Comment
Créer Une Coopérative
Table des matières - Introduction
-
Section 1. Notions De Base Sur Les Coopératives
-
Section 2. Création Dune Coopérative
-
Section 3. Fonctionnement De La Coopérative
-
Annexe 1. Étapes À Suivre Pour Créer
Une Coopérative
- Annexe 2.
Élaboration Du Plan Daffaires Dune Nouvelle Coopérative
IntroductionLes
coopératives existent en Ontario depuis plus de 150 ans. Elles ont
été formées pour répondre aux besoins de différents
secteurs dactivité et des collectivités de lOntario
rural. La structure dentreprise quest la coopérative nest
quune structure parmi bien dautres. La présente
fiche technique a pour but daider les propriétaires dentreprise
et les collectivités rurales à comprendre la structure de la coopérative
et à déterminer si cette structure convient à leurs besoins.
Les coopératives de nouvelle génération
ont une structure différente de celle des coopératives traditionnelles.
Elles sont tout indiquées dans diverses situations, surtout lorsque les
producteurs agricoles souhaitent détenir une participation dans des activités
de transformation ou autres à valeur ajoutée. Pour de linformation
sur les coopératives de nouvelle génération, voir la fiche
technique Coopératives de nouvelle génération, commande no 02-018.
Section 1. Notions De Base Sur Les CoopérativesQuest-Ce
Quune Coopérative?Une coopérative est une entreprise
commerciale dont la propriété est détenue par les membres
qui en utilisent les services. Le contrôle de lentreprise est réparti
également entre les membres qui se partagent lexcédent au
prorata des opérations quils effectuent avec la coopérative. Principes
De Base Dune Coopérative Toutes les coopératives sont
guidées par les mêmes principes généraux, énoncés
comme suit par lAlliance coopérative internationale :
Bénévolat et adhésion libre Les
coopératives sont des organisations bénévoles, ouvertes à
toutes les personnes qui peuvent utiliser leurs services et qui sont prêtes
à accepter les responsabilités des membres. Contrôle
démocratique des membres Les coopératives sont des
organisations démocratiques contrôlées par leurs membres qui
participent activement à lélaboration de leurs politiques
et aux prises de décisions. Participation
des membres aux aspects économiques Les membres participent
de façon équitable à la constitution du capital de leur coopérative
et le contrôlent de façon démocratique. Au moins une partie
de ce capital est en général la propriété commune
de la coopérative. Autonomie et
indépendance Les coopératives sont des organisations
autonomes, contrôlées par leurs membres. Si elles concluent des ententes
avec dautres organisations, y compris avec les gouvernements, ou recueillent
des capitaux auprès de sources extérieures, elles le font à
condition de préserver leur autonomie et de conserver à leurs membres
le contrôle démocratique. Éducation,
formation et information Les coopératives font léducation
et la formation de leurs membres, des représentants élus, des gestionnaires
et des employés afin que ceux-ci puissent participer efficacement au développement
des coopératives. La coopération entre les coopératives
Les coopératives rendent des services plus efficaces à
leurs membres et renforcent le mouvement coopératif en collaborant avec
dautres coopératives par lintermédiaire de structures
locales, nationales, régionales et internationales. Intérêt
pour la collectivité Les coopératives travaillent
au développement durable de leur collectivité en mettant en oeuvre
des politiques approuvées par leurs membres. Types De CoopérativesIl
existe des coopératives dans presque toutes les sphères de léconomie.
Voir la liste des différents types de coopératives
ci-de ssous. Coopératives À But Lucratif C.
Coopératives À But Non Lucratif Les coopératives
peuvent être à but lucratif ou à but non lucratif. Dans les
deux cas, lobjectif de la coopérative est de réaliser des
profits. La différence se situe au niveau du traitement de lexcédent.
Dans le cas des coopératives à but lucratif : lexcédent,
après versement des dividendes sur les parts et paiement des intérêts
sur les prêts, est distribué aux membres, à la discrétion
des administrateurs, proportionnellement aux opérations commerciales que
ces derniers ont effectuées avec la coopératives durant lexercice.
Dans le cas des coopératives à but non lucratif :
lexcédent nest pas distribué aux membres et doit obligatoirement
être retourné à la réserve générale de
la coopérative. La coopérative peut utiliser ces fonds pour améliorer
les services à ses membres, les distribuer à dautres coopératives
à but non lucratif ou les donner à des oeuvres de charité.
La liste à la page suivante, compare les structures
dentreprise qui caractérisent les coopératives à but
lucratif, les coopératives à but non lucratif ainsi que les sociétés
par actions. Types de coopérativesCoopératives
de producteurs - Certaines coopératives transforment et/ou commercialisent
directement les produits et services de leurs membres.
- D'autres peuvent
vendre à leurs membres les intrants nécessaires à la poursuite
de leurs activités économiques (c'est le cas notamment des coopératives
d'approvisionnement agricole).
- Ces coopératives appartiennent aux
membres qui s'approvisionnent auprès d'elles ou y vendent leurs produits
et services.
- Exemples : Transformation et commercialisation
de produits agricoles, approvisionnement agricole, artisanat, élevage,
cultures, nettoyage des semences et mise en commun du matériel.
Coopératives
de service - Ces coopératives procurent des services à
leurs membres (particuliers ou sociétés).
- Elles sont la
propriété des utilisateurs des services.
- Leur taille varie,
allant de petites garderies à de grandes coopératives d'habitation.
- Exemples
: Amélioration des services à la collectivité, électricité,
gaz naturel, habitation, garderies et pouponnières, soins de santé,
transport, communication, tourisme.
Coopératives
de crédit - Ces coopératives offrent des services financiers,
de crédit, d'investissement et d'assurance à leurs membres.
- Elles
appartiennent aux membres-utilisateurs ou aux souscripteurs d'assurance.
- Exemples
: Caisses populaires, caisses de crédit, coopératives d'assurance
et compagnies d'assurance à forme mutuelle.
Coopératives
de solidarité - Ces coopératives réunissent des
membres qui appartiennent à différentes catégories (c.-à-d.
clients, travailleurs, investisseurs, organismes de la collectivité, etc.)
et qui ont un intérêt commun dans l'entreprise.
- Exemples
: Services d'aide à domicile, services de santé, services
communautaires.
Coopératives de consommateurs
- Ces coopératives fournissent des biens à leurs membres pour
leur usage personnel.
- Elles sont la propriété des consommateurs
des biens vendus par la coopérative.
- Exemples : Secteurs
de l'alimentation, des aliments naturels, des fournitures scolaires (papeterie,
matériel scolaire, ordinateurs et logiciels), de la quincaillerie et du
vêtement.
Coopératives de travail
- Ces coopératives ont pour but d'offrir du travail à leurs membres
en exploitant une entreprise. Ces coopératives se retrouvent dans tous
les secteurs d'activité.
- Ces coopératives sont la propriété
des membres-employés. Elles constituent pour l'essentiel de petites et
de moyennes entreprises.
- Exemples : Secteurs des services
agro-alimentaires, des aliments naturels, de la fabrication et de la vente de
vêtements, des communications et de la commercialisation, de la production
et de la fabrication industrielle et des soins à domicile.
Structure
DentrepriseUne coopérative se compose de quatre principaux
groupes de personnes : MembresLes membres, en tant
que propriétaires-utilisateurs, sont la raison dêtre de la
coopérative. Ils en justifient lexistence parleur clientèle,
leur apport de capital et leur participation au processus décisionnel.
Les membres sont représentés au sein de la coopérative par
le conseil dadministration. Conseil dadministration
Le conseil dadministration, composé dadministrateurs
élus par les membres et représentant ces derniers, énonce
les politiques et supervise les affaires de la coopérative. Les administrateurs
sont normalement au nombre de 7 à 9 (minimum de 3). Ils
orientent les décisions prises par la coopérative. En leur qualité
de fiduciaires, ils établissent des politiques, rendent compte aux membres
de leur administration et donnent des directives aux dirigeants de la coopérative,
sans intervenir généralement dans les activités courantes. Les
membres du conseil répondent de leurs actes en vertu des lois fédérales
et provinciales applicables aux entreprises commerciales et aux termes des règlements
administratifs de la coopérative. Dans les coopératives de grande
envergure, les administrateurs peuvent aussi avoir à confier à un
vérificateur indépendant le mandat dévaluer la santé
financière de la coopérative. Le conseil peut aussi constituer des
comités permanents responsables des questions touchant la propriété,
les finances, les relations avec les membres ou léducation, ou même
des comités spéciaux chargés des levées de fonds ou
de projets particuliers. Le conseil est directement responsable de lembauche
du directeur, mais délègue à ce dernier la responsabilité
dengager les employés. Comparaison
des structures dentreprise caractérisant les coopératives
et les sociétés par actionsCoopératives - À
but lucratifBut - Offrir aux membres des services et la possibilité
de réaliser des économies.
Coopératives
- À but non lucratifBut - Répondre aux besoins
sociaux, culturels et économiques des membres.
Sociétés
par actions et entreprises appartenant à des investisseurs Société
par actions à but lucratif - But - Procurer des profits aux actionnaires
sur leur investissement en temps ou en argent.
Sociétés
par actions et entreprises appartenant à des investisseurs Société
à but non lucratif - But - Offrir des activités sociales
et culturelles sans gain financier personnel.
Coopératives
- À but lucratifPropriétaires - Les membres. - La
part est émise au nom du membre.
À moins d'indication différente
dans les statuts, les parts de la coopérative ne peuvent augmenter de valeur
et ne peuvent être rachetées par la coopérative qu'à
leur valeur nominale. Coopératives - À
but non lucratif
Propriétaires - Les membres. - Même
situation que pour les coopératives à but lucratif.
Sociétés
par actions et entreprises appartenant à des investisseurs Société
par actions à but lucratif Propriétaires - Les actionnaires.
- En général, l'action ne précise le nom d'aucun propriétaire.
À moins qu'il ne s'agisse d'actions nominatives, elles appartiennent au
porteur.
Une action ordinaire peut augmenter de valeur. L'actionnaire
peut vendre ses actions à une autre personne à un prix convenu entre
eux. Certaines catégories d'actions peuvent s'assortir de droits
supplémentaires. Sociétés
par actions et entreprises appartenant à des investisseurs Société
à but non lucratif Propriétaires - Les membres. - Il
n'y a pas de propriétaires. Les membres sont acceptés lorsqu'ils
conviennent d'acquitter les droits annuels leur conférant le statut de
membre ou des droits d'adhésion à vie.
Sous réserve
des dispositions prévues dans les règlements généraux,
toute personne peut devenir membre, qu'elle soit utilisatrice ou bénéficiaire
des services offerts par l'organisme, tant que cette personne appuie le but de
l'organisme. Coopératives - À but lucratifContrôle
(droit de vote) - Un membre, un vote. Aucun droit de vote par procuration.
Un membre n'a droit qu'à une seule voix à l'assemblée
générale, indépendamment du nombre de parts qu'il détient. Certaines
coopératives ayant un grand nombre d'adhésions peuvent introduire
une structure de délégation de pouvoirs pour représenter
ses membres (p. ex. des délégués représentant de nombreux
membres provenant d'une région géographique).
Coopératives - À but non lucratifContrôle (droit
de vote)
Sociétés par actions et entreprises appartenant à
des investisseurs Société par actions à but
lucratif - Contrôle (droit de vote) - Selon le nombre d'actions
votantes détenues par chaque actionnaire.
Le nombre de voix
auquel un actionnaire a droit à une assemblée générale
équivaut au nombre d'actions de la société qu'il détient. Un
actionnaire peut obtenir une procuration pour voter au nom d'autres actionnaires.
Sociétés par actions et entreprises
appartenant à des investisseurs Société à
but non lucratif - Contrôle (droit de vote) Coopératives - À but lucratifResponsabilité
- La responsabilité des membres se limite aux parts qu'ils détiennent.
La responsabilité de la direction peut être engagée.
Coopératives - À but non lucratifResponsabilité
- La responsabilité des membres se limite aux droits d'adhésion.
La responsabilité de la direction peut être engagée.
Sociétés par actions et entreprises appartenant
à des investisseurs Société par actions à
but lucratif - Responsabilité - La responsabilité des
actionnaires se limite aux actions qu'ils détiennent. La responsabilité
de la direction peut être engagée.
Sociétés
par actions et entreprises appartenant à des investisseurs Société
à but non lucratif - Responsabilité - La responsabilité
des membres se limite à leur investissement. La responsabilité de
la direction peut être engagée.
Coopératives
- À but lucratifDistribution de l'excédent ou des bénéfices
- Aux membres, au prorata des services qu'ils utilisent. L'excédent est
réparti, mais les membres peuvent décider de le réinvestir.
L'excédent peut être affecté à la réserve
ou versé aux membres sous forme de ristourne proportionnelle aux opérations
effectuées par chaque membre avec la coopérative, ou sous forme
de dividendes. Les dividendes sur les parts sociales sont limités
au taux préférentiel majoré de 2 %; aucun maximum n'est fixé
pour les dividendes sur les parts privilégiées. Les primes
payées au rachat des parts privilégiées sont soumises à
un taux maximal annuel composé de 10 %. Coopératives
- À but non lucratifDistribution de l'excédent ou des bénéfices
- L'excédent reste investi dans la coopérative. À la dissolution
de la coopérative, l'excédent est remis à un autre organisme
à but non lucratif.
Sociétés
par actions et entreprises appartenant à des investisseurs Société
par actions à but lucratif - Distribution de l'excédent ou des bénéfices
- Des dividendes sont versés sur les actions. Les taux sont établis
par le conseil d'administration.
Aucune limite n'est fixée
sur le montant des dividendes. Les profits peuvent être distribués
sous forme de dividendes selon les modalités établies pour chaque
catégorie d'actions, ou réinvestis dans la société.
La valeur des actions reflète la valeur nette de la société. Les
actionnaires peuvent disposer de tous les éléments d'actif de la
société sous réserve de certaines dispositions législatives.
Sociétés par actions et entreprises
appartenant à des investisseurs Société à
but non lucratif - Distribution de l'excédent ou des bénéfices Coopératives - À but lucratifInitiative
des politiques - Conseil d'administration, membres et direction.
Coopératives
- À but non lucratifInitiative des politiques - Conseil
d'administration, membres et direction.
Sociétés
par actions et entreprises appartenant à des investisseurs Société
par actions à but lucratif - Initiative des politiques - Conseil
d'administration, actionnaires et direction.
Sociétés
par actions et entreprises appartenant à des investisseurs Société
à but non lucratif - Initiative des politiques - Conseil d'administration,
membres et direction.
DirectionLa direction
supervise et coordonne les activités quotidiennes de la coopérative.
La direction rend compte de ses activités au conseil dadministration.
Personnel de la coopérativeLe personnel
de la coopérative relève de la direction. Il doit être bien
informé des activités de la coopérative et être en
mesure de les expliquer à la fois aux membres et aux non-membres. Système
FédéréLes grandes coopératives, plus complexes,
peuvent avoir des structures centralisées ou fédérées.
Une structure centralisée est parfois appelée système de
vote par délégation. La structure du Saskatchewan Wheat Pool en
est un exemple. Elle se divise en douze districts comptant chacun un certain nombre
de sous-districts. Les membres de chaque sous-district proposent des candidats
et élisent un délégué. Les délégués
dun même district élisent à leur tour un administrateur
qui représentera le district au conseil central. Une coopérative
fédérée est formée de coopératives autonomes,
mais liées, qui se regroupent pour former des coopératives secondaires
avec lesquelles elles traitent. La Credit Union Central of Ontario est un exemple
de fédération regroupant des coopératives de crédit
de lOntario. Il sagit dun service de dépôt centralisé
pour les fonds excédentaires des coopératives de crédit.
Les membres des coopératives autonomes élisent des délégués
au sein de la fédération. Ces derniers se réunissent par
districts pour élire les administrateurs de la fédération. Section
2. Création Dune Coopérative La démarche menant
à la création dune coopérative ne diffère pas
tellement de celle qui mène à la création dune autre
forme dentreprise. Il y a létape de la planification et les
détails techniques à régler au sujet de la structure à
adopter. La mise sur pied dune entreprise entièrement opérationnelle
à partir dune idée initiale requiert un sens de lorganisation
et un sens de la communication poussés ainsi quun plan daffaires
complet. Voir lannexe 1 pour une liste de vérification détaillée
du travail de planification. Les étapes suivantes décrivent
lordre des événements qui mènent à la création
dune coopérative. Idée initiale et principaux
organisateurs Lidée de former une coopérative
vient habituellement dun groupe de personnes qui perçoivent une occasion
daffaires ou une solution à un problème. Choix
dun comité directeur Former un comité directeur
à partir du groupe initial et des personnes acceptant de financer létude
de faisabilité. Réalisation de létude
de faisabilité Prévoir la portée
de létude de faisabilité, y compris les aspects de létude
et lampleur du budget à y accorder. Évaluer avec soin la faisabilité
du projet avant dentreprendre quoi que ce soit. Létude de faisabilité
détermine lenvergure quil est le plus rentable de donner à
létablissement et du même coup la quantité de produit
que létablissement peut accepter. Létude de faisabilité
peut être financée par des levées de fonds faites par les
organisateurs et les membres éventuels ou même par une agence de
développement économique. Non seulement ces études
établissent la viabilité économique de lentreprise,
mais elles décrivent également les avantages commerciaux dune
coopérative de transformation appartenant à des membres, le cas
échéant. Si létude de faisabilité est positive,
elle suscite lenthousiasme des membres du comité directeur et incitent
les organisateurs à passer à létape suivante.
Choix dun conseil provisoire Si létude
de faisabilité est positive et que la décision est prise daller
de lavant et de créer la coopérative, dissoudre le comité
directeur et constituer un conseil provisoire. Élire un président
ou une présidente du conseil et explorer les sources de financement afin
de compléter le plan daffaires. Le conseil provisoire peut décider
sil y a lieu de recruter un chef de la direction. Constitution
de la coopérative Le choix du moment où constituer
la coopérative dépend dun certain nombre de facteurs, notamment
de la nécessité de conclure des ententes, comme des ententes de
confidentialité, des lettres dintention, des contrats dapprovisionnement,
des ententes de financement avec les pouvoirs publics. Constituer la coopérative
en personne morale dès que les activités de la coopérative
risquent dengager sa responsabilité. Élaboration
du plan daffaires et de la structure juridique de la coopérative
Le plan daffaires décrit les buts et objectifs de la coopérative
et les étapes à franchir pour les atteindre. Le conseil utilise
cette information, de même que le plan daffaires, pour promouvoir
la coopérative et déposer, au besoin, une déclaration doffre
auprès de la Commission des services financiers de lOntario (CSFO)
(voir la rubrique Financement de la coopérative). Cette étape doit
être complétée avant que des actions ne puissent être
vendues. Pour des détails sur ce quil y a lieu dinclure dans
un plan daffaires, voir lannexe 2. Se renseigner
sur les études de faisabilité et les plans daffaires auprès
du MAAARO, des Centres locaux dencadrement des entrepreneurs et des consultants
privés. Voir aussi les fiches techniques du MAAARO no 03-052
et Comment étudier la faisabilité dun projet dentreprise. Se
renseigner sur les études de faisabilité et les plans d'affaires
auprès du MAAARO, des Centres locaux d'encadrement des entrepreneurs et
des consultants privés. Voir aussi les fiches techniques du MAAARO no 03-052,
Comment évaluer la faisabilité d'un projet d'entreprise , au www.gov.on.ca/OMAFRA.
Préparation dune déclaration doffre
Les coopératives qui souhaitent lever plus de 200 000 $,
émettre des parts à plus de 25 membres ou émettre des
parts dune valeur nominale de plus de 1000 $/membre sont généralement
tenues de déposer une offre (semblable à un prospectus) auprès
de la CSFO. Lancement de la campagne de levée
de fonds Une fois que les exigences juridiques ont été
satisfaites, que les documents ont été déposés auprès
de la CSFO et que le plan daffaires est terminé, le conseil peut
lancer la campagne de financement. Un élément
clé de la création dune coopérative est la participation
déventuels membres clés de la coopérative. On sassure
ainsi de leur apport au plan et on encourage les membres à adhérer
à la coopérative et à sy engager. Constitution
De La Coopérative Linformation qui suit relative à
la « Loi sur les sociétés coopératives »
(la « LSC ») et à la structure juridique dune
coopérative constitue de linformation générale qui
ne saurait remplacer un avis juridique compétent. La LSC est
administrée par la CSFO. Il faut au moins cinq personnes
pour constituer une coopérative, sauf dans le cas des coopératives
de travail pour lesquelles trois personnes suffisent. Ces personnes doivent avoir
au moins 18 ans. Il peut aussi sagir de personnes morales, notamment
dautres coopératives. Voici un aperçu des
principales exigences de la LSC. Il est entendu que ce résumé ne
saurait remplacer la LSC. On peut se procurer auprès de la CSFO un tableau
des droits exigés pour la constitution dune coopérative.
La LSC exige quune société coopérative soit
exploitée selon un mode dorganisation, dexploitation et de
gestion qui respecte les principes qui suivent : Chaque
membre ou délégué na droit quà un vote.
Dans une société commerciale, le nombre de voix que peut
exercer un actionnaire dépend du nombre dactions quil détient.
Dans une société coopérative, chaque membre na droit
quà un vote, indépendamment de la somme quil a investie
dans la coopérative. Aucun membre ni aucun délégué
na le droit de voter par procuration. Il sagit ici déviter
que le pouvoir ne se retrouve entre les mains dune poignée de membres.
Les intérêts sur le capital emprunté et
les dividendes sur le capital social sont limités. Les intérêts
sur les prêts consentis par les membres et les dividendes sur le capital
social sont limités au taux préférentiel majoré de
2 %. Cette limite est fixée par la LSC. Les parts privilégiées
font toutefois exception à cette règle. La LSC nimpose pas
de limite au taux des dividendes versés sur ces parts, lequel est fixé
par la coopérative. Statuts ConstitutifsPour constituer
une coopérative en Ontario, il faut déposer des statuts constitutifs
auprès de la CSFO. Les statuts constitutifs et la LSC établissent
les bases juridiques de la coopérative. Ils décrivent le but poursuivi
par la coopérative et la manière dont celle-ci sera financée.
Ces documents créent ni plus ni moins la coopérative. Les statuts
constitutifs comprennent : - la dénomination
sociale et lemplacement de la coopérative ainsi que les noms, adresses
et signatures des fondateurs;
- le nombre dadministrateurs de la coopérative;
- le mode de financement de la coopérative : si elle accepte
des prêts, si elle vend des débentures ou perçoit des droits
dadhésion;
- la structure du capital de la coopérative;
- toute
restriction spéciale ou disposition qui sapplique à la coopérative.
Choix dune dénomination socialeLa
dénomination sociale dune coopérative doit comprendre le mot
coopérative en français ou co-operative en anglais (ou labréviation
correspondante coop en français et co-op en anglais). Elle doit de plus
se terminer par le mot Incorporée, Incorporated ou Corporation ou par labréviation
correspondante Inc. ou Corp. La dénomination sociale dune coopérative
avec capital social peut se terminer par le mot Limitée ou Limited, ou
labréviation correspondante Ltée ou Ltd. Il est illégal
en Ontario dintégrer le mot coopérative à la dénomination
sociale dune entreprise si celle-ci nest pas constituée en
vertu de la LSC de lOntario. Une fois la dénomination
sociale choisie, confier à une maison de recherches privée la tâche
de sassurer que cette dénomination sociale ne désigne aucune
autre entité. La maison de recherches fournira un rapport du Système
informatisé pour la recherche de dénominations sociales et de marques
de commerce (NUANS) qui sera déposé auprès du ministère
des Finances. Ce ministère publie une liste des maisons de recherches privées
de lOntario. Voici les documents à faire parvenir
à la CSFO pour constituer une coopérative en personne morale :
- preuve dun rapport NUANS;
- chèque
ou mandat de poste au montant de 15 $ afin de réserver la dénomination
sociale choisie (ces frais sajoutent aux frais mentionnés plus loin
pour la constitution de la coopérative en personne morale);
- statuts
constitutifs (2 originaux) (il y a des formulaires différents selon que
lon forme une coopérative avec capital social (Formule 1) ou sans
capital social (Formule 2);
- consentement des premiers administrateurs
(si la coopérative compte des administrateurs qui ne sont pas fondateurs);
- chèque
ou mandat de poste de 155 $ pour constituer une coopérative à but
non lucratif, ou de 335 $ pour tous les autres types de coopératives.
Il est recommandé denvoyer une version préliminaire
des statuts constitutifs à la CSFO pour une opinion. Les formulaires requis
sont disponibles auprès de la CSFO. Une fois que la CSFO aura approuvé
les statuts constitutifs, elle délivrera un certificat de constitution
démontrant que la coopérative est légalement constituée
en personne morale. Après réception du certificat
de constitution, les administrateurs disposent de 60 jours pour inscrire
la coopérative auprès du ministère des Services aux consommateurs
et aux entreprises en remplissant un formulaire intitulé « Avis
initial ». Ce formulaire comporte les renseignements de base relatifs
à la coopérative, y compris sa dénomination sociale, sa date
de constitution, ladresse de son siège social, ainsi que les noms
et adresses de ses administrateurs et dirigeants. La CSFO enverra ce formulaire
en même temps que le certificat de constitution. Pour
se procurer la trousse de constitution de la coopérative en personne morale,
sadresser à la : Commission des services
financiers de lOntario C.P. 85 5160, rue Yonge, 4e
étage North York (Ontario) M2N 6L9 Téléphone :
1 800 668-0128 (416) 226-7776 Site Web
: www.fsco.gov.on.ca Pour
modifier les statuts constitutifs, il faut déposer auprès de la
CSFO le formulaire intitulé « statuts de modification ».
Des frais sont exigés chaque fois que la coopérative soumet ces
documents. Au lieu de modifier les statuts, il est beaucoup
plus simple de modifier les règlements administratifs de la coopérative.
Ce processus nexige pas le dépôt de documents auprès
de la CSFO ni le paiement de frais. Afin déviter davoir à
déposer des « statuts de modification » auprès
de la CSFO, la plupart des règles internes de base de la coopérative
devraient être incluses dans les règlements administratifs, plutôt
que dans les statuts constitutifs. Les règlements administratifs pourraient
décrire, par exemple, les conditions dadhésion et le processus
délection. Communiquer avec une association de
coopératives comme la Canadian Cooperatives Association (CCA) afin dobtenir
des conseils sur ce que devraient comprendre les règlements administratifs.
Constitution en vertu des lois fédéralesSi la
coopérative prévoit étendre ses activités commerciales
à lextérieur de lOntario, elle peut se constituer en
vertu des lois fédérales. Pour pouvoir le faire, la coopérative
doit effectuer des activités commerciales dans au moins deux provinces
et établir une place daffaires dans plus dune province. En
vertu de la Loi canadienne sur les coopératives, il faut au moins trois
personnes âgées dau moins 18 ans pour constituer une coopérative.
Il faut noter que les coopératives constituées à lextérieur
de lOntario sont régies par la Commission des valeurs mobilières
de lOntario (CVMO), ce qui signifie quelles doivent satisfaire aux
lois et aux règlements administrés par la CVMO. On
peut communiquer avec le Secrétariat aux coopératives, Agriculture
et Agroalimentaire Canada, en téléphonant au (613) 759-7194
ou en consultant le site Web du MAAARO pour obtenir plus de renseignements sur
la constitution dune coopérative en vertu des lois fédérales. Préparation
Des Règlements Administratifs Létape suivante est
celle de lélection des administrateurs et de ladoption des
règlements administratifs. Les règlements administratifs énoncent
les règles de fonctionnement de la coopérative et expliquent les
statuts constitutifs. Il nest pas nécessaire de déposer les
règlements administratifs auprès de la CSFO. Ils prennent effet
sitôt quils sont adoptés par le conseil dadministration
et quils sont ratifiés par les membres. Tous les règlements
administratifs doivent être conformes aux dispositions de la LSC.
Voici certains des points que peuvent prévoir les règlements
administratifs : - adhésion et répartition
des membres;
- exigences dadhésion ainsi que droits et responsabilités
des membres;
- exigences relatives aux contrats dapprovisionnement;
- prêts
consentis par les membres, capital social et certificats de part sociale ou de
prêt;
- assemblée des membres;
- administrateurs et dirigeants :
nombre, fonctions, mandats et rémunération;
- élection
des délégués;
- utilisation et répartition de
lexcédent;
- pouvoir demprunt : chèques,
traites et billets;
- cautionnement des employés et des dirigeants;
- garde
des titres;
- signature des documents;
- exercice financier, avis,
modifications.
Faire préparer les statuts constitutifs
et les règlements administratifs par des professionnels qui connaissent
les exigences juridiques associées aux coopératives et le fonctionnement
de ces dernières. Veiller à ce que les administrateurs participent
à la démarche et quils comprennent en quoi les statuts et
les règlements influencent la coopérative. Financement
De La Coopérative Les coopératives peuvent avoir recours
au financement par emprunt ou par émission de parts. Elles peuvent choisir
de se constituer « avec capital social » ou « sans
capital social ». La constitution « avec capital social »
permet à une coopérative de se financer en vendant des parts sociales
et en ayant recours à dautres moyens de financement comme les débentures.
Une coopérative constituée « sans capital social »
peut seulement se financer par emprunt et elle ne peut émettre de parts.
La coopérative doit décider de son mode de financement avant dentamer
le processus de constitution. Le plan daffaires de la
coopérative définit ses besoins en capitaux et ses objectifs. On
peut obtenir du capital supplémentaire en émettant des parts sociales
privilégiées, en empruntant auprès des membres ou en émettant
dautres titres. Linvestissement peut être menacé si la
coopérative natteint pas ses objectifs. Dépôt
de déclaration doffre et dispenses de dépôt Avant
démettre des parts sociales ou des débentures, une coopérative
doit déterminer sil lui faut déposer une déclaration
doffre auprès de la CSFO. Ce document dévoile de façon
simple, complète et véridique aux investisseurs éventuels
tous les aspects importants du fonctionnement et des activités prévues
de la coopérative. Y sont inclus, un profil des résultats financiers
en cours et lusage prévu du financement obtenu. La déclaration
doffre permet à un membre éventuel dévaluer le
risque lié à un investissement dans la coopérative.
Une coopérative nest pas tenue de déposer une déclaration
doffre dans les cas suivants : - il
y a 25 détenteurs de titres ou moins;
- il y a plus de 25 détenteurs
de titres, mais les parts sociales ou les prêts consentis par les membres
ne dépassent pas 1 000 $ par membre par année, et ne dépassent
pas une valeur globale de 10 000 $ par membre, ou la valeur globale
de tous les titres en circulation est inférieure à 200 000 $.
La CSFO diffuse sur son site les formulaires normalisés et des
modèles de déclarations doffre. Les déclarations doffre
sont des documents juridiques complexes qui doivent être rédigés
par un spécialiste en la matière. Financement Par
Capitaux Propres (Constitution avec capital social)Si la coopérative
a besoin dun apport massif de capitaux pour, notamment, du matériel,
des fournitures et des installations, il est probablement préférable
de constituer une coopérative avec capital social. Pour adhérer
à ce genre de coopérative, les futurs clients sont tenus de souscrire
des parts (ordinaires) de la coopérative. Il sagit dun investissement
dans la coopérative que les membres sexposent à perdre si
celle-ci se révélait non viable. La coopérative avec capital
social offre lavantage dune souplesse de financement accrue du fait
quelle peut à la fois contracter des emprunts auprès de ses
membres et leur émettre des parts. Les coopératives sans capital
social sont tenues en vertu de la LSC de se constituer en coopérative
sans capital social. Types de parts
Il y a deux grandes catégories de parts : les parts
sociales ordinaires et les parts sociales privilégiées.
Les deux types de parts sont des parts à valeur nominale,
ce qui signifie que lorsque la coopérative rachète les parts des
membres ou dautres investisseurs, la somme que ces derniers reçoivent
pour chaque part rachetée correspond au prix dachat de la part. Pour
mieux protéger les investisseurs contre linflation, la coopérative
peut vouloir payer un montant supplémentaire ou une prime sur les parts
sociales privilégiées quelle rachète. La prime maximale
sur une part sociale privilégiée correspond à un taux annuel
composé de 10 % ou à lindice des prix à la consommation,
selon le plus élevé des deux montants. En versant une prime,
on sassure que la valeur des parts de la coopérative nest pas
en reste par rapport à linflation. Le versement de primes signifie
également un capital moindre pour la coopérative, aussi faut-il
veiller à léquilibre. La coopérative
peut également verser un rendement sur les parts sociales ordinaires et
les parts sociales privilégiées. Cest ce quon appelle
un dividende. Le dividende maximal que peut verser toute coopérative
sur les parts de membre est fixé à 2 % au-dessus du taux préférentiel
de tout établissement financier (caisse de crédit, banque, société
de fiducie) nommé dans les règlements administratifs de la coopérative.
Il ny a pas de plafond pour le dividende qui peut être
versé au détenteur de parts sociales privilégiées,
à moins que la coopérative nen décide autrement.
Parts sociales ordinaires Si
la coopérative peut lever tous les capitaux dont elle a besoin uniquement
auprès de ses membres, il se peut que lémission de parts sociales
ordinaires suffise. La coopérative doit alors obliger ses membres à
acheter un nombre minimal de parts sociales ordinaires comme condition dadhésion.
Les coopératives qui émettent des parts sont tenues
démettre des parts sociales ordinaires. Comme seuls les membres de
la coopérative sont autorisés à détenir de ces parts,
les coopératives imposent des restrictions au transfert de la propriété
des parts sociales ordinaires. Lorsque la coopérative autorise le transfert
des parts sociales ordinaires, elle doit obtenir au préalable lautorisation
du conseil dadministration. Cette caractéristique des parts sociales
ordinaires peut influencer lattrait quelles présentent pour
les membres investisseurs. Parts sociales privilégiéesLa
coopérative peut aussi envisager démettre des parts sociales
privilégiées si des membres ou dautres investisseurs dans
la collectivité souhaitent en acheter. Les parts sociales privilégiées
peuvent être détenues par des membres ou par dautres investisseurs.
Elles peuvent être plus intéressantes que les parts sociales ordinaires
pour les raisons suivantes : - Les coopératives
exigent généralement que des dividendes soient versés sur
les parts sociales privilégiées avant dêtre versés
sur les parts sociales ordinaires. Les coopératives qui versent périodiquement
un dividende attrayant sur leurs parts sociales privilégiées auront
éventuellement plus de facilité à attirer les investisseurs;
- Lorsquune
coopérative est dissoute, les détenteurs de parts sociales privilégiées
ont généralement préséance sur les détenteurs
de parts sociales ordinaires quand vient le moment de réclamer leur dû,
bien quils viennent après les détenteurs de débentures
et les créanciers.
Autres moyens de lever des capitaux
propres La coopérative peut aussi exiger que ses membres utilisent
une partie ou la totalité de leurs ristournes pour acheter davantage de
parts sociales. Ce faisant, la coopérative sassure que ses capitaux
propres augmentent dannée en année, pourvu évidemment
que les activités de la coopérative aient été suffisamment
rentables pour quune ristourne soit versée. Un
autre moyen pour la coopérative dutiliser lexcédent
quelle génère pour augmenter ses capitaux propres consiste
à verser un dividende sous forme de parts sociales. Ce type de dividende
permet à la coopérative de verser des dividendes et en même
temps daccroître ses capitaux propres. Il se peut que les dividendes
versés sous forme de parts soient plus attrayants pour les membres que
pour les autres investisseurs. Avantages du
financement par capitaux propres Le financement par capitaux propres
offre de la souplesse à la coopérative. Par exemple, si la coopérative
se procure passablement de capitaux propres pour acquérir des éléments
dactif importants, elle peut utiliser ces éléments dactif
pour emprunter davantage de fonds. De cette façon, la coopérative
peut se servir de ses capitaux propres comme levier de financement.
Même sil est sage détablir un registre des
dividences versés sur les parts sociales privilégiées, la
coopérative (comme les sociétés par actions) nest pas
légalement tenue de le faire. Que la coopérative verse des dividendes
ou non dépend de son excédent. Par contre, les créanciers
ont le droit de poursuivre la coopérative pour défaut de paiement
des intérêts et du capital sur les sommes empruntées. Si la
coopérative éprouve des problèmes de trésorerie, elle
aura avantage à augmenter ses capitaux propres.
Financement Par Emprunt (Constitution
sans capital social) Dans une coopérative sans capital social,
au lieu de souscrire des parts de la coopérative, les membres sont tenus
de prêter à celle-ci une somme minimale portant intérêt
à un taux qui est actuellement plafonné au taux préférentiel
majoré de 2 %. Les prêts sont normalement des prêts à
long terme afin de garantir une stabilité à la coopérative.
Pour constituer une coopérative sans capital social et avec au plus 25 membres,
il suffit de décider des droits dadhésion, de prévoir
les restrictions au transfert des prêts consentis par les membres, de déterminer
les catégories de membres et de fixer le montant minimal du prêt
exigé de chacun, le cas échéant. Un membre
qui décide de quitter la coopérative doit, pour récupérer
son investissement, donner à la coopérative un préavis écrit
de six mois. Si sa demande de rachat ou de remboursement devait porter préjudice
à la coopérative et lexposer à linsolvabilité,
cette dernière pourrait remettre au membre le cinquième seulement
de son investissement chaque année pendant cinq ans. Le
financement par emprunt peut revêtir les quatre formes suivantes :
-
Prêts consentis par les membres Si
la coopérative némettra pas de parts sociales, à tout
le moins une partie de son financement sera assuré par les prêts
consentis par les membres. Il sagit de sommes que la coopérative
oblige les membres à lui prêter comme condition dadhésion.
Les coopératives qui émettent des parts sociales peuvent aussi exiger
que les membres lui consentent des prêts. Comme elles
le font pour les dividendes versés sur les parts sociales, les coopératives
peuvent offrir à leurs membres un taux dintérêt sur
les emprunts plafonné à 2 % de plus que le taux préférentiel
de tout établissement financier (caisse de crédit, banque ou société
de fiducie). Les coopératives doivent rembourser leurs emprunts à
leurs membres, y compris tout intérêt couru, lorsque ces derniers
quittent la coopérative.
-
Prêts de ristourne Toute
coopérative peut exiger de ses membres de lui prêter en tout ou en
partie leur ristourne. Ces prêts sont appelés prêts de ristourne.
En demandant à ses membres ce genre de prêt, la coopérative
peut se financer à même son propre excédent. La coopérative
peut verser sur le prêt de ristourne le même taux dintérêt
maximal applicable aux prêts consentis par les membres. -
Emprunt auprès de membres, de non-membres et détablissements
financiers Au besoin, la coopérative peut emprunter des
sommes additionnelles auprès de membres, de non-membres et détablissements
financiers, au taux du marché. La disponibilité et le coût
de ces emprunts dépendront de la santé financière de la coopérative
et de sa cote de crédit. -
Débentures Si
elle a besoin dimportantes sommes dargent, la coopérative peut
aussi émettre des débentures. Elle peut offrir certains éléments
dactif en garantie de ces débentures. Si la coopérative possède
des immobilisations financées par des capitaux propres, comme des terrains
et des immeubles, elle peut sen servir pour obtenir du financement au moyen
de ses débentures. Les coopératives peuvent émettre plusieurs
types de débentures, mais elles promettent généralement de
verser périodiquement des intérêts et de rembourser le capital
avant une certaine date. Si la coopérative neffectue pas ses paiements,
les détenteurs de débentures peuvent la poursuivre. Il nexiste
pas de plafond au taux pouvant être offert par une coopérative sur
ses débentures. Cependant, la coopérative devra décider du
taux quelle peut se permettre. Les débentures peuvent également
être non garanties. Section
3. Fonctionnement De La Coopérative Utilisation De Lexcédent
On entend par « excédent », lexcédent
des produits sur les charges. Comment une coopérative utilise son excédent
peut influer directement sur son financement. La coopérative aura probablement
besoin de conserver une partie de son excédent sous la forme dexcédent
non réparti ou de réserve. Lexcédent non réparti
sert au financement de lexpansion des activités ou au remplacement
éventuel déléments dactif. Il faut définir
les besoins de la coopérative avant de redistribuer lexcédent
aux membres et aux détenteurs de parts. Par tradition,
les coopératives distribuent généralement la plupart de leur
excédent à leurs membres sous forme de ristourne. Si la coopérative
entend attirer des capitaux importants en convaincant les investisseurs quelle
a lintention de verser des dividendes sur ses parts sociales, elle devra
veiller à ne pas prendre cet engagement au détriment des membres
qui sattendent à toucher une ristourne.
Imposition De Lexcédent La méthode utilisée
pour distribuer lexcédent a une incidence fiscale sur celui-ci, tant
pour la coopérative que pour ses membres et investisseurs. Les ristournes
sont versées à même le revenu avant impôt de la coopérative
et sont considérées comme une charge, ce qui diminue la somme dimpôt
à payer par la coopérative. Les ristournes versées par les
coopératives de travail et certains types de coopératives autres
que des coopératives de consommateurs sont imposables comme un revenu gagné
par le membre. Les dividendes versés sur les parts le
sont à même le revenu après impôt de la coopérative
et sont imposables entre les mains des membres. Les membres de la coopérative
peuvent réclamer le crédit dimpôt fédéral
pour les dividendes versés par la coopérative. Pour plus de détails
sur la fiscalité, consulter un comptable. Autres
Règlements Et Questions Concernant La CoopérativeExigence
de vérificationLa LSC précise quil faut nommer un
vérificateur pour examiner les registres financiers et produire un rapport
annuel. Il doit sagir dune personne impartiale et en aucun cas de
lun des administrateurs ou des employés de la coopérative.
Si la coopérative compte peu de membres et dispose dun capital restreint,
il se peut que le vérificateur ne soit pas nécessaire. La coopérative
peut être exemptée de lobligation de se soumettre à
une vérification : - si la coopérative
compte au plus 15 membres et que ces derniers y consentent par écrit,
ou
- si elle compte au plus 50 membres qui y consentent par voie de
résolution et que les maximums prescrits pour lexemption de vérification
sont respectés, pourvu quelle ne reçoive aucune subvention
exigeant une telle vérification.
Les coûts
de vérification peuvent être élevés. Ils varient selon
la complexité de lentreprise. Retrait des membresLes
parts sociales détenues dans la coopérative constituent un bien
personnel et sont transférables selon les conditions établies par
la LSC. Un membre peut se retirer de la coopérative en donnant un
préavis de six mois. À la fin de la période de préavis,
la coopérative doit commencer à racheter les parts du membre ou
à lui rembourser ses prêts. Les parts sociales ou les prêts
dun membre doivent être remboursés dans les six mois qui suivent
son décès. Un membre peut être expulsé par vote majoritaire
du conseil dadministration. La coopérative doit alors lui rembourser
ses parts ou ses prêts en deçà de une année. Un membre
qui a voté contre une résolution qui (dans les faits) apporte un
changement important à la nature de la coopérative peut se retirer.
Ses parts ou ses prêts doivent alors lui être remboursés dans
les 90 jours. Par « changement important », on entend
la vente ou la disposition des biens de la coopérative, la fusion avec
une autre coopérative ou sa conversion en société par actions.
Dans chaque cas, la LSC comporte des dispositions additionnelles
qui accordent à la coopérative le pouvoir de retarder le versement
si celui-ci entraîne linsolvabilité de la coopérative
ou menace très sérieusement la stabilité financière
de cette dernière. Une coopérative devient insolvable si son endettement
dépasse la valeur de revente de son actif ou si elle est incapable de payer
ses dettes à la date déchéance.
DissolutionPour pouvoir
dissoudre la coopérative, les membres doivent dabord signifier leur
intention en déposant des statuts de dissolution auprès de la CSFO.
Les prêts consentis par les membres et les prêts de ristournes viennent
au deuxième rang, après les dettes courantes de la coopérative
qui ont la priorité. Lexcédent net est alors réparti
également entre les membres ou redistribué en proportion de la ristourne
versée durant les cinq années précédentes. Autrement,
ce montant peut être versé à des oeuvres de charité.
Si aucune méthode de disposition de lexcédent nest définie
dans les statuts constitutifs ni dans les règlements administratifs, les
fonds sont redistribués également entre les membres, indépendamment
du nombre de parts de chacun.
Convention de commercialisationLes coopératives
qui commercialisent les biens des membres concluent des contrats ou des conventions
de commercialisation avec eux. Ces conventions précisent par écrit
les droits et les obligations des membres quant à la commercialisation
de leurs produits par lintermédiaire de la coopérative. Ce
document prévoit aussi les modalités selon lesquelles les produits
seront commercialisés et les opérations comptabilisées. Cette
convention, qui vise à garantir à la coopérative un approvisionnement
constant de la part de ses membres, peut prévoir le versement à
la coopérative de dommages-intérêts advenant la non-coopération
des membres. Il sagit soit dun contrat dachat-vente, soit dun
contrat dagence qui constitue un document vital pour la plupart des coopératives
agro-alimentaires. Les règlements administratifs peuvent même le
préciser. SommairePour
plus détails, consulter la LSC. Il est fortement recommandé
de consulter des avocats, des comptables et des experts en planification qui sy
entendent en matière de constitution de coopératives, puisque la
marche à suivre diffère passablement de celle qui vise la constitution
dune société par actions. Le présent document ne présente
quun aperçu de la LSC et ne saurait sy substituer.
Information Sur Les CoopérativesCoopératives
- À but lucratif On peut obtenir des renseignements sur les
coopératives en sadressant au ministère des Finances ainsi
quaux organismes suivants : RéférencesLes
coopératives en Ontario, ministère des Finances de lOntario,
série de publications qui comprend : Comment constituer une coopérative;
Constituer une coopérative en personne morale avec capital social; Constituer
une coopérative en personne morale sans capital social; et Exigences légales.
Créer notre coopérative, Secrétariat aux coopératives,
Agriculture et Agroalimentaire Canada, Site Web : www.agr.gc.ca/policy/coop/kitcoop/fiche13.html
La présente publication se veut un document dinformation
générale qui ne fournit pas de conseils sur des situations particulières.
Même si on y trouve des renseignements sur les aspects juridiques et fiscaux
concernant les coopératives, elle ne saurait tenir lieu dinterprétation
ou de résumé de la Loi de limpôt sur le revenu, de la
Loi sur les sociétés coopératives (Ontario) ou de toute loi
touchant la constitution dune coopérative. Le gouvernement de lOntario
décline toute responsabilité envers quiconque sen servirait
ainsi. Nous remercions le Secrétariat dÉtat
pour sa contribution financière à la réalisation de la présente
fiche technique. La présente fiche technique a été
mise à jour par Rob Gamble, chef de programme, Finances et structures dentreprise,
Division de lagriculture et des affaires rurales, MAAARO, Guelph, à
partir, en partie, dune fiche technique rédigée par Tony ten Westeniend
et Helen Prinold. Lauteur aimerait remercier George Alkalay, Northfield
Ventures Ltd., King City (Ontario) pour son aide dans la révision de cette
fiche technique. Annexe 1.
Étapes À Suivre Pour Créer Une Coopérative Phase
I Élaborer le projet initial Étape 1 :
Réunir un groupe dorganisateurs-clés - Identifier
les besoins que la coopérative pourrait combler ou les problèmes
quelle pourrait résoudre, notamment :
- possibilités
de transformation à valeur ajoutée,
- rareté de certains
produits et services,
- piètre qualité de certains produits
et services,
- prix exorbitant de produits et de services,
- expansion
des marchés;
- Identifier laide professionnelle nécessaire
pour lancer lentreprise :
- juriste-conseil,
- consultant
en création de coopératives,
- consultant chargé de
létude de faisabilité, du plan daffaires et de la planification
financière,
- expert-comptable;
- Former un comité directeur
pour orienter létude de faisabilité.
Étape 2 :
Effectuer une étude de faisabilité - Faire notamment
des analyses de marché, de la production, des coûts, de sensibilité
et financière;
- Identifier laide technique et financière
accessible;
- Évaluer la réceptivité de la collectivité
aux activités projetées par la coopérative;
- Évaluer
si la coopérative est le meilleur cadre juridique à utiliser ou
si le type de coopérative choisi est le plus pertinent;
- Définir
les avantages pressentis de la coopérative pour les membres (en termes
de qualité et de prix, par exemple), et définir :
- les
produits et services offerts (dans le cas dune coopérative de consommateurs);
- les
produits et services commercialisés (dans le cas dune coopérative
de producteurs);
- les salaires et les conditions de travail (dans le cas
dune coopérative de travail).
Évaluer les chances
que le projet attire le nombre minimal de membres requis. Si létude
nest pas concluante, réévaluer le projet. Si létude
démontre que le projet de coopérative est viable, passer à
la phase II. Phase
II Coordonner les activités précédant la mise sur
pied de la coopérative Les étapes 3 et 4 peuvent
être menées de front ou dans lordre inverse de celui qui est
indiqué ci-dessous. À défaut davoir mis en place à
tout le moins une structure temporaire, il peut être difficile de concevoir
ou de peaufiner un plan daffaires. Étape 3 :
Convoquer une séance dorganisation - Choisir
la dénomination sociale de la coopérative et lemplacement
de son siège social;
- Définir la mission de la coopérative
(les buts et objectifs poursuivis);
- Élire un conseil dadministration
provisoire et un ou une secrétaire du conseil;
- Soumettre une demande
officielle de constitution auprès de la Commission des services financiers
de lOntario (CSFO), ou dIndustrie Canada si la coopérative
doit être constituée en vertu des lois fédérales.
Étape 4 :
Rédiger un plan daffaires - Constituer une équipe
chargée de la planification;
- Se procurer le financement nécessaire
à lélaboration du plan daffaires soit auprès
des membres, soit en demandant une subvention spéciale, soit en négociant
de lassistance technique ou une entente daide au démarrage
dune entreprise auprès dun organisme spécialisé;
- Voir
lannexe 2, Élaboration dun plan daffaires.
Si le plan daffaires révèle des lacunes graves
ou sil soulève peu denthousiasme de la part du groupe, les
membres du conseil provisoire peuvent décider dabandonner le projet.
Dans le cas contraire, le groupe peut procéder à la phase III.
Phase III Structurer et mettre
sur pied la coopérative Former des comités spéciaux
chargés de répartir la charge de travail entre les membres du conseil
dadministration provisoire. Par exemple, des comités chargés :
- de la planification;
- des finances;
- des
immobilisations.
Étape 5 :
Mettre sur pied la structure interne de la coopérative
- Décider de la structure à donner à la coopérative
et, au besoin, définir les différentes catégories de membres
(consommateurs, fournisseurs, travailleurs);
- Déterminer les rôles
et responsabilités des différentes assemblées délibérantes
(assemblée générale, conseil dadministration, comités);
- Rédiger
les statuts constitutifs et les règlements;
- Recruter des membres;
- Assurer
une formation convenable aux administrateurs.
Étape 6 :
Planifier et lancer la campagne visant lobtention des fonds de démarrage
et le financement du projet - Décider de la valeur de
la part sociale à exiger des membres pour leur adhésion à
la coopérative (par exemple, 5 $ ou 50 $);
- Évaluer
la valeur du capital social au démarrage et après trois années
dexploitation (en termes de croissance prévue du nombre dadhésions);
- Rédiger
le plan de financement global pour les trois premiers exercices;
- Peaufiner
ou revoir le plan daffaires;
- Négocier lapport de capitaux
des partenaires de source extérieure (au besoin), quil sagisse
de sociétés à capital de risque, de fonds privés ou
de programmes dinvestissement de caisses populaires ou de caisses dépargne
et de crédit;
- Négocier des prêts à moyen terme
ainsi quune marge de crédit auprès de banques ou de caisses
dépargne et de crédit.
Étape 7 :
Mettre sur pied la structure de lentreprise Étape 7A :
Planifier les activités de lentreprise - Élaborer
un organigramme de lentreprise;
- Planifier les activités pour
la première année dexploitation;
- Négocier les
contrats dapprovisionnement pour les produits et services nécessaires
(intrants) et, au besoin, les contrats de vente ou de commercialisation (selon
la nature de la coopérative et de ses activités);
- Concevoir
et mettre en oeuvre un système comptable;
- Définir les tâches
et responsabilités de chaque poste;
- Élaborer une politique
salariale;
- Pourvoir au poste de chef de la direction et directeur général.
Étape 7B :
Engager et former le personnel - Sélectionner et engager le
personnel;
- Concevoir et offrir le programme de formation du personnel.
Étape 7C :
Sassurer de la légalité des activités de lentreprise
- Se procurer les autorisations nécessaires pour démarrer lentreprise
auprès des trois paliers de gouvernement (municipal, provincial et fédéral).
Étape 8 :
Tenir la première assemblée générale - Adopter
les règlements administratifs;
- Approuver ladhésion
de la coopérative à une fédération sectorielle ou
à dautres organismes coopératifs;
- Nommer un vérificateur
externe;
- Élire les membres du conseil dadministration et
de tout comité.
Annexe 2.
Élaboration Du Plan Daffaires Dune Nouvelle Coopérative
Le plan daffaires est un document qui donne une description complète
des activités de la coopérative que lon souhaite créer.
Il décrit en détail les produits ou services qui seront produits
ou vendus, lorganisation du travail et la méthode de gestion, les
résultats de létude de marché, le plan de commercialisation,
le plan des ressources humaines, le matériel et léquipement
nécessaires, les besoins en financement et le plan de financement.
Le plan daffaires est un outil de travail. Il vise deux objectifs :
- Faciliter lobtention de capitaux externes, de prêts
de caisses de crédit ou de banques, ou de subventions. Il doit expliquer
aux investisseurs pourquoi ils devraient investir dans lentreprise et décrire
lhabileté de léquipe à réussir le lancement
et la mise sur pied de la coopérative;
- Faciliter la maîtrise
du processus de lancement et de mise sur pied de la nouvelle coopérative.
Le
plan daffaires servira de canevas à suivre dans le démarrage
de la coopérative et la surveillance de ses activités et de ses
résultats. Il doit être clair et concis. Un plan
daffaires renferme les sections suivantes : - Sommaire
du plan daffaires (2 pages au maximum)
- Brève description de la coopérative (1 page)
- Nom et adresse du siège social, date de création;
- Type
de coopérative, ses objectifs, le nombre de membres.
- Analyse du marché auquel sadresse la coopérative
- Brève description des caractéristiques des produits ou services
offerts comparativement à des produits ou services comparables offerts
sur le marché;
- Caractéristiques du marché, sa taille,
créneaux desservis par des entreprises concurrentes, segments du marché,
tendances du marché;
- Caractéristiques de votre stratégie
commerciale (vente directe ou par un intermédiaire, frais d'expédition,
etc.);
- Caractéristiques de la clientèle (membres ou non-membres),
groupes dâge, sexe, profession, revenu familial, emplacement, habitudes
dachat, etc.;
- Prix des produits ou services à offrir.
- Description des produits et des services offerts
- Originalité des produits et des services comparativement à ceux
qui sont offerts par la concurrence, leurs caractéristiques distinctives
(y compris des photographies ou des esquisses, au besoin);
- Description
de toute activité de recherche et de développement nécessaire
avant que les produits ou services puissent être commercialisés (indiquer
les coûts et le calendrier qui y sont rattachés);
- Description
du plan de développement des nouveaux produits et services;
- Liste
des lois et des règlements à respecter et des autorisations à
obtenir des autorités avant que les produits et services ne puissent être
commercialisés.
- Plan de commercialisation
- Évaluer le chiffre des ventes des trois premières années
et la part de marché recherchée (revoir létude de marché
détaillée sur laquelle sont fondés les objectifs de vente;
linclure en annexe);
- Dresser une liste des acheteurs-membres ou
des acheteurs éventuels qui ont déjà manifesté un
intérêt pour les produits ou services;
- Décrire les
segments de marché visés (taille, emplacement, autres caractéristiques);
- Décrire
le plan stratégique de pénétration du marché et son
coût (forme que prendra la publicité des produits ou services, campagne
de promotion, publicité dans les médias, prix réduits offerts
aux membres, etc.).
- Exploitation
- Avantages de lemplacement du lieu daffaire;
- Caractéristiques
et coûts du bâtiment et du matériel déjà détenus,
à acheter ou à louer (joindre un plan au besoin et faire des renvois
à des descriptions détaillées fournies en annexe);
- Description
des procédés et méthodes de production des produits et services;
- Description
des caractéristiques de la main-doeuvre nécessaire (qualification
professionnelle, effectif, charges salariales, etc.).
- Gestion
et structure hiérarchique
- Caractéristiques
de la structure de la coopérative et de sa méthode de gestion (répartition
des pouvoirs et des responsabilités, noms des administrateurs et brève
description de leur domaine dexpertise);
- Organigramme de la coopérative
et méthode dexploitation (philosophie de gestion, noms des directeurs,
leurs qualifications, description de leurs tâches, de leurs responsabilités
et des rapports hiérarchiques);
- Identification des ressources professionnelles
externes avec lesquelles la coopérative compte traiter (organisme spécialisé
dans laide au démarrage, cabinet comptable, consultant en commercialisation,
formateur, etc.).
- Calendrier des activités
- États financiers prévisionnels comprenant :
- Bilan à la fin des trois premiers exercices;
- État
des résultats pour chacun des trois premiers exercices;
- Budget
de trésorerie prévisionnel pour le premier exercice, estimation
du fonds de roulement pour chacun des deux exercices suivants;
- Seuil de
rentabilité (niveau dactivité à partir duquel la coopérative
affiche un excédent de ses produits sur le total de ses charges fixes et
de ses charges variables).
- Plan
de financement
- Investissement total nécessaire
au démarrage;
- Plan dinvestissement à court et à
moyen termes;
- Source de financement (capital-actions, investisseurs externes,
prêts à moyen terme, etc.);
- Financement obtenu par source,
conditions dobtention (intérêts, quote-part de lexcédent,
etc.), calendrier de remboursement, garantie donnée.
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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