Budget estimatif des coûts de production pour le panic raide

Coûts d'éstablissement(1)

Cestruction chimique des mauvaises herbes (2)

$ à l'acre Votre ferme
  • pulvérisation(3)
10,00
 
  • 2 litres de glyphosate (@ 10 $/litre)
20,00
 

 

Préparation du lit de semence

$ à l'acre Votre ferme
  • labour (3)
22,00
 
  • crochetage deux fois (@ 11 $/ac) (3)
22,00
 

 

Ensemencement

$ à l'acre Votre ferme
  • semences (15 lb valeur culturale/acre @ 9 $/lb valeur culturale (4))
135,00
 
  • engrais de démarrage (100 lb 6-24-24 @ 800 $/tonne)
36,28
 
  • semis (semoir) (3)
19,00
 

 

Lutte contre les mauvaises herbes (mélange en réservoir en postlevée) (5)

$ à l'acre Votre ferme
  • pulvérisation (3)
8,00
 
  • herbicide contre les mauvaises herbes annuelles
16,00
 
  • adjuvant
2,00
 
  • herbicide contre les dicotylédones annuelles
9,00
 
tonte (3)
17,00
 
droits d'exploitation (frais d'exploitation / 2 X 5 %)
7,91
 
coûts liés à la terre - année de l'établissement (6) (1 an @ 30 $/année)
30,00
 
coûts liés à l'échec de l'établissement (7) (coûts d'établissement X 10 %)
35,42
 
Total des coûts d'établissement
389,61
 

 

$ à l'acre Votre ferme
Total des coûts d'établissement
389,61
 

 

 

 
Coûts annuels
$ à l'acre
$ la tonne
(3,1 tonnes/acre)
Votre ferme
coûts d'établissement (amortis sur 10 ans @ 5 %) (9)
50,46
16,28
 
engrais azoté (60 lb/acre d'azote actif @ 0,50 $/lb) (10)
30,00
9,68
 
coûts liés à la fertilité, élimination de P et de K (@3,80 $/tonne) (12)
11,78
3,80
 
épandage d'engrais (3)
7,00
2,26
 
andainage (3)
17,00
5,48
 
mise en balles (8 $/balle) (3)
59,83
19,30
 
Enlèvement du champ et entreposage (6,60 $/tonne) (13)
20,46
6,60
 
voiturage (de l'entreposage à l'usine) (14)
 
 
 
coûts d'opportunité (8) (taux de location estimatif)
30,00
9,68
 
Coûts annuels totaux
226,53
73,07
 
+ revenu en rapport au risque et à la gestion (15)
 
 
 

 

Document de travail

Note - Ce budget est présenté ici avec des valeurs estimatives (coûts, rendements, etc.) données à titre d'exemples, et qui peuvent changer selon les résultats des recherches et certains facteurs agricoles et économiques. Les utilisateurs doivent se servir de leurs propres données estimatives. Comme le panic raide est une nouvelle culture commerciale en Ontario, il faut plus de recherches et d'essais sur le terrain pour répondre aux nombreuses questions d'ordre agricole et économique qui se posent. Les données qui sont inscrites dans ces prévisions budgétaires ne doivent pas être considérées comme des recommandations.

  1. Établissement avec travail du sol classique. L'établissement est peut-être plus facile en semis direct dans certains champs en pente ou qui sont pierreux. L'établissement en semis direct est peut-être moins fiable, plus de recherches seraient nécessaires.
  2. Il faudra peut-être répéter une autre fois (automne et printemps) la préparation du champ et l'établissement de la culture de panic raide par destruction chimique au glyphosate dans les champs où il y a présence excessive de mauvaises herbes, ce qui double les coûts (qui équivalent à environ 1 $/tonne).
  3. Les coûts d'exploitation par champ (pulvérisation, labour, épandage d'engrais, andainage et mise en balles) ont été évalués selon les taux de location du marché (voir la fiche d'information intitulée « Guide des travaux agricoles à forfait », commande no 07-020) et les conditions qui prévalent sur le marché.
  4. Les coûts des semences peuvent varier selon l'offre et la demande à mesure de l'évolution de l'industrie des semences. Les taux de semis peuvent changer selon les recherches à venir.
  5. Il n'y a pas d'herbicide homologué à l'heure actuelle pour usage dans la culture du panic raide en Ontario. Il faut que les produits soient homologués avant d'être utilisés à des fins commerciales. Des recherches sont présentement effectuées à l'Université de Guelph. Les produits qui seront recommandés, les doses et les coûts associés dépendent des résultats des recherches.
  6. Dans le cas d'une culture qui n'entre en production qu'après une période d'établissement, on présume qu'aucune vente n'a lieu pendant la première année et que les coûts engagés pendant cette période doivent être récupérés durant les années de production. Si le rendement n'est que d'environ 50 % de la moyenne la deuxième année, il faut aussi tenir compte d'une moyenne sur 10 ans de 3,1 tonnes/acre. Ces prévisions supposent :
    • des semis direct et pas de culture céréalière comme plante de couverture;
    • un minimum de 30 $ par année de coûts associés à la terre (manque à gagner appelé « coût d'opportunité » ou intérêts non reçus sur un autre investissement).
  7. Les « coûts liés à l'échec de l'établissement » prévoient la possibilité que l'établissement ne réussisse pas en moyenne une fois sur dix. Ces données sont inscrites à titre d'exemples et plus de recherches et d'essais sur le terrain seront nécessaires pour déterminer des valeurs plus exactes.
  8. . Les coûts liés à la terre tendent à être extrêmement variables à cause de facteurs comme la location, les terrains en pente et l'incidence économique d'autres affectations des terres, comme d'autres cultures ou élevages. Des terres sont peut-être disponibles à un moindre coût, mais avec un potentiel de rendement plus faible.
  9. Les coûts engagés pendant la période d'établissement doivent être récupérés durant les années de production. Les coûts sont amortis à un taux d'intérêt de 5 % sur 10 années de production. Ils tendent à varier grandement selon des facteurs agricoles dont la réussite de l'établissement et le rendement, et des facteurs économiques comme des systèmes culturaux de remplacement.
  10. Il faut effectuer des recherches pour déterminer les apports nécessaires en azote et leur incidence sur le rendement.
  11. Les rendements estimatifs de 3,1 tonnes/acre sont basés sur la coupe à l'automne et la récolte au printemps. Les rendements sont potentiellement supérieurs quand la récolte est à l'automne, mais il y aura une teneur en cendres plus élevée et de plus hauts taux d'élimination du phosphore (P) et du potassium (K). Il y a de fortes variations des rendements à cause des conditions agricoles et environnementales. On obtiendra des données estimatives plus précises avec plus d'essais sur le terrain en Ontario.
  12. Les « taux d'élimination » de P et de K présument une récolte de printemps où il y a un important lessivage des minéraux. Ici il y aura une élimination de 4,0 lb de P2O5 par tonne @ 0,55 $/lb, et de 2,9 lb de K2O par tonne @ 0,55 $/lb, ce qui équivaut à environ 3,80 $ la tonne. On suppose des « taux d'élimination » de P et de K avec des niveaux de fertilité qui ne limitent pas le rendement et qui se situent par conséquent dans la « moyenne » selon les résultats des analyses de sols. Certaines des superficies visées pourraient montrer des résultats d'analyse de fertilité plus marginaux et exigeraient des doses d'engrais plus élevées.
  13. Les valeurs estimatives de « l'enlèvement et l'entreposage » reflètent les coûts liés à l'enlèvement des balles du champ et à leur mise en entreposage (dans un bâtiment ou sur des plates-formes sous une bâche).
  14. Voiturage - si le prix à l'usine de transformation est FOB à l'usine, les frais de camionnage doivent être inclus pour le transport de l'entreposage à l'usine.
  15. Pour que les exploitants trouvent cette proposition attrayante, il leur faut des « revenus en rapport au risque et à la gestion » supérieurs aux coûts de production. La décision de s'adonner à cette culture relève individuellement des producteurs, selon la rentabilité et les risques associés à leurs autres cultures et investissements.

 


Auteur : Joel Bagg, spécialiste de la culture des fourrages
Ian McDonald, coordonnateur de la recherche appliquée
Scott Banks, spécialiste des cultures au stade levée
John Molenhuis, chargé de programme, analyse des activités commerciales et des coûts de production
Date de création : 27 octobre 2009
Dernière révision : 27 octobre 2009

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca