Les investissements à long terme dans les services d'information renforcent l'industrie laitière ontarienne

Souvent, le travail de vulgarisation exige vision et patience avant que les efforts ne portent fruit. Dès 2000, l'équipe de l'industrie laitière du MAAARO avait la vision d'une industrie laitière progressiste, souple et innovatrice en Ontario, une industrie qui ouvrirait la voie dans l'adoption de technologies visant à améliorer le mode de vie des producteurs, la santé et le bien-être des animaux et la production. Cette vision devait positionner l'industrie laitière ontarienne comme meneur en Amérique du Nord dans l'adoption de techniques laitières robotisées de précision. En raison de la nature des exploitations laitières, les changements sont lents. Compte tenu d'investissements en capital importants dans l'équipement, les terres, les quotas et les vaches, les changements à grande échelle et les investissements dans les nouvelles technologies exigent habituellement d'investir dans une nouvelle grange et dans de l'équipement, après recherche et réflexion approfondies.

Le coût d'un système de traite robotisée, au début des années 2000, était d'environ 200 000 $. Le prix est environ le même aujourd'hui, mais les modèles actuels découlent d'une technologie plus évoluée et offrent aux producteurs des données sur les vaches laitières et une production beaucoup plus importante.

Traite robotisée : maximisation des bénéfices

En 2002, l'équipe de l'industrie laitière a commencé à traduire sa vision dans la réalité en s'associant avec l'industrie pour organiser la première conférence nord-américaine sur la traite robotisée. L'événement a attiré 400 producteurs laitiers et membres de l'industrie et rassemblé des spécialistes sur la traite robotisée, présentant de l'information à nos producteurs et induisant une amélioration de la réglementation. L'événement comportait également des expositions de fabricants de trayeuses robotisées afin que les producteurs puissent discuter directement avec les fabricants et obtenir des démonstrations des modèles disponibles.

Au fil de l'adoption de la traite robotisée, nous avons mis au point des ressources afin d'aider les producteurs à gérer ces systèmes, également appelé systèmes de traite automatique (STA). Puisqu'environ 10 % des trayeuses automatiques du début des années 2000 ont été enlevées, il fallait de l'information pour s'attaquer aux questions de gestion. L'équipe de l'industrie laitière a mis au point un contenu Web important à l'intention des producteurs, pour favoriser l'utilisation des logiciels de gestion de troupeaux et des données disponibles des robots pour relever la profitabilité et augmenter le bien-être des vaches des fermes laitières.

Nous avons préparé et présenté à des réunions et à des ateliers des ressources sur la traite robotisée pertinentes pour la production laitière ontarienne et il en a été fait état dans des articles de magazines et lors de salons commerciaux, par exemple Outdoor Farm Show. Nous avons organisé des visites de fermes laitières, lorsque des robots ont commencé à être installés dans les fermes ontariennes, afin que les producteurs puissent apprendre de leurs pairs. Nous avons mené des recherches appliquées afin de saisir ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas et de trouver des solutions, et ces connaissances ont été communiquées à l'industrie.

Promotion de nouveaux outils pour augmenter le bien-être des vaches

En 2010, l'équipe de l'industrie laitière du MAAARO s'est associée à l'industrie pour offrir la première conférence nord-américaine sur les technologies laitières de précision. Cette conférence, et les ressources et événements qui ont suivi, favorisaient l'adoption de technologies de précision, par exemple dispositifs automatiques d'alimentation des veaux afin de relever l'état nutritionnel des veaux laitiers. Les technologies électroniques adaptées aux animaux individuellement peuvent désormais permettre de suivre le comportement (l'activité) de la vache et le fonctionnement du rumen, ce qui offre de meilleures perspectives de gestion pour améliorer la santé et le bien-être de l'animal.

Les coûts de main-d'œuvre entrent pour une part importante dans le coût de la production laitière et la disponibilité de la main-d'œuvre est souvent un problème pour les producteurs laitiers. Les fermes laitières canadiennes peuvent parvenir à des économies de main-d'œuvre de 30 % en adoptant les technologies robotisées, ce qui élimine la nécessité d'être dans la grange à heures fixes sept jours par semaine. De la sorte, l'industrie est plus intéressante pour les jeunes producteurs.

En 2013, le MAAARO et l'Université de Guelph se sont associés par l'intermédiaire du programme d'application et de transfert des connaissances (KTT) et ont mené, dans l'ensemble de la province, une enquête sur 33 troupeaux utilisant le système de traite automatique, afin de trouver des renseignements sur la gestion, la production et la nutrition. Cette recherche a permis d'offrir aux producteurs laitiers de l'Ontario de l'information répondant à leurs besoins, tout en établissant un étalonnage de l'état de l'industrie.

Favoriser l'investissement dans les nouvelles technologies :

Depuis 1999, année où la première trieuse robotisée a été installée dans une ferme laitière ontarienne, approximativement 175 à 200 des 3 918 fermes laitières ontariennes ont maintenant des trayeuses robotisées. L'industrie a été marquée par l'adoption généralisée de détecteurs d'activité, dispositifs de surveillance du rumen, systèmes d'alimentation robotisé et autres technologies de précision améliorant la gestion et le bien-être des animaux. Le personnel de la DDA, par ses efforts de vulgarisation, a aidé à renforcer les connaissances du secteur et à promouvoir une plus grande adoption des nouvelles technologies.

Dans un sondage consécutif mené après la première conférence nord-américaine sur les technologies laitières de précision tenue en 2010, 100 % des producteurs répondants ont mentionné avoir appris à la conférence quelque chose qui avait influé leur utilisation des technologies à la ferme ou l'influencerait. Interrogés à savoir le type d'investissement qu'ils ont fait ou comptaient faire dans les technologies laitières de précision depuis la conférence, 44 % ont mentionné qu'ils avaient investi ou comptait investir 200 000 $ ou plus. De plus, 22 % ont mentionné qu'ils avaient investi ou planifiaient d'investir entre 10 000 et 50 000 $.

Seize année après que l'équipe de l'industrie laitière du MAAARO ait commencé son travail pour concrétiser sa vision d'une industrie laitière plus progressiste, plus souple et plus innovatrice, le secteur a adopté des changements d'envergure pour améliorer le bien-être des vaches, apporter des améliorations au style de vie des producteurs et maximiser la production.

Ressources du MAAARO :


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 12 mai 2017
Dernière révision : 12 mai 2017

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