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Un examen des méthodes qu'emploient certaines compétences pour régir
les exploitations agricoles intensives Dernière mise à jour
: le 8 mars 2000
SommaireOn note un
certain nombre de similitudes et de différences entre les lois et les règlements
que certaines compétences nord-américaines et européennes
ont adoptés ou proposent d'adopter pour résoudre les questions environnementales,
économiques et socio-politiques associées à l'agriculture
intensive. Voici quelques méthodes que la plupart des compétences
ont en commun : - Une plus stricte surveillance de l'usage des éléments
nutritifs, que ce soit au moyen d'un plan de gestion (Amérique du Nord)
ou d'un bilan nutritif gains et pertes pour chaque exploitation agricole (Europe),
est un élément central de la plupart des programmes.
- Chez
toutes les compétences sauf une (la Californie), l'élevage d'animaux
et les inquiétudes associées au fumier (odeurs, éléments
nutritifs, etc.) sont les principales raisons pour lesquelles des lois ont été
adoptées pour régir les exploitations intensives.
- Les technologies
de substitution pour le traitement du fumier ne sont pas considérées
comme un bon moyen d'atténuer les inquiétudes dues aux odeurs et
aux nutriments. La seule exception est le Danemark, où la production de
biogaz est un aspect important du système de gestion du fumier. Il a fallu
beaucoup de travaux de recherche-développement pour que le Danemark atteigne
ce degré de succès. En outre, la Caroline du Nord sait que l'épuration
en bassins ou en étangs (le lagunage) est un des facteurs clés qui
ont donné lieu à sa situation actuelle. Elle s'efforce de trouver
d'autres méthodes, possibles sur le plan financier, qui fourniraient une
base durable à l'élevage d'animaux. Des compétences telles
que la Caroline du Nord aux États-Unis et la Nouvelle-Écosse au
Canada sont en train de créer des outils favorisant l'innovation technique.
- On
note un plus strict contrôle, par voie législative, de la construction,
de l'inspection et de la surveillance des installations de stockage du fumier,
pour qu'elles ne fuient pas. Le contrôle des bilans nutritifs (les plans
de gestion des éléments nutritifs) est généralement
plus strict pour l'instant en Europe qu'en Amérique du Nord. La vérification
ponctuelle ou au hasard des plans de gestion des éléments nutritifs
est une activité de plus en plus courante au Canada.
- Toutes les
compétences cherchent énergiquement à dissuader les agriculteurs
d'épandre du fumier pendant l'hiver ou sur des sols gelés. Maintes
compétences vont même jusqu'à prescrire des périodes
pendant l'année où il est interdit d'épandre du fumier ou
d'autres sortes d'engrais, mais elles font souvent des exceptions pour des situations
d'urgence.
- De nombreuses compétences ont adopté des lois
ou des règlements visant les exploitations intensives, mais TOUTES les
compétences encouragent les exploitants, quel que soit leur volume de production,
à observer les codes de bonnes pratiques pour l'utilisation du fumier qu'elles
ont rédigées.
On a aussi noté plusieurs différences
entre les compétences, les principales étant les suivantes :
- La définition d'« unité animale » (U.A.) ou d'«
unité-gros-bétail » (U.G.B.) n'est pas uniforme. Chez certaines
compétences, l'U.A. est principalement définie en fonction du poids
des animaux. Chez d'autres compétences, elle est établie d'après
le poids des animaux et la teneur en azote du fumier. Chez d'autres encore, l'U.A.
repose sur une détermination complexe du poids, de la production d'azote
pour le fumier et des odeurs.
- Le seuil utilisé pour déterminer
si une exploitation est dite « intensive » n'est pas le même
chez toutes les compétences. L'écart le plus grand se trouve chez
les provinces canadiennes. L'écart est moins prononcé aux États-Unis,
du fait que la définition d'« exploitations d'élevage en claustration
» est formulée par un organisme fédéral, l'Agence américaine
pour la protection de l'environnement (USEPA). En Europe, la définition
repose davantage sur la capacité productive du bien-fonds que sur le nombre
d'animaux. Ainsi, les exploitants dont le nombre d'U.A. par hectare dépasse
un certain seuil doivent observer certaines règles, fixées par règlement,
ou s'abstenir d'effectuer certaines activités associées à
la gestion du fumier.
- Les normes relatives à la teneur admissible
en azote des eaux souterraines sont semblables chez toutes les compétences.
Cela dit, les normes ne sont pas partout présentées de la même
façon. La teneur en nitrates peut être exprimée en NO3 ou
en NO3-N. En Europe, la limite est généralement établie d'après
la teneur maximale admissible en NO3. En Amérique du Nord, elle est habituellement
fondée sur la teneur maximale admissible en NO3-N. Ainsi, la teneur limite
est de 50 ppm (11,3 ppm de NO3-N) : une limite semblable à celle que l'Organisation
mondiale de la santé a établie. En Amérique du Nord, la limite
est de 10 ppm de NO3-N. Chez certaines compétences nord-américaines,
dont la Californie, la limite est fixée à 45 ppm de nitrates, ce
qui correspond à environ 10 ppm de NO3-N.
- Les prescriptions relatives
au volume de stockage minimum varient selon les compétences en fonction
de la longueur de la saison de non-croissance.
- Il y a des disparités
entre les régions quant au niveau d'aide que reçoivent les exploitants
pour atténuer la pollution. En général, les exploitants européens
et américains jouissent d'une aide monétaire et technique accrue
pour résoudre les problèmes environnementaux à leur source.
Il
y a quelques compétences que l'Ontario pourrait trouver utile d'examiner
plus en détail : - L'Alberta. Cette province est toujours en
train de rédiger un projet de loi qui régirait les activités
associées à l'élevage intensif, mais de nombreux problèmes
qu'elle doit résoudre sont semblables à ceux que l'on trouve en
Ontario. Il y a toutefois une lacune : on n'a pas d'expérience de ce projet
de loi qui permettrait d'en déterminer l'efficacité.
- Le
Minnesota. Comme l'Alberta, cet État est en train de rédiger un
projet de loi. Il y a toutefois deux raisons pour lesquelles l'Ontario pourrait
s'inspirer du Minnesota pour concevoir son modèle : l'expérience
qu'a acquise cet État par la mise à exécution d'une loi antérieure,
plus le fait que le Minnesota a jugé nécessaire de renforcer les
programmes municipaux relatifs à la délivrance de permis et à
l'observation des règlements.
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 866 242-4460
Courriel : nman.omafra@ontario.ca
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