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Societes d'exploitation agricole
En Ontario, environ 12 % des entreprises agricoles sont constituées en société. Ce nombre augmente constamment au fur et à mesure que la taille des exploitations saccroît et que le taux dimposition des petites entreprises diminue. La présente fiche technique explique la structure dune société par actions; les propriétaires agricoles y trouveront des renseignements qui leur permettront de déterminer si la constitution en société est une option envisageable pour leur entreprise. Ce document fait partie dune série de fiches techniques portant sur les structures dentreprise. Table des matières
Partie 1 Constitution en société, généralitésQu'est-ce qu'une société par actions?Une société par actions est une « personne morale distincte », cest-à-dire quelle peut faire tout ce quune personne peut faire, par exemple :
Dans la plupart des cas, les petites entreprises sont constituées en société en vertu de la Loi sur les sociétés par actions de lOntario. Les fondateurs de la société doivent présenter les statuts constitutifs au ministère des Services aux consommateurs et aux entreprises. Pourquoi se constituer en société?La constitution en société présente à la fois des avantages et des inconvénients. Dans le cas des entreprises agricoles, tous les facteurs doivent être pris en compte, mais la constitution en société se fait souvent en raison des avantages fiscaux quelle apporte. Il ne faut pas oublier que la plus grande partie des avantages fiscaux résultent du report de limpôt, ce qui signifie que celui-ci devra être payé à une date ultérieure. Plus la durée du report est longue, plus lavantage est grand. Si on ne prévoit pas que lentreprise continuera ses activités pendant plus de cinq ans, les coûts de la constitution en société ne sont peut-être pas justifiés. Dans le cas dautres entreprises agricoles, on pourra décider de ne pas former de société à cause de préférences personnelles ou à cause des inconvénients qui sont énumérés au ci-dessous. Comment réaliser des économies en reportant l'impôtComme nous lavons déjà vu, la constitution en société permet de reporter limpôt et de financer ainsi les opérations courantes de lentreprise. Le report de limpôt est rendu possible par le faible taux dimposition (actuellement de 19,62 %) de la première tranche de 200 000 $ du revenu généré par les activités de la société. Tout revenu qui dépasse ce seuil de 200 000 $ est imposé à 42,12 %. On prévoit que ces taux seront encore abaissés tant au fédéral quau provincial. Le faible taux dimposition de la première tranche nest daucune utilité si les actionnaires doivent retirer tous les bénéfices de lentreprise pour couvrir leurs dépenses personnelles. Le tableau 1 montre comment limpôt peut être reporté dans une société ayant trois actionnaires et un revenu net de 150 000 $. Dans cet exemple, si lon reçoit un salaire réduit et quon réinvestit les profits dans la société, lavantage fiscal ainsi créé se chiffre à 10 000 $. Lorsque les revenus dépassent 200 000 $, on les ramène habituellement à ce seuil en versant aux actionnaires une prime pour éviter que la société soit imposée au taux supérieur. On procède ainsi parce que la somme des impôts payés par la société (au taux supérieur) et de limpôt payé par les actionnaires sur les dividendes serait plus élevée que limpôt personnel payé par les actionnaires sur un salaire versé par la société. Cependant, comme les taux dimposition diminuent, lintérêt de cette stratégie pourrait devenir moins évident. Si les revenus permettent à la société de réaliser un important bénéfice, il peut être préférable de ne pas retirer ces sommes et de payer limpôt des sociétés au taux supérieur. Les actionnaires devraient consulter leur comptable pour déterminer la meilleure stratégie à adopter dans ce cas. Le deuxième avantage de la constitution en société est quelle permet de réaliser des économies sur les intérêts payés sur ses dettes. Cela est possible parce que la société paie ses dettes à partir des sommes qui ont déjà été imposées au taux inférieur des sociétés. Cest pour cette raison quil est préférable de laisser la plus grande part possible des dettes dans la société. Le troisième avantage est quon peut se servir de la société pour maximiser les crédits dimpôt personnel des actionnaires, ce qui est particulièrement intéressant lorsque ceux-ci ont de jeunes enfants. Le montant du salaire versé aux parents peut être calculé pour maximiser la prestation fiscale pour enfants et les autres crédits. Avantages et inconvénients de la constitution en société dune entreprise agricoleAvantages
Inconvénients
Tableau 1. Exemple de report dimpôt
Autres facteurs à considérer avant la constitution en sociétéObjectifs et niveau de vie de la familleUne société par actions peut répondre aux critères fixés pour lentreprise, mais ignorer les aspirations de la famille concernée et ne pas lui permettre davoir le niveau de vie souhaité. Même si la constitution en société a de bonnes chances de permettre à la famille datteindre plus facilement ses objectifs, il est possible que celle-ci ne soit pas prête à entamer les démarches complexes que cela nécessite. Les propriétaires de lentreprise devront accepter ce qui suit :
Responsabilité limitéeUne société par actions permet, dans une certaine mesure, de limiter les responsabilités en matière de dettes. Si elle ne peut payer ses dettes, seuls les actifs de la société mis en garantie pourront être saisis. Cependant linstitution prêteuse demande souvent aux actionnaires de se porter garants du prêt à titre personnel, ce qui lui permet de saisir leurs avoirs personnels. Si aucune garantie nest offerte, les biens personnels sont protégés. En cas de poursuite pour dommages-intérêts, cest la société qui est poursuivie et non les actionnaires. On doit souscrire une assurance-responsabilité pour se protéger contre ce type de poursuites. Cependant, dans certaines affaires survenues au cours des dernières années, lexistence dune société par actions na pas suffi à empêcher des poursuites contre les administrateurs actionnaires. Déduction pour gains en capitalOn justifie souvent la constitution en société en invoquant lexemption pour gains en capital. Bien quil sagisse dun avantage fiscal important, ce ne doit pas être lunique raison de la création dune société par actions. Le taux dinclusion des gains en capital a récemment été ramené à 50 %, cest-à-dire que la moitié du gain en capital est incluse dans le revenu et assujettie à limpôt ordinaire sur le revenu. Lautre moitié peut être assujettie à limpôt minimum de remplacement. Les biens agricoles suivants peuvent donner lieu à lexemption pour gains en capital :
Les membres dun partenariat peuvent également demander cette exemption puisquils paient limpôt à titre de particuliers. Cependant les sociétés par actions ne peuvent se prévaloir de ce type dexemption. Quest-ce que la création dun gain en capital?Cest faire apparaître volontairement un gain en capital à légard duquel on demande ensuite lexemption. Il se peut que vous puissiez transférer un bien à la société pour créer un tel gain en capital et demander lexemption pour gains en capital. La société elle-même ne bénéficie pas de lexemption pour gains en capital, mais ses actions sont admissibles. Cependant, il peut être difficile de vendre des actions à une personne ayant un lien de dépendance étant donné quun étranger préférerait généralement acheter les actifs. On peut vaincre cette réticence en réduisant le prix des actions, ce qui revient à reconnaître que le nouveau détenteur sera plus touché par limpôt. Ainsi le vendeur reçoit un prix plus élevé quil ne laurait fait en cas de liquidation de la société, et lacheteur devient détenteur des actifs à un prix inférieur à ce quils auraient valu à lextérieur de la société. En outre, dans certains cas, lacheteur peut accroître le prix de base des terres de la société en liquidant celle-ci pour constituer une nouvelle société. Pour plus de détails sur les questions fiscales ci-dessus, voir la fiche technique du MAAARO intitulée Imposition sur la vente de biens dentreprises agricoles, commande no 03-022. Quand faut-il procéder à la constitution en société?Cet aspect dépend de divers éléments, mais le facteur décisif est souvent la rentabilité de lentreprise. Si celle-ci génère des bénéfices importants, il est possible de laisser une partie de ceux-ci dans la société, où ils seront imposés au taux le moins élevé. Si la famille doit prélever tous les bénéfices pour répondre à ses besoins, il ny a plus aucun avantage. Il faut prendre en compte lensemble du revenu familial; par exemple, dans le cas dune exploitation agricole qui génère un revenu annuel net de 50 000 $, si lun des conjoints gagne un revenu non agricole de 45 000 $ qui peut couvrir les besoins de la famille, on peut envisager la création dune société. De façon générale, lorsque le revenu familial atteint 70 000 $, la constitution en société peut savérer intéressante en raison des avantages fiscaux qui en découlent. Quel est le coût de la création d'une société par actions?Vous devrez probablement débourser de 3 000 à 5 000 $ au moment de la création de la société et vos frais annuels de comptabilité pourraient augmenter de 500 à 1 000 $, bien que ces chiffres varient selon la complexité de lentreprise. Les frais liés à la constitution de la société comprennent les droits provinciaux et les frais de consultation des conseillers juridiques et fiscaux. Les coûts annuels de comptabilité sont habituellement plus élevés parce quil faut produire des états financiers complets et des déclarations dimpôt sur le revenu des sociétés. Cependant, si lexploitation agricole produit déjà des états financiers complets, il est possible que les frais annuels supplémentaires soient négligeables. Le montant du droit provincial pour la création dune société par actions est de 360 $. Cela ninclut pas la recherche portant sur la raison sociale, qui doit être effectuée par une entreprise privée de recherche de dénominations sociales. La Direction des compagnies du ministère des Services aux consommateurs et aux entreprises peut vous suggérer les noms de certaines de ces entreprises. Lorsque la recherche de dénomination est terminée, les statuts constitutifs sont transmis à la province. Étant donné la durée dune recherche de dénomination sociale, on opte souvent pour la formation dune société « à numéro ». Pour plus de détails sur les étapes à suivre en vue de la constitution dune société, voir lannexe I.
Partie 2 - Formation d'une société par actionsAvant de former une société par actions, il faudra discuter en profondeur des trois aspects suivants avec vos conseillers :
Répartition des actionsLa répartition des actions est une question très importante parce quelle détermine la propriété des actifs de la société, le contrôle de lentreprise et la distribution des dividendes. Dans les sociétés nayant quun seul actionnaire, cette question peut être assez simple. En présence de plusieurs actionnaires, et en particulier dune deuxième ou dune troisième génération dactionnaires, la répartition des actions doit être équitable pour tous et établir clairement qui a la propriété et le contrôle de lentreprise agricole. Si la société émet plusieurs catégories dactions, il faut déterminer les droits et les privilèges liés à chacune de ces catégories. Le droit de vote et le droit de recevoir le reliquat des biens doivent être liés aux actions dau moins une de ces catégories, mais pas nécessairement la même. Habituellement, les actions ordinaires donnent le droit de vote. Cependant, dans certains cas, les parents sont détenteurs dactions spéciales dont la valeur naugmente pas, mais qui leur donnent le droit de vote; ils peuvent ainsi garder le contrôle de lentreprise tout en permettant à leurs enfants de participer à sa croissance. Actions ordinaires ou de croissanceLes actions ordinaires ou de croissance représentent la valeur nette des actifs après déduction des dettes de la société et de la valeur des actions spéciales. Les actions ordinaires doivent être émises (cest-à-dire achetées) à un certain prix qui est cependant généralement très faible, par exemple un dollar laction. Toute augmentation ou diminution de la valeur de la société a des répercussions sur la valeur des actions de croissance. Actions spécialesLes actions spéciales, quon appelle parfois actions privilégiées, ont une valeur fixe et peuvent générer des dividendes. Un dividende est un montant versé aux actionnaires pour chaque action quils détiennent. Les actions spéciales ont une valeur fixe qui est déterminée à leur émission. Souvent, pour plus de commodité, on choisit un chiffre rond comme 100 $. Lun des avantages des actions spéciales, cest quelles sont plus faciles à racheter ou à émettre si lAgence des douanes et du revenu du Canada (ADRC) conteste la valeur des actifs transférés à la société. Par exemple, si lADRC évalue un actif à 50 000 $ de plus que le prix auquel il a été transféré, le contrat dachat et de vente peut comporter une clause de rajustement des prix permettant démettre un certain nombre dactions spéciales supplémentaires aux actionnaires et de préserver ainsi le transfert avec report dimpôt. Si la société na émis que des actions ordinaires, il faut la réévaluer pour déterminer combien dautres actions ordinaires doivent être émises. Droits liés aux actionsToute action peut conférer à son détenteur certains droits qui doivent être définis dans les statuts constitutifs ou le règlement administratif de la société. Parmi les droits qui sont le plus souvent liés à certains types dactions, on retiendra les suivants :
Actions rachetables au gré du détenteurLactionnaire a le droit de revendre ce type dactions rachetables à la société. Dautres conditions peuvent être stipulées (p. ex., le nombre dactions qui peuvent être revendues chaque année, préavis avant la revente, etc.). Actions rachetables au gré de la sociétéLa société a le droit de racheter ce type dactions comme elle lentend. Habituellement, les actions spéciales ou privilégiées sont « rachetées » à leur valeur nominale ou cumulative. Le prix des actions ordinaires est fixé à une valeur préétablie ou calculée selon une méthode déterminée à lavance. Actions à dividende cumulatifCes actions donnent droit au versement dun dividende chaque année. Cependant, certaines années, la société peut ne verser aucun dividende. Sil sagit dactions à dividende cumulatif, les dividendes non versés restent dus à lactionnaire, et la société est donc tenue de les lui remettre au cours des années suivantes. Les dividendes non versés saccumulent ainsi jusquà ce quils soient payés. Actions à dividende non cumulatifDans le cas des actions de ce type, la société nest pas tenue de verser les dividendes impayés au cours des années suivantes. Autrement dit, les dividendes non versés ne saccumulent pas. Convention des actionnairesLa convention des actionnaires définit le mode de fonctionnement de la société. Elle couvre habituellement la création, le mode dexploitation et la liquidation de la société. Ce type de document traite des questions pouvant donner lieu à des litiges et protège les actionnaires minoritaires pour ce qui est des aspects non couverts dans les statuts constitutifs ou les règlements administratifs, et il est donc plus commun dans les sociétés ayant un grand nombre dactionnaires. Par exemple, dans une société ayant trois actionnaires, deux dentre eux pourraient sémettre de nouvelles actions en excluant le troisième, si le règlement exigeait simplement une majorité des deux tiers pour ce faire. Cette question doit donc être traitée dans la convention dactionnaires. Les aspects souvent traités dans ce document sont les suivants :
Propriété des actifs (particulier ou société)Le choix de la propriété des actifs (particulier ou société) doit être fait en fonction des avantages fiscaux, des préférences personnelles et de la souplesse souhaitée à lavenir. Les actifs peuvent être la propriété de particuliers ou loués à la société, ou bien celle-ci peut les acheter et en demeurer la propriétaire. Les actionnaires sont libres de choisir la combinaison qui leur convient. On trouvera un exposé des questions fiscales et de la terminologie connexe dans les fiches techniques du MAAARO intitulées Imposition sur la vente de biens dentreprises agricoles, commande no 03-022, et Imposition lors du transfert des avoirs de lentreprise agricole aux membres de la famille, commande no 03-024. Les actifs tels que les stocks et léquipement sont généralement la propriété de la société. Les autres actifs comme les quotas et les terres sont parfois maintenus à lextérieur de la société pour les raisons exposées dans la section qui suit. La Loi de limpôt sur le revenu permet de vendre les actifs agricoles à la société en reportant limpôt si on a répondu aux exigences relatives au choix du prix de vente et transmis les formulaires voulus à lADRC. En termes de fiscalité, on parle dun « report dimpôt ». Pour ce faire, le propriétaire des actifs cède ces derniers à la société à leur « prix de base rajusté » (PBR), cest-à-dire leur prix reconnu aux fins de limpôt. Dans ce cas, il ny a création daucun gain en capital ou de montant imposable. Cependant, la société est tenue de remettre à lactionnaire la juste valeur marchande de lactif sous forme de remboursement dun prêt de lactionnaire ou dactions. Le prêt de lactionnaire représente le prix reconnu de lactif aux fins de limpôt. Lactionnaire ne paie donc aucun impôt sur le montant du prêt qui lui est remboursé par la société. Si lactionnaire cède un actif à un prix supérieur à son prix de base rajusté, il réalise un gain en capital et peut demander lexemption pour gains en capital le cas échéant. Le prêt de lactionnaire reflète alors le nouveau PBR de lactif ou sa valeur reconnue aux fins de limpôt (voir exemple 2 ci-dessous). Lactionnaire reçoit des actions pour la différence entre le PBR et la juste valeur marchande. Transfert des actifs à une société ci-dessous, montre quelques exemples. Lactionnaire ne paie aucun impôt sur les montants que la société lui rembourse au titre de lemprunt. Ces versements sont effectués à partir des revenus de la société qui ont été imposés à 19,62 %, et elle ne peut pas les déduire aux fins de limpôt. Le tableau 2, montre le résultat de ce transfert de valeurs. Constitution en société d'un partenariatIl existe deux méthodes pour constituer un partenariat en société :
Quelle que soit loption choisie, il faut suivre des règles précises. Il est important de consulter des conseillers professionnels en fiscalité qui sappliquent à votre situation particulière. Transfert des actifsTerresLa décision de rester propriétaire des terres à titre personnel ou de les céder à la société est souvent difficile. Chaque situation a ses propres particularités. Le transfert des terres à une société présente à la fois des avantages et des inconvénients dont certains sont énumérés au Avantages et inconvénients du transfert dune terre à une société. Transfert des actifs à une sociétéValeur des actifs transférés Exemple 1 Transfert au prix de base rajusté (PBR)
Résultat
Valeur des actifs transférés Exemple 2 Transfert à un prix se situant entre le PBR et la juste valeur marchande
Résultat
Valeur des actifs transférés Exemple 3 Transfert à la juste valeur marchande
Résultat
Tableau 2. Résultats des transferts
Avantages et inconvénients du transfert dune terre à une sociétéAvantages Déduction pour gains en capital Le transfert de la terre permet de demander lexemption pour gains en capital. InconvénientsPerte de lexemption pour gains en capital Les sociétés ne bénéficient daucune exemption pour gains en capital. Si la terre ne produit pas dimportants gains en capital mais que vous prévoyez des gains plus élevés à lavenir, il est peut-être préférable que vous en restiez propriétaire pour pouvoir demander lexemption à une date ultérieure. AvantagesRemboursement plus rapide de la dette Sil y a une hypothèque importante sur la terre, la société peut rembourser cette dette plus vite parce quelle est imposée à un taux moindre. InconvénientsPerte de souplesse pour des transferts ultérieurs Si deux enfants ou plus prennent part aux activités de lentreprise, on pourra choisir de ne pas transférer la terre à la société pour disposer dune plus grande marge de manuvre au cas où ces enfants, plus tard, décideraient de pratiquer lagriculture séparément. AvantagesCréation de prêts de lactionnaire Le transfert de la terre à la société permet de créer des prêts de lactionnaire. Ces prêts sont remboursés en franchise dimpôt. InconvénientsAvantages imposables Si une résidence personnelle est transférée à la société en même temps que les terres, les actionnaires pourront être imposés sur certains avantages parce quils utilisent une maison qui appartient à la société. AvantagesOrganisation de lentreprise Ceux qui préfèrent que la structure de lentreprise soit aussi simple que possible du point de vue fiscal et juridique préféreront peut-être que la société possède lensemble des actifs. InconvénientsPerte de lexemption pour gains en capital liés à la résidence personnelle Les gains en capital provenant dune résidence personnelle font lobjet dune exemption fiscale, ce qui nest pas le cas si cette résidence est la propriété de la société. Tableau 3. Transfert de terres
Dans de nombreux cas, on transfère la terre à la société parce quon souhaite créer un gain en capital et demander lexemption pour gains en capital, ou parce quune part importante de la dette est liée à la terre. Lorsque la terre est transférée, les parents créent habituellement les gains et se font rembourser un prêt jusquà concurrence de la valeur reconnue aux fins de limpôt. Les versements de ce remboursement qui sont effectués par la société ne sont pas imposables aux mains de lactionnaire; ce type de prêt est parfois pris en compte dans la planification successorale pour les enfants qui ne pratiquent pas lagriculture ou en vue de la retraite des parents. Dans certains cas, il peut être préférable de ne pas céder à la société. Lorsquil y a plusieurs parcelles de terrain, la famille peut souhaiter disposer dune plus grande marge de manuvre à des fins de planification successorale. Ce peut aussi être le cas si la propriété agricole est voisine dune zone urbaine et quon prévoit une augmentation de la valeur de la terre dépassant lexemption de 500 000 $ dont bénéficient les parents. On peut alors laisser la terre à lextérieur des actifs de la société en espérant que les enfants pourront se servir de leur exemption de 500 000 $ à une date ultérieure. Dans lexemple du tableau 3, la terre pourrait être transférée à son prix de base rajusté ou à sa juste valeur marchande, avec demande dexemption pour gains en capital. Sil était impossible de demander cette exemption, on pourrait constituer une réserve pour gains en capital pour étaler le gain sur plusieurs années dans le cas où les parents détiennent une hypothèque. Exemple du tableau 3 Une terre dune valeur de 400 000 $ est transférée à une société. Son prix de base rajusté (PBR) est de 100 000 $ et le gain en capital correspondant est de 300 000 $. Au lieu de contracter un prêt de lactionnaire de seulement 100 000 $ et démettre des actions privilégiées pour le reste de la somme, le propriétaire peut contracter un prêt sur le montant total, soit 400 000 $. Il crée ainsi un gain en capital à légard duquel il peut demander lexemption pour gains en capital.
Résultats La société achète la terre à un PBR plus élevé; par conséquent, si la terre est revendue à une date ultérieure, le gain en capital sera calculé à partir de la somme de 400 000 $. La société peut remettre aux actionnaires des versements non imposables à légard du prêt quils ont fait.
Maison de fermeSi la maison est transférée à la société avec la terre, lexemption pour gains en capital à légard de la résidence principale peut être perdue. Comme la maison est la propriété de la société, certains des avantages reçus par lactionnaire qui lhabite peuvent devenir imposables. Au moment du transfert des terres, certains conseillers excluent spécifiquement la maison, puis ils font payer aux actionnaires un loyer pour la terre où elle se trouve. Ainsi, ils conservent lexemption sur la résidence principale. Si la propriété agricole comporte deux maisons, seulement lune dentre elles peut être déclarée comme résidence principale.
QuotasUn agriculteur peut transférer des quotas dans une société et demander lexemption pour gains en capital sur laccroissement de leur valeur. Cependant, lappréciation des quotas ne peut être ajoutée au montant cumulatif des immobilisations admissibles (semblable aux catégories de DPA) et amorti. Laugmentation de cette valeur aura pour effet de réduire le montant des gains provenant dune vente effectuée ultérieurement par la société. Comme dans le cas des autres actifs, lactionnaire peut faire un prêt qui lui sera remboursé sous forme de versements non imposables. Comme dans le cas de la terre, si lactionnaire prévoit que les quotas prendront de la valeur, il est peut-être préférable quil les garde à son nom plutôt que de les céder à la société, ce qui lui permettra de demander lexemption pour gains en capital à une date ultérieure à loccasion dune vente ou dun transfert. Lorsque la société vend les quotas, le produit de cette vente est imposable au taux inférieur dimposition des petites entreprises, soit 19,62 %, tant que les quotas ont servi aux fins des activités de lentreprise.
StocksLes stocks de récoltes ou de bétail permettent de reporter de limpôt par transfert à la société. Cependant, les impôts en question devront être payés un jour ou lautre. Certains conseillers préconisent lémission dactions privilégiées correspondant à valeur des stocks. Ainsi lactionnaire en reçoit la pleine valeur et la société paie limpôt correspondant lorsquelle vend ces actifs. Cette méthode peut désavantager les autres actionnaires parce que limpôt est à la charge de la société. Si les autres actionnaires sontdes enfants, ils accepteront peut-être volontiers ce fait parce quils auront reçu des actions à titre de don ou à un prix réduit. Sil y a dautres actionnaires, il peut être préférable de vendre les stocks à la société à leur pleine valeur; dans ce cas, lactionnaire reçoit de la société un billet à demande. Cette méthode peut être avantageuse pour quatre raisons, tant que lactionnaire et la société paient limpôt sur le revenu selon la comptabilité de caisse :
Gains en capital et stocksSi un particulier transfère à une société une partie des actifs dentreprise (stocks, quotas, actifs amortissables, etc.) juste avant de vendre ses actions en vue de transformer certains revenus en gains en capital, le fisc peut invoquer les règles anti-évitement pour refuser lexemption pour gains en capital. Cependant si lensemble des actifs est transféré à la société et que les actions sont vendues, les règles anti-évitement ne devraient pas sappliquer. Comme les membres de la famille achètent généralement des actions, on peut se servir de lexemption pour assurer des rentrées dargent plus importantes aux parents et un PBR plus élevé aux enfants. Exemple de transfert à une sociétéLes tableau 4 et 5 illustrent un exemple de constitution en société dune entreprise agricole. Les calculs dimpôt ne sont que des estimations. Il sagit ici de lenfant dune famille dagriculteurs qui a accumulé certains actifs. On suppose que tous les actifs relèvent de la Partie XI de la loi, cest-à-dire quils ont été achetés après 1971. Les résultats de ce transfert sont les suivants :
Père
1 FNACC : Fraction non amortie du coût en capital. MCIA : Montant cumulatif des immobilisations admissibles. 2 Le calcul du gain en capital présumé imposable sur les quotas est plus complexe et ne correspond pas à 50 % des gains en capital comme dans le cas dactifs comme la terre. Voir la fiche technique intitulée Imposition sur la vente de biens dentreprises agricoles, commande no 03-022.
Tableau 5. Résultat du transfert
Mère
Enfant
Les actions ordinaires sont réparties de façon à répondre aux souhaits des actionnaires pour ce qui est du contrôle de la société et de la participation à la croissance (par exemple, 30 % au père, 30 % à la mère et 40 % à lenfant). Cette solution permettrait aux parents de contrôler la majorité des voix. Si les parents souhaitent accorder à leurs enfants une plus grande part de la croissance tout en conservant le contrôle de la société, ils peuvent envisager de lier le contrôle des voix aux actions spéciales. Compte de stabilisation du revenu net (CSRN)Les comptes CSRN personnels peuvent être transférés à une société. Vous devrez consulter votre comptable pour déterminer la meilleure stratégie à adopter. Il y a trois options possibles :
Si un agriculteur souhaite garder son compte personnel, il peut le transférer à la société avant deffectuer un retrait pour éviter limpôt des particuliers, dont le taux est plus élevé.
Partie 3 - Exploitation d'une société par actionsLexploitation quotidienne de lentreprise agricole nest pas perturbée par la constitution en société. Ce qui change est la relation existant entre les propriétaires et lentreprise, notamment pour ce qui est des sommes versées aux actionnaires par la société. Dans une société, les actionnaires bénéficient dune plus grande marge de manuvre et dune plus grande liberté en matière de rémunération. Prélèvements effectués dans la sociétéLa société peut verser des sommes dargent aux actionnaires sous quatre formes :
Chacune de ces options présente des avantages et des inconvénients qui sont énumérés ci-dessous. Montants versés aux actionnaires
Mode de paiement Salaire Avantages
Inconvénients
Mode de paiement Dividendes Avantages
Inconvénients
Mode de paiement Remboursement des prêts des actionnaires Avantages
Inconvénients
Mode de paiement Paiement dun loyer pour lutilisation des actifs personnels Avantages
Inconvénients
Dividendes ou salaireLes dividendes et les salaires sont les deux modes les plus employés pour verser des sommes dargent aux actionnaires. Si une société verse un salaire à un actionnaire, elle le déclare dans ses dépenses pour réduire son revenu imposable, et le salaire devient imposable aux mains de lactionnaire. Les salaires ne doivent pas nécessairement refléter le pourcentage des actions détenues. Par exemple, un actionnaire qui ne détient que 20 % des actions peut recevoir un plus grand pourcentage des salaires versés. Les salaires peuvent cependant représenter la contrepartie dun travail. Ainsi les parents peuvent verser à un enfant actionnaire minoritaire un salaire équitable en échange de son apport à la bonne marche de lentreprise.
Un dividende est un montant versé à un actionnaire et qui reflète habituellement le nombre dactions dont il est le détenteur. La société a déjà payé limpôt sur ces sommes et elle ne peut pas les déduire comme dépenses. Par conséquent, les actionnaires peuvent demander un crédit pour réduire limpôt à payer sur les dividendes puisque la société a déjà versé une partie de limpôt exigible.
Il existe certaines différences significatives entre les salaires et les dividendes. Les cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC) sont obligatoires sur les salaires, ce qui peut avoir son importance puisque les taux de cotisation au RPC augmentent. Les travailleurs autonomes doivent donc payer le double de ce que paie un employé. Les dividendes ne donnent pas lieu à des cotisations obligatoires au RPC, cependant, ce ne sont pas des gains qui entrent dans le calcul des cotisations à un REER.
Si la société loue des actifs vous appartenant, le montant des loyers peut servir au calcul des cotisations à un REER.
Quelle est la meilleure méthode?Aucune méthode nest meilleure que les autres. À la fin de lannée, chaque actionnaire doit consulter son comptable pour déterminer la solution qui est la plus avantageuse pour lui. Par exemple, si vous avez fait un prêt important à titre dactionnaire, vous pouvez toucher un salaire de seulement 7 412 $ pour pouvoir réclamer la totalité de votre déduction personnelle de base, puis prélever le reste des revenus dont vous avez besoin sous forme de remboursements de votre prêt. Vous pourrez ainsi recevoir un revenu non imposable tout en maximisant vos crédits dimpôt. Par ailleurs, vous pouvez choisir daugmenter votre prestation fiscale pour enfants. Dans ce cas, le salaire devra être suffisant pour maximiser le supplément de revenu gagné. Vous devrez consulter votre comptable pour déterminer la meilleure façon de vous rémunérer et de payer les autres actionnaires. États financiersLes sociétés dexploitation agricole doivent obligatoirement produire des états financiers complets. Dans le cas des grandes entreprises complexes, cette démarche peut contribuer au maintien en bon ordre des comptes. La société doit produire un état des résultats, un bilan et un état de lévolution de sa situation financière. Sources de capital et remboursement du créditEn théorie, en plus demprunter, la société peut acquérir du capital des investisseurs, mais elle le fait rarement. Le plus souvent, on a recours au mode de financement normal avec certaines dispositions supplémentaires sur les garanties. Dans le cas des sociétés dexploitation agricoles rentables, qui ont aussi des emprunts importants, les sommes disponibles après impôt pour rembourser le principal sont plus importantes que dans le cas dune entreprise individuelle.
Partie 4 - Aspects juridiquesLa présente partie traite de certains aspects juridiques dont les propriétaires dentreprises devraient tenir compte. Cependant, il ne sagit pas dun exposé complet. Comme pour dautres aspects, il est préférable de consulter un conseiller. Questions touchant les actionnaires minoritairesLes actionnaires minoritaires sinquiètent parfois de la façon dont leurs intérêts seront traités à lintérieur de la société. Les actionnaires majoritaires ont le droit, à juste titre, de garder le contrôle du mode dexploitation de la société. Cependant, les actionnaires minoritaires peuvent négocier pour sassurer que lunanimité sera requise sur certaines questions, par exemple lacceptation dautres actionnaires dans lentreprise.
Les actionnaires minoritaires peuvent souhaiter que dautres questions soient incluses dans la convention des actionnaires, par exemple :
Loi sur les sociétés par actionsLa Loi sur les sociétés par actions prévoit plusieurs formes de protection visant les intérêts des actionnaires minoritaires. Ceux-ci peuvent se déclarer « dissidents », cest-à-dire voter contre un certain nombre de mesures proposées pour la société. Un vote dissident peut entraîner lachat obligatoire des actions à leur juste valeur marchande. La loi protège également les dirigeants, les administrateurs, les actionnaires ou les anciens actionnaires qui ont été traités de façon injuste par les autres actionnaires (par un « recours en cas dabus »). Elle offre donc une protection significative aux actionnaires minoritaires qui pensent que leurs intérêts nont pas été pris en compte comme ils lauraient dû. Le droit de la famille et la société d'exploitation agricoleLa Loi sur le droit de la famille traite principalement des cas de dissolution du mariage et touche à deux aspects distincts de cette question, soit le partage des biens et les droits du conjoint. Ces droits peuvent prendre la forme de versements périodiques continus à une personne à charge, ou dun versement unique. La loi ne définit pas le mode de partage des biens matériels, mais plutôt la division de leur « valeur ». Par conséquent, lorsquon a effectué tous les calculs, si lun des conjoints a des actifs dune valeur supérieure à ceux de lautre conjoint, il doit effectuer un paiement « dégalisation » pour compenser cet écart. Les actions dune société sont prises en compte dans le calcul. En cas de dissolution du mariage, lexistence de la société noffre pas plus de stabilité quun autre type de structure. Contrats de mariageLes contrats de mariage ont pour effet datténuer les incidences de la dissolution du mariage sur lentreprise. Il peut être utile denvisager un tel contrat lorsquon met sur pied une nouvelle société dexploitation agricole. Par exemple, au moment de la rédaction de nouvelles ententes, tous les partenaires ou actionnaires peuvent exiger que chacun dentre eux ait un contrat de mariage.
Par exemple, si lun des conjoints est partenaire dune société dexploitation agricole familiale qui a pris de la valeur pendant la durée du mariage, cette augmentation doit être prise en compte dans légalisation des actifs. Un contrat familial peut avoir pour effet dexclure les actifs agricoles en question des biens familiaux nets (qui seront divisés).
Cela pourra sans doute satisfaire les partenaires, mais probablement pas leurs conjoints. Le conjoint non agriculteur demandera probablement que le contrat familial comporte des dispositions de « compensation » à cet égard. Par exemple, lune de ces clauses peut stipuler que la maison familiale est la propriété exclusive du conjoint non agriculteur. Une autre clause pourrait permettre le versement, pendant un certain nombre dannées, dune pension alimentaire calculée en fonction des profits du conjoint agriculteur, ce qui aurait pour effet de protéger les actifs de la société dexploitation agricole. Les parties qui précèdent ne visent quà fournir des informations générales sur le droit de la famille et les contrats de mariage en ce qui touche aux sociétés dexploitation agricole, et elles ne sauraient nullement tenir lieu davis juridique. Le lecteur devra consulter des conseillers juridiques compétents à qui il pourra exposer sa situation particulière. Documents a revoir au moment de la constitution en sociétéTout changement de structure dentreprise donne loccasion de revenir sur un certain nombre de documents juridiques existants.
ConclusionAu cours des prochaines années, un nombre croissant dentreprises agricoles seront en mesure de se constituer en société. Les exploitants agricoles devraient prendre le temps détudier cette possibilité et de comprendre la structure dune société par actions; cela leur permettra de savoir si cette option peut répondre à leurs objectifs daffaires et aux attentes de leur famille. Annexe 1 - Étapes de la constitution en sociétéPrincipales etapes de constitution en société
DossiersLa Loi sur les sociétés par actions de lOntario stipule que certains documents relatifs à la société doivent être conservés au siège social. On appelle parfois registre des procès-verbaux le cahier relié ou à feuilles mobiles qui contient les documents suivants :
Définitions et explicationsRèglement administratifEnsemble des règles qui régissent la gestion des affaires internes de la société. Les avocats en ont souvent un modèle standard qui peut servir de point de départ. On y trouve habituellement les éléments suivants : Définition des termes employés dans le règlement administratifPartie relative aux administrateurs et dirigeants
Partie relative aux actionnaires
À la première réunion, après ladoption du règlement administratif, les administrateurs doivent :
Gestion de la sociétéLa Loi sur les sociétés par actions stipule que les résolutions (comme celles qui sont énumérées ci-dessus) doivent être adoptées soit au cours dune réunion des administrateurs ou des actionnaires, soit par consentement écrit. Dans les petites entreprises, la même personne peut être à la fois administrateur, dirigeant et actionnaire, et dans ce cas on choisit souvent la formule du consentement écrit. Les administrateurs sont habilités à rédiger, abroger ou modifier le règlement administratif (à moins dindication contraire). Tout changement doit être approuvé par les actionnaires au cours de la première réunion ordinaire suivant le changement. Émission ou treansfert d'actionsLes actions sont émises au moment de la création de la société, à partir de la trésorerie de la société (cest-à-dire de la réserve dactions non émises). Les nouveaux membres peuvent recevoir soit de nouvelles actions provenant de la trésorerie, soit des actions qui leur sont transférées. Les nouvelles actions seront émises à partir de la trésorerie par résolution des administrateurs, qui doivent déterminer leur valeur à lémission. Le particulier peut payer le montant en question, ou les actions peuvent compenser la vente dun actif à la société ou des services précédemment rendus à la société. Lémission de nouvelles actions risque de « diluer » la valeur des actions des actionnaires existants. En cas de transfert dactions, il faut suivre les directives figurant dans les statuts constitutifs qui définissent les restrictions sappliquant à ce type dopération. Lobjet du présent document est de fournir une information de nature générale et non des conseils spécifiques sappliquant à une situation particulière. Il offre un survol de certains aspects juridiques et fiscaux des sociétés dexploitation agricole, mais on ne doit le considérer ni comme une interprétation, ni comme une présentation complète de la Loi de limpôt sur le revenu ou des divers textes de loi touchant les sociétés par actions. Le gouvernement de lOntario décline toute responsabilité quant à lutilisation qui pourrait en être faite à cet égard. Nous remercions le Secrétariat dÉtat pour sa contribution financière à la réalisation de la présente fiche technique. Cette fiche a été partiellement produite à partir de la série darticles traitant de la constitution en société qui ont été rédigés par lauteur en collaboration avec Ed Mitukiewicz, c. a., Collins Barrow, Elora, Ontario, et Douglas C. Jack, avocat, Fergus, Ontario. Lauteur sest également inspiré darticles sur les sociétés par actions rédigés par Ralph Winslade et Peter Mantel, anciennement du MAAARO. Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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