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Contrats
de location au comptant de terres en culture
Table des matières
- Introduction
- Section 1 - Principes D'un Contrat De Location :
Aspects Juridiques Et Fiscaux
- Tableau 1. Sommaire des éléments
obligatoires, recommandés et facultatifs à inclure au
contrat de location
- Section 2 - Établissement D'un Contrat
De Location Au Comptant
- Tableau 2. Avantages et inconvénients
des contrats de location au comptant pour le propriétaire
- Tableau 3. Avantages et inconvénients
des contrats de location au comptant pour le locataire
- Tableau 4. Feuille de travail sur les coûts
de propriété
- Tableau 5. Méthode fondée sur le
rendement net pour le locataire
- Tableau 6. Comparaison des méthodes
- Section 3 - Liste De Vérification Et
Feuilles De Travail Sur La Location
- Tableau 7. Liste de vérification sur la
location d'une terre agricole
- Tableau 8. Feuille de travail vierge sur les
coûts de propriété
- Tableau 9. Feuille de travail vierge sur le rendement
net pour le locataire
- Annexe A - Exemple D'un Contrat De Location Au
Comptant D'une Terre
- Liens connexes
Introduction
Cette fiche technique fait partie d'une série de fiches portant
sur les baux ou contrats de location. La première fiche technique,
Modalités de location de terres, commande no 01-066,
décrit en détail les aspects juridiques, fiscaux et de
gestion qu'implique la location d'une terre.
Louer une terre est pratique courante dans l'Ontario rural. Les
types de contrats de location de terres en culture et les relations
entre les propriétaires et les locataires varient énormément
dans la province. Ce qui est souhaitable ou équitable dans le
cas d'une relation propriétaire-locataire donnée ne l'est
pas nécessairement dans d'autres cas. La présente fiche
technique a pour but d'aider les locataires et les propriétaires
à établir des contrats de location au comptant équitables
et à les aider à prendre des décisions éclairées.
On trouvera à l'annexe A un exemple de tel contrat.
Section 1 - Principes D'un Contrat De Location :
Aspects Juridiques Et Fiscaux
Les Composantes Humaines D'un Contrat De Location Réussi
Toute forme d'entente commerciale exige une bonne dose de confiance
et de respect mutuels. Il en va de même pour la location d'une
terre. Pour qu'un contrat de location soit réussi, il doit satisfaire
autant le propriétaire que le locataire. Avant de signer un contrat
de location, le propriétaire et le locataire doivent faire plus
qu'établir un juste prix. Ils doivent prendre en considération
leurs affinités et le caractère équitable du contrat
de location. Voici une liste des caractéristiques souvent retrouvées
dans des contrats de location réussis :
- Affinités - Vous entendez-vous bien et pouvez-vous débattre
des points de divergence?
- Honnêteté - Avez-vous confiance en la personne avec
qui vous faites affaire?
- Transparence - Les modalités de location sont-elles connues
des deux parties et notées par écrit?
- Conditions équitables - Est-ce que les conditions sont équitables
pour chaque partie?
- Souplesse - Est-ce que le contrat de location peut être modifié
si des changements survenaient?
- Pertinence - Est-ce que le contrat convient au type de culture et
encourage les bonnes pratiques agricoles?
Est-Ce Un Contrat De Location Au Comptant Qui Vous Convient Le Mieux?
Face aux coûts en immobilisations élevés associés
à la propriété d'un bien-fonds, la location offre
une solution de rechange intéressante. La location d'une terre
agricole comporte des avantages et des inconvénients que le propriétaire
et le locataire doivent prendre en compte avant de signer un contrat
de location. Les tableaux 2 et 3 répertorient les avantages et
les inconvénients d'un contrat de location au comptant.
Les Avantages D'un Contrat Écrit
Bien que la majorité des contrats de location de terres se fassent
verbalement, les locataires et les propriétaires se doivent d'étudier
les avantages de s'entendre par écrit :
- Le plus grand avantage est une compréhension claire des conditions
du contrat de location. Bien qu'un contrat de location verbal soit
une forme valide de contrat, il est extrêmement difficile d'en
faire valoir les modalités en cas de désaccord. Un contrat
écrit fournit au propriétaire et au locataire un constat
de leur entente.
- Il éclaircit les attentes et les responsabilités des
deux parties. Est-il besoin de mentionner que s'il survient un litige,
le contrat écrit offre une solution de rechange à une
poursuite en justice onéreuse.
- Il est aussi un guide précieux pour les héritiers
si le propriétaire ou le locataire mourait.
- Il sert aussi de pièce justificative aux fins de l'impôt.
Il faut souligner qu'un contrat écrit n'est nullement un signe
de non-confiance, mais plutôt un indice de la part des deux parties
de leur volonté d'en venir à une compréhension
claire du contrat qu'ils passent.
Tableau 1. Sommaire des éléments
obligatoires, recommandés et facultatifs à inclure au
contrat de location
Contrats De Location Écrits
Éléments obligatoires
- Les noms et adresses du propriétaire et du locataire
- Description du bien-fonds en location - comprend la désignation
officielle et précise les bâtiments ou les endroits à
exclure.
- Durée et renouvellement du bail - le début et
la durée du contrat de location ainsi que son renouvellement
si les parties souhaitent voir le contrat se renouveler d'année
en année. Le contrat doit mentionner quand et comment ce renouvellement
s'effectuera.
- Loyer à payer - quel est le montant du loyer, comment est-il
calculé et à quel moment doit-il être payé.
Éléments recommandés
- Droits d'inspecter et de récolter - le propriétaire
a le droit de passer sur le bien-fonds loué et le locataire
a le droit de récolter les cultures. A aussi trait à
une indemnité à laquelle le propriétaire et le
locataire entrant ont droit.
- Transfert des titres de propriété - il est important
que le propriétaire et le locataire discutent de leurs attentes
en cas de vente de la ferme à un nouveau propriétaire
pendant la durée du contrat de location.
- Résiliation du bail - le contrat doit clairement énoncer
comment le bail peut être résilié.
- Utilisation de la terre - le contrat doit mentionner ce que le locataire
fera des terres.
- Questions environnementales - cette clause aborde la question des
politiques et des responsabilités environnementales.
- Assurance - une clause à propos de l'assurance permet au
propriétaire et au locataire d'identifier qui sera responsable
de la couverture d'assurance.
- Droits de cession du bail ou de sous-location - au contrat écrit,
il doit y avoir une clause qui empêche le locataire de sous-louer.
Éléments facultatifs
- Règlement des différends - une clause d'arbitrage
décrit comment résoudre des désaccords qui ne
peuvent être résolus entre le locataire et le propriétaire.
La pratique la plus courante consiste en la désignation d'un
arbitre.
- Pratiques de production et décisions de gestion - cette
clause traite des décisions de production et de gestion que
le propriétaire veut que le locataire prenne. Certaines de
ces décisions peuvent comprendre :
- décisions à propos des cultures;
- utilisation de fumier, d'engrais et de produits chimiques;
- assurance-récolte et assurance revenu;
- livraison et vente de la récolt
- Allocations de soutien du revenu, subsides et remboursements - le
contrat écrit doit énoncer clairement qui recevra les
sommes versées par des organismes gouvernementaux ou des agences
de commercialisation.
- Contrepartie à payer pour les réparations aux bâtiments
et aux clôtures et pour les améliorations - qui est responsable
de la réparation des bâtiments et des clôtures,
et des autres améliorations et comment en répartir les
coûts.
- Indemnité pour dommages matériels - la partie lésée
doit recevoir une indemnité.
- Droits de préemption - le propriétaire peut vouloir
offrir au locataire un droit de préemption aux mêmes
conditions que celles qui lui sont faites par une tierce partie pour
l'achat de ses terres.
- Option d'achat - les parties peuvent vouloir s'entretenir de la
possibilité d'inclure une option qui permet au locataire d'acheter
les terres louées.
- Restrictions de zonage municipal - le locataire signe le contrat
avec l'intention expresse de pratiquer des activités agricoles.
Il est donc important que le propriétaire lui donne l'assurance
que les terres sont zonées agricoles.
Les Composantes Du Contrat De Location
Le contrat écrit peut être aussi simple ou détaillé
que le souhaitent le propriétaire et le locataire. Le tableau
1 et la section qui suit récapitulent les éléments
à considérer lors de la mise en forme d'un contrat de
location. Ils sont classés sous trois appellations :
- Obligatoires - tous les contrats doivent inclure ces éléments.
- Recommandés - éléments que le propriétaire
et le locataire doivent envisager d'inclure au contrat.
- Facultatifs - éléments qui ajoutent de la clarté
au contrat de location et apportent au propriétaire et au locataire
des points à débattre au fur et à mesure qu'ils
élaborent le contrat.
Répercussions Fiscales De La Location De Terres
Les répercussions fiscales de la location sont traitées
en détail dans la fiche technique no 01-066,
Modalités de location de terres.
Perte d'un report d'impôt et exemption pour gains en capital
de 500 000 $
Les propriétaires peuvent par mégarde se priver de la
possibilité d'utiliser les deux importantes dispositions fiscales
que voici :
- la possibilité d'utiliser un report d'impôt (aussi
appelé un roulement) lors du transfert du bien-fonds aux enfants;
- l'exemption pour gains en capital de 500 000 $ pour leurs terres.
Ces erreurs peuvent survenir parce que de nombreux types d'accords
de location ne sont pas perçus comme des activités agricoles
par l'Agence canadienne des douanes et du revenu (ACDR). Même
un contrat de partage des récoltes, où une partie de la
récolte est donnée au propriétaire en paiement
pour l'utilisation des terres, ne correspond pas à leur définition.
Ainsi, quelques types d'accords de location ont pour conséquence
de faire perdre au propriétaire son statut d'agriculteur et la
possibilité d'utiliser les dispositions fiscales s'y rattachant.
Bien que ces cas ne soient pas répandus et qu'il soit souvent
possible d'y remédier avec un minimum de conséquences,
il est préférable de vérifier avec votre comptable
de quelle manière une location peut vous toucher.
Taxe sur les produits et services (TPS)
Le loyer, qui est payé par voie de partage des récoltes,
n'est pas soumis à la TPS. Aux fins de la TPS, les loyers au
comptant sont traités selon la manière dont le propriétaire
est enregistré auprès de l'ACDR pour percevoir et rembourser
la TPS. Si un propriétaire n'est pas enregistré, il n'est
pas tenu de percevoir la taxe sur le loyer. S'il est enregistré,
la TPS doit être perçue sur les loyers au comptant. Le
locataire peut demander un crédit de taxe sur les intrants sur
la taxe qu'il aura payée.
Programme d'imposition foncière des propriétés
agricoles
Le Programme d'imposition foncière des propriétés
agricoles permet aux fermes admissibles d'être imposées
à 25 % du taux d'imposition foncière applicable aux
propriétés résidentielles ou agricoles de la municipalité.
La maison de ferme, plus un acre de terre l'entourant, sont imposés
en tant que catégorie résidentielle. Pour être admissible
au taux réduit, un bien-fonds doit faire partie d'une entreprise
agricole et générer des revenus agricoles bruts de 7000 $
ou plus, et avoir fait l'objet d'une demande et de l'attribution d'un
numéro valide aux termes du Programme d'inscription des entreprises
agricoles. Un propriétaire qui n'est pas enregistré peut
tout de même bénéficier d'un taux d'imposition réduit
si le locataire possède un numéro aux termes du Programme
d'inscription des entreprises agricoles valide. Pour plus de renseignements,
appeler sans frais Agricorp au 1 866 327-3678 ou visiter le
site Web.
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Section 2 - Établissement D'un Contrat
De Location Au Comptant
Les contrats de location au comptant comportent des avantages et des
inconvénients. Les propriétaires et les locataires se
doivent de les étudier. Les tableaux 2 et 3 en indiquent les
grandes lignes.
Tableau 2. Avantages et inconvénients
des contrats de location au comptant pour le propriétaire
Avantages
- Un loyer fixe au comptant dégage le propriétaire du
souci découlant des variations de prix et de rendement. Les
risques de fluctuation de prix, de coûts et de production sont
portés par le locataire.
- Le propriétaire n'a pas à se préoccuper de
la commercialisation des récoltes.
- Ce type de contrat est moins exigeant au niveau de la gestion que
d'autres formes d'ententes de location.
- Comme le propriétaire participe moins à la gestion,
il y a moins de risques de friction entre le propriétaire et
le locataire à propos des décisions de gestion.
- Le propriétaire ne se préoccupe plus autant de savoir
si le locataire enregistre correctement les renseignements concernant
le rendement de la récolte.
- Le mode de paiement est explicite.
Inconvénients
- Les années de hausses substantielles et imprévues
du prix des produits de base, le propriétaire qui a loué
sa ferme contre un loyer fixe au comptant ne peut participer aux bénéfices
résultant des prix plus élevés.
- Une fois qu'un loyer fixe au comptant est établi, il peut
être difficile de négocier des changements, si les rendements
et les coûts augmentent avec le temps.
- Le revenu de location n'est pas considéré comme un
revenu d'agriculture. S'il vous est important de garder un statut
agricole, il faudra considérer un autre type d'entente.
- Les occasions de réduire les impôts grâce au
revenu programmé (en retenant les récoltes ou en engageant
des dépenses) ne sont pas aussi grandes dans le cas d'un contrat
de location au comptant si on le compare à un contrat de partage
des récoltes.
- Il peut y avoir danger accru que le locataire rende la terre inculte.
Cependant, la forte demande pour des terres et les conditions stipulées
par écrit peuvent amoindrir ce problème.
- Il peut arriver que le locataire ne paie pas tout le loyer (pour
des raisons diverses) ou tarde à payer le loyer.
- Le revenu que tire un propriétaire d'un contrat de partage
des récoltes est admissible au compte de stabilisation du revenu
net (CSRN), tandis qu'un loyer au comptant ne l'est pas.
Tableau 3. Avantages et inconvénients
des contrats de location au comptant pour le locataire
Avantages
- Un loyer fixe au comptant permet au locataire de faire plus de profits
s'il survient une augmentation inattendue du prix des récoltes
ou qu'une saison de croissance exceptionnellement favorable donne
de meilleures récoltes.
- Il y a moins de temps passé à tenir des registres
et à diviser les récoltes ou à partager les revenus
provenant de la vente des récoltes.
- Permet au locataire d'avoir les coudées franches dans ses
décisions de gestion.
- Il y a moins de risques de friction entre le locataire et le propriétaire
à propos de la gestion de la récolte.
Inconvénients
- Les taux de location au comptant ont tendance à être
négociés selon les prix du marché de l'année
précédente. À la suite d'une bonne année,
cet optimisme risque de faire en sorte que le loyer soit plus élevé
qu'il ne devrait l'être.
- Le locataire porte tous les risques liés au rendement et
aux prix. L'inconvénient est d'autant plus grand si les terres
ne sont pas idéales ou que la récolte varie à
cet endroit.
- Le loyer au comptant devient une charge au comptant fixe qu'il peut
être très difficile de payer une année où
la récolte est mauvaise ou lorsque les prix sont anormalement
bas.
- Les taux de location au comptant ont tendance à augmenter
au même rythme que l'augmentation du rendement des récoltes,
même si la plupart des augmentations de rendement peuvent être
le résultat d'une bonne gestion. De plus, les taux de location
ne chutent pas au même rythme que la diminution des rendements
ou des prix des récoltes.
- Le propriétaire peut être moins enclin à partager
les coûts liés à l'amélioration des terres.
Dans un contrat de partage des récoltes, l'augmentation de
la productivité augmenterait le rendement des améliorations.
Établissement D'un Taux De Location
Les taux de location sont établis la plupart du temps en fonction
des taux pratiqués sur le marché local, lesquels reflètent
le jeu de l'offre et de la demande locales pour la location de terres.
Par contre, les contrats de partage des récoltes et les contrats
souples utilisent le taux du marché comme base pour établir
le mode de partage des récoltes ou pour assouplir les conditions
du contrat. Dans le cas du partage des récoltes, un partage habituel
est de 1/3 - 2/3 ou de 1/4 - 3/4.
Si vous décidez de louer au comptant, comment déterminer
un taux de location équitable? Il y a trois méthodes possibles
pour déterminer un loyer au comptant fixe pour une ferme ou un
champ donné.
- Méthode fondée sur le taux du marché
- Méthode fondée sur les coûts pour le propriétaire
- Méthode fondée sur le rendement net pour le locataire
Une quatrième méthode, qui n'est pas expliquée
en détail dans cette fiche technique, calcule le montant en termes
de partage des récoltes et le convertit en loyer au comptant.
La conversion tient compte du risque plus faible que prend le propriétaire
avec un loyer au comptant. Pour savoir comment établir un mode
de partage des récoltes, voir la fiche technique no 01-068,
Contrat de métayage portant sur les cultures.
Méthode fondée sur le taux du marché
Cette méthode exige de connaître les loyers au comptant
qui sont payés pour les fermes de la région. Il faut faire
des rajustements pour dégager les différences dans la
productivité de la ferme et le montant et la qualité des
améliorations. Divers facteurs affectent le prix de location
d'une terre. En voici quelques-uns :
- Prix des récoltes - Les taux de location reflètent
souvent les prix des denrées, mais accusent un certain retard
par rapport à un éventuel repli du marché.
- Offre et demande locales - Les terres situées à proximité
de celles des producteurs désireux d'en louer, surtout s'ils
dirigent des exploitations d'élevage ou des exploitations spécialisées,
seront plus en demande.
- Drainage - Les terres bien drainées, qui peuvent être
travaillées tôt au printemps et qui peuvent produire
une bonne récolte de maïs ou de soya valent plus.
- Fertilité, compaction, érosion, unités thermiques
et maîtrise des mauvaises herbes - Les champs qui ont peu de
mauvaises herbes et qui ne montrent aucun signe de compaction, d'érosion
ou de carences nutritives valent plus. Les terres qui se trouvent
dans une région bénéficiant d'un plus grand nombre
d'unités thermiques offrent un potentiel de rendement accru.
- Taille de la terre - Les petites parcelles de terre aux formes irrégulières
où l'accès à la machinerie lourde est limité
valent moins.
D'autres facteurs sont aussi importants pour beaucoup de propriétaires.
Dans certains cas, un propriétaire accepte de toucher un loyer
moindre que celui qu'il pourrait en obtenir de la part du plus haut
soumissionnaire à cause de l'importance qu'il accorde aux facteurs
ci-dessous mentionnés :
- Programme d'imposition foncière des propriétés
agricoles - Les propriétaires fonciers qui signent un bail
avec une entreprise agricole enregistrée sont admissibles au
Programme d'imposition foncière des propriétés
agricoles. Une terre agricole admissible est imposée à
25 % du taux d'imposition foncière des propriétés
résidentielles, ce qui est un avantage important pour le propriétaire.
- Bon aménagement du territoire agricole - Un propriétaire
préfère signer un bail avec un locataire qui fait un
bon aménagement du territoire agricole et qui apporte des soins
à la terre plutôt qu'avec celui qui ne le fait pas.
- Paiements réguliers - Les locataires qui paient à
temps ont le premier choix.
- Baux à long terme - Implique que le locataire a une plus
grande incitation à garder la terre en excellente condition.
Les baux à long terme encouragent un bon aménagement
du territoire agricole.
La méthode fondée sur le taux du marché
comporte des inconvénients. Il peut être difficile de déterminer
les loyers au comptant payés pour des fermes comparables ainsi
que les rajustements à apporter aux taux de location. Bien que
les autres méthodes puissent donner des calculs intéressants,
les taux courants du marché ne peuvent être ignorés.
Quelle que soit la méthode utilisée pour les obtenir,
les taux ne peuvent pas beaucoup dévier des taux pratiqués
sur le marché si ceux-ci sont véritablement étudiés
au moment des dernières négociations.
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Méthode fondée sur les coûts pour
le propriétaire
Grâce à cette méthode, le propriétaire
calcule combien lui coûte sa terre, puis détermine le loyer
optimal à demander. Il reste que les propriétaires reçoivent
rarement un loyer au comptant suffisant pour couvrir tous les coûts
de propriété. C'est pourquoi cette méthode peut
donner une valeur trop élevée par rapport à ce
que la production et les prix pratiqués sur le marché
local permettent aux locataires de payer. Elle donne cependant au propriétaire
une base pour établir le « prix demandé » lors
des négociations du loyer au comptant. Le tableau 4 donne un
exemple de cette méthode.
Voici quelques points à ne pas oublier lors du calcul des coûts
de propriété :
Terres - On évalue les terres à leur juste valeur
marchande en cours à des fins agricoles, sans égard
à leur proximité des villes ni à toute autre
caractéristique non agricole pouvant influencer leur valeur.
La valeur des terres peut comprendre la valeur des éléments
d'actif tels les bâtiments, les améliorations et le matériel
d'arrosage si ces éléments sont aussi loués.
Intérêts sur le bien-fonds - Un taux d'intérêt
pratique de « négociation » peut se situer entre
4 et 6 %.
Impôts fonciers - Les impôts fonciers réellement
payés doivent être utilisés.
Améliorations foncières - Les sommes d'argent dépensées
en moyenne chaque année pour la chaux, les pratiques de conservation
et d'autres améliorations foncières doivent être
prises en compte.
Bâtiments et matériel - Ne les inclure que s'ils sont
loués avec les terres.Il faut calculer l'amortissement, les
intérêts, les réparations, les taxes et les frais
d'assurance pour les bâtiments et le matériel. Faites
une estimation comptable de la durée de vie utile moyenne des
bâtiments et du matériel comme base pour calculer l'amortissement
annuel. Les intérêts sont calculés sur la moitié
de la valeur de l'investissement. Tenir compte des réparations
annuelles, des assurances, des taxes si on les connaît, ou utiliser
un pourcentage de la valeur de l'investissement. N.B. : Ne pas
inclure les taxes si elles sont déjà comprises dans
la valeur du bien-fonds.
Autre - Si des capitaux ont été investis pour
améliorer la productivité des terres, au niveau du drainage
notamment, inclure une provision raisonnable pour amortissement relativement
à cet investissement. Les drains agricoles sont amortissables
comme appartenant à la catégorie 8 (bien amortissable),
soit au taux de 20 % par année sur la valeur résiduelle.
Méthode fondée sur le rendement net pour le locataire
Dans certaines régions, à cause du manque de terres disponibles,
il arrive que les locataires soumissionnent un prix plus élevé
pour une terre qu'ils ne peuvent en fait se le permettre. Les locataires
doivent calculer combien il leur restera pour payer le loyer une fois
les charges variables, les charges fixes sur la machinerie et le rendement
sur le coût de la main-d'œuvre et de la gestion déduits
de la valeur brute des récoltes. Le tableau 5 indique une
marche à suivre pour évaluer à combien établir
le loyer au comptant. Le tableau 9 est une feuille de travail vierge
pour faire vos propres calculs.
Les frais de main-d'œuvre et de gestion peuvent être les
plus difficiles à déterminer. Les frais de main-d'œuvre
doivent refléter le temps utilisé seulement à la
production des cultures et à l'entretien général
de la ferme. Le taux horaire doit être égal à ce
que d'autres agriculteurs de la région paieraient. Les frais
de gestion sont parfois évalués entre 5 et 10 %
de la valeur brute des récoltes ou entre 1,5 et 2,5 % de
l'investissement dans la terre, le matériel et la machinerie.
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Tableau 4. Feuille de travail sur les
coûts de propriété
|
|
Valeur totale par acre
|

|
Taux (%) ou
durée de vie (années) (1)
|
Coût annuel
par acre
|
|
Valeur par acre de terre (sans les bâtiments)
|
|
Intérêts (1)
|
1 800 $
|
x
|
4,0 %
|
72,00 $
|
|
Impôts fonciers
|
1 800 $
|
x
|
0,5 %
|
9,00 $
|
|
Valeur des améliorations foncières
|
$10
|
x
|
6,0 %
|
0,60 $
|
|
Matériel agricole
|
|
Amortissement (2)
|
|
/
|
10 ans
|
- $
|
|
Intérêts (3)
|
|
x
|
5,0 %
|
- $
|
|
Réparations
|
|
x
|
1,0 %
|
- $
|
|
Assurances et taxes (4)
|
|
x
|
0,25 %
|
- $
|
|
Bâtiments
|
|
Amortissement (2)
|
|
/
|
20 ans
|
- $
|
|
Intérêts (3)
|
|
x
|
5,0 %
|
- $
|
|
Réparations
|
|
x
|
1,0 %
|
- $
|
|
Assurances et taxes (4)
|
|
x
|
0,1 %
|
- $
|
|
Autres éléments
|
|
Amortissement (2)
|
|
/
|
25 ans
|
- $
|
|
Clôtures
|
|
x
|
5,0 %
|
- $
|
|
Réseau d'alimentation en eau
|
|
x
|
1,0 %
|
- $
|
|
Rendement total recherché par acre
|
|
|
|
81,60 $
|
- Le taux d'intérêt ou de rendement ne tient pas compte
des gains en capital et sera donc inférieur aux taux de rendement
sur d'autres investissements.
- La durée de vie sera différente pour les bâtiments,
les clôtures et les différents types de matériel
d'arrosage.
- Ne pas tenir compte des intérêts si la valeur des bâtiments,
des améliorations et de certains types de matériel d'arrosage
est incluse dans la valeur du bien-fonds.
- Ne pas inclure les taxes sur les bâtiments, les améliorations
et certains types de matériel d'arrosage si les taxes sur ces
éléments d'actif sont comprises dans les impôts
fonciers.
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Tableau 5. Méthode fondée
sur le rendement net pour le locataire
|
Produits tirés des cultures
|
Colonne 1
|
Colonne 2
|
Colonne 3
|
Rangée
|
|
Maïs
|
Soya
|
Blé
|
|
|
Nombre d'acres
|
120
|
60
|
45
|
A
|
|
Rendement prévu par acre
|
145
|
45
|
45
|
B
|
|
Prix par tonne ou boisseau (ou toute autre unité)
|
3,20 $
|
6,50 $
|
3,75 $
|
C
|
|
Produit tiré de la culture par acre ( B x C )
|
464,00 $
|
292,50 $
|
168,75 $
|
D
|
|
Sommes versées par le gouvernement par acre
|
-
|
-
|
-
|
E
|
|
Produit total par acre - Additionner ( D + E )
|
464,00 $
|
292,50 $
|
168,75 $
|
F
|
|
Produit total tiré de chaque culture ( A x F )
|
55 680,00 $
|
17 550,00 $
|
7 593,75 $
|
G
|
|
Nombre total d'acres
|
225
|
|
|
H
|
|
Produit moyen par acre ( additionner les colonnes 1, 2 et
3 de la rangée G et diviser par H )
|
359,22 $
|
|
|
I
|
|
Charges variables pour les cultures (se référer
aux Budgets de cultures du MAAARO)
|
| |
Maïs
|
Soya
|
Blé
|
|
|
Semences
|
49,00 $
|
37,00 $
|
28,00 $
|
|
|
Engrais
|
78,15 $
|
13,20 $
|
47,00 $
|
|
|
Herbicides
|
28,00 $
|
42,00 $
|
5,00 $
|
|
|
Insecticides
|
15,00 $
|
|
|
|
|
Carburant
|
21,00 $
|
16,20 $
|
12,60 $
|
|
|
Réparations et entretien de la machinerie
|
19,00 $
|
16,00 $
|
18,00 $
|
|
|
Assurance-récolte
|
6,45 $
|
8,50 $
|
6,55 $
|
|
|
Frais de commercialisation
|
|
|
|
|
|
Séchage
|
|
|
|
|
|
Travail à forfait
|
8,00 $
|
|
7,00 $
|
|
|
Camionnage
|
|
|
|
|
|
Entreposage
|
|
|
|
|
|
Consultants et salariés
|
16,00 $
|
|
|
|
|
Intérêts
|
8,00 $
|
5,35 $
|
4,10 $
|
|
|
Autres charges
|
15,00 $
|
|
|
|
|
Total des charges variables par acre (add. chaque colonne)
|
263,60 $
|
138,25 $
|
128,25 $
|
J
|
|
Marge sur charges variables (marge brute) par acre ( F - J)
|
200,40 $
|
154,25 $
|
40,50 $
|
K
|
|
Total des charges variables ( A x J )
|
31 632,00 $
|
8 295,00 $
|
5 771,00 $
|
L
|
|
Moyenne des charges variables par acre ( additionner les col.
1, 2 et 3 de la rangée L et diviser par H, nombre total
d'acres )
|
203,10 $
|
|
|
M
|
|
Marge moyenne sur charges variables ( I - M )
|
156,11 $
|
|
|
N
|
|
Charges fixes
|
|
Valeur de la machinerie
|
120 000,00 $
|
|
|
O
|
|
Mise de fonds par acre ( O divisé par H )
|
533,33 $
|
|
|
P
|
|
Taux d'intérêt demandé sur l'investissement
en machinerie
|
7 %
|
|
|
Q
|
|
Intérêts sur l'investissement moyen ( P divisé
par 2 ) x Q
|
18,67 $
|
|
|
R
|
|
Amortissement ( P x 0,10 )
|
53,33 $
|
|
|
S
|
|
Assurance ( P x 0,0025 )
|
1,33 $
|
|
|
T
|
|
Autres charges fixes par acre
|
-
|
|
|
U
|
|
Total des charges fixes par acre ( additionner R + S + T +
U )
|
73,33 $
|
|
|
V
|
|
Frais de main-d'œuvre et de gestion
|
|
Nombre d'heures de travail par acre
|
0,5
|
|
|
W
|
|
Coût horaire de la main-d'œuvre (le vôtre et celui
des ouvriers)
|
9,00 $
|
|
|
X
|
|
Frais de main-d'œuvre par acre ( W x X )
|
4,50 $
|
|
|
Y
|
|
Frais de gestion de l'exploitant (taux suggéré
de 5,0 à 8,0 % )
|
5,0 %
|
|
|
Z
|
|
Frais de gestion ( I x Z )
|
17,96 $
|
|
|
AA
|
|
Total des frais de main-d'œuvre et de gestion ( Y + AA )
|
22,46 $
|
|
|
BB
|
|
Total des coûts de production (M + V + BB )
|
298,90 $
|
|
|
CC
|
|
Montant disponible pour garantir les paiements de loyer (
I - CC )
|
60,32 $
|
|
|
|
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Le Processus De Négociation
Un montant de loyer au comptant définitif et acceptable pour
le locataire et pour le propriétaire peut être négocié
au terme d'un examen des trois méthodes mentionnées. Le
tableau 6 résume les valeurs obtenues à partir des
exemples des différentes méthodes. Les deux parties doivent
reconnaître qu'à trop vouloir gagner sur tous les plans,
on risque d'obtenir un contrat inéquitable. Un tel contrat a
peu de chances de durer. Une entente injuste n'encourage par ailleurs
pas la partie lésée à l'honnêteté
et à la coopération. Au fil du temps, des changements
peuvent survenir qui amèneront la partie lésée
à prendre sa revanche.
Tableau 6. Comparaison des méthodes
|
Méthode utilisée
|
Exemples
|
Votre ferme
|
|
Méthode fondée sur le taux du marché
|
65,00 $
|
$
|
|
Méthode fondée sur le coût pour
le propriétaire ou méthode du rendement recherché
(tableau 4)
|
81,60 $
|
$
|
|
Méthode fondée sur le rendement net
pour le locataire (tableau 5)
|
60,32 $
|
$
|
Calendrier Des Paiements De Loyer
Les locataires autant que les propriétaires doivent discuter
du calendrier des paiements de loyer. Il existe diverses possibilités.
La principale préoccupation du propriétaire peut être
de recevoir le paiement entier, bien que quelques propriétaires
préfèrent ne pas recevoir l'intégralité
du loyer en un seul paiement. Les locataires peuvent avoir des problèmes
de liquidité si le paiement intégral est dû avant
que les récoltes ne soient faites ou avant que le bétail
ne soit prêt à être vendu.
Quelques propriétaires demandent qu'une partie du loyer soit
payée au début de l'année d'exploitation et que
l'autre partie le soit lorsque la ou les cultures principales sont récoltées.
Si les deux parties s'entendent pour qu'il y ait un seul paiement, celui-ci
devrait venir à échéance au moment des récoltes.
Mais sans égard à l'entente qui a été convenue
quant au nombre de paiements de loyer à faire, il est judicieux
de planifier les paiements pour qu'ils coïncident avec les principales
rentrées d'argent prévues à la suite des récoltes.
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Section 3 - Liste De Vérification
Et Feuilles De Travail Sur La Location
Tableau 7. Liste de vérification
sur la location d'une terre agricole
|
Identification des parties
|
|
Nom du propriétaire
|
|
|
Adresse du propriétaire
|
|
|
Nom du locataire
|
|
|
Adresse du locataire
|
|
|
Consentement du conjoint
|
|
|
Description du bien-fonds
|
|
Voir désignation sur l'acte
|
|
|
Si une partie des terres est louée, la décrire
|
|
|
Conditions du bail
|
|
Durée du bail
|
|
|
Date d'entrée en vigueur
|
|
|
Date d'expiration
|
|
|
Droit de renouvellement
|
|
|
Droit de préemption
|
|
|
Option d'achat
|
|
|
Loyer
|
|
Montant du loyer
|
|
|
TPS comprise ou non
|
|
|
Date de paiement
|
|
|
Mode de paiement
|
|
|
Intérêts sur arriérés de loyer
|
|
|
Lieu de paiement
|
|
|
Obligations des parties
|
|
Qui tiendra les lieux en bon état?
|
|
|
Qui fera les réparations?
|
|
|
Qui paiera les impôts fonciers?
|
|
|
Qui paiera les assurances?
|
|
|
Le type d'assurance
|
|
|
Le droit d'enlever les accessoires fixes
|
|
|
Le droit de faire les récoltes
|
|
|
Le droit de faire des améliorations
|
|
|
Propriété des améliorations
|
|
|
Obligations environnementales
|
|
|
Indemnité environnementale
|
|
|
Résiliation
|
|
Avis de résiliation
|
|
|
Droits de cession
|
|
|
Inexécution du contrat
|
|
|
Changement de propriétaire
|
|
|
Conséquences d'une résiliation
|
|
|
Résolution des conflits
|
|
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Tableau 8. Feuille de travail vierge sur
les coûts de propriété
|
|
Valeur totale par acre
|
|
Taux (%) ou durée de vie (années)
(1)
|
Coût annuel par acre
|
|
Valeur par acre de terre (sans les bâtiments)
|
|
Intérêts (1)
|
|
x
|
|
|
|
Impôts fonciers
|
|
x
|
|
|
|
Valeur des améliorations foncières
|
|
x
|
|
|
|
Matériel agricole
|
|
Amortissement (2)
|
|
/
|
|
|
|
Intérêts (3)
|
|
x
|
|
|
|
Réparations
|
|
x
|
|
|
|
Assurances et taxes (4)
|
|
x
|
|
|
|
Bâtiments
|
|
Amortissement (2)
|
|
/
|
|
|
|
Intérêts (3)
|
|
x
|
|
|
|
Réparations
|
|
x
|
|
|
|
Assurances et taxes (4)
|
|
x
|
|
|
|
Autres éléments
|
|
Amortissement (2)
|
|
/
|
|
|
|
Clôtures
|
|
x
|
|
|
|
Réseau d'alimentation en eau
|
|
x
|
|
|
|
Rendement total recherché par acre
|
|
x
|
|
|
- Le taux d'intérêt ou de rendement ne tient pas compte
des gains en capital et sera donc inférieur aux taux de rendement
sur d'autres investissements.
- La durée de vie sera différente pour les bâtiments,
les clôtures et différents types de matériel d'arrosage.
- Ne pas tenir compte des intérêts si la valeur des bâtiments,
des améliorations et de certains types de matériel d'arrosage
est incluse dans la valeur du bien-fonds.
- Ne pas inclure les taxes sur les bâtiments, les améliorations
et certains types de matériel d'arrosage si les taxes sur ces
éléments d'actif sont comprises dans les impôts
fonciers.
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Tableau 9. Feuille de travail vierge sur
le rendement net pour le locataire
|
Produits tirés des cultures
|
Colonne 1
Culture 1
|
Colonne 2
Culture 2
|
Colonne 3
Culture 3
|
Rangée
|
|
Nombre d'acres
|
|
|
|
A
|
|
Rendement prévu par acre
|
|
|
|
B
|
|
Prix par tonne ou boisseau (ou toute autre unité)
|
|
|
|
C
|
|
Produit tiré de la culture par acre ( B x C )
|
|
|
|
D
|
|
Sommes versées par le gouvernement par acre
|
|
|
|
E
|
|
Produit total par acre - Additionner ( D + E )
|
|
|
|
F
|
|
Produit total tiré de chaque culture ( A x F )
|
|
|
|
G
|
|
Nombre total d'acres
|
|
|
|
H
|
|
Produit moyen par acre ( additionner les colonnes 1, 2 et
3 de la rangée G et diviser par H )
|
|
|
|
I
|
|
Charges variables pour les cultures (se référer
aux budgets de culture du MAAARO)
|
|
Semences
|
|
|
|
|
|
Engrais
|
|
|
|
|
|
Herbicides
|
|
|
|
|
|
Insecticides
|
|
|
|
|
|
Carburant
|
|
|
|
|
|
Réparations et entretien de la machinerie
|
|
|
|
|
|
Assurance-récolte
|
|
|
|
|
|
Frais de commercialisation
|
|
|
|
|
|
Séchage
|
|
|
|
|
|
Travail à forfait
|
|
|
|
|
|
Camionnage
|
|
|
|
|
|
Entreposage
|
|
|
|
|
|
Consultants et salariés
|
|
|
|
|
|
Intérêts
|
|
|
|
|
|
Autres charges
|
|
|
|
|
|
Total des charges variables par acre (add. chaque colonne)
|
|
|
|
J
|
|
Marge sur charges variables (marge brute) par acre ( F - J)
|
|
|
|
K
|
|
Total des charges variables ( A x J )
|
|
|
|
L
|
|
Moyenne des charges variables par acre ( additionner les col.
1, 2 et 3 de la rangée L et diviser par H, nombre total
d'acres )
|
|
|
|
M
|
|
Marge moyenne sur charges variables ( I - M )
|
|
|
|
N
|
|
Charges fixes
|
|
Valeur de la machinerie
|
|
|
|
O
|
|
Mise de fonds par acre ( O divisé par H )
|
|
|
|
P
|
|
Taux d'intérêt demandé sur l'investissement
en machinerie
|
|
|
|
Q
|
|
Intérêts sur l'investissement moyen ( P divisé
par 2 ) x Q
|
|
|
|
R
|
|
Amortissement ( P x 0,10 )
|
|
|
|
S
|
|
Assurance ( P x 0,0025 )
|
|
|
|
T
|
|
Autres charges fixes par acre
|
|
|
|
U
|
|
Total des charges fixes par acre ( additionner R + S + T +
U )
|
|
|
|
V
|
|
Frais de main-d'œuvre et de gestion
|
|
Nombre d'heures de travail par acre
|
|
|
|
W
|
|
Coût horaire de la main-d'œuvre (le vôtre et celui
des ouvriers)
|
|
|
|
X
|
|
Frais de main-d'œuvre par acre ( W x X )
|
|
|
|
Y
|
|
Frais de gestion de l'exploitant (taux suggéré
de 5,0 à 8,0 % )
|
|
|
|
Z
|
|
Frais de gestion ( I x Z )
|
|
|
|
AA
|
|
Total des frais de main-d'œuvre et de gestion ( Y + AA )
|
|
|
|
BB
|
|
Total des coûts de production (M + V + BB )
|
|
|
|
CC
|
|
Montant disponible pour garantir les paiements de loyer (
I - CC )
|
|
|
|
|
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Ressources
Il est important de connaître vos coûts de revient pour
déterminer un taux de location juste et mettre au point un contrat
de location. Vos propres dossiers sont votre meilleure source de renseignements;
cependant, si vous n'avez pas de dossiers, il est important d'utiliser
des données estimatives réalistes. Les sources d'information
ci-dessous peuvent vous être utiles :
- Programme d'analyse de la gestion des exploitations agricoles de
l'Ontario 1999 (PAGEAO), publication 69F publiée annuellement
par le MAAO;
- Budgets de cultures, publication 60F. Mis à jour annuellement,
ces 12 budgets de cultures peuvent vous aider à évaluer
vos coûts.
- Modèles de contrats de location - Des versions électroniques
des feuilles de travail et des contrats de location sont disponibles
sur le site Web du MAAO.
Tous les documents ci-dessus mentionnés peuvent être trouvés
à la page Développement des entreprises du site Web du
MAAO.
Cette publication a pour but de donner des renseignements généraux
et non des avis spécifiques touchant des situations particulières.
Quelques-uns des aspects juridiques et fiscaux qu'impliquent les contrats
de location y sont décrits, mais ils ne doivent être considérés
ni comme une interprétation ni comme une couverture exhaustive
de la Loi de l'impôt sur le revenu ou de la loi portant sur les
modalités de location de terres. Le gouvernement de l'Ontario
n'assume pas de responsabilité envers les personnes qui utilisent
cette publication. Une entente de location de terre ne doit être
signée qu'au terme d'un examen avec un conseiller en gestion
agricole, un comptable ou un avocat.
Nous remercions le Secrétariat d'État pour sa contribution
financière à la réalisation de la présente
fiche technique.
La présente fiche technique a été rédigée
par Rob Gamble, chef de programme, Finances et structures d'entreprise,
Division de l'agriculture et des affaires rurales, MAAO, Guelph. Sur
l'autorisation des personnes suivantes, que l'auteur remercie, des parties
de cette fiche technique ont été tirées d'un article
de Joel Bagg, MAAO, et de la publication no 73 du North
Central Regional Extension, intitulée Fixed and Flexible Cash
Rental Arrangements for Your Farm, de Larry N. Langemeier, professeur,
Kansas State University.
L'auteur aimerait également remercier Douglas C. Jack, avocat,
Fergus (Ontario) de son aide dans la préparation de l'exemple
de contrat.
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Annexe A - Exemple D'un Contrat De Location Au
Comptant D'une Terre
En Culture
Cet exemple de contrat peut être, pour un propriétaire
et un locataire, un guide qui les aidera à élaborer
un contrat adapté à leur situation particulière.
Ce modèle n'a pas pour but de remplacer les conseils juridiques
ayant trait aux relations contractuelles entre les deux parties.
Section 1 - Éléments Obligatoires
1. Noms et adresses du locataire et du propriétaire
Le présent bail est intervenu le jour, mois et année,
entre le nom du propriétaire, propriétaire, du numéro
civique, R.R., municipalité (Ontario) et le nom de la conjointe
ou du conjoint du propriétaire, conjoint(e) du propriétaire,
d'une part, et le nom du locataire, locataire, du numéro civique,
R.R., municipalité (Ontario) et le nom de la conjointe ou du
conjoint du locataire, conjoint(e) du locataire, d'autre part.
Nota : Si la résidence familiale est visée par
le bail, le conjoint ou la conjointe non propriétaire doit
consentir au contrat pour que celui-ci soit conforme aux obligations
qu'ont les conjoints face au droit de la famille en Ontario.
2. Description du bien-fonds donné à bail
Le propriétaire cède à bail au locataire, en contrepartie
d'un loyer, afin que ce dernier l'occupe et l'utilise à des fins
agricoles seulement, le bien-fonds suivant, situé dans le canton
de nom du canton, du comté, du district ou de la région
de nom du comté dans la province de l'Ontario, décrit
officiellement comme étant le numéro de lot, numéro
de concession, connu sous le nom de nom de la ferme et formé
d'environ nombre d'acres.
3. Durée du bail
Nota : Un bail de cette nature ne peut durer plus de 21 ans.
Il est donc suggéré que la durée maximale du
bail à l'alinéa a) soit d'au maximum 20 ans.
N'utiliser qu'une des dispositions décrites ci-dessous. Pour
un bail de longue durée, utiliser l'alinéa a) et biffer
l'alinéa b). Pour un bail à durée définie,
utiliser l'alinéa b) et biffer l'alinéa a). Aucun avis
de résiliation n'est nécessaire si l'alinéa b)
est utilisé.
- Bail de longue durée - Le présent bail est en vigueur
pour une durée de nombre d'an(s) à compter du jour,
mois et année, et se poursuit d'année en année
(tel un bail annuel), à moins d'un avis écrit de résiliation
de la part de l'une des deux parties à l'autre partie, au moins
nombre de jours avant la date d'expiration du présent bail
ou la date anniversaire de sa signature.
- Bail annuel - Le présent bail est d'une durée de nombre
d'an(s), à compter du jour, mois et année, et prend
fin le jour, mois et année. Si le locataire souhaite renouveler
le présent bail, il doit en avertir par écrit le propriétaire
au moins soixante (60) jours avant la date d'expiration du bail. Si
cet avis est livré, le propriétaire et le locataire
étudient les modalités du renouvellement et doivent
en venir à une entente au moins trente (30) jours avant la
date d'expiration du bail, à défaut de quoi, celui-ci
est résilié à la date d'expiration, sur quoi
le locataire rend les lieux qu'il a loués.
4. Loyer à payer
Le loyer au comptant annuel est de $ par acre pour nombre d'acres de
terre cultivable, soit un total de $. La TPS est ajoutée
aux paiements du loyer, le cas échéant.
Le loyer est payable comme suit :
- montant en $ le ou avant le date, mois et année;
- montant en $ le ou avant le date, mois et année;
- montant en $ le ou avant le date, mois et année.
Si le loyer n'est pas payé à la date d'exigibilité,
le locataire accepte de payer des intérêts, qui courront
de la date d'exigibilité à la date de paiement, sur le
montant du loyer impayé, au taux de XX pour cent par année.
5. Dispositions générales
Droit de sous-location ou de cession - Le locataire a le droit de
sous-louer ou de céder le présent bail à la condition
d'obtenir le consentement écrit du propriétaire, qui
ne doit pas retenir son consentement sans motif raisonnable.
Avenants et modifications - Les avenants et les modifications au
présent bail se font par écrit et sont signés
par le propriétaire et le locataire.
Pas d'intention de partenariat - Il est explicitement entendu et
convenu que le présent bail ne saurait être considéré
comme créant une relation de partenariat et n'a pas pour but
d'en créer une.
Obligations liant les héritiers - Le présent bail lie
le propriétaire et le locataire ainsi que leurs représentants
personnels, leurs fiduciaires, leur successeurs et leurs ayants droit.
Responsabilité du propriétaire - Le locataire, en entrant
en possession des lieux loués, est soumis aux risques inhérents
à l'exploitation d'une ferme et assume tous les risques d'accidents
pour lui et sa famille, les employés ou les mandataires qui
exécutent des travaux agricoles, qui effectuent des réparations
aux bâtiments, aux clôtures, aux drains agricoles et qui
effectuent des améliorations, à l'exception de toute
responsabilité découlant de la négligence grossière
du propriétaire.
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Section 2 - Éléments Recommandés
1. Droit d'inspecter et de récolter les cultures
Le droit du propriétaire d'entrer sur le bien-fonds - Le propriétaire
se réserve à lui-même ou réserve à
ses mandataires, employés ou ayants droit le droit d'entrer
sur les lieux à tout moment raisonnable, afin de voir les lieux,
de travailler, de faire des réparations ou des améliorations,
de s'occuper ou de disposer de sa part des cultures, de dégager
des ressources minérales ou, suite à un avis implicite
que le bail ne peut être prolongé et suite à la
séparation des récoltes, de labourer et de préparer
le lit de semence, de faire des semis, d'épandre des engrais
et de procéder à toute autre activité nécessaire
à la bonne marche des activités agricoles du prochain
exploitant, pourvu que ces activités ne fassent pas obstacle
aux activités agricoles normales du locataire.
Droit de passage reconnu au locataire - Le propriétaire s'engage
à assurer au locataire la jouissance paisible des lieux loués.
Si un droit de passage est nécessaire au locataire, le propriétaire
lui accorde un droit de passage sur les terres appartenant au propriétaire
et qui sont contiguës aux lieux loués, dans le but de
permettre au locataire de semer, de prendre soin des cultures ou de
faire les récoltes sur les lieux loués, étant
entendu que ce droit de passage prend fin à la résiliation
du bail.
Indemnité au locataire lors de la résiliation du bail
- À la résiliation du présent bail, le propriétaire
accepte de rembourser au locataire le coût des travaux faits
sur la terre et les coûts de culture engagés en vue des
récoltes de l'année suivante. À moins d'une entente
différente, le règlement est fondé sur les tarifs
alors exigés par les travailleurs à forfait pour les
activités en cause.
2. Transfert des titres de propriété
Respect du présent bail - Si le propriétaire vend ou
transfère autrement les titres de propriété sur
les lieux loués, il le fait dans le respect des conditions
du présent bail.
- ou -
Résiliation du bail lors de la vente du bien-fonds - Si le
propriétaire veut vendre les lieux loués et le bien-fonds
pendant la durée du bail, il peut résilier le bail en
tout temps en donnant un avis de nombre de jours au locataire. Le
locataire, à l'expiration de la période d'avis, rend
paisiblement et calmement la possession des lieux loués au
propriétaire. Quand le locataire a rendu la possession des
lieux de la manière décrite ci-dessus et payé
au propriétaire la pleine proportion du loyer jusqu'au début
de la période d'avis, le propriétaire indemnise le locataire
pour la valeur des cultures semées et alors en croissance,
ou pour les opérations culturales effectuées sur les
lieux loués en prévision d'une culture, le montant de
ladite indemnité devant être déterminé
par arbitrage si les parties ne peuvent s'entendre.
3. Résiliation du bail
Raisons justifiant la résiliation du bail - Si l'une ou l'autre
des parties fait manifestement défaut de respecter les modalités
du présent bail en temps opportun, le bail peut être
résilié par l'autre partie, qui lui signifie les défaillances
par écrit et précise une date de résiliation
suivant de nombre de jours la date de l'avis. Le règlement
se fait alors conformément aux modalités prévues
à l'article Droit d'inspecter et de récolter du présent
bail, ainsi que conformément à toute modification pouvant
avoir été apportée à ce bail.
4. Utilisation de la terre
Le locataire accepte de s'acquitter des activités décrites
ci-dessous (rayer celles qui ne conviennent pas).
A. Activités obligatoires :
État du bien-fonds à l'expiration du bail - Le locataire
s'engage à laisser les lieux loués dans le même
état qu'au début du bail.
Indemnité au propriétaire pour dommages - Le locataire
consent, quand il quittera les lieux loués, à payer
au propriétaire une juste indemnité pour des dommages
faits aux lieux loués et pour lesquels lui, le locataire, est
responsable.
Bonne intendance - Le locataire s'engage à cultiver les lieux
loués avec loyauté, à temps, consciencieusement,
de manière professionnelle et conformément à
des pratiques agricoles normales.
Destruction des mauvaises herbes - Le locataire s'engage à
empêcher les mauvaises herbes de monter à graine sur
les lieux loués, à les détruire et à garder
les mauvaises herbes et la pelouse bien tondus.
Érosion du sol - Le locataire s'engage à lutter, dans
des limites raisonnables, contre l'érosion du sol, à
réparer convenablement les terrasses, les fossés ouverts,
les bouches et les sorties des drains agricoles, à préserver
les fossés ou les cours d'eau existants, y compris les voies
d'eau gazonnées, et à éviter toute opération
ou pratique qui pourrait porter atteinte à ces structures.
Réparations - Le locataire s'engage à garder les clôtures
et les améliorations en bon état, comme ils l'étaient
lorsqu'il a pris possession des lieux loués, ou dans l'état
où le propriétaire les a mis pendant la durée
du bail, compte tenu de l'usure normale, des risques d'incendie et
de destruction inévitables.
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B. Activités faisant l'objet de restrictions
De plus, le locataire accepte, à moins d'obtenir le consentement
écrit du propriétaire, de :
Ne pas faire de modifications - Ne pas enlever, modifier ou changer
le style ou l'emplacement d'un bâtiment ou d'une clôture
sur les lieux loués.
Ne pas se consacrer à d'autres activités - Ne pas permettre
à d'autres personnes, ni les encourager ni les inviter à
utiliser une portion ou la totalité du bien-fonds pour quelque
raison ou activité qui n'est pas en relation directe avec son
utilisation à des fins de production agricole.
Ne pas couper d'arbres - Ne pas couper d'arbres vivants ou morts
dans le but de les vendre ou d'en faire un usage personnel.
Ne pas placer de panneaux de publicité - Ne pas ériger
ou permettre d'ériger de panneaux de publicité sur les
lieux loués.
Ne pas avoir de droits miniers - Rien dans le présent bail
ne confère au locataire le droit d'exploiter les minéraux
du sol sous-jacent. De tels droits miniers appartiennent au propriétaire,
qui possède aussi le plein droit légitime d'entrer sur
les lieux loués, de sonder, de forer et de creuser le sol,
de travailler et d'enlever les minéraux, de déposer
sur le sol les rebuts dégagés, de faire passer des véhicules
sur les lieux, et de mettre en chantier et en état de fonctionnement
une ou des voies de chemin de fer, des réservoirs, des pipelines
ou des canalisations, des lignes de transmission et des structures
qui s'avéreraient nécessaires ou pratiques pour les
besoins ci-dessus mentionnés. Le propriétaire accepte
de rembourser le locataire pour tout dommage particulier que ces activités
pourraient lui causer et qui détruiraient les récoltes.
Le propriétaire accepte aussi de dégager le locataire
de son obligation de poursuivre ses activités agricoles sur
ces terres si la valorisation des matières premières
minérales compromet sérieusement les chances pour le
locataire d'obtenir un rendement satisfaisant.
5. Questions environnementales
Les parties au présent bail reconnaissent par les présentes
que le locataire a l'intention d'utiliser les lieux loués décrits
au présent bail à des fins agricoles, et que ladite utilisation
des terres peut avoir des incidences environnementales. D'un commun
accord, les parties acceptent ce qui suit :
Utilisation de pratiques agricoles normales - Le locataire effectue
ses activités sur les lieux loués conformément
aux pratiques agricoles normales, qui comprennent, sans toutefois
y être limitées, l'épandage d'engrais, de pesticides
et d'herbicides, réalisé uniquement par des services
d'épandage habilités à épandre de tels
produits ou par le locataire pourvu qu'il soit lui-même habilité
à faire de tels épandages.
Fumier et fertilisants - Transporter et épandre du fumier
seulement dans les champs appropriés, aux moments et en quantité
correspondant à de saines pratiques de gestion du fumier et
conformément aux directives et aux règlements en vertu
de la Loi de 2001 sur la gestion des éléments nutritifs.
Lorsqu'un plan de gestion des éléments nutritifs existe,
le locataire applique le fumier et les autres éléments
nutritifs dans le respect des doses, des méthodes et des distances
prévues par rapport aux voisins, aux puits et aux cours d'eau
environnants, et dans le respect des autres directives mentionnées
au plan de gestion des éléments nutritifs. Le locataire
garde aussi un registre des épandages d'éléments
nutritifs et le soumet au propriétaire lorsque celui-ci le
lui demande. De plus, le propriétaire est avisé par
écrit par le locataire si celui-ci soumet à l'administration
municipale ou régionale des renseignements sur les éléments
nutritifs dans le cadre d'un système officiel de suivi de la
gestion des éléments nutritifs.
Boues municipales - Le locataire n'épand pas ni ne donne l'autorisation
d'épandre des boues ou des déchets municipaux sur les
lieux loués, sans l'accord écrit du propriétaire.
Lorsque le propriétaire en donne l'autorisation, les boues
et les déchets municipaux sont épandus conformément
à la Loi de 2001 sur la gestion des éléments
nutritifs.
Déversements accidentels de produits chimiques - Le locataire
signale immédiatement au propriétaire tout déversement
ou mauvaise utilisation de produits chimiques et se conforme à
toutes les lois environnementales ainsi qu'aux dispositions de la
Loi sur la protection de l'environnement (Ontario), y compris l'obligation
de veiller au nettoyage immédiat de tout déversement,
opération dont le locataire assume seul les frais.
Entreposage de produits chimiques - Le locataire s'assure qu'aucun
produit chimique n'est entreposé sur le bien-fonds pour une
période plus longue que celle qui est requise pour l'utilisation
ou les applications de l'année en cours, ni en quantité
plus grande que celle qui est requise sur les lieux loués.
Le locataire s'assure que les produits chimiques sont entreposés
en sécurité et dans un endroit sec, loin des puits et
des cours d'eau, dans des contenants étanches, fermés
et bien identifiés, au-dessus du niveau du sol. Aucun produit
chimique ou contenant de produit chimique ne doit être éliminé
sur le bien-fonds.
Bruit - Le locataire s'assure qu'aucun bruit exagéré
ni qu'aucune nuisance provient des lieux loués ou des activités
du locataire sur les lieux loués.
Assurance déversement - Le locataire doit se procurer et maintenir,
pendant la durée du présent bail, des polices d'assurance
adéquates, dont le contenu et les montants de garantie satisfont
le propriétaire, dans des limites raisonnables, le propriétaire
étant nommé assuré additionnel en vertu des polices
d'assurance pour les risques inhérents aux questions environnementales,
y compris, sans y être limités, l'élimination
non conforme des déchets ou l'utilisation ou la mauvaise utilisation
de substances toxiques. En fixant les montants de garantie de la police
d'assurance, le propriétaire agit raisonnablement en tenant
compte des risques potentiels que représente un tel déversement.
Non-responsabilité du propriétaire - En contrepartie,
le locataire accepte d'indemniser le propriétaire et de le
tenir à couvert en ce qui a trait à d'éventuels
coûts engagés par ce dernier et qui font directement
ou indirectement suite à l'inexécution par le locataire
des modalités prévues par le présent article.
Assurance obligatoire du locataire - Pour la durée du présent
bail, le locataire maintient une assurance qui le protège pendant
qu'il travaille sur lesdits lieux. Le locataire s'engage à
fournir au propriétaire, une note de couverture, à sa
demande, et s'engage à ce que toutes les polices d'assurance
pertinentes nomment le propriétaire comme assuré additionnel,
et s'assure que le propriétaire reçoit un avis de résiliation
de la police.
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Section 3 - Éléments Facultatifs
1. Règlements des différends
Les différends seront présentés à un
ou à plusieurs arbitres - Tout différend entre les parties,
quant à leur divers droits ou obligations aux termes du présent
bail, et quant aux activités sur les lieux loués, qui
n'est pas réglé de gré à gré après
discussion approfondie, est dirigé à l'arbitrage d'un
seul arbitre, si les parties en conviennent; sinon le différend
sera dirigé à l'arbitrage de trois arbitres, chaque
partie en nommant un et un troisième arbitre étant choisi
par les deux premiers arbitres choisis avant que l'arbitrage ne commence.
Le jugement rendu par ledit arbitre ou lesdits arbitres, ou par deux
des trois arbitres, lie les parties aux présentes, leurs héritiers,
leurs exécuteurs testamentaires, leurs administrateurs successoraux
et leurs ayants droit respectifs.
2. Pratiques de production et décisions de gestion (en choisir
une sous chaque mot vedette)
Plans de culture - À moins d'une indication différente
dans le présent bail, le locataire prend toutes les décisions
qui ont trait à la croissance des cultures sur le bien-fonds.
Avant le début de chaque année de location, le locataire
fournit un plan de ses activités au propriétaire.
- ou -
Avant le début de chaque année de location, le locataire
et le propriétaire s'entendent sur un plan de culture annuel,
qui, à moins d'indication différente dans le présent
bail, précise les espèces qui seront cultivées,
les pesticides qui seront utilisés et les pratiques de conservation
qui seront employées au cours de l'année.
- ou -
L'étendue de la participation du propriétaire aux décisions
de gestion est déterminée par les clauses jointes au
présent bail et convenues par les présentes comme en
faisant partie.
Pesticides - Le locataire et le propriétaire prennent conjointement
toutes les décisions ayant trait aux pesticides qui peuvent
être utilisées sur les terres.
- ou -
Avant le 31 décembre de chaque année où le présent
bail est en vigueur, le locataire doit fournir au propriétaire
une liste des pesticides qui ont été épandus
sur les cultures pratiquées sur les terres en plus de fournir,
avant le 30 avril de la dernière année de location,
une proposition du plan d'utilisation des pesticides pour la dernière
année de culture.
- ou -
À moins d'une entente réciproque entre les parties,
il est interdit au locataire d'utiliser les pesticides suivants :
(dresser la liste les pesticides interdits).
3. Allocations de soutien du revenu, subsides et remboursements
Le locataire reçoit du gouvernement des allocations pour les
récoltes - Si une allocation de soutien, un subside ou un autre
remboursement est fait par un organisme gouvernemental ou une agence
de commercialisation comme soutien du revenu au producteur réel
des cultures pratiquées sur les terres louées pendant
la durée du présent bail, l'allocation versée
relativement aux terres louées par les présentes revient
au locataire.
4. Contrepartie à payer pour les réparations aux
bâtiments et aux clôtures, et pour les améliorations
Le locataire est responsable des réparations normales - Le
locataire n'apporte pas, sans l'autorisation écrite du propriétaire,
d'améliorations majeures aux terres louées ni aux autres
éléments d'actif décrits dans le présent
bail, outre dans le cadre d'activités normales de réparation
et d'entretien.
Le propriétaire est responsable des améliorations majeures
- Sans restreindre la portée générale du présent
article, les améliorations majeures comprennent : l'aménagement
des eaux, la lutte contre l'érosion, la construction de clôtures
et de bâtiments, l'éclaircissement, la mise en culture
et l'ensemencement des pâturages et des champs de foin. Une
telle entente est jointe au bail et en fait partie. Le propriétaire
et le locataire conviennent du montant de l'indemnité. Les
titres de propriété sur toutes les améliorations
sont attribués au propriétaire et aucune amélioration
ne saurait être vendue, enlevée, cédée
ou hypothéquée sans le consentement écrit du
propriétaire.
5. Indemnité offerte pour dommages causés aux récoltes
et au bien-fonds, pour exploration pétrolière et gazière,
services publics, routes et emprises
Indemnité offerte à la partie qui souffre de la perte
- Une indemnité est offerte à la partie qui souffre
des dommages au bien-fonds et de préjudices découlant
notamment, mais sans y être limités, de l'exploration
pétrolière et gazière, des travaux préparatoires
à l'installation de pipelines, de l'installation de lignes
électriques et téléphoniques, ou de la construction
de routes. Le propriétaire détermine qui aura souffert
de la perte, sauf dans les cas ci-dessous :
- Dommage aux cultures - Lorsqu'il y a indemnité pour des dommages
causés aux cultures, la perte est réputée avoir
été subie par le locataire.
- Travail accompli par le locataire - Lorsqu'il y a indemnité
pour des travaux accomplis par le locataire tels que, sans exclure
d'autres travaux, la reconstruction d'une clôture, le gazonnement
ou le nivellement de la couche arable, l'indemnité est versée
au locataire.
- Indemnité pour nuisance - Lorsqu'il y a indemnité
pour la création d'une nuisance telle que, sans y être
limitée, les barrières laissées ouvertes, la
poussière ou le bruit, l'indemnité est versée
au propriétaire.
- Dommage au bien-fonds et dépréciation de sa valeur
- Lorsqu'il y a indemnité pour dépréciation
de la valeur du bien-fonds telle que, sans y être limitée,
la perte de superficie causée par le développement urbain,
le découpage d'une parcelle de terrain ou la perturbation de
la couche arable, l'indemnité est versée au propriétaire.
- ou -
L'indemnité est versée au propriétaire pour
des raisons telles que, sans exclure d'autres raisons, des dommages
au bien-fonds et un préjudice découlant de l'exploration
pétrolière et gazière, des travaux préparatoires
à l'installation de pipelines, de l'installation de lignes
électriques et téléphoniques ou de la construction
de routes.
- ou -
L'indemnité est partagée entre le propriétaire
et le locataire suite à une entente conclue entre les deux
lorsqu'elle est versée pour des raisons telles que, sans exclure
d'autres raisons, des dommages au bien-fonds et un préjudice
découlant de l'exploration pétrolière et gazière,
des travaux préparatoires à l'installation de pipelines,
de l'installation de lignes électriques et téléphoniques
ou de la construction de routes. Si les parties ne parviennent pas
à s'entendre, elles s'en remettent à l'arbitrage.
6. Droits de préemption
Dans le cas où un propriétaire reçoit une
offre authentique d'achat des terres louées et qu'il est disposé
à l'accepter, il fournit au locataire un exemplaire de cette
offre d'achat dans les quarante-huit (48) heures suivant la réception
de ladite offre, et laisse au locataire une période supplémentaire
de quarante-huit heures (48) pour lui confirmer s'il souhaite acheter
les lieux loués aux mêmes conditions que celles qui sont
stipulées dans l'offre d'achat, faute de quoi il est loisible
au propriétaire de vendre les lieux loués en vertu de
l'offre d'achat.
Nota : Le contrat doit être signé par le propriétaire,
le locataire et leur conjoint respectif, le cas échéant,
ainsi que par une tierce partie agissant comme témoin.
Liens connexes
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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