Coopératives
de nouvelle génération
Table des matières
- Section 1 - Éléments de base d'une coopérative
de nouvelle génération
- Section 2 - Comment former une coopérative de
nouvelle génération
- Section 3 - exploitation de la coopérative de
nouvelle génération
- Liens connexes
L'émergence de la « coopérative
de nouvelle génération » est relativement récente
en Ontario. Depuis plus de 150 ans, les coopératives traditionnelles
existent en Ontario et la collectivité rurale y a participé
de façon active.
Pour les collectivités rurales et l'industrie
agricole, les changements actuels dans la technologie, les marchés
locaux et internationaux et les accords commerciaux présentent
des défis et multiplient les occasions d'affaires. Les exploitants
agricoles y réagissent en diversifiant la production et en exploitant
de nouvelles possibilités de transformation et d'activités
à valeur ajoutée.
Pour mieux exploiter ces occasions d'affaires, certains
producteurs agricoles ont regroupé leurs ressources et sont maintenant
propriétaires et exploitants d'entreprises vouées à
la transformation de produits ou à des activités à
valeur ajoutée. C'est pour eux l'occasion d'augmenter les bénéfices,
de créer des emplois et de stimuler la croissance économique
de la collectivité locale. Au milieu des années 1970,
les producteurs américains de betteraves à sucre ont innové
en adoptant cette approche à valeur ajoutée. C'est à
partir de ce modèle que les coopératives de nouvelle génération
ont vu le jour, et transforment diverses denrées comme le bison,
le blé dur, le soya, les oeufs et la volaille. Même si
certaines coopératives ont à l'occasion fait monter les
prix des matières premières, il n'en reste pas moins que
les coopératives offrent comme principal avantage économique
à leurs membres la possibilité d'accroître le rendement
du capital investi dans les activités de transformation.
La présente fiche technique définit la
structure de la coopérative de nouvelle génération
et permet au producteur de déterminer s'il s'agit pour lui d'une
solution à retenir.
Pour plus de renseignements sur la façon de
former une coopérative, voir la fiche technique du MAAO n° 02-020,
Comment créer une coopérative.
Section 1 - Éléments de base d'une coopérative
de nouvelle génération
Comment diffère-t-elle de la coopérative traditionnelle?
La coopérative de nouvelle génération
partage avec la coopérative traditionnelle de nombreuses caractéristiques,
notamment :
- un contrôle démocratique basé sur le principe
d'un membre, une voix;
- la distribution des bénéfices selon l'usage des services
ou les ventes à la coopérative;
- un conseil d'administration élu par les membres.
Il existe cependant dans la coopérative de nouvelle
génération certaines caractéristiques générales
qui diffèrent. Ce sont :
- les droits de livraison contractuels qui sont liés au niveau
du capital investi;
- seuls les producteurs qui achètent les droits de livraison
peuvent devenir membres;
- il faut de la part des membres une participation plus importante
au capital;
- les parts sociales assorties de droits de livraison sont transférables
et leur valeur peut fluctuer.
Le tableau 1 de la page suivante
compare les principes qui régissent la coopérative traditionnelle
et la coopérative de nouvelle génération.
Principaux attributs de la coopérative de nouvelle génération
Droits de livraison
Le membre qui détient des parts sociales assorties
de droits de livraison dans une coopérative de nouvelle génération
a le droit et l'obligation de livrer à la coopérative
une quantité donnée de produits agricoles chaque année.
L'achat de droits de livraison par le membre signifie que son investissement
est proportionnel à son usage de la coopérative. Toute
ristourne générée par la coopérative est
distribuée à ses membres selon la quantité de produits
qu'ils lui ont livrés.
Les parts sociales assorties de droits de livraison
constituent en quelque sorte entre le membre-producteur et la coopérative
une entente bilatérale. En effet, ces parts sociales obligent
le membre-producteur à livrer des produits à la coopérative
chaque année. En retour, cette dernière se doit d'accepter
livraison des produits. Les producteurs sont ainsi assurés d'un
marché pour leurs produits et la coopérative d'un approvisionnement
constant en matière première. Si les producteurs ne peuvent
tenir leur engagement visant la qualité ou la quantité
du produit, ils doivent se le procurer ailleurs pour répondre
aux exigences de livraison. Autrement, la coopérative achète
le produit nécessaire et facture la différence au membre.
On détermine habituellement la valeur de chaque
part sociale assortie de droits de livraison en divisant le montant
total du capital nécessaire à la coopérative pour
financer ses activités par la capacité de transformation
de ses installations. Si elle a besoin d'un capital social de 20 millions
et que la capacité de l'installation est de 5 millions de
boisseaux, le prix par part sociale assortie de droits de livraison
sera de 4 $.
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Tableau 1. Comparaison entre les coopératives
traditionnelles et celles de nouvelle génération
|
Principes coopératifs
|
Coopérative traditionnelle
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Coopérative
de nouvelle génération
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|
Participation volontaire et ouverte - organismes bénévoles,
ouvert à toute personne en mesure d'utiliser leurs services
et d'accepter les responsabilités qui incombent au membre.
|
Oui
|
Seuls les producteurs qui achètent des parts sociales
assorties de droits de livraison peuvent devenir membres.
|
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Contrôle démocratique des membres - les coopératives
sont des organismes démocratiques contrôlés
par les membres, qui participent activement à l'établissement
de leur politique et aux prises de décisions.
|
Oui
|
Oui
|
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Participation économique des membres - les membres contribuent
de façon équitable au capital de leur coopérative,
qu'ils contrôlent de façon démocratique.
|
Oui
|
Les bénéfices sont partagés par les membres
selon leurs droits de livraison. Une plus grande participation
au capital social est nécessaire.
|
|
Autonomie et indépendance - les coopératives sont
des organismes autonomes contrôlés par leurs membres.
Lors d'ententes passées avec d'autres organismes, ou de
recherches de financement auprès de sources externes, les
conditions négociées assurent que le contrôle
démocratique et l'autonomie sont maintenus.
|
Oui
|
Oui
|
|
Éducation, formation et information - les coopératives
offrent à leurs membres l'éducation et la formation
nécessaires, elles choisissent leurs représentants,
leurs dirigeants et leurs employés afin qu'ils contribuent
de façon efficace à leur expansion.
|
Oui
|
Oui
|
|
Collaboration entre coopératives - les coopératives
desservent leurs membres de la façon la plus efficace et
appuient le mouvement coopératif en collaborant au sein
de structures locales, nationales, régionales et internationales.
|
Oui
|
Oui
|
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Souci de la collectivité - les coopératives oeuvrent
en vue du développement durable de leurs collectivités
grâce à des politiques approuvées par leurs
membres.
|
Oui
|
Oui
|
Coopérative à adhésion fermée
Contrairement aux coopératives traditionnelles
qui acceptent constamment de nouveaux membres, une coopérative
de nouvelle génération restreint le nombre de membres
une fois qu'elle a vendu le nombre ciblé de parts sociales assorties
de droits de livraison. Elle accepte de nouveaux membres seulement lorsqu'un
membre existant souhaite vendre une partie de ses parts sociales assorties
de droits de livraison à un autre producteur, ou que la capacité
de transformation de l'installation dépasse le niveau d'approvisionnement
que peuvent fournir les membres. On assure ainsi à la coopérative
un approvisionnement stable en matière première. Le nombre
de membres peut changer parce que les producteurs peuvent vendre une
partie de leurs parts sociales. Cela ne change toutefois pas la quantité
de produits livrés à la coopérative. La vente des
parts sociales d'un producteur à l'autre se fait généralement
avec l'autorisation du conseil d'administration.
Mise de fond initiale plus élevée
Dans une coopérative de nouvelle génération,
le membre doit généralement investir beaucoup plus d'argent
que dans la plupart des coopératives traditionnelles. C'est que
dans ce type de coopérative, de 30 à 50 % des besoins
en capitaux sont comblés par la vente des parts sociales assorties
de droits de livraison. Pour être membre, il faut généralement
acheter un minimum de parts sociales. Comme son investissement est assez
important, le membre aura tendance à être plus engagé
envers une coopérative de nouvelle génération qu'envers
celle du mode traditionnel.
Le fardeau de la dette étant réduit grâce
à l'apport des membres, ces derniers ont plus de chances de toucher
en fin d'année un rendement sur le capital investi, sauf peut-être
les années de démarrage de l'entreprise. Si la coopérative
de nouvelle génération augmente sa capacité de
transformation, un plus grand nombre de parts sociales assorties de
droits de livraison est vendu pour fournir le financement nécessaire
à l'expansion.
Transferts, plus-value et moins-value affectant les parts sociales
assorties de droits de livraison
Les membres peuvent transférer leurs parts sociales
assorties de droits de livraison à d'autres membres ou à
d'autres producteurs, sous réserve de l'autorisation du conseil
d'administration. Le prix de la part sociale est négociable et
varie selon le rendement et le potentiel de rendement de la coopérative.
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Pourquoi choisir une structure de coopérative de nouvelle génération
plutôt qu'une autre?
La coopérative de nouvelle génération
n'est pas la seule structure d'entreprise offerte à ceux qui
souhaitent investir dans une entreprise exerçant des activités
à valeur ajoutée. D'autres structures existent, les sociétés
de personnes, les sociétés par actions et les coentreprises,
par exemple. Quand la coopérative de nouvelle génération
est-elle le meilleur choix? Il n'existe pas de réponse claire
à cette question. Selon les circonstances, une coopérative
de nouvelle génération peut constituer un meilleur choix
qu'un autre type de structure d'entreprise. Ce sont :
- s'il faut le même niveau de contrôle à chaque
membre;
- si l'on veut mettre de l'avant le sens coopératif;
- si les membres préfèrent une structure coopérative
et que cette dernière est plus facile à expliquer et
à comprendre;
- quand l'acceptation de l'entreprise est importante dans la collectivité
- depuis nombre d'années, les coopératives se sont vouées
à l'éducation, au contrôle et à l'intégration
dans la collectivité et, par conséquent, elles peuvent
être mieux acceptées par certaines collectivités
que les autres modèles d'entreprises.
C'est probablement par le principe d'un membre-une
voix que la coopérative se distingue le plus des autres types
d'entreprise où le droit de vote des actionnaires est proportionnel
à leur nombre d'actions. Par exemple, un actionnaire qui détient
51 % des actions détient 51 % des voix, contrôlant
essentiellement l'entreprise. Dans une coopérative de nouvelle
génération, peu importe le nombre de droits de livraison
détenus par une personne, cette dernière n'a droit qu'à
une seule voix. Le système peut sembler désavantageux
pour les membres qui détiennent un grand pourcentage de droits
de livraison, alors que le membre qui en détient peu pourrait
le considérer avantageux parce qu'il lui confère un certain
contrôle.
Le tableau 2 de la page suivante
décrit certains des avantages et des inconvénients de
la coopérative de nouvelle génération.
Structure organisationnelle
Comme la coopérative traditionnelle, la coopérative
de nouvelle génération possède quatre groupes clés
d'intervenants.
Membres - Les membres, à titre d'usagers et
de propriétaires, sont la raison d'être de la coopérative.
Ils sont représentés à la coopérative par
le conseil d'administration.
Conseil d'administration - Le conseil d'administration
est l'organisme élu par les membres qui peut établir les
politiques et gérer les affaires de la coopérative. À
titre de fiduciaires, les administrateurs sont responsables de l'établissement
des politiques, ils rendent compte de leurs activités aux membres
et orientent les décisions des dirigeants de la coopérative,
sans être généralement mêlés aux activités
d'exploitation.
Dirigeants - Ils supervisent et coordonnent les activités
quotidiennes et rendent compte de leurs décisions au conseil
d'administration.
Personnel de la coopérative - Le personnel de
la coopérative relève de ses dirigeants.
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Section 2 - Comment former une coopérative de
nouvelle génération
Le processus de formation d'une coopérative
de nouvelle génération est essentiellement le même
que pour toute autre coopérative. La fiche technique du MAAO
n° 02-020, Comment créer une coopérative,
décrit les principales étapes, y compris celle de la constitution.
Pour établir une entreprise entièrement fonctionnelle
à partir d'une idée initiale, il faut d'excellentes compétences
organisationnelles, de bonnes techniques de communication et un plan
d'affaires complet. Les études de faisabilité et les plans
d'affaires sont garants du succès de ces entreprises. Les coopératives
de nouvelle génération oeuvrent souvent dans des créneaux
où il importe avant tout de bien comprendre le type, la qualité
et la quantité des produits demandés. Une bonne connaissance
des marchés et des consommateurs permet à ces entreprises
de desservir des marchés que les entreprises plus imposantes
ne peuvent satisfaire.
Voici les principales étapes de la formation
d'une coopérative.
Idée initiale et principaux organisateurs
- L'idée d'une coopérative naît généralement
au sein d'un groupe de personnes qui ont détecté une occasion
d'affaires ou qui ont trouvé une solution à un problème.
Choix d'un comité directeur - Le choix d'un
comité directeur s'effectue généralement parmi
le groupe initial de participants et ceux qui sont d'accord pour financer
l'étude de faisabilité.
Étude de faisabilité - Il faut décider
de la portée de l'étude de faisabilité, y compris
quels secteurs examiner et quel budget prévoir. Il faut évaluer
avec soin la faisabilité de l'idée avant de commencer.
Il faut déterminer la taille la plus efficace de l'installation.
En retour, il faut aussi définir la quantité de produits
qui peut y être transformée. On peut demander aux organisateurs
ou aux éventuels membres d'une agence de développement
économique de financer l'étude de faisabilité.
Cette étude doit déterminer la viabilité
économique de l'entreprise et souligner les avantages commerciaux,
s'il y en a, à créer une coopérative de transformation
appartenant à ses membre.
Tableau 2. Avantages et inconvénients
d'une coopérative de nouvelle génération
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Avantages
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Inconvénients
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Efficacité grâce à l'intégration de
la production et de la transformation. Les membres de la coopérative
de nouvelle génération peuvent également
modifier les pratiques à une certaine étape par
rapport aux besoins d'une autre, améliorant le système
dans son entier.
|
Alors qu'une production de haute qualité ne devrait pas
être considérée comme un inconvénient,
elle représente peut-être un défi pour certains
producteurs.
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Stabilité - le contrôle qui est imparti aux membres
crée un milieu d'affaires stable, ce qui augmente l'efficacité.
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Il faut un capital initial assez élevé.
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Les producteurs dont les produits s'adressent à des créneaux
particuliers peuvent assumer des phases de transformation ultérieures.
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Les niveaux de risques sont plus élevés, par rapport
à une coopérative traditionnelle. Un échec
peut signifier une perte substantielle pour les investisseurs.
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Comme les parts sociales assorties de droits de livraison sont
synonymes de normes de production et de qualité, ces coopératives
peuvent répondre à des créneaux du marché
qui exigent des produits à identité préservée
et une haute qualité.
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Un haut degré d'expertise du côté exploitation
de l'entreprise, à la fois en gestion et en commercialisation.
C'est parfois un défi de trouver et de fidéliser
des gens compétents.
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Le membre qui détient une part sociale est plus engagé
envers l'entreprise.
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Des parts sociales assorties de droits de livraison négociables
constituent un capital qui est très attirant pour les autres
investisseurs et prêteurs.
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Elle génère l'investissement dans la collectivité
et son renouvellement et favorise l'expansion agricole.
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Choix d'un conseil intérimaire - Si les résultats
de l'étude de faisabilité sont positifs et qu'on décide
de former une coopérative, on doit dissoudre le comité
directeur et le remplacer par un conseil intérimaire. On élira
un président du conseil et on explorera les possibilités
de financement en mettant la dernière main au plan d'affaires.
Le conseil intérimaire décide s'il convient de recruter
un président directeur général.
Constitution de la coopérative - Il faut constituer
la coopérative en temps opportun, selon certains facteurs, entre
autres le besoin de signer des ententes contractuelles comme des ententes
de confidentialité, des lettres d'intention, des ententes d'approvisionnement,
des ententes de financement avec les gouvernements. Dès qu'il
y a possibilité d'engager une responsabilité, on recommande
la constitution en société par actions.
Élaboration du plan d'affaires et structure
juridique de la coopérative - Le plan d'affaires décrit
les buts et les objectifs de la coopérative et les étapes
permettant de les atteindre. Le conseil utilise cette information pour
promouvoir la coopérative. Il s'agit d'un élément
essentiel pour déposer une déclaration d'offre auprès
de la Commission des services financiers de l'Ontario, au besoin (voir
Financement de la coopérative). Il faut procéder à
cette étape avant de pouvoir vendre des parts.
On peut obtenir les renseignements sur les études
de faisabilité et la rédaction des plans d'affaires auprès
du MAAO, des centres locaux d'aide aux entreprises et de consultants
privés. On peut obtenir les fiches techniques du MAAO n°
95-024, Comment étudier la faisabilité d'un
projet d'entreprise, et n° 99-012, Établissement de plans d'exploitation,
en communiquant avec le Centre d'information du MAAO au 1 877 424-1300.
Préparation d'une déclaration d'offre
- Les coopératives qui veulent réunir plus de 200 000 $
et vendre des parts à plus de 25 membres ou émettre
des parts d'une valeur de plus de 1 000 $ par membre doivent
généralement déposer une déclaration d'offre
(similaire à un prospectus) auprès de la Commission des
services financiers de l'Ontario.
Campagne de levée de fonds - Une fois les exigences
juridiques et les formalités administratives satisfaites et le
plan d'affaires complété, le conseil peut lancer une campagne
de levée de fonds.
Pour former une coopérative, il faut avant tout
la collaboration et l'engagement des membres potentiels. On s'assure
ainsi d'apports diversifiés au plan d'affaires et on motive les
membres à devenir propriétaires en s'engageant dans la
coopérative.
Constitution de la coopérative
La Loi sur les sociétés coopératives
(Ontario) est régie par la Commission des services financiers
de l'Ontario. Il faut au moins cinq personnes pour constituer une coopérative.
Ces membres doivent être des personnes âgées d'au
moins 18 ans, ou encore des sociétés, notamment d'autres
coopératives. Voici un résumé de certaines des
principales exigences en vertu de la Loi. Ce résumé
ne saurait en aucun cas remplacer la loi. On peut obtenir des renseignements
sur les droits exigés pour la constitution auprès de la
Commission des services financiers de l'Ontario.
Statuts constitutifs
Pour constituer une coopérative en Ontario,
il faut déposer les statuts constitutifs auprès de la
Commission des services financiers de l'Ontario. Les statuts constitutifs,
de même que la Loi sur les sociétés coopératives
(Ontario) (ci-après la « Loi »),
forment le cadre juridique de la coopérative. Ils établissent
son but et son mode de financement. Les statuts constitutifs doivent
préciser :
- le nom et l'adresse de la coopérative, les noms, adresses
et signatures des membres;
- le nombre d'administrateurs de la coopérative;
- la structure des parts de la coopérative;
- le mode de financement de la coopérative : emprunts,
ventes de débentures ou droits d'adhésion;
- toute disposition ou interdiction spéciale.
On peut communiquer avec la Commission des services
financiers de l'Ontario à l'adresse suivante :
Commission des services financiers de l'Ontario
C. P. 85
5160, rue Yonge, 4e étage
North York (Ontario)
M2N 6L9
Téléphone : 1 800 668-0128
(416) 226-7776
Constitution au niveau fédéral
Si la coopérative prévoit étendre
ses activités commerciales à l'extérieur de l'Ontario,
elle doit se constituer en vertu des lois fédérales. Pour
pouvoir le faire, la coopérative doit effectuer des activités
commerciales dans au moins deux provinces et établir une place
d'affaires dans plus d'une province. En vertu de la Loi canadienne
sur les coopératives, il faut au moins trois personnes âgées
d'au moins 18 ans pour constituer une coopérative. Il faut
noter que les coopératives constituées à l'extérieur
de l'Ontario sont régies par la Commission des valeurs mobilières
de l'Ontario (CVMO), ce qui signifie qu'elles doivent satisfaire aux
lois et aux règlements administrés par la CVMO.
On peut communiquer avec le Secrétariat aux
coopératives, Agriculture et Agroalimentaire Canada, en téléphonant
au (613) 759-7194 ou en consultant le site www.agr.ca/policy/co-op/
pour obtenir plus de renseignements sur la constitution d'une coopérative
en vertu des lois fédérales.
Pour plus de renseignements sur la constitution d'une
coopérative, voir la fiche technique du MAAO n° 02-020, Comment
créer une coopérative, que l'on peut trouver au site
Web du MAAO.
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Rédaction des règlements administratifs
À la prochaine étape, on élit
les administrateurs et on adopte les règlements administratifs.
Ces derniers décrivent le fonctionnement de la coopérative
et comprennent les statuts constitutifs de celle-ci. Il n'est pas nécessaire
de déposer les règlements auprès de la Commission
des services financiers de l'Ontario. Ils entrent en vigueur dès
qu'ils sont approuvés par le conseil d'administration et ratifiés
par les membres. La coopérative de nouvelle génération
peut vouloir inclure dans ses règlements administratifs les obligations
de commercialisation et les droits des membres.
Il faut confier la rédaction des statuts et
des règlements administratifs à des spécialistes
ayant une bonne connaissance des pratiques et des lois relatives aux
coopératives. Les administrateurs doivent également participer
au processus, afin de s'assurer qu'ils en comprennent l'incidence sur
la coopérative.
Financement de la coopérative
Les coopératives peuvent avoir recours au financement
par emprunt ou par émission de parts. Elles peuvent choisir de
se constituer « avec capital social » ou « sans capital
social ». La constitution « avec capital social » permet
à une coopérative de se financer en vendant des parts
sociales et en ayant recours à d'autres moyens de financement
comme les débentures. Une coopérative constituée
« sans capital social » peut seulement se financer par emprunt
et elle ne peut émettre de parts. La coopérative doit
décider de son mode de financement avant d'entamer le processus
de constitution.
Le plan d'affaires de la coopérative définit
ses besoins en capitaux et ses objectifs. La vente de parts sociales
peut financer l'achat ou la construction de l'installation de transformation.
Tel qu'il est énoncé précédemment, les coopératives
de nouvelle génération trouvent habituellement de 30 à
50 % de leur capital en vendant des parts sociales assorties de
droits de livraison. Le fait que les capitaux propres soient ainsi plus
élevés réduit la dépendance aux emprunts
et augmente la viabilité de l'entreprise. On peut obtenir du
capital supplémentaire en émettant des parts sociales
privilégiées, en empruntant auprès des membres
ou en émettant d'autres titres. L'investissement peut être
menacé si la coopérative n'atteint pas ses objectifs.
Dépôt de déclaration d'offre et dispenses de dépôt
Avant d'émettre des parts sociales ou des débentures,
une coopérative doit déterminer s'il lui faut déposer
une déclaration d'offre auprès de la Commission des services
financiers de l'Ontario. Ce document dévoile de façon
simple, complète et véridique aux investisseurs éventuels
tous les aspects importants du fonctionnement et des activités
prévues de la coopérative. Y sont inclus, un profil des
résultats financiers en cours et l'usage prévu du financement
obtenu. La déclaration d'offre permet à un membre éventuel
d'évaluer le risque lié à un investissement dans
la coopérative.
Une coopérative n'est pas tenue de déposer
une déclaration d'offre dans les cas suivants :
- il y a 25 détenteurs de titres ou moins;
- il y a plus de 25 détenteurs de titres, mais les parts
sociales ou les emprunts auprès des membres ne dépassent
pas 1 000 $ par membre par année, et ne dépassent
pas une valeur globale de 10 000 $ par membre, ou la valeur
globale de tous les titres en circulation est inférieure à
200 000 $.
Les déclarations d'offre sont des documents
juridiques complexes qui doivent être rédigés par
un spécialiste en la matière.
Financement par capitaux propres (Constitution avec capital social)
Une coopérative avec capital social exige l'achat
de parts sociales par le membre, qui investit ainsi dans la coopérative.
Si la coopérative s'avère un échec, l'investissement
peut être perdu. La constitution avec capital social permet une
plus grande souplesse de financement, car une telle coopérative
peut aussi avoir recours au financement par emprunt.
Types de parts
Toutes les coopératives constituées avec
capital social peuvent émettre des parts sociales ordinaires
et des parts sociales privilégiées. Ces dernières
comportent des privilèges et des droits différents. C'est
le cas des parts sociales privilégiées assorties de droits
de livraison qu'émettent les coopératives de nouvelle
génération. Il s'agit simplement d'une catégorie
spécifique de parts sociales privilégiées. La structure
de capital social de la coopérative de nouvelle génération
comporte généralement des parts sociales et plusieurs
catégories de parts sociales privilégiées. L'une
des catégories de parts sociales privilégiées est
assortie de droits de livraison.
Parts sociales
La part sociale donne à son détenteur
le droit de voter et le droit d'acheter des parts sociales privilégiées,
auxquelles sont rattachés des droits de livraison. Seuls les
producteurs de la matière première peuvent détenir
des parts sociales, ce qui leur assure ainsi de garder le contrôle
sur les activités. Chaque membre détient un droit de vote,
indépendamment du capital qu'il a investi. On s'assure ainsi
que personne ne peut prendre le contrôle du groupe.
Part sociale privilégiée assortie de droits de livraison
La part sociale privilégiée assortie
de droits de livraison permet au membre de livrer son produit à
la coopérative. En vendant des parts aux membres, la coopérative
peut obtenir le capital de démarrage nécessaire. Chaque
part sociale assortie de droits de livraison acquise confère
au membre le droit et l'obligation de livrer une unité (p. ex.,
un animal ou un boisseau d'une culture) de produit à la coopérative
en vue de sa transformation (voir la section 1 pour plus de détails
sur les droits de livraison).
L'achat de droits de livraison représente un
investissement important pour le membre-producteur et un apport majeur
de capitaux pour la coopérative. Par exemple, en 1990, la North
American Bison Co-operative a vendu 180 parts sociales au coût
de 100 $US chacune. Les 180 membres ont acheté au moins
10 parts sociales privilégiées assorties de droits
de livraison au coût de 250 $US chacune, soit un investissement
minimal de 2500 $US.
Les parts sociales privilégiées assorties
de droits de livraison sont à la fois négociables et transférables,
conformément aux règlements administratifs et aux statuts
de la coopérative. Elles peuvent être vendues à
d'autres producteurs avec l'autorisation du conseil ou transférées
à la génération suivante de la famille.
Part sociale privilégiée sans droits de livraison
La part sociale privilégiée sans droits
de livraison permet à la coopérative d'obtenir du financement
auprès de non-producteurs. Les détenteurs de parts sociales
privilégiées ne peuvent voter, sauf en certaines circonstances
prévues par la Loi. Les collectivités et les non-producteurs
peuvent investir dans la coopérative pour soutenir l'expansion
commerciale de leur collectivité et favoriser la création
de la richesse et de l'emploi dans leur région. Les investisseurs
achètent une part sociale privilégiée pour les
raisons suivantes :
- Les coopératives exigent généralement que les
dividendes soient versés sur les parts sociales privilégiées
avant d'être versés sur les parts sociales ordinaires;
- Lorsqu'une coopérative est dissoute ou en mauvaise posture,
les détenteurs de parts sociales privilégiées
ont généralement préséance sur les détenteurs
de parts sociales ordinaires quand vient le moment de réclamer
leur dû, mais ils viennent après les détenteurs
de débentures et les fournisseurs.
Primes et dividendes
Pour mieux protéger les investisseurs contre
l'inflation, la coopérative peut vouloir payer un montant supplémentaire
ou une prime sur les parts sociales privilégiées qu'elle
rachète. La prime maximale sur une part sociale privilégiée
est calculée en fonction d'un taux composé de 10 %
l'an ou en fonction de l'indice des prix à la consommation, selon
le plus élevé des deux montants. En versant une prime,
on s'assure que la valeur des parts de la coopérative n'est pas
en reste par rapport à l'inflation. Le versement de primes signifie
également un capital moindre pour la coopérative, aussi
faut-il veiller à l'équilibre.
La coopérative peut également verser
un rendement sur les parts sociales ordinaires et les parts sociales
privilégiées. C'est ce que l'on appelle un dividende.
Le dividende maximal que peut verser toute coopérative sur
les parts de membre est fixé à un maximum de 2 %
au-dessus du taux préférentiel de tout établissement
financier (caisse de crédit, banque, société de
fiducie) nommé dans les règlements administratifs de la
coopérative.
Il n'y a pas de plafond pour le dividende qui peut
être versé au détenteur de parts sociales privilégiées,
à moins que la coopérative n'en décide autrement.
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Financement par emprunt (Constitution sans capital social)
Les coopératives traditionnelles et les coopératives
de nouvelle génération peuvent exiger que leurs membres
leur consentent des prêts. Même celles qui émettent
des parts peuvent vouloir emprunter auprès de leurs membres.
Comme elles le font pour les dividendes versés sur les parts
sociales, les coopératives peuvent offrir à leurs membres
un taux d'intérêt sur les emprunts plafonné à
2 % de plus que le taux préférentiel de tout établissement
financier (caisse de crédit, banque ou société
de fiducie). Les coopératives doivent rembourser leurs emprunts
à leurs membres, y compris tout intérêt couru, lorsque
ces derniers quittent la coopérative.
Prêts de ristourne
Toute coopérative peut exiger de ses membres
de lui prêter en tout ou en partie sa ristourne. Ces prêts
sont appelés prêts de ristourne. En demandant à
ses membres ce genre de prêt, la coopérative peut se financer
à même son propre excédent. La coopérative
peut verser sur le prêt de ristourne le même taux d'intérêt
maximal applicable aux prêts des membres.
Emprunt auprès de membres, de non-membres et d'établissements
financiers
Au besoin, la coopérative peut emprunter des
sommes additionnelles auprès de membres, de non-membres et d'établissements
financiers, au taux du marché. La disponibilité et le
coût de ces emprunts dépendront de la santé financière
de la coopérative et de sa cote de crédit.
Débentures
Une coopérative peut aussi émettre des
débentures. Elle peut offrir certains éléments
d'actif en garantie de ces débentures. Si la coopérative
possède des immobilisations financées par des capitaux
propres, comme des terrains et des immeubles, elle peut s'en servir
pour obtenir du financement au moyen de ses débentures. Les coopératives
peuvent émettre plusieurs types de débentures, mais elles
promettent généralement de verser périodiquement
des intérêts et de rembourser le capital avant une certaine
date. Si la coopérative n'effectue pas ses paiements, les détenteurs
de débentures peuvent la poursuivre. Il n'existe pas de plafond
au taux pouvant être offert par une coopérative sur ses
débentures. Cependant, la coopérative devra décider
du taux qu'elle peut se permettre. Les débentures peuvent également
être non garanties.
Section 3 - exploitation de la coopérative de
nouvelle génération
Caractéristiques d'une coopérative de nouvelle génération
gagnante
Les coopératives de nouvelle génération
qui connaissent la réussite semblent partager les caractéristiques
suivantes :
- Vision et leadership - producteurs motivés et dynamiques;
- Solidité du projet proposé - un marché qui
peut être approvisionné profitablement et où un
approvisionnement fiable en matières premières est garant
de réussite;
- Climat commercial propice - temps opportun pour le démarrage
dans le secteur et l'obtention de capitaux;
- Gestion professionnelle de l'installation de transformation;
- Approvisionnement stable en matières premières;
- Poursuite dynamique d'un segment de marché particulier;
- Clientèle diversifiée.
Ententes de commercialisation
Les coopératives de nouvelle génération
passent des contrats de commercialisation avec leurs membres pour s'assurer
d'un approvisionnement constant en matières premières.
Voici les points à prévoir dans un tel contrat :
- clarification de la propriété du produit et du moment
du transfert de propriété;
- les droits et les devoirs du membre relativement à la commercialisation
des produits par l'intermédiaire de la coopérative;
- les conditions qui régissent la mise en marché et
à qui incombe la responsabilité des produits, y compris
les exigences de qualité et les dates de livraison;
- les mesures que doit prendre la coopérative vis-à-vis
du membre dans l'éventualité de la non-livraison de
produits;
- les mesures que doit prendre le membre vis-à-vis la coopérative
dans l'éventualité de non-paiement du produit.
Vu l'importance que l'entente conclue avec le membre
revêt pour la coopérative de nouvelle génération,
ce document se doit d'être bien rédigé. Aussi, est-il
judicieux de faire appel à un conseiller juridique. Certains
des éléments clés des contrats de commercialisation
peuvent être inclus dans les règlements administratifs
de la coopérative.
Utilisation de l'excédent
On entend par « excédent », l'excédent
des produits sur les charges. Comment une coopérative utilise
son excédent peut influer directement sur son financement. La
coopérative aura probablement besoin de conserver une partie
de son excédent sous la forme de bénéfices non
répartis ou de réserves. Les bénéfices non
répartis servent au financement de l'expansion des activités
ou au remplacement éventuel d'éléments d'actif.
Il faut définir les besoins de la coopérative avant d'en
redistribuer les bénéfices aux membres et aux détenteurs
de parts.
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Imposition de l'excédent
La méthode utilisée pour distribuer l'excédent
a une incidence fiscale sur celui-ci, tant pour la coopérative
que pour ses membres et investisseurs. Les ristournes sont versées
à même le bénéfice avant impôt de la
coopérative et sont considérées comme une charge,
ce qui diminue la somme d'impôt à payer par la coopérative.
Les dividendes versés sur les parts le sont
à même le bénéfice après impôt
et sont imposables entre les mains des membres. Les membres de la coopérative
peuvent réclamer le crédit d'impôt fédéral
pour les dividendes versés par la coopérative. Pour plus
de détails sur la fiscalité, consulter un comptable.
Autres règlements et questions concernant la coopérative
Exigence de vérification
La Loi précise qu'il faut nommer un vérificateur
pour examiner les registres financiers et produire un rapport annuel.
Ce sera une personne impartiale, en aucun cas l'un des administrateurs
ou des employés de la coopérative.
Retrait des membres
Les parts sociales détenues dans la coopérative
constituent un bien personnel et sont transférables selon les
conditions établies par la Loi. Un membre peut se retirer
de la coopérative en donnant un préavis de six mois. À
la fin de la période de préavis, la coopérative
doit commencer à racheter les parts du membre ou à lui
rembourser ses prêts. Les parts sociales ou les prêts d'un
membre doivent être remboursés dans les six mois qui suivent
son décès. Un membre peut être expulsé par
vote majoritaire du conseil d'administration. La coopérative
doit alors lui rembourser ses parts ou ses prêts en deçà
de une année. Un membre qui a voté contre une résolution
qui (dans les faits) apporte un changement important à la nature
de la coopérative peut se retirer. Ses parts ou ses prêts
doivent alors lui être remboursés dans les quatre-vingt-dix
jours. Par « changement important », on entend la vente ou
la disposition des biens de la coopérative, la fusion avec une
autre coopérative ou sa conversion en société par
actions.
Dans chaque cas, la Loi comporte des dispositions
additionnelles qui accordent à la coopérative le pouvoir
de retarder le versement si celui-ci entraîne l'insolvabilité
de la coopérative ou menace très sérieusement la
stabilité financière de cette dernière. Une coopérative
devient insolvable si son endettement dépasse la valeur de revente
de son actif ou si elle est incapable de payer ses dettes à la
date d'échéance.
Dissolution
Pour pouvoir dissoudre la coopérative, les membres
doivent d'abord signifier leur intention en déposant des statuts
de dissolution auprès de la Commission des services financiers
de l'Ontario. Les prêts des membres et les prêts de ristournes
viennent au deuxième rang, après les dettes courantes
de la coopérative qui ont la priorité. L'excédent
net est alors réparti également entre les membres ou redistribué
en proportion de la ristourne versée durant les cinq dernières
années. Autrement, ce montant peut être versé à
des oeuvres de charité. Si aucune méthode de disposition
de l'excédent n'est définie dans les statuts constitutifs
ni dans les règlements administratifs, les fonds sont redistribués
également entre les membres, indépendamment du nombre
de parts de chacun.
Résumé
Le modèle de la coopérative de nouvelle
génération est en constante évolution. Il peut
convenir à de nombreuses situations, mais pas à toutes.
Il faut l'adopter avec prudence, dans le cas d'entreprises qui n'ont
pas de stratégie de contrats bilatéraux de livraison et
qui ne bénéficient pas d'un investissement élevé
de la part des membres. Il faut des producteurs qui veulent consacrer
temps et énergie au processus d'expansion, investir assez de
capital pour financer le projet et s'engager par contrat à fournir
le produit permettant d'approvisionner l'installation, à défaut
de quoi, le projet battra de l'aile. Si les producteurs ne s'engagent
pas en vertu de contrats de livraison et par un investissement, il devient
difficile d'obtenir du financement de source externe, par emprunt ou
participation au capital. Si les contrats bilatéraux sont remplacés
par des ententes de livraison plus souples, la coopérative s'expose
à des risques accrus de ne pas bénéficier d'un
approvisionnement constant en produits.
Il est fortement recommandé de consulter des
avocats, des comptables et des experts en planification qui s'y entendent
en matière de constitution de coopératives, puisque la
marche à suivre diffère passablement de celle qui vise
la constitution d'une société par actions.
Information sur les coopératives
On peut obtenir des renseignements sur les coopératives
en s'adressant au ministère des Finances ainsi qu'aux organismes
suivants :
- Canadian Co-operatives Association - Ontario Region (CCA) 1 888 745-5521
ou (519) 763-8271
- Secrétariat aux coopératives, Agriculture et Agroalimentaire
Canada (613) 759-7194
- Loi sur les prêts destinés aux améliorations
agricoles et à la commercialisation selon la formule coopérative,
Agriculture et Agroalimentaire Canada (613) 759-6289
- Center for the Study of Co-operatives (306) 966-8509
Courriel : co-op.studies@usask.ca
- Développement des entreprises, MAAO
Références
Les coopératives en Ontario, ministère des Finances de
lOntario, série de publications qui comprend : Comment
constituer une coopérative; Constituer une coopérative
en personne morale avec capital social; Constituer une coopérative
en personne morale sans capital social; et Exigences légales.
Canadian Co-operative Association, New Generation Co-operative Factsheet
Series, # 1 Overview, #2 Regulatory Requirements and #3
Taxation, Ontario Region (CCA)
1 888 745-5521 ou (519) 763-8271
Site Web : www.ccaont.on.ca
Créer notre coopérative, Secrétariat aux coopératives,
Agriculture et Agroalimentaire Canada,
Site Web : http://www.agr.gc.ca/policy/coop/kitcoop/fiche13.html
New Generation Co-operatives: Responding to Change in Agriculture,
Brenda Stefanson et Murray Fulton.
Centre for the Study of Co-operatives, University of Saskatchewan, 1997.
Creating Co-op Fever: A Rural Developers Guide To
Forming Co-operatives, William Patrie, Rural Development Director, North
Dakota Association of Rural Electric and Telephone Co-operatives.
New Generation Co-operatives on the Northern Plains, Agri-Food Research
& Development Initiative (ARDI) et University of Manitoba
Site Web : www.umanitoba.ca/afs/agric_economics/ardi
La présente fiche technique se veut un document dinformation
générale qui ne fournit pas de conseils sur des situations
particulières. Même si on y trouve des renseignements sur
les aspects juridiques et fiscaux concernant les coopératives,
elle ne saurait tenir lieu dinterprétation ou de résumé
de la Loi de limpôt sur le revenu, de la Loi sur les sociétés
coopératives (Ontario) ou de toute loi touchant la constitution
dune coopérative. Le gouvernement de lOntario décline
toute responsabilité envers quiconque sen servirait ainsi.
Liens connexes
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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