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Détection précoce
de la tremblante du mouton
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| Auteur : | OMAFRA Staff |
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| Date de création : | 28 avril 2008 |
| Dernière révision : | 19 août 2009 |
|l'Ontario renouvelle son partenariat avec l'Université de Guelph |
Par Christine Eisler
La détection de la tremblante et dautres maladies dégénératives semblables pourrait se faire plus rapidement, grâce à un capteur mis au point par des chercheurs de luniversité de Guelph.
Les professeurs Gordon Hayward et Warren Stiver de lécole de génie ont mis au point un appareil capable de détecter certaines particules protéiques appelées prions et soupçonnées dêtre à lorigine de maladies dégénératives comme la tremblante du mouton.
« Nous voulons mettre au point une méthode rapide et économique permettant de détecter les prions causant ces maladies mortelles, a déclaré le professeur Stiver. Nous voulons que tout le monde soit capable de lutiliser, que ce soit un inspecteur des viandes ou un vétérinaire. »
La tremblante est une maladie dégénérative mortelle
affectant le système nerveux central des ovins. Jusquici,
pour détecter la présence de la maladie, il fallait abattre
lanimal et en analyser le cerveau en laboratoire.
Loutil mis au point par léquipe de Guelph, appelé détecteur acoustique de prions, pourra être utilisé sur des animaux vivants et fournira des résultats en deux heures environ. À laide de cristaux de quartz, le détecteur est capable didentifier la protéine prion anormale à partir déchantillons prélevés dans lenvironnement, sur les tissus nerveux ou dans les liquides organiques.
Selon les chercheurs, la rapidité et la précision de cet instrument permettront de repérer plus facilement les animaux infectés, sans quil soit nécessaire dabattre un troupeau entier pour éliminer la maladie. Le détecteur pourrait également être utilisé pour identifier dautres maladies dégénératives de la famille de la tremblante du mouton, telles lencéphalopathie bovine spongiforme (ESB) affectant le bétail, lencéphalopathie des cervidés chez le wapiti et le cerf, ainsi que la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez lêtre humain.
Les professeurs Hayward et Stiver espèrent quaprès avoir apporté certaines améliorations au détecteur, celui-ci pourra devenir un outil dusage routinier dans le domaine de lexportation, et ainsi éliminer la nécessité de fermer les frontières. Cela permettrait de prévenir des pertes considérables dans le domaine de lexportation comme celles qui sont survenues en 2002, lors de la crise de lESB. Rappelons que la détection dune vache infectée en Alberta a coûté à léconomie canadienne 6,3 milliards de $, avant que les États-Unis ouvrent à nouveau leur frontière à limportation du boeuf canadien en 2005.
« Nous avons démontré le principe, a déclaré monsieur Hayward. Nous allons travailler à recueillir dautres preuves et régler certaines questions, afin dêtre en mesure de développer le détecteur commercialement. »
Léquipe de luniversité de Guelph a collaboré avec le Dr A. Balachandran du laboratoire national de référence pour la tremblante et la maladie débilitante chronique, à lAgence canadienne dinspection des aliments, afin de mettre au point le détecteur.
Les travaux de recherche ont été financés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada, PrioNet Canada, ainsi que le ministère de lAgriculture, de lAlimentation et des Affaires rurales de lOntario.
Warren Stiver, 519 824-4120, poste 54862
Christine Eisler a écrit pour ÉCLATS (Étudiants
communiquant les liens et les avancées technologiques et scientifiques)
à luniversité de Guelph.
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