Préserver la douceur des
betteraves à sucre
Les chercheurs s'efforcent d'améliorer et de maintenir la qualité
de la betterave à sucre
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dl'Ontario renouvelle son partenariat avec l'Université de Guelph
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Par Lindsay Brown
Pratiquement inexistantes il y a 40 ans, les betteraves à sucre
occupent aujourd'hui en Ontario une superficie d'environ 10 000 acres.
Il est cependant difficile d'en maintenir la qualité jusqu'au marché.
Les difficultés liées à l'entreposage se traduisent
par une baisse du taux de sucre et une augmentation des coûts de
traitement.
Selon John Zandstra, horticulteur du campus Ridgetown de l'université
Guelph, environ 17 % de la récolte ontarienne a été
perdue pendant l'hiver de 2004-2005 à cause du pourrissement survenu
pendant l'entreposage. Les betteraves à sucre sont récoltées
à l'automne et entreposées à l'extérieur en
immenses tas, en attendant d'être transformées pendant la
période hivernale. Dans un effort pour améliorer la qualité
des betteraves à sucre entreposées, monsieur Zandstra et
le professeur Laura Van Eerd, également du campus Ridgetown, ont
examiné plusieurs facteurs, dont les conditions de croissance,
l'entretien des cultures, les protocoles de récolte et les conditions
d'entreposage, ainsi que le choix des cultivars.
« Un meilleur entreposage de la betterave à sucre se traduira
par des profits plus importants pour l'industrie et permettra de diversifier
l'économie agricole, » a déclaré monsieur Zandstra.
L'étude est effectuée chez divers producteurs de la province,
ainsi qu'à la station d'entreposage de la Michigan Sugar Company,
à Dover Centre (Ontario). L'équipe de recherche examine
de près divers facteurs, depuis les semis jusqu'à la transformation,
susceptibles d'avoir un effet sur la qualité des betteraves à
sucre.
Ils étudient, par exemple, les effets de différents taux
de fertilisation azotée dans le champ sur la qualité des
betteraves après l'entreposage, ainsi que les caractéristiques
de conservation liées à certains cultivars.
Monsieur Zandstra examine également les techniques de récolte
et d'entassement, afin d'évaluer l'incidence des écorchures
et des meurtrissures sur la tendance au pourrissement et à la chute
de la teneur en sucre durant l'entreposage. Pour ce faire, il a recours
à un outil particulier : il s'agit d'une sphère semblable
à une betterave moyenne par la forme, la taille et le poids, mais
capable d'enregistrer les chocs. Cette betterave artificielle subit toutes
les étapes de la récolte et de l'entreposage. Les données
sont ensuite recueillies et analysées par ordinateur.
Cette technique permet à monsieur Zandstra de repérer les
points précis dans le matériel de récolte et d'entassement
où la betterave se trouve meurtrie et endommagée. Grâce
à l'information ainsi recueillie, il sera en mesure de présenter
des recommandations qui permettront aux producteurs d'améliorer
leur pratique.
Les chercheurs surveillent également la qualité des betteraves
sur le lieu de l'entreposage, où des betteraves provenant d'une
multitude de producteurs seront empilées en tas mesurant jusqu'à
6 m de haut, de 50 à 60 m de large, sur 300 m de long. Les betteraves
sont ainsi entreposées en tas jusqu'au moment où elles seront
exportées vers le Michigan pour y être transformées.
Des échantillons seront prélevés de ces tas pendant
toute la période d'entreposage, afin de noter la teneur en sucre,
le poids et la présence de pourrissement.
Selon monsieur Zandstra, les chercheurs espèrent que les conclusions
de l'étude permettront aux producteurs d'améliorer la qualité
de leurs produits, de réduire les pertes et de maximiser les profits.
Cette recherche est réalisée grâce à des contributions
financières provenant de plusieurs sources, dont les gouvernements
fédéral et provincial, par le biais de l'Entente sur le
développement des ressources Canada-Ontario, Agriculture et Agroalimentaire
Canada, par le biais du Programme pour l'avancement du secteur canadien
de l'agriculture et de l'agroalimentaire (avec financement conjoint provenant
du Conseil de l'adaptation agricole de l'Ontario et de l'Agriculture and
Food Program Council of Alberta), le ministère de l'Agriculture,
de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario, ainsi que l'Ontario
Sugar Beet Growers Association. Soulignons les contributions en espèce
des organismes suivants : Michigan Sugar Compagny, Agri-Food Laboratories
et A&L Laboratories Inc..
John Zandstra,
519 674-1627
Lindsay Brown écrit pour ÉCLATS (Étudiants
communiquant les liens et les avancées technologiques et scientifiques)
à l'université de Guelph.