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Le protocole du plan de gestion des éléments nutritifs

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : Non disponible
Dernière révision : 14 mai 2004

Nota : Ce document est la version préliminaire qui a été publiée en 2002 à des fins de consultation. La version définitive du document se trouve au site
http://www.omafra.gov.on.ca/french/nm/regs/nmpro/nmprotc.htm

Ébauche pour fins de discussion seulement

Août 2002

Protocole d'élaboration des plans de gestion des éléments nutritifs  

Table des matières

  1. Introduction
  2. Étape 1 - Définir votre unité agricole et remplir le formulaire « Déclaration d'unité agricole »
  3. Étape 2 - Déterminer la catégorie à laquelle appartient votre unité agricole en fonction des unités nutritives
  4. Étape 3 - Stratégie de gestion des éléments nutritifs
  5. Étape 4 - Plan de gestion des éléments nutritifs
  6. Approbation ministérielle des stratégies et des plans
  7. Courtiers et manutentionnaires intermédiaires
  8. Autres éléments nutritifs
  9. Qualité des éléments nutritifs
  10. Registres
  11. Annexes
    Formulaire « Déclaration d'unité agricole »
    Convention de courtage
    Convention d'épandage de fumier
    Formulaire de certification du plan ou de la stratégie de gestion des éléments nutritifs
  12. Références bibliographiques

1. Introduction

Le présent document est un protocole ministériel pertinent pour l'application du règlement adopté en vertu de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs de la province d'Ontario. Il donne la marche à suivre pour élaborer des plans satisfaisants de gestion et d'épandage des éléments nutritifs sur les terres agricoles. Le tableau suivant résume les étapes à suivre par les exploitations agricoles (telles qu'elles sont définies par la Loi sur la gestion des éléments nutritifs) pour préparer les documents leur permettant d'attester qu'elles se conforment au règlement.

Toutes les exploitations agricoles

Étape 1 :

Définir une unité agricole et remplir le formulaire « Déclaration d'unité agricole »

Étape 2 :

Déterminer la catégorie à laquelle appartient l'unité agricole

Étape 3 :

Unité agricole productrice* d'un élément nutritif prescrit -
Préparer la stratégie de gestion des éléments nutritifs

Unité agricole non productrice d'un élément nutritif prescrit

Étape 4 :

 

Épandre les éléments nutritifs sur les terres

Ne pas épandre sur les terres

Préparer le plan de gestion des éléments nutritifs

Préparer le plan de gestion des éléments nutritifs

Rédiger les conventions nécessaires

*« Producteur » est défini dans le règlement

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2. Étape 1 : Définir votre unité agricole et remplir le formulaire « Déclaration d'unité agricole »

Toutes les exploitations agricoles sont tenues de déclarer toutes les terres qu'elles exploitent, qu'elles en soient propriétaires ou qu'elles les louent, en les répartissant en une ou plusieurs unités agricoles. Une stratégie et/ou un plan de gestion des éléments nutritifs doit être élaboré pour chaque unité agricole. Une exploitation agricole donnée peut être constituée de plusieurs unités agricoles. Elle peut ne pas être propriétaire de la totalité des terres qu'elle utilise pour épandre les éléments nutritifs et qu'elle déclare dans l'unité agricole. Cependant, elle doit dans ce cas joindre les baux attestant la location des terres utilisées pour épandre les fumiers ou les conventions signées avec les propriétaires qui mettent les terres à sa disposition pour l'épandage des fumiers. Il n'y a pas de plafond au nombre d'unités nutritives d'une unité agricole. Tous les biens-fonds (terres) constituant une unité agricole doivent être déclarés sur le formulaire « Déclaration d'unité agricole ».

Définition de l'unité agricole :

1. S'agissant d'une exploitation agricole qui produit un élément nutritif prescrit, l'unité agricole :

  • ne peut pas être plus petite que les biens-fonds inscrits sur un même acte scellé;
    ou
  • ne peut pas être plus petite que les terres d'une installation productrice d'éléments nutritifs sous un seul toit continu;
    ou
  • doit inclure toutes les terres recevant les éléments nutritifs produits sur les biens-fonds inscrits sur un même acte scellé, comme l'exige la stratégie et/ou le plan de gestion des éléments nutritifs, que ces terres soient ou non inscrites sur le même acte scellé;
    et
  • doit inclure les installations productrices d'éléments nutritifs inscrits sur d'autres actes scellés appartenant à la même personne physique/personne morale, si les éléments nutritifs produits par ces installations sont épandus sur les terres inscrites sur le premier acte;
    et
  • si les éléments nutritifs sont produits en différents lieux de l'exploitation globale et ne sont pas épandus sur les mêmes terres, ces différents lieux peuvent être traités comme deux ou plusieurs unités agricoles distinctes.

2. S'agissant d'une exploitation agricole qui ne produit pas d'éléments nutritifs, mais qui en utilise,

  • l'unité agricole ne peut pas être plus petite qu'un champ.
Le formulaire « Déclaration d'unité agricole »

Vous trouverez le formulaire « Déclaration d'unité agricole » à l'annexe du présent protocole. Vous y indiquerez les données d'identité de l'exploitant/propriétaire et les coordonnées géographiques précises des terres constituant l'unité agricole. Aucun critère de propriété n'est exigé relativement aux terres faisant partie de l'unité agricole.

Identificateur de l'unité agricole

Le MAAO mettra au point un système de numérotation pour répertorier les unités agricoles approuvées/certifiées.

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3. Étape 2 - Déterminer la catégorie à laquelle appartient votre unité agricole en fonction des unités nutritives

Les unités agricoles qui produisent du fumier se divisent en quatre (4) catégories selon le nombre total d'unités nutritives correspondant à la capacité de logement théorique la plus élevée de l'unité agricole (nombre maximal d'animaux pouvant être présents dans les bâtiments d'élevage à un moment donné) :

Exemples d'ateliers de production animale (capacité théorique la plus élevée des bâtiments d'élevage) Catégorie I < 30 UN Catégorie II 30 - 150 UN Catégorie III 150 - 300 UN Catégorie IV > 300 UN
Vaches laitières de gros gabarit, en âge de produire (1 200-1 400 lb; y compris vaches taries, veaux, génisses) < 15 15 - 75 75 - 150 > 150
Vaches laitières de gabarit moyen, en âge de produire (1 000-1 200 lb; y compris vaches taries, veaux, génisses) < 18 18 - 90 90 - 180 > 180
Vaches laitières de petit gabarit, en âge de produire (800-1 000 lb; y compris vaches taries, veaux, génisses) < 21 21 - 105 105 - 210 > 210
Vaches de race à viande (y compris jeunes non sevrés, génisses de relève) < 30 30 - 150 150 - 300 > 300
Bovins finis (900-1 300 lb) (nbre de places dans le parc d'engraissement) < 60 60 - 300 300 - 600 > 600
Bovins semi-fins (575-900 lb) (nbre de places dans le parc d'engraissement) < 90 90 - 450 450 - 900 > 900
Bovins à l'engrais (575-1 250 lb) (nbre de places dans le parc d'engraissement) < 90 90 - 450 450 - 900 > 900
Truies en maternité SPI (en âge de produire) (y compris les porcelets jusqu'à 15 lb) < 100 100 - 500 500 - 1 000 > 1 000
Porcelets sevrés, en pouponnière SPI (15-60 lb) (nbre de places de porcelets) < 600 600 - 3 000 3 000 - 6 000 > 6 000
Truies en maternité conventionnelle (en âge de produire) (y compris les porcelets jusqu'à 60 lb) < 75 75 - 375 375 - 750 > 750
Porcs à l'engrais (60-230 lb) (nbre de places dans la porcherie) < 180 180 - 900 900 - 1 800 > 1 800
Chevaux (adultes, de 1 000 lb) (nbre de places dans l'écurie) < 30 30 - 150 150 - 300 > 300
Poules pondeuses (nbre de places dans le poulailler) < 4 500 4 500 - 22,500 22 500 - 45,000 > 45 000
Poulettes pondeuses de relève (nbre de places dans le poulailler) < 15 000 15 000 - 75 000 75 000 - 150 000 > 150 000
Poulets de chair (surface au sol utilisable totale du poulailler, en pieds carrés) < 8 000 pieds carrés 8 000 - 40 000 pieds carrés 40 000 - 80 000 pieds carrés > 80 000 pieds carrés
Dindons de chair (dindonneaux/dindes/dindons) (surface au sol utilisable totale du poulailler, en pieds carrés) < 8 000 pieds carrés 8 000 - 40 000 pieds carrés 40 000 - 80 000 pieds carrés > 80 000 pieds carrés
Reproducteurs (relève) de poulets de chair (nbre de poussins mâles et femelles d'un jour) < 9 000 9 000 - 45 000 45 000 - 90 000 > 90 000
Reproducteurs (adultes) de poulets de chair (nbre de poules et de coqs) < 3 000 3 000 - 15 000 15 000 - 30 000 > 30 000
Ovins élevés pour la viande (nbre de brebis reproductrices) (comprend les agneaux, les brebis de relève et les béliers) < 240 240 - 1200 1200 - 2 400 > 2 400
Ovins élevés pour le lait (nbre de brebis en âge de produire) (comprend les agneaux, les brebis de relève et les béliers) < 180 180 - 900 900 - 1 800 > 1 800
Caprins élevés pour le lait (nbre de chèvres en âge de produire) (comprend les chevreaux, les chèvres de relève et les boucs) < 240 240 - 1200 1 200 - 2 400 > 2 400
Veaux de lait ou de grain (nbre de places) < 180 180 - 900 900 - 1 800 > 1 800
D'autres animaux et systèmes d'élevage seront ajoutés à terme
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Pour ce qui concerne les unités agricoles productrices de fumier, le tableau suivant donne des exemples du nombre d'animaux correspondant à une unité nutritive de fumier :
Animaux présents dans le(s) bâtiment(s) de l'unité agricole à un moment donné (capacité de logement théorique la plus élevée)
Nbre d'animaux par UN
Vache laitière (gros gabarit, 1 200-1 400 lb, en lactation ou tarie)
0,6
Vache laitière (gabarit moyen, 1000-1200 lb, en lactation ou tarie)
0,7
Vache laitière (petit gabarit, 800-1 000 lb, en lactation ou tarie)
0,85
Laitières de relève (gros gabarit, 100-1150 lb)
3,0
Laitières de relève (gabarit moyen, 85-1 000 lb)
3,5
Laitières de relève (petit gabarit, 70-725 lb)
4,5
Vaches de race à viande (y compris les veaux non sevrés et les génisses de relève)
1,0
Bovins finis (900-1 300 lb)
2,0
Bovins semi-finis (575-900 lb)
3,0
Bovins à l'engrais (575-1 250 lb)
3,0
Truies en maternité SPI (y compris les porcelets jusqu'à 15 lb)
3,33
Porcelets en pouponnière SPI (15-60 lb)
20,0
Truies en maternité conventionnelle (truies en âge de produire, y compris les porcelets jusqu'à 60 lb)
2,5
Porcs à l'engrais (60-230 lb)
6,0
Chevaux (adultes jusqu'à 1 000 lb)
1,0
Poules pondeuses (après le stade poulette de 2,9 lb, jusqu'à la fin de la période de ponte, à environ 3,75 lb)
150
Poulettes pondeuses de relève (poulettes d'un jour placées, élevées jusqu'à 2,9 lb)
500
Poulets de chair (surface au sol totale en pieds carrés, sans égard au cycle du contingent)
267 pieds carrés
Dindons de chair (dindonneaux/dindes/dindons) (surface au sol totale en pieds carrés, sans égard au poids de finition)
267 pieds carrés
Sujets reproducteurs de relève, type poulets de chair (poussins femelles et mâles d'un jour, placés)
300
Reproducteurs de poulets de chair (poules pondeuses et coqs)
100
Ovins élevés pour la viande (nbre de brebis reproductrices; comprend les agneaux, les brebis de relève et les béliers)
8,0
Ovins élevés pour le lait (nbre de brebis en âge de produire; comprend les agneaux, les brebis de relève et les béliers)
6,0
Caprins, élevés pour le lait (nbre de chèvres en âge de produire; comprend les chevreaux, les chèvres de relève et les boucs)
8,0
Veaux de lait ou de grain
6,0
Au moins 20 autres sortes seront ajoutées à terme, dont le vison, les cailles, les lapins, les poissons, etc. 

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Des unités agricoles qui produisent du fumier utilisent aussi parfois du fumier et d'autres biosolides de source extérieure; ces matières doivent être incluses dans le nombre total d'unités nutritives utilisées dans l'unité agricole.

Le tableau suivant donne des exemples de poids ou de volume de fumier et d'autres biosolides par unité nutritive, pour ce qui concerne les utilisateurs de fumiers et d'autres biosolides :
Exemples de fumier et autres biosolides (en fonction des poids ou des volumes utilisés annuellement)
Nbre de tonnes ou de gallons par UN
Fumier de poulets ou de dindons élevés sur litière sèche (en tonnes de fumier)
2,5
Fumier de bovins de race à viande élevés sur litière sèche (en tonnes de fumier)
10
Fumier de chevaux élevés sur litière sèche (en tonnes de fumier)
20
Biosolides municipaux liquides, traités par anaérobiose (en gallons impériaux)
 
Biosolides municipaux liquides, traités par aérobiose (en gallons impériaux)
 
Biosolides municipaux, traités par anaérobiose, avec décantation et déshydratation (en tonnes)
 
D'autres fumiers et biosolides s'ajouteront à terme

Définition(s) d'une unité nutritive (UN) :

Dans le cas des producteurs de fumiers animaux :

« Nombre d'animaux présents à un moment donné dans une unité agricole, en stabulation ou au pré, qui produisent la quantité de fumier permettant de fertiliser la même superficie de terres labourables compte tenu du facteur le plus limitant (azote ou phosphore), calculé à l'aide du logiciel NMAN du MAAO. »

Dans le cas des utilisateurs de fumiers animaux et autres biosolides:

« Poids ou volume du fumier et autres biosolides utilisés annuellement dans une unité agricole qui permettent de fertiliser la même superficie de terres labourables compte tenu du facteur le plus limitant (azote ou phosphore), calculé à l'aide du logiciel NMAN du MAAO. »

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1. Calcul du nombre des unités nutritives d'une unité agricole qui produit du fumier. Exemple A :

Une productrice laitière a 72 vaches Holstein (en lactation et taries, considérées comme étant de gros gabarit) et élève sur place les 72 veaux et génisses. Elle élève également des poulets de chair dans deux poulaillers à double niveau, mesurant 40 pieds sur 300 pieds, situés de l'autre côté de la route. Ces deux ateliers de production sont gérés comme une seule unité agricole. Combien cette unité agricole produit-elle d'unités nutritives de fumier?

72 vaches laitières de gros gabarit en âge de produire ÷ 0,6 animal/UN = 120 UN
72 génisses laitières de gros gabarit ÷ 3,0 animaux/UN =   24 UN
48 000 pieds carrés de poulailler ÷ 267 pieds carrés/UN = 180 UN
Total = 324 UN

Donc, cette exploitation produit une quantité de fumier suffisamment grande pour rentrer dans la catégorie IV.

2. Calcul du nombre d'unités nutritives d'une unité agricole qui produit et utilise du fumier ou d'autres biosolides. Exemple B :

Un producteur exploite une porcherie pouvant contenir 1 200 porcs à l'engrais. Il produit du fumier, mais il utilise en outre, pour fumer ses terres, 250 tonnes de fumier de volailles élevées sur litière. Combien d'unités nutritives cette unité agricole produit-elle et utilise-t-elle?

1 200 porcs à l'engrais ÷ 6 porcs/UN = 200 UN
250 tonnes de fumier de volailles élevées sur litière ÷ 2,5 tonnes/UN = 100 UN
Total = 300 UN

Donc, cette exploitation produit et utilise suffisamment de fumier pour rentrer dans la catégorie IV.

Remarque : À l'étape 1, les seules exploitations agricoles dont on doit déterminer la catégorie sont celles qui produisent et qui utilisent du fumier. L'étape 1 ne concerne pas les exploitations qui utilisent des éléments nutritifs, mais qui n'en produisent pas.

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4. Étape 3 - Stratégie de gestion des éléments nutritifs

La stratégie de gestion des éléments nutritifs (SGEN) est un document qui doit obligatoirement être préparé par toutes les exploitations agricoles qui produisent des éléments nutritifs, y compris les manutentionnaires intermédiaires. L'objet de la stratégie est de présenter un tableau global des destinations et des caractéristiques des éléments nutritifs produits pour vérifier qu'ils sont gérés selon les règles. Il faut préparer une stratégie de gestion des éléments nutritifs qui englobe la totalité des éléments nutritifs produits ou reçus par l'unité agricole.

Une liste de contrôle est fournie pour aider le producteur à vérifier que la stratégie inclut toutes les composantes obligatoires. On peut utiliser le logiciel NMAN du MAAO pour calculer les composantes. Ce logiciel d'aide à la planification de la gestion des éléments nutritifs permet de coordonner les données sur la capacité de stockage et la surface d'épandage nécessaires en fonction des variables d'entrée correspondantes.

  • Il est recommandé de réviser la SGEN d'une unité agricole tous les ans et il est obligatoire de la mettre à jour dans l'un des cas suivants :
  • l'unité agricole connaît une augmentation de 20 % ou plus de la quantité d'éléments nutritifs, engrais commerciaux non compris, sur laquelle porte la SGEN;
  • l'unité agricole connaît un changement de propriétaire ou de régime d'exploitation qui se répercute sur sa capacité de mettre en oeuvre la SGEN;
  • cela fait trois ans que la dernière SGEN a été établie;
  • les éléments nutritifs sont destinés à un autre usage (ils ne sont plus épandus sur les terres);
  • la quantité d'éléments nutritifs destinée à un usage en particulier change d'au moins 30 unités nutritives;
  • la construction d'une nouvelle installation d'élevage ou de stockage d'éléments nutritifs est envisagée.

Dans le cas des unités agricoles de catégorie IV ou III, la SGEN doit être approuvée par la province. Elle doit être approuvée de nouveau si elle est mise à jour à la suite d'une des circonstances ci-dessus.

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Éléments nutritifs prescrits

Liste des éléments nutritifs prescrits.

  • Le fumier produit par des animaux d'élevage, y compris la litière connexe.
  • Les eaux de lavage provenant d'exploitations agricoles.
  • Les sous-produits de transformation agricole, y compris les rebuts de fruits et légumes.
  • Les lixiviats de lieux d'entreposage d'aliments pour animaux d'élevage.
  • Les eaux de ruissellement provenant des aires d'exercice attenantes aux bâtiments d'élevage et des structures de stockage du fumier.
  • Les lixiviats de serres et de pépinières.
  • Les boues de pulpe et de papier.
  • Les matières organiques produites par des manutentionnaires intermédiaires (par exemple, le compost).
  • Les biosolides (par exemple, les boues d'épuration, y compris les boues de fosse sceptique traitées ou les amendements de sol).
  • Toute autre matière précisée dans un protocole ministériel pertinent
 
Liste de contrôle à l'usage du propriétaire/exploitant de l'unité agricole
Composantes de la stratégie de gestion des éléments nutritifs (SGEN)

Nom______________________________Date:_________________

Exploitant/propriétaire de l'unité agricole (aa/mm/jj)

Remarque : Il faut cocher une case à chaque ligne.

Pièce(s) jointe(s)

Sans objet

Valeurs par défaut

Composantes

A. Renseignements sur la stratégie de gestion des éléments nutritifs

 

 

 

Description de la stratégie de gestion des éléments nutritifs et formulaire « Déclaration d'unité agricole »

 

 

 

Plan de secours

 

 

 

Formulaire signé de certification de la SGEN

B. Renseignements sur l'unité agricole

 

 

 

Carte(s) de situation

 

 

 

Plan de masse

 

 

 

Calculs des distances minimales de séparation II (DMS II)

C. Production et stockage des éléments nutritifs

 

 

 

Liste de tous les types et quantités d'éléments nutritifs produits ou reçus

D. Analyse des éléments nutritifs du fumier

 

 

 

Analyse de la qualité et des teneurs en éléments nutritifs du fumier

 

 

 

Documents démontrant les effets des additifs alimentaires sur la quantité d'éléments nutritifs

E. Renseignements sur les destinations

 

 

 

Liste du PGEN correspondant

 

 

 

Baux ou conventions d'épandage de fumier

 

 

 

Indication de la SGEN correspondante et/ou copie des conventions de courtage

 

 

 

Documents concernant le transport jusqu'aux champs éloignés

 

 

 

Autre méthode d'élimination des fumiers (autres que l'épandage sur champ)


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Description des composantes de la SGEN

A. Renseignements sur la stratégie de gestion des éléments nutritifs
1. Description de la stratégie de gestion des éléments nutritifs (SGEN) et formulaire « Déclaration d'unité agricole »

La description de la SGEN tient lieu de lettre de présentation de la stratégie. Elle indique le nom et l'adresse physique du producteur des éléments nutritifs. Elle comprend le formulaire « Déclaration d'unité agricole » qui montre que l'unité agricole dispose de suffisamment de terres pour l'épandage de tous les éléments nutritifs, le nom de chaque propriétaire/exploitant et le numéro de PGEN des unités agricoles dont proviennent les éléments nutritifs, un sommaire de la destination de tous les éléments nutritifs (y compris ceux qui ne sont pas épandus sur les terres) et un sommaire des dimensions et du type des installations d'élevage et de stockage des fumiers. Il faut aussi inclure tous les détails ou problèmes inhabituels nécessitant un complément d'explication et préciser si la stratégie est nouvelle ou renouvelée.

2. Plan de secours

Le plan de secours est un plan écrit qui énonce ce qui doit être mis en oeuvre (matériel, personnes à appeler et mesures de sécurité) quand il est nécessaire de recourir à d'autres méthodes de gestion que celles qui sont prévues dans la stratégie. Ces autres méthodes doivent traiter de tous les aspects suivants : manutention, transport, stockage, cassures, mauvais temps empêchant l'épandage durant la période prévue, production excessive d'éléments nutritifs et mesures à prendre en cas de déversement. Le plan doit aussi indiquer le numéro de téléphone du Centre d'intervention en cas de déversement (1 800 268-6060) et des autres parties concernées.

3. Formulaire signé de certification de la SGEN

Le formulaire de certification est le document qui sert à signifier l'approbation de la stratégie de gestion des éléments nutritifs à la personne qui l'a préparée, au propriétaire/exploitant de l'unité agricole et à l'agent examinateur. Vous trouverez le formulaire à la fin du présent document.

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B. Renseignements sur l'unité agricole
4. Carte(s) de situation

Cette carte sert à indiquer où se situent tous les biens-fonds de l'unité agricole, que celle-ci en soit propriétaire ou qu'elle les loue. Elle doit également montrer l'emplacement des bâtiments, des structures de stockage, des routes de comté, des voisins, des villes et villages voisins et autres caractéristiques de l'endroit. Toutes les cartes et tous les croquis fournis doivent être présentés avec le nord au haut et doivent inclure la flèche symbolisant le Nord.

5. Plan de masse

On doit dessiner un plan de masse qui montre l'emplacement et les dimensions de tous les bâtiments et de toutes les structures de stockage (existants et projetés). L'emplacement de toutes les installations d'élevage situées sur l'unité agricole et sur d'autres biens-fonds dans le plan de gestion doit être indiqué, ainsi que leurs dimensions. Les bâtiments qui ont déjà abrité des animaux mais qui ne sont plus utilisés à cette fin doivent être indiqués sur le plan. Si on utilise un ancien bâtiment d'élevage comme hangar ou entrepôt, on doit obtenir de l'inspecteur municipal des bâtiments un permis de « modification d'usage » attestant que le bâtiment ne servira plus à loger des animaux. Le plan de masse doit montrer toutes les structures de stockage de fumier (existantes ou projetées) et indiquer le type de fumier (lisier ou fumier sec, structure couverte ou à ciel ouvert), y compris les dimensions. Il doit aussi signaler tous les puits, sources d'eau de surface (cours d'eau, lacs, étangs), sorties de drains, chemins de ferme, systèmes septiques et autres particularités physiques du corps de ferme ou des environs. Le croquis doit être orienté de la même façon que la carte de situation (nord au haut de la page).

6. Calculs des distances minimales de séparation II

Il faut joindre une copie des calculs des distances minimales de séparation II, établis ou approuvés par l'inspecteur des bâtiments local, lorsqu'on implante un nouvel élevage ou qu'on agrandit un élevage existant. Ce document n'est pas exigé s'il s'agit d'une stratégie renouvelée et que le nombre d'animaux ou les installations n'ont pas changé.

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C. Production et stockage d'éléments nutritifs
7. Liste de tous les types d'éléments nutritifs et de leurs quantités

Tous les types d'élément nutritifs et la forme sous laquelle ils se présentent (lisier, fumier sec) doivent être précisés. Le volume de fumier, de biosolides et autres matières liquides sur lequel porte la stratégie doit être égal ou supérieur au volume annuel de fumier produit par toutes les installations d'élevage (bétail et volailles) situées sur l'unité agricole ou provenant de source extérieure. Pour justifier le volume, on peut utiliser les calculs effectués avec le logiciel NMAN. Quand la SGEN utilise des poids d'animaux qui sont inférieurs aux poids par défaut utilisés par le NMAN, on doit justifier par écrit la raison de cette différence.

8. Stockage des éléments nutritifs

Les structures de stockage des fumiers, permanentes ou temporaires, doivent être conformes au règlement d'application de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs. Elles doivent pouvoir contenir le fumier, l'eau de pluie et le purin ruisselant des tas de fumier sec non couverts, les effluents de laiterie, le purin ruisselant des aires d'exercice attenantes aux bâtiments d'élevage et toute autre matière sèche ou liquide contenant des éléments nutritifs qui est produite par les installations d'élevage.

9. Hauteur libre minimale des structures de stockage

Les structures de stockage de fumier liquide doivent présenter une hauteur libre d'au moins 1 pied. Cette hauteur inclut les rigoles ou canaux entrant dans le calcul de la capacité de stockage. La seule exception à cette règle est une structure de stockage couverte en permanence et non sur caillebotis pour laquelle une hauteur libre d'un demi-pied est acceptable.

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D. Analyse des éléments nutritifs du fumier
10. Analyse des éléments nutritifs

Une analyse de chaque type de fumier doit avoir été faite dans les trois dernières années. Les résultats des analyses de fumier ne doivent pas différer de plus de 30 % des résultats de la banque de données du NMAN. Dans le cas contraire, il faut joindre les documents permettant d'expliquer les différences dans les pratiques de gestion ou les additifs alimentaires. Les résultats de l'analyse de fumier doivent être inclus pour déterminer si la qualité du fumier convient pour l'épandage sur les terres agricoles. À défaut d'analyse, on doit utiliser la moyenne de la banque de données du NMAN pour le type de fumier en question et la fourchette prévue de la matière sèche calculée avec le logiciel NMAN.

Les détails concernant les paramètres à mesurer et les méthodes de mesure seront précisés à un stade ultérieur du règlement.

11. Additifs alimentaires

Si les teneurs en éléments nutritifs du fumier ont changé par suite de l'utilisation d'additifs alimentaires, il faut joindre les documents montrant que l'additif alimentaire a effectivement été utilisé et que la teneur en éléments nutritifs du fumier a effectivement changé.

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E. Renseignements sur les destinations
12. Destinations des éléments nutritifs

La liste des destinations de tous les éléments nutritifs, et les documents à l'appui, doit être jointe à la stratégie. Les destinations comprennent :

  • Les plans de gestion des éléments nutritifs indiquant les terres utilisées pour l'épandage, y compris les baux ou les conventions d'épandage signées.
  • Les stratégies de gestion des éléments nutritifs auxquelles la présente stratégie est reliée (lorsque les éléments nutritifs sont envoyés soit à une autre unité agricole qui produit des éléments nutritifs, soit à un manutentionnaire intermédiaire).
  • Les conventions passées avec un courtier.
  • Préciser toutes les méthodes, autres que l'épandage sur les terres, utilisées pour éliminer les éléments nutritifs.

S'agissant d'éléments nutritifs secs ou liquides (lorsque tous les PGEN associés sont obtenus), une entente avec un courtier est acceptable. Le producteur d'éléments nutritifs doit inclure une convention de courtage signée dans sa stratégie (mais il n'est pas tenu d'avoir un plan de gestion des éléments nutritifs visant l'épandage du matériau). Il est entendu que, à mesure que les modalités d'application de la loi se préciseront, des plans de gestion des éléments nutritifs seront exigés pour la totalité du fumier épandu par le courtier.

S'agissant de tous les types d'éléments nutritifs, un producteur d'éléments nutritifs peutt envoyer le fumier à une entreprise qui les traite (par exemple, par digestion anaérobie) ou qui l'utilise (exemple : fabrication de compost à champignons). Le producteur d'éléments nutritifs est alors tenu de désigner cette entreprise dans sa stratégie (mais il n'a pas à élaborer un plan de gestion des éléments nutritifs visant l'épandage de ce matériau). L'entreprise est tenue d'avoir son propre plan ou sa propre stratégie approuvée de gestion des éléments nutritifs.

13. Imprimés pertinents produits par le NMAN

Le sommaire et les imprimés détaillés du NMAN, ou les documents équivalents, doivent être soumis à l'examen du MAAO.

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5. Étape 4 - Plan de gestion des éléments nutritifs

Un plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN) est un document qui explique en détail les méthodes de gestion des matières contenant des éléments nutritifs qui peuvent être épandues sur des terres agricoles. Le plan doit être préparé conformément aux dispositions du règlement d'application de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs. Il doit porter sur l'ensemble de l'unité agricole et sur tous les champs recevant des éléments nutritifs. Lorsque l'unité agricole est également productrice d'éléments nutritifs, elle doit aussi avoir une stratégie de gestion des éléments nutritifs où peut se trouver déjà certains composantes du plan. Tous les PGEN doivent être renouvelés tous les trois ans, ou plus tôt si l'une des situations suivantes se produit :

  • L'unité agricole pour laquelle le PGEN est préparé connaît une augmentation de 20 % ou plus de la quantité d'éléments nutritifs, engrais commerciaux non compris, sur laquelle porte le PGEN;
  • L'unité agricole pour laquelle le PGEN est préparé a apporté à son système cultural un changement qui a pour effet de diminuer de 20 % ou plus la quantité d'azote et de phosphore (apportés par les éléments nutritifs visés par le PGEN) qui est prélevée par la culture;
  • L'unité agricole pour laquelle le PGEN est préparé connaît une diminution de la superficie de terre utilisable pour l'épandage des éléments nutritifs, engrais commerciaux non compris, de plus de 10 %, cette diminution étant d'au moins 2 hectares.

Les unités agricoles de catégorie IV ou III doivent faire approuver leur PGEN par la province. Elles doivent mettre à jour le plan tous les trois ans. Elle doivent le mettre à jour plus tôt si une des circonstances ci-dessus se produit et le faire approuver à nouveau.

Préparation du PGEN

s renseignements ci-dessous concernant la préparation et les composantes du plan de gestion des éléments nutritifs peuvent être obtenus à l'aide du logiciel NMAN du MAAO. Le logiciel et le manuel sont joints en annexe au présent document.

Le MAAO projette d'élaborer une version abrégée du plan de gestion des éléments nutritifs.

La première étape de préparation du PGEN consistera à vérifier les critères de la version abrégée et à déterminer si votre unité agricole peut s'en prévaloir au lieu de préparer la version intégrale du PGEN.

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Composantes d'un PGEN intégral
Liste de contrôle à l'usage du propriétaire/exploitant de l'unité agricole

Composantes du plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN)

Nom______________________________Date:_________________

Propriétaire/exploitant de l'unité agricole (aa/mm/jj)

Remarque : Il faut cocher une case à chaque ligne.

Pièce(s)-jointe(s)

Sans objet

Valeurs par défaut

Composantes

A. Renseignements sur le plan de gestion des éléments nutritifs

 

 

 

Description du plan de gestion des éléments nutritifs et formulaire « Déclaration d'unité agricole»

 

 

 

Des copies des baux et des conventions d'épandage sont jointes au plan

 

 

 

Plan de secours

 

 

 

Formulaire signé de certification du PGEN

B. Renseignements sur l'unité agricole

 

 

 

Carte(s) de situation

C. Production et stockage d'éléments nutritifs

 

 

 

Liste des types et de la quantité de tous les éléments nutritifs produits ou reçus par l'unité agricole

D. Analyse de la teneur en éléments nutritifs du fumier

 

 

 

Analyse de la qualité et des teneurs en éléments nutritifs

Documents démontrant les effets des additifs alimentaires sur la production d'éléments nutritifs

E. Renseignements sur les champs

 

 

 

Documents concernant le transport jusqu'aux champs éloignés

 

 

 

Croquis des champs

 

 

 

Résultats des analyses de sol

F. Pratiques culturales

 

 

 

Documents justifiant les rendements (si ceux-ci sont plus élevés que la normale)

 

 

 

Imprimés du NMAN ou Cahier de gestion des éléments fertilisants

 

 

 

Résumé des grandes cultures et des fumures


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Description des composantes du PGEN

A. Renseignements sur le plan de gestion des éléments nutritifs
1. Description écrite de l'unité agricole
    Cette section inclut la description des ateliers de production qui entraînent la production ou la réception d'éléments nutritifs. Elle doit résumer les caractéristiques de ces ateliers de production, notamment : la quantité et les types d'éléments nutritifs prescrits apportés sur la ferme, la SGEN du producteur dont ils proviennent, la liste des installations temporaires ou permanentes de stockage des éléments nutritifs, la liste des champs, la superficie totale et les taux d'épandage prévus d'éléments nutritifs sur chaque champ. Cette description doit inclure le formulaire « Déclaration d'unité agricole », les données d'identité de l'exploitant/propriétaire, les numéros où on peut le joindre, l'identificateur et les coordonnées géographiques de l'unité agricole. Elle peut aussi traiter, au besoin, des détails ou des problèmes exigeant un complément d'explication. Cette lettre de présentation du plan doit indiquer si le plan est établi pour la première fois ou s'il est renouvelé parce que le plan précédent date d'il y a 3 ans.
2. Baux et conventions
    Les conventions passées avec d'autres agriculteurs pour l'épandage du fumier sur des terres incluses dans le plan doivent être jointes au plan. Les terres appartenant à l'unité agricole doivent être signalées comme telle sur le formulaire « Déclaration d'unité agricole ». Les ententes (baux) concernant les terres louées incluses dans le plan doivent être jointes.
3. Plan de secours
    Il faut joindre un plan écrit qui énonce ce qui doit être mis en oeuvre (matériel, personnes à appeler, mesures de sécurité) quand il est nécessaire de recourir à d'autres méthodes de gestion que celles qui sont prévues dans la stratégie. Ces autres méthodes doivent traiter des aspects suivants : manutention, transport, stockage, cassures, mauvaises conditions atmosphériques pendant la période où l'épandage est prévu, production excessive d'éléments nutritifs et conduite à tenir en cas de déversement. Pour ce qui concerne les déversements, il faut indiquer le numéro de téléphone du Centre d'intervention en cas de déversement (1 800 268-6060) et des autres parties intéressées.
4. Formulaire signé de certification du PGEN

    Le formulaire de certification est le document qui sert à signifier l'approbation du plan de gestion des éléments nutritifs à la personne qui l'a préparé, au propriétaire/exploitant de l'unité agricole et à l'agent examinateur. Le formulaire figure en annexe du présent protocole.

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B. Renseignements sur l'unité agricole
5. Plan de masse

    Ce plan sert à indiquer l'emplacement et les limites de chacun des biens-fonds constituant l'unité agricole. Il faut également y joindre les cartes montrant l'emplacement des différents champs utilisés aux termes d'une convention d'épandage de fumiers prévue au plan. Le plan doit indiquer l'identificateur de chaque champ; si un champ reçoit un conditionneur de sol et qu'un certificat d'approbation est exigé, il faut en faire mention sur le plan et joindre une copie du certificat. Le plan doit montrer l'emplacement de tous les puits connus, utilisés ou non, les entrées et les sorties des drains, et autres éléments du paysage ayant trait aux eaux de surface.

    Les plans doivent indiquer clairement d'autres éléments comme l'emplacement des bâtiments agricoles et des installations de stockage des éléments nutritifs, les routes de comté, les voisins, les villes et villages voisins et autres particularités de l'endroit. Chaque carte ou croquis doit être présenté avec le nord au haut de la page et inclure la flèche symbolisant la direction nord.

6. Nombre d'animaux

    Le nombre d'animaux d'élevage, bétail ou volailles, indiqué dans le PGEN doit être égal ou supérieur à la norme calculée conformément aux lignes directrices du MAAO en matière de capacité de logement. Si le nombre d'animaux est inférieur à la norme correspondante, il faut donner par écrit, dans le plan, les raisons pour lesquelles le bâtiment est occupé par un nombre d'animaux plus faible que la normale.

    L'approbation du PGEN repose sur la capacité du bâtiment d'élevage et non le nombre d'animaux occupant le bâtiment au moment où l'on prépare le plan. Cette règle vise à assurer qu'une superficie de terres suffisante existe pour la capacité de logement de l'unité agricole au cas où l'exploitant choisirait de remplir le bâtiment et d'agrandir son troupeau.

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C. Production et stockage de fumier
7. Poids des animaux

    Quand le PGEN utilise des poids d'animaux qui sont inférieurs aux poids par défaut utilisés par le logiciel NMAN, on doit donner par écrit les raisons de cette différence.

8. Volume du fumier

    Le volume du fumier, des biosolides et des autres liquides sur lequel porte le plan doit être égal ou supérieur au volume annuel du fumier produit par toutes les installations d'élevage de bétail et de volailles situées sur les terres visées par le plan ou provenant de l'extérieur.

    Les champs visés par le PGEN ne peuvent pas être utilisés pour l'épandage de fumier ou de biosolides qui ne sont pas inclus dans le PGEN.

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D. Analyse des éléments nutritifs du fumier
9. Analyse des teneurs en éléments nutritifs

    Une analyse de chaque type de fumier doit avoir été faite dans les trois dernières années. Les résultats des analyses de fumier ne doivent pas différer de plus de 30 % des résultats de la banque de données du NMAN. Dans le cas contraire, il faut montrer, avec justificatifs à l'appui, les différences dans les pratiques de gestion ou les additifs alimentaires. À défaut d'analyse, on utilise les valeurs moyennes de la banque de données du NMAN pour le type de fumier en question et la fourchette prévue de la matière sèche calculée avec le logiciel NMAN.

    Les détails concernant les paramètres à mesurer et les méthodes de mesure seront précisés à un stade ultérieur du règlement.

    Quand on utilise le logiciel NMAN pour préparer le plan de gestion, on note la quantité de chaque type de fumier et on peut faire des renvois à la SGEN et aux conventions jointes concernant les terres louées ou mises à disposition. Si on n'utilise pas le logiciel NMAN, on doit toujours fournir ces renseignements.

10. Additifs alimentaires

Si les teneurs en éléments nutritifs du fumier ont changé par suite de l'utilisation d'additifs alimentaires, il faut joindre les pièces justificatives établissant que l'additif alimentaire a effectivement été utilisé et qu'il modifie effectivement la teneur en éléments nutritifs du fumier.

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E. Renseignements sur les champs
11. Éléments à représenter sur les croquis des champs

Les croquis des champs doivent montrer l'emplacement des éléments se rapportant à l'eau, notamment :

  • les sources d'eau de surface (voies d'eau, ruisseaux, rivières, lacs, étangs, etc)
  • les prises d'eau de surface (avaloirs surélevés, bassins collecteurs, puisards, etc)
  • les sorties et les regards des drains, tels que les bassin collecteurs
  • les puits (utilisés ou non) qui sont situés dans le champ où à moins de 100 pieds de toutes les limites du champ (y compris les puits situés sur le corps de ferme).
  • les terres humides

Toutes les structures bâties situées à l'intérieur ou à proximité des champs doivent être figurées sur les croquis, ainsi que les pentes situées à moins de 500 pieds des éléments énumérés ci-dessus qui ont rapport à l'eau de surface. S'il y a de fortes pentes aux abords de ces éléments, la zone de sécurité sur laquelle il ne faut pas épandre doit commencer au sommet de la pente ou du talus bordant l'eau (même si la pente est boisée ou couverte d'une épaisse végétation). Si la pente est faible aux abords de l'eau, on peut inclure dans la distance de sécurité les zones couvertes de végétation ou d'arbres, selon les caractéristiques topographiques et les conditions de drainage.

Il faut indiquer clairement sur la carte les zones de sécurité à respecter autour de tous les éléments que le fumier peut emprunter pour sortir de la ferme ou entrer directement dans l'eau souterraine. La profondeur des zones de sécurité à respecter sont indiquées dans les sections « Field Output » et « Field Summary » du logiciel NMAN.

La distance de sécurité minimale à respecter lors des épandages est de 50 pieds autour des puits dont le cuvelage descend à 100 pieds. Pour tous les autres puits, la distance minimale est de 100 pieds. Ces zones de sécurité (ou zones tampons) doivent être représentées sur les cartes pour tous les puits.

Il ne faut pas épandre de fumier sur les parties de champs qui sont régulièrement inondées et il faut les déduire de la superficie totale disponible pour l'épandage. Les terrains en pente situés à moins de 500 pieds des sources d'eau de surface, des entrées d'eau de surface et des puits doivent être indiqués sur la carte. S'il n'y a pas de puits, de sources d'eau, d'entrées d'eau de surface ni de drains, on doit inscrire sur les croquis représentant les champs une mention à cet effet, par ex. : « Ce champ n'est pas drainé par drains souterrains ».

12. Terres disponibles pour l'épandage
    Les zones de sécurité à respecter par rapport aux éléments évoqués ci-dessus doivent être soustraites de la superficie disponible pour épandre le fumier. D'où la différence qui existe souvent entre la « superficie labourable » et la « superficie disponible pour l'épandage ». On peut calculer la superficie quand on sait qu'un acre équivaut à environ 43 500 pieds carrés (1 hectare= 10 000m2).
13. Échantillons de sol
    Les échantillons de sol doivent avoir été analysés par un laboratoire accrédité par le MAAO dans les trois dernières années. S'agissant d'un renouvellement de plan, une analyse de sol devra avoir été faite dans les trois dernières années pour tous les champs. Un échantillon de sol doit représenter au maximum 25 acres. Un résumé des analyses de sol doit être joint au plan.
14. Teneur en phosphore

    On peut utiliser la teneur en phosphore par défaut, soit 101 ppm, seulement si le PGEN a été élaboré à une période de l'année où l'analyse de sol était impossible (sol gelé). La méthode au bicarbonate de sodium doit être utilisée pour déterminer la teneur du sol en phosphore assimilable par les plantes.

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F. Pratiques culturales
15. Documents justifiant les rendements des champs portant la même culture depuis plusieurs années
    Des documents attestant les rendements des champs ayant porté la même culture trois années de suite ou plus sont requis lorsque les rendements estimatifs dépassent les moyennes observées dans le canton. Les dossiers constitués pour l'assurance-récolte sont des justificatifs acceptables.
16. Documents justifiant les rendements élevés
    Il faut produire des justificatifs lorsque les rendements estimatifs indiqués dans le plan représentent 120 % et plus des rendements moyens observés dans le canton. Les dossiers constitués pour l'assurance-récolte sont des justificatifs acceptables.
17. Bilans équilibrés

    Il faut dresser un bilan de l'azote et du phosphore en fonction de la rotation culturale, des rendements des cultures et de leurs prélèvements.

    Si le bilan de l'azote est supérieur à 15 lb/ac, on doit établir le bilan des prélèvements d'azote par la culture. Ce bilan doit montrer que, par acre, la quantité d'azote apportée ne dépasse pas de plus de 30 lb la quantité d'azote prélevée par la culture et que les apports totaux d'azote ne dépassent pas 200 lb.

    Si le bilan du phosphore est supérieur à 15 lb/ac, on doit calculer le solde des prélèvements de phosphates par la culture. Ce solde ne doit pas dépasser 70 lb/ac si on épand du fumier tous les ans, 170 lb/ac si on épand tous les deux ans, ou 270 lb/ac si on épand tous les trois ans. En outre, on doit calculer l'indice phosphore et en tenir compte si la teneur en phosphore du sol dépasse 30 ppm.

    Le logiciel NMAN réalise tous les calculs relatifs aux bilans agronomiques, dont l'indice azote et l'indice phosphore.

18. Méthodes d'épandage du fumier et quantités épandues
    Les quantités de fumier épandues ne doivent pas dépasser les quantités maximales fixées pour chaque type de sol et de pente. Les méthodes d'épandage et les distances de sécurité à respecter par rapport aux éléments vulnérables doivent être conformes au règlement d'application de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs.
19. Imprimés du NMAN pertinents
    La version intégrale du plan ainsi que le sommaire et les imprimés du NMAN, ou les équivalents pour la première année du plan, doivent être soumis par le MAAO à l'examen d'une tierce partie. Les sommaires de la 2e et de la 3e année du plan doivent également être soumis à cet examen. Dans certains cas, ces derniers sommaires sont facultatifs si le plan montre clairement que la rotation culturale est équilibrée.
20. Superficie suffisante

Si la fréquence de l'épandage est d'une fois tous les 2, 3, 4 ou 5 ans, il faut que la surface des terres dont on disposera cette année-là ou ces années-là soit suffisante pour recevoir tout le fumier.

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6. Approbation ministérielle des stratégies et des plans

    Liste de contrôle pour l'approbation ministèrielle
    Stratégies et plans de gestion des éléments nutritifs

    Plan de :

    Tél. :

    Installation :

    Préparé par :

    Date :

    Tél. :

    Reçu à :

    Date :

    Examiné par :

    Date :

    Il faut cocher par O (oui) ou SO (sans objet) toutes les rubriques suivantes pour que le plan soit complet.

    A. Renseignements sur le plan de gestion des éléments nutritifs

    O

    N

    SO

    1. Sont inclus le plan et la description écrite de l'unité agricole donnant un aperçu de l'exploitation d'élevage et des champs utilisés pour le plan de gestion de gestion des éléments nutritifs.

         

    2. Est inclus le plan de secours.

         

    3. Est inclus le formulaire de certification du plan de gestion des éléments nutritifs, signé et approuvé par le MAAO.

         

    B. Renseignements sur l'exploitation

    O

    N

    SO

    4. Est inclus un plan des biens-fonds montrant l'emplacement des installations d'élevage, des champs visés par le plan, des routes de comté et d'autres particularités physiques de l'endroit.

         

    5. Est inclus un plan du corps de ferme montrant l'emplacement et les dimensions des bâtiments d'élevage, poulaillers et structures de stockage de fumier existants ou projetés, les puits de la ferme et les maisons des voisins les plus proches.

    Remarque : L'examen des bâtiments a uniquement pour objet de vérifier la capacité de logement d'animaux ou de volailles.

         

    6. Le nombre d'animaux ou de volailles indiqué dans le plan est égal ou supérieur à la norme calculée selon les lignes directrices du MAAO en matière de capacité de logement; si ce n'est pas le cas, des renseignements suffisants sont fournis pour justifier la capacité de logement utilisée dans le plan.

         

    7. Les calculs des DMS II approuvés par la municipalité locale sont inclus si le plan concerne des installations nouvelles, agrandies ou réaménagées. Les nombres d'animaux ou de volailles indiqués dans le plan correspondent aux nombres utilisés dans les calculs des DMS II.

    Remarque : Les distances et le zonage doivent être vérifiés par la municipalité.

         

    C. Production et stockage du fumier

    O

    N

    SO

    8. Des documents justifiant les poids des animaux sont joints, quand le poids moyen des animaux est inférieur au poids par défaut utilisé dans le MSTOR.

         

    9. Le plan indique une capacité d'entreposage suffisante comme le définit le règlement

         

    10. La structure de stockage de lisier a une hauteur libre minimale de 1 pied. La seule exception admise concerne les fosses couvertes en permanence, non sur caillebotis, pour lesquelles une hauteur libre minimale d'un demi-pied est acceptable.

         

    11. Le volume de fumier, de biosolides et autres liquides inclus dans le plan est égal ou supérieur au volume de fumier produit annuellement par toutes les installations d'élevage de bétail et de volailles situées sur les biens-fonds visés par le plan, ou provenant de l'extérieur.