Dans cette section |
Mettre les déchets à
contribution
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| Auteur : | OMAFRA staff |
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| Date de création : | 28 April 2008 |
| Dernière révision : | 19 août 2009 |
|l'Ontario renouvelle son partenariat avec l'Université de Guelph |
Par Brita Ball
Selon un ingénieur de la recherche de luniversité
de Guelph, la fabrication de biogaz à partir de fumier animal pourrait
contribuer à la durabilité des activités agricoles,
à la protection de lenvironnement, ainsi quà
la création de nouvelles possibilités économiques
en région rurale.
Ron Fleming, du campus universitaire de Ridgetown, étudie actuellement un processus de digestion anaérobie dufumier. Ce processus produit du méthane, à partir duquel on peut produire de lélectricité et de la chaleur. La digestionanaérobie produit également une matière riche en éléments nutritifs qui peut être étendue dans les champs sans crainte.
« La production de biogaz profite aussi bien aux agriculteurs quà la société, a déclaré monsieur Fleming. Cest une méthode durable pour produire de lénergie et produire un fumier de bétail mois dommageable pourlenvironnement. »
Le fumier provenant des fermes délevage est placé
dans un réservoir hermétique. Maintenue à une certaine
température et privée doxygène, la bactérie
responsable de la digestion anaérobie effectue son travail de décomposition
de la matière. Environ trois semaines plus tard, on obtient une
boue dotée de tous les éléments nutritifs initiaux,
après conversion des diverses composantes du fumier en dioxyde
de carbone et en méthane.
Le méthane peut servir de combustible. Dans la majorité
des cas, on lutilise pour faire fonctionner une génératriceproduisant
de lélectricité et de la chaleur. La chaleur produite
par la génératrice peut être captée et utilisée
pourchauffer le bioréacteur, contribuant ainsi au processus de
digestion. Une partie de la chaleur peut servir à dautres
fins, par exemple chauffer les bâtiments. Le digestat liquide peut
servir dengrais non dommageable à lenvironnement. En
effet, le processus de digestion détruit la plupart des bactéries
nuisibles et diminue considérablement les odeurs provenant du liquide
comparativement au fumier non traité, ce qui est très apprécié
des voisins.
Monsieur Fleming travaille actuellement à un projet-pilote de
digestion du fumier de porc, à laide dun bioréacteur
de 8 000 litres. Il expérimente avec diverses « recettes
» de fumier et dautres matériaux afin de déterminer
lefficacité économique de divers mélanges.
Il dispose également dun démonstrateur de 2 000 litres
qui lui servira à étudier la digestion des produits dérivés
biologiques provenant de lindustrie des légumes frais, par
exemple les déchets de patate douce.
De plus, il effectue des essais simultanés mettant en jeu la digestion
anaérobie et le compostage traditionnel, afin de comparer lénergie
dépensée et produite, les différents volumes, ainsi
que le contenu nutritif de divers matériaux. Des projets récents
ont porté sur la faisabilité dutiliser le substrat
épuisé provenant de la culture des champignons ou les déchets
provenant des couvoirs aussi bien dans un bioréacteur que dans
un composteur.
Selon monsieur Fleming, lajout de matériaux à haute
teneur en carbone et de provenance non agricole, par exemple les déchets
de la transformation des produits alimentaires, permet de produire davantage
de méthane que lutilisation du fumier seul. Jusquici,
les règlements empêchaient effectivement lutilisation
de ces matériaux dans les systèmes agricoles, mais les organismes
gouvernementaux de lOntario se sont efforcés de faciliter
désormais le transfert de certains matériaux. Lajout
de tels déchets au fumier animal utilisé dans un bioréacteur
permettrait de tirer profit de lénergie et du potentiel nutritif
de ces éléments.
Le secteur agricole de lOntario compte une poignée de bioréacteurs
et le reste du Canada en compte un nombre relativement restreint. Comparativement,
nous dit monsieur Fleming, on trouve plus de 3 500 unités dans
les fermes allemandes, où le coût de lélectricité
est beaucoup plus élevé. Le système représente
un investissement important pour les producteurs agricoles de lOntario,
mais suscite néanmoins un vif intérêt et les incitatifs
récemment offerts par lOntario relativement à lénergie
verte encouragent la croissance de cette industrie dans la province.
Cette recherche est financée par le ministère de lAgriculture, de lAlimentation et des Affaires rurales de lOntario,Ontario Pork, lOntario Hatcheries Association et la Canadian Mushroom Growers Association. Ce projet est également financé par le Canada et lOntario dans le cadre du Programme Canada-Ontario pour la recherche et le développement qui est administré par le Conseil de ladaptation agricole de lOntario, et par le Fonds de recherche-développement sur les carburants de remplacement renouvelables.
Ron Fleming,
519 674-1612
Brita Ball a écrit pour ÉCLATS (Étudiants
communiquant les liens et les avancées technologiques et scientifiques)
à luniversité de Guelph.
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