $. La déduction est aussi disponible pour les associés dans une société de personnes puisque les impôts sont payés par chaque particulier. Cependant, les sociétés ne bénéficient d'aucune déduction. Les biens agricoles admissibles comprennent :
L'équipement et la machinerie ne sont pas admissibles à la déduction de 500 000 $. Cependant, dans le cas d'une société de personnes ou d'une société constituée en personne morale, la valeur de l'équipement et de l'inventaire serait incluse dans les actions de la société ou dans la participation de la société de personnes. Les biens agricoles admissibles doivent répondre aux critères ci-dessous. Les biens doivent être utilisés à des fins agricoles par:
Les biens achetés avant le 18 juin 1987:
Les biens achetés après le 17 juin 1987:
Dans tous les cas, les particuliers admissibles doivent participer activement à la gestion et/ou aux activités commerciales quotidiennes, que ce soit des activités agricoles exécutées en tant qu'entreprise à propriétaire unique ou société de personnes ou société constituée en personne morale. Le revenu sur les gains en capital est imposé aux taux d'imposition des particuliers. Toutefois, à compter du 18 octobre 2000, seulement 50 % des gains sont imposables. Par exemple, un gain en capital de 500 000 $ entraînerait un gain en capital imposable de 250 000 $ (50 % de 500 000). L'utilisation des termes « gains en capital » et « gains en capital imposables » peut porter à confusion. Le gain en capital est calculé de la façon indiquée à la page 3 et se rapporte au gain total. La déduction pour gains en capital de 500 000 $ s'applique à ce gain. Le gain en capital « imposable » est celui dont vous faites part à l'impôt sur le revenu, soit 50 % du gain en capital. Un gain en capital de 500 000 $ entraînerait un gain en capital imposable de 250 000 $. Votre déduction pour gains en capital de 500 000 $ vous permet d'obtenir une déduction pour les gains en capital imposables de 250 000 $. La somme de 250 000 $ qui n'est pas imposable serait considérée aux fins de calcul de l'impôt minimum de remplacement. Dans l'année où la déduction pour gains en capital est utilisée, certains crédits d'impôt peuvent être touchés. Ceci s'explique par le fait que les gains en capital sont inclus dans le calcul du revenu net pour l'impôt sur le revenu qui, à son tour, modifie le calcul des crédits d'impôts. La déduction est utilisée juste avant le calcul du revenu imposable. Cette augmentation du revenu net peut aussi entraîner une réduction de la pension de sécurité de la vieillesse et de la prestation fiscale pour enfants pendant une année suivant le gain en capital. Déduction pour gains en capital de 100 000 $La déduction pour gains en capital de 100 000 $ faisait partie de la déduction de 500 000 $. Le budget de 1994 a éliminé la déduction et a créé un choix d'augmenter le prix de base rajusté des biens jusqu'à concurrence de 100 000 $, mais sans dépasser la valeur de février 1994. Le budget de 1992 a éliminé la déduction pour certains biens de placement et de loisirs qui rapportent des gains après cette date. Si un agriculteur choisit d'utiliser la déduction de 100 000 $ pour augmenter son PBR, il est réputé avoir disposé du bien en 1994 et doit suivre les règles qui s'appliquent après juin 1987 en ce qui a trait aux biens agricoles admissibles vendus ultérieurement. Séparation des gains en capital entre les conjointsSi les deux conjoints ont participé à l'achat des biens, ils peuvent séparer les gains pour réduire les impôts. Bien que les deux puissent être propriétaires, c'est la contribution de chacun sur l'achat qui est la plus critique. Si un autre conjoint devient propriétaire à la suite d'un don, la date est importante et détermine l'admissibilité. Le conjoint devenant propriétaire le 31 décembre 1971 ou avant cette date est admissible. Cependant, s'il devient propriétaire le 1er janvier 1972 ou après cette date, les règles d'attribution (attribution signifie que le gain serait attribué à nouveau au premier conjoint qui a fait don du bien à l'autre conjoint) empêcheraient la séparation des gains. La vente du bien à sa valeur entière à un conjoint ne devrait pas entraîner l'application des règles d'attribution sur les gains futurs; cependant, une transaction doit être effectuée. Si le bien fait partie d'une société de personnes de conjoints, les gains seront distribués à chaque associé selon le pourcentage de propriété que détient chaque associé. Répartition détaillée des biens agricolesIl est essentiel d'avoir de bons registres, qui précisent les coûts d'origine, les valeurs de 1971 et les acquisitions subséquentes, en plus d'une répartition du prix de vente. Le vendeur et l'acheteur, avec l'aide de leurs conseillers, doivent s'entendre sur la répartition des valeurs dans le contrat d'achat. Utiliser une provision pour différer les gains en capitalQu'est-ce qu'une provision? Une provision est le terme utilisé pour décrire le mécanisme permis par l'Agence des Douanes et du Revenu du Canada pour différer la déclaration du revenu tiré d'une entreprise ou des gains en capital imposables. Une provision peut être utilisée quand la totalité ou une partie des produits de la vente n'est payable que dans l'année qui suit l'année dans laquelle le bien est vendu. Par suite d'une modification récente aux dispositions législatives, une provision peut maintenant s'appliquer au contingent [voir l'article 14(1.01) de la « Loi de l'impôt sur le revenu »]. Aucune provision n'est possible quand un billet à ordre, sans restrictions sur la date à laquelle le paiement peut être exigé, est utilisé pour représenter le solde non acquitté. Dans ce cas, le billet à ordre représente « le paiement intégral » de la dette. Une provision est permise lorsqu'un billet à ordre contient des restrictions comme un délai de paiement de 366 jours suivant la demande. Les hypothèques seraient également admissibles. Une provision pour gains en capital doit rapporter un revenu d'au moins 20 % du gain par année; par conséquent, 5 années constituent habituellement la période maximale sur laquelle on peut répartir un gain. La vente de biens agricoles familiaux aux enfants fait exception à cette règle; une telle vente exige que seulement 10 % du gain rapporte un revenu, et le gain peut donc être réparti sur une période maximale de 10 ans. Pourquoi utiliser une provision? Bien que la déduction pour gains en capital de 500 000 $ soit possible, plusieurs raisons expliquent la nécessité de faire usage d'une provision. Premièrement, il serait avantageux de recourir à une provision dans le cas où un gain en capital important se produirait et par le fait même entraînerait l'impôt minimum de remplacement. En pareil cas, l'utilisation d'une provision répartirait le gain sur un certain nombre d'années et réduirait la possibilité d'avoir à payer l'impôt minimum de remplacement. Si des biens agricoles admissibles sont vendus (à l'exception du contingent), la déduction pour gains en capital peut être utilisée aussitôt que le gain est tiré de la provision. Deuxièmement, la provision serait également avantageuse pour répartir le revenu du gain en capital dans le cas où la déduction ne serait pas disponible ou ne serait pas entièrement utilisée. Comment calculer une provision? Pour calculer le montant de la provision disponible, la somme la moins élevée entre deux montants est retenue :
Tableau 3. Calcul d'une provision
Différer la récupération et les gains en capital par l'acquisition d'un bien de remplacementLa Loi de l'impôt sur le revenu autorise le report de la totalité ou d'une partie des impôts sur les biens qui ont été vendus et remplacés. Il y a deux types fondamentaux de dispositions admissibles à ce report.
Le report s'applique au terrain, aux bâtiments et au contingent. Dans le cas d'une disposition involontaire, tous les biens amortissables sont admissibles, y compris la machinerie et l'équipement. Un bien de remplacement se définit comme un « bien acquis pour une utilisation similaire ou identique ». L'interprétation de cette exigence est assez générale. Dans le cas d'un bien agricole, un remplacement serait généralement admissible s'il entre dans la catégorie des biens agricoles. (Consulter le Bulletin d'interprétation 259R3. Jusqu'à tout récemment, les règles relatives aux biens de remplacement ne s'appliquaient pas lorsqu'il s'agissait d'un agrandissement de l'entreprise agricole. Par exemple, une entreprise agricole de 200 acres vendue à un prix très élevé ne pourrait être remplacée par un terrain de 1000 acres d'une moins grande valeur. L'ADRC a toutefois assoupli sa position sur ce point. Même si la situation est étudiée au cas par cas, il semble que l'achat d'un bien-fonds d'une superficie supérieure à celle qui a été vendue ne soit pas automatiquement considéré comme une expansion des activités. Dans le cas d'une vente volontaire, les biens doivent être remplacés au plus tard à la fin de l'année fiscale qui suit. Par exemple, si les biens ont été vendus en janvier 1999, ils doivent être remplacés au plus tard à la fin décembre 2000. Les biens dont la disposition est involontaire doivent être remplacés dans les 2 ans suivant la disposition. Dans les deux cas, un choix doit être exercé dans l'année où le bien de remplacement est acheté, et tout impôt qui est dû relativement à une récupération ou à des gains en capital lié à la vente du bien doit être payé. Lorsque le bien de remplacement est acquis, une réévaluation est effectuée et un remboursement est émis. Un bien de remplacement peut être acquis avant que l'ancien bien ne soit vendu. Il n'y a aucune restriction quant à la date de la vente de l'ancien bien. Le choix doit néanmoins être exercé. Tableau 4. Exemple de la vente et de l'acquisition d'un bien de remplacement
Le gain en capital à utiliser serait la somme la moins élevée des calculs suivants :
Dans ce cas, la somme de 5 000 $ serait déclarée à titre de gain en capital. La différence de 200 000 $ (205 000 - 5 000) serait différée ou reportée. Le PBR du bien de remplacement serait réduit par le montant différé, ce qui donnerait un PBR de 145 000 $ (345 000 $ - 200 000 $). La déduction pour gains en capital de 500 000 $ signifie que les règles relatives aux biens de remplacement sont utilisées moins souvent par les particuliers, mais elles sont très utiles pour les sociétés constituées en personne morale. | Haut de la page | Section 3 - Vente d'une immobilisation amortissableAvant 1972, les agriculteurs pouvaient choisir entre deux méthodes d'amortissement pour calculer la déduction pour amortissement (DPA). La méthode de l'amortissement linéaire (Biens - Partie XVII) peut être utilisée pour les biens acquis avant 1971 et la méthode de l'amortissement décroissant (Biens - Partie XI) pour tous les biens acquis après 1971. Les biens de la partie XI sont regroupés en catégories et des taux de déduction pour amortissement sont prescrits pour chaque catégorie. Partie XI - Biens (biens après 1971)Lorsqu'une immobilisation amortissable est vendue, il est possible d'avoir à déclarer la récupération de la déduction pour amortissement et/ou le gain en capital. Un chiffre correspondant à chaque catégorie de biens représente la valeur résiduelle qui reste à amortir sur ces biens aux fins de l'impôt. Il s'agit de la fraction non amortie du coût en capital (FNACC). Chaque fois qu'un bien est vendu, la somme la moins élevée, soit le coût d'origine ou le prix de vente, est déduite de la FNACC. La récupération de la déduction pour amortissement (DPA) se produit lorsque la vente des biens amène le solde de la FNACC de la catégorie sous zéro (c'est-à-dire qu'un solde négatif est produit dans la catégorie). Cela signifie que l'amortissement des biens, en réalité, n'est pas aussi élevé que vous l'avez déclaré et, par conséquent, la différence doit être « récupérée » et déclarée en tant que revenu. Les gains en capital peuvent se rapporter aux bâtiments, à la machinerie et à l'équipement. Le gain en capital sur les bâtiments peut être compensé avec la déduction pour gains en capital, si elle est disponible; cependant, la machinerie et l'équipement n'ont aucune déduction pour gains en capital. Si vous vendez tous les éléments d'une catégorie, vous devez tenir un registre du prix de vente des biens individuels. Ceci s'explique par le fait que les produits doivent être répartis sur un bien selon le bien en question afin de calculer le gain. Pour calculer le gain en capital, vous devez connaître le coût d'origine des éléments. Le tableau 5 donne un exemple. Dans le tableau 5, la FNACC est réduite de 26 900 $, faisant ainsi tomber le solde à 8 900 $ sous zéro (18 000 $ - 26 900 $ = -8 900 $). Les 8 900 $ sont alors ajoutés aux revenus, au même titre que les 50 % du gain en capital. Le calcul est le suivant: Revenus imposables = récupération + 50 % des
gains en capital Si vous n'avez pas tenu des registres faisant état du coût d'origine de vos biens, vous pourriez déclarer le total du produit de la vente à titre de réduction de votre FNACC. Cette déclaration donnerait une récupération entièrement imposable de 11 000 $ (8 900 + 2 100) au lieu d'une part de gains en capital et d'une part de récupération. Tableau 5. Exemple de vente de biens de la catégorie 10
Partie xvii - biens amortissablesLes anciens biens d'avant 1972 n'engagent pas de récupération, mais ils peuvent produire un gain en capital. La plupart de l'ancienne machinerie agricole se détériore et ne produit pas de gain en capital. Cependant, les bâtiments bien entretenus et l'équipement spécialisé peuvent rapporter un gain. Il est important de les exclure de la partie XI afin d'éviter une récupération. | Haut de la page | Section 4 - Vente de contingentLes règles fiscales relatives à l'acquisition et la vente d'un contingent sont très complexes. Si vous planifiez de vendre une partie importante de vos stocks de contingent, assurez-vous d'examiner les conséquences fiscales s'y rattachant avec votre comptable.Amortissement du contingent et votre compte du montant cumulatif des immobilisations admissibles (MCIA)L'Agence des douanes et de revenu du Canada classifie le contingent comme « immobilisations admissibles » et les modifications apportées aux stocks de contingent ont une incidence sur votre « compte du montant cumulatif des immobilisations admissibles ». Le compte du MCIA constitue un registre comptable qui sert à déterminer la répartition annuelle et à faire le suivi des biens achetés et vendus. Soixante-quinze pour cent d'un achat de contingent sont amortissables, à raison d'un taux annuel de 7 %. Les autres 25 % de cet achat sont non amortissables et n'entrent pas dans le calcul de l'impôt lorsque le contingent est vendu. Si vous achetez un contingent d'une valeur de 100 000 $, la somme de 75 000 $ (75 %) sera ajoutée à votre compte du montant cumulatif des immobilisations admissibles et amortie au taux de 7 % par année selon un mode décroissant. Le terme « amortissement » est le terme approprié à utiliser lorsqu'il est question du compte du montant cumulatif des immobilisations admissibles, et non pas « dépréciation ». Tableau 6. Montant cumulatif des immobilisations admissibles
Vente de contingentLa vente d'un contingent peut dégager deux types de revenu imposable: la récupération de l'amortissement et un gain en capital, c.-à-d. la plus-value par rapport au prix d'achat initial. Le principe de récupération en ce qui a trait au contingent est le même qu'en ce qui a trait aux biens amortissables. La récupération se produit quand le solde du compte du MCIA devient négatif, auquel cas, une partie du produit de la vente est récupérée et ajoutée au revenu du contribuable et une partie de ce revenu peut être admissible à la déduction pour gains en capital. Lorsque des immobilisations admissibles, notamment le contingent, connaissent une plus-value par rapport à leur prix d'achat, il s'agit d'un revenu d'entreprise qui est admissible à la déduction pour gains en capital. Ce revenu agricole est admissible à la déduction pour gains en capital de 500 000 $ et n'est pas soumis à l'impôt minimum de remplacement (IMR). Des modifications récentes à la Loi de l'impôt sur le revenu [article 14(1.01)] permettent maintenant de faire un choix grâce auquel la plus-value sur une immobilisation, ou un quota en l'occurrence, est considérée de la même façon qu'une plus-value sur une terre ou des immeubles. L'exercice de ce choix peut influencer de trois façons la vente du contingent :
Étant donné que le choix fait par le contribuable à la vente d'un contingent peut avoir des répercussions sur le traitement fiscal de cette vente, un calcul doit être fait pour déterminer quelle méthode est la plus avantageuse. Quand le contingent est vendu, le calcul suivant s'effectue :
Propriété et impositionLe montant d'imposition sur la vente de contingent est fonction du type de propriété du contingent. Pour de plus amples renseignements, consulter les fiches techniques du MAAO intitulées Sociétés d'exploitation agricole (commande no 01-058) et La société de personnes agricole (commande no 02-048). Propriété d'un particulier ou d'une société de personnesSi un particulier ou une société de personnes vend le contingent, le montant de 20 000 $ récupéré est un revenu imposable dans l'année où le contingent est vendu et est imposé au taux personnel du particulier. Le gain en capital réputé est admissible à la déduction pour gains en capital, laquelle peut être utilisée si elle est disponible.Propriété d'une société constituée en personne moraleSi une société vend le contingent, les deux tiers du produit de la vente sont soumis à des calculs fiscaux. La valeur comptable du contingent est déduite de ce produit. La récupération et le gain en capital constituent un revenu d'entreprise pour la société et sont admissibles au taux d'imposition des petites entreprises. Une vente de contingent importante pourrait faire grimper le revenu net de la société au-dessus du taux d'imposition des petites entreprises, jusqu'au taux d'imposition des sociétés, lequel est plus élevé. Dans ce cas, il peut être plus sensé de répartir les ventes de contingent sur un certain nombre d'années (si cela s'avère pratique). Les impôts payés par la suite par la société et ses actionnaires varieront selon la façon dont la société gère la vente du contingent et la distribution ultérieure des produits de la vente. Tableau 7. Exemple d'une vente de contingent de lait
Dans l'exemple ci-dessus, la récupération de 20 000 $ est ajoutée aux revenus agricoles, ainsi que le gain imposable approprié. Le rajustement de l'amortissement d'avant 1988 de 4 000 $
se produit, car en 1988, le taux d'imposition sur les gains en capital
est passé de 50 % à 75 %. Les comptes d'immobilisations
admissibles ont été rajustés de 50 % pour tenir
compte du changement dans le montant du contingent qui est maintenant
admissible à l'amortissement. Cependant, l'amortissement d'avant
1988 n'a pas été recalculé; un rajustement est
donc nécessaire au moment de la vente pour réduire le
gain en capital réputé imposable de 50 % de l'amortissement
d'avant 1988. Cet amortissement aurait été permis en vertu
des nouvelles règles en vigueur après 1988. Dans cet exemple,
l'amortissement d'avant 1988 est de 8 000 $, le rajustement est
donc de | Haut de la page | Section 5 - Impôt minimum de remplacementL'impôt minimum de remplacement (IMR) a été présenté en 1986, mais certaines personnes ne savent toujours pas qu'il existe. Il s'agit d'un impôt sur les dividendes des sociétés canadiennes et des gains en capital. Le calcul de l'IMR intègre en revenus les 50 % du gain en capital qui ne sont habituellement pas assujettis à l'impôt. En raison des modifications apportées au taux d'inclusion des gains en capital le montant des gains utilisé dans le calcul de l'IMR a été diminué de 20 % (multiplié par 0,80). Cette diminution, jumelée à la déduction de 40 000 $, signifie l'IMR ne porte pas à conséquence jusqu'à ce que le gain réalisé dépasse 133 333 $. (Le gain d'une valeur de 133 000 $ est réduit de 20 % pour atteindre 106 666 $; de ce montant, on retranche 50 % du gain, soit 66 666 $; le résultat du calcul est égal à la déduction permise de 40 000 $.) Le tableau 8 montre les répercussions de l'IMR. Alors que les contributions au RÉER sont utilisées pour réduire l'impôt, elles n'entrent pas dans le calcul de l'IMR. Tout impôt minimum payé peut être reporté jusqu'à concurrence d'une période de 7 ans et utilisé à titre de crédit contre tout impôt payable au cours de ces années. Tableau 8. Methode de calcul de l'impôt minimum de remplacement
Autres fiches techniques du maao destinées aux entreprisesSérie sur les genres d'entreprises La coentreprise agricole, commande no 02-070 Série sur la location de terres Contrats de métayage portant sur les cultures, commande
no 01-068 Série sur l'impôt et la gestion de l'entreprise Comment calculer les coûts des machines agricoles, commande
no 01-076 Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution
financière à la réalisation de la présente
fiche technique. Certains passages sont fondés sur de l'information rassemblée à l'origine par Ralph Winslade (retraité) et Dave Rose (anciennement avec le MAAO). Liens connexes
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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