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Des véhicules moins polluants
Des chercheurs mettent au point des plastiques composites à partir de matériaux agricoles

Auteur : OMAFRA Staff
Date de création : 28 avril 2008
Dernière révision : 23 octobre 2009

|l'Ontario renouvelle son partenariat avec l'Université de Guelph |

Par Lindsay Brown

Un véhicule contient plus de 200 kilogrammes de plastique. Mais ce plastique, habituellement constitué à partir de matières premières et d'énergie provenant du pétrole ou du gaz naturel, n'est pas biodégradable. Les retombées sur l'environnement sont considérables. Un nouveau projet auquel participent quatre grandes universités pourrait permettre de fabriquer des pièces automobiles en plastique composé en partie de matériel végétal.

Selon le professeur Larry Erickson, généticien végétal enseignant à l'université de Guelph, ce projet de " biovoiture " rassemble pour la première fois les deux principaux secteurs industriels de la province - l'automobile et l'agriculture- dans une entreprise à grande échelle. Un tel duo pourrait bien signaler le début d'une nouvelle ère, celle de la fabrication de matériaux de construction moins dépendants de plastiques dérivés du pétrole.

"Nous ne voyons pas encore de voitures comportant des pièces en plastique composite comportant du matérielvégétal sur les routes de la province, de dire monsieur Erickson, mais le potentiel d'utilisation des cultures locales dansla fabrication de voitures en Ontario est certes intéressant."

De concert avec de nombreux phytogénéticiens, des ingénieurs de la transformation et des ingénieurs chimistes, ainsique des concepteurs, monsieur Erickson étudie la meilleure façon de produire des pièces d'automobiles en plastiques composites - c'est-à-dire du plastique composé de deux matières végétales ou plus. Actuellement, les chercheurs sontparvenus à utiliser des plastiques composites pour fabriquer des revêtements extérieurs, ainsi que des matériaux pourla construction de clôtures, patios et ponts de petite taille.

Le projet de biovoiture est un programme de recherche réalisé conjointement par les universités de Guelph, Toronto,Waterloo et Windsor. C'est à Guelph que sont réalisées les premières étapes de la recherche, car c'est là que se situe lepartenaire du volet agricole.

Monsieur Erickson précise que cette initiative offre à l'industrie agricole de l'Ontario une très importante occasion dese faire connaître et de jouer un rôle encore plus important au sein de l'économie. Disposant d'un plus grand nombrede débouchés pour leurs produits, les producteurs locaux verront s'accroître la valeur de leurs cultures.

"Cette recherche sur les bioproduits garantira un approvisionnement stable de plastiques renouvelables et plus fiablesprovenant de sources agricoles locales. De tels plastiques seront d'une grande valeur, comparativement aux plastiques provenant du pétrole qui doivent être importés et qui rendent l'économie vulnérable en temps de pénurie", a précisé monsieur Erickson.

Le projet compte également sur la participation des chercheurs de l'université de Guelph suivants : les professeurs Istvan Rajcan et Peter Pauls du département d'agriculture végétale, le professeur Gary Ablett du campus de Ridgetown, le professeur Ian Tetlow du département de biologie moléculaire et cellulaire, ainsi que le professeur Michael Eames du collège des sciences biologiques.

Larry Erickson, 519 824-4120, poste 53398, erickson@uoguelph.ca

Lindsay Brown écrit pour ÉCLATS (Étudiants communiquant les liens et les avancées technologiques et scientifiques)
à l’université de Guelph.

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