Salubrité et traçabilité
des aliments : à la ferme
La salubrité et la traçabilité
des aliments sont les meilleures pratiques en date préconisées dans
de nombreuses exploitations agricoles en Ontario. Tout le monde dans l'ensemble
de la chaîne alimentaire partage la responsabilité des aliments produits
en Ontario, et l'actuelle initiative fédérale-provinciale-territoriale
Cultivons l'avenir confirme que les producteurs primaires sont prêts et
impatients d'y participer.
Lors de son instauration, l'Initiative de salubrité
et de traçabilité des aliments visant à encourager l'adoption
de pratiques en matière de salubrité des aliments à la ferme
et au niveau des fabricants de produits alimentaires a suscité un réel
intérêt en Ontario. Ces deux producteurs virent tout de suite les
avantages que revêtait pour leur exploitation agricole cette initiative,
dont l'objectif était d'encourager l'adoption de programmes de salubrité
des aliments et de pratiques de traçabilité sur une base volontaire.
De meilleurs bacs permettent d'accroître les débouchés
Pour
John Hordyk, améliorer les pratiques en matière de salubrité
des aliments est un moyen de garantir des marchés pour ses récoltes
de pommes et de poires. Il vend ses fruits à deux empaqueteurs locaux qui,
à leur tour, les vendent exclusivement à la chaîne de magasins
d'alimentation Loblaw.
« Nous sommes en concurrence sur un marché
mondial en tant que producteurs maraîchers, et je ne cesse de moderniser
mon exploitation agricole pour pouvoir faire face à la demande mondiale
» de dire M. Hordyk, dont l'exploitation GraceView Orchards située
à Port Burwell, en Ontario, compte 40 acres de pommes et 20 acres de poires.
« Et si je veux en expédier à Loblaw, je dois à présent
conserver mes pommes et mes poires dans des bacs en plastique ».
Hordyk
savait que le changement de bacs était imminent, et qu'il lui faudrait
remplacer ses bacs en bois par des bacs en plastique plus faciles à nettoyer.
La salubrité des aliments n'étant pas un nouveau concept pour lui,
la décision fut facile à prendre de s'inscrire à un atelier
sur la salubrité des aliments l'année dernière dans le cadre
de l'Initiative de salubrité et de traçabilité des aliments
(ISTA) proposée par Cultivons l'avenir. Grâce à l'atelier
auquel il a assisté et au plan d'action qu'il a ensuite préparé,
M. Hordyk a pu se concentrer sur les nouveaux critères relatifs aux contenants
pour ses pommes et ses poires, et a ainsi pu obtenir un financement à coûts
partagés pour l'aider à acheter 200 des 500 bacs prévus pour
sa récolte annuelle.
« Je suis tout à fait convaincu
que le Canada domine sur le plan de la salubrité et de la traçabilité
des aliments, et que les produits que nous cultivons sont de qualité mondiale
».
« La salubrité des aliments a toujours
été la norme chez nous, et nous disposons maintenant de documents
nous permettant d'accroître notre responsabilisation », d'ajouter
M. Hordyk, dont les produits sont offerts chez Loblaw.
Les
documents électroniques simplifient la gestion des élevages croissants
Alana
Zadow sait aussi que la salubrité des aliments commence à
la ferme. Lorsqu'elle a entendu parler de l'Initiative de salubrité
et de traçabilité des aliments, elle a sauté
sur l'occasion d'améliorer certains aspects de la ferme ovine
de 35 acres qu'elle et son mari Paul exploitent à Eganville,
en Ontario.
Après avoir lu la demande et le guide, les Zadow ont décidé
de se concentrer sur la traçabilité de leur élevage
croissant.
Pour nous, cela ne pouvait pas mieux tomber
», de dire Alana. « Nous ne sommes pas une grande exploitation - nous
comptons actuellement 51 brebis - mais notre exploitation ne cesse de grandir
et nous estimons qu'il est important de nous tenir à jour sur les nouvelles
pratiques », ajoute-t-elle. L'une de ces pratiques est le système
de marquage IRF (identification par radiofréquence) obligatoire entrant
en vigueur en 2012.
« Nous sommes encore à un
niveau où nous pouvons nous permettre d'apprendre au fur et à mesure,
plutôt que de nous lancer dans de nouvelles pratiques avec un gros troupeau
», de dire Alana. Les moyens sont limités pour ce couple d'exploitants
agricoles. Ils ont l'un et l'autre un emploi à temps plein en dehors de
la ferme et ils travaillent d'arrache-pied pour pouvoir prendre soin de leur troupeau
grandissant. Grâce au plan de traçabilité, les Zadow ont pu
s'acheter un programme informatique de gestion de leur exploitation ovine qui
est compatible avec l'identification par radiofréquence (IRF), ainsi qu'un
lecteur RFID pour lire les plaques d'identité électroniques et retransmettre
cette information à l'ordinateur, en plus d'une goulotte et d'une table
inclinable dans le but d'améliorer le triage lors du marquage et de l'expédition
dans le cadre du volet « partage des frais » de l'ISTA.
«
L'informatisation des dossiers nous facilite vraiment la vie à mesure que
notre troupeau grandit, et nous permet de préparer des rapports en peu
de temps, au lieu de devoir y consacrer une journée entière »,
ajoute-t-elle. « L'achat de ces produits a fait une énorme différence
dans le temps que nous devions consacrer aux autres questions relatives à
l'exploitation ».
La traçabilité n'était pas
un nouveau concept pour les Zadow. Ils avaient déjà des mesures
de biosécurité en place, y compris un système de marquage,
de signalisation et de nettoyage des chaussures. Par ailleurs, la santé
et le bien-être de leurs animaux ont toujours été primordiaux.
Le volet « partage des frais » du programme de salubrité et
de traçabilité des aliments a permis aux Zadow d'investir dans des
choses plus importantes dont ils auraient autrement dû se priver à
cause des compressions budgétaires. Pour un investissement relativement
minime (à peine plus de 3 000 $ grâce au programme), les Zadow ont
pu diminuer le temps généralement requis pour prendre soin de leur
troupeau.
« Ce projet a facilité la gestion et
le développement de notre exploitation agricole », de dire Alana
et Paul Zadow, qui exploitent une ferme ovine de 35 acres près d'Eganville,
en Ontario.
Un joyau caché dans la salubrité
des aliments
Les 228 entreprises interrogées dans le cadre d'une
récente évaluation des répercussions et de l'utilité
des programmes de salubrité et de traçabilité des aliments
ont déclaré des avantages doubles - une amélioration (attendue)
des pratiques en matière de salubrité des aliments et une hausse
(inattendue) des résultats nets pour l'entreprise.
Avantages offerts
par la salubrité des aliments :
Meilleures procédures
et pratiques en matière de salubrité des aliments
Sentiment de responsabilité et de fierté parmi tout le personnel
participant à la mise en uvre et au suivi d'un programme de salubrité
et de traçabilité des aliments.
Avantages économiques
:
Rendement moyen de plus de 5 $ sous la forme de ventes supplémentaires
pour les entreprises de transformation des aliments participantes pour chaque
dollar investi dans la salubrité des aliments
Augmentation des
ventes en décrochant de nouveaux clients et en étendant la portée
des marchés - un client a obtenu un contrat de 1,5 million de dollars avec
un important client américain du secteur de la restauration, conséquence
directe de l'application d'un système de traçabilité
Des initiatives sectorielles soulignent le besoin d'améliorer
la salubrité et la traçabilité des aliments
Lorsqu'une
importante chaîne de supermarchés canadienne a annoncé en
2009 que tous ses distributeurs, emballeurs et producteurs allaient devoir se
doter d'un programme de vérification de la salubrité des aliments,
Adrian Huisman, membre de la Commission ontarienne de commercialisation des fruits
tendres, savait que bon nombre des producteurs auraient besoin d'un soutien pour
répondre à cette exigence.
« Une centaine de cultivateurs de fruits tendres et de raisins
ont adopté le programme CanadaGAP et réussi un premier
contrôle », affirme M. Huisman. « En interrogeant
les 300 cultivateurs de fruits tendres qui n'avaient pas encore
complété le processus de formation et d'audit, nous
avons constaté qu'ils avaient besoin d'aide ».
Le programme CanadaGAP est un programme de salubrité
des aliments à la ferme conçu par l'industrie horticole. Il est
administré par le Conseil canadien de l'horticulture. Les services d'audit
et de certification connexes sont assurés par des tiers. Le programme est
basé sur les principes du HACCP (Analyse des risques et maîtrise
de contrôles critiques), un système de gestion de la salubrité
des aliments reconnu à l'échelle internationale.
La Commission
ontarienne de commercialisation des fruits tendres a demandé l'appui du
Programme d'éducation sur la salubrité et la traçabilité
des aliments pour mettre sur pied, à l'intention de ses membres, des initiatives
éducatives et locales qui font valoir l'importance d'adopter intégralement
le programme CanadaGAP. Le Programme d'éducation sur la salubrité
et la traçabilité des aliments est l'un des meilleurs programmes
sur les pratiques exemplaires issus de l'initiative fédérale-provinciale-territoriale,
Cultivons l'avenir.
Selon M. Huisman, « De plus en plus d'entrepreneurs se dotent
d'un programme de contrôle de la salubrité des aliments,
car sans un tel programme, ils n'ont pas accès aux marchés.
Nous disposons des programmes et du matériel nécessaires.
Il faut maintenant amener tout le monde au même niveau. C'est
la chose à faire ».
Bâtir l'avenir
La
Commission ontarienne de commercialisation des asperges est la commission agricole
la plus ancienne de la province. Les 120 cultivateurs d'asperges de l'Ontario
souhaitent se doter d'un programme reconnu de salubrité et de traçabilité
des aliments qui répond aux besoins des détaillants et des services
alimentaires pour mieux exploiter les débouchés autres que le marché
frais.
Avec l'appui du Programme d'éducation sur la salubrité
et la traçabilité des aliments, le conseil d'administration a entrepris
des travaux de recherche pour analyser les lacunes. Les données recueillies
permettront de créer un modèle complet de traçabilité
ainsi que des procédures et des protocoles opérationnels normalisés
à l'intention de chaque intervenant et de la chaîne complète
d'approvisionnement, du producteur au transformateur en passant par le poste de
classement.
« Le système doit être à la fois abordable,
adaptable à la taille de l'exploitation agricole et compatible avec les
autres activités et produits de la ferme. Ce système, pour qu'on
l'adopte, doit aussi être facile à intégrer », explique
Marvin Karges, directeur exécutif du conseil.
Le programme Producer
to Processors Readiness viendra aussi appuyer l'élaboration de ressources
de formation et de mise en uvre associées à la salubrité
et la traçabilité des aliments.
Amélioration
des ressources en formation
L'association Ontario Independent Meat Processors
(OIMP) a demandé l'appui du Programme d'éducation sur la salubrité
et la traçabilité des aliments afin de se doter des ressources dont
elle a besoin pour remanier le guide de formation des préposés à
la manutention des aliments et pouvoir le présenter sous forme d'atelier
ou de séminaire Web.
« Assister à une journée
complète de formation en personne ou en ligne exige un certain engagement,
explique Laurie Nicol, directrice exécutive de l'OIMP, mais l'interaction
entre les participants enrichit et consolide l'apprentissage ».
L'industrie
alimentaire est multiethnique. C'est pourquoi l'OIMP fait traduire le matériel
de formation et d'évaluation en huit langues, soit le français,
l'espagnol, le portugais, l'allemand, l'italien, le polonais, le punjabi, le mandarin
et le cantonnais. « C'est indispensable de rendre la formation accessible
aux locuteurs d'autres langues, soutient Mme Nicol. Nous pouvons améliorer
la salubrité des aliments dans l'ensemble si nous éduquons les travailleurs
dans la langue qu'ils manient le mieux ».
Plan
agroenvironnemental
Un investissement sûr
Le PAE : moteur
du progrès
La
première chose qu'a faite Allan Beehler pour améliorer les pratiques
environnementales à sa ferme était toute simple. Il a ouvert sa
boîte aux lettres.
En effet, voilà dix ans, ce producteur
laitier de Crysler, en Ontario, y trouvait une invitation le conviant à
une réunion sur un programme de subvention pour l'entreposage du fumier.
Sa démarche, qui a débuté par des améliorations de
la gestion du fumier, s'est élargie au fil des ans pour comprendre des
pratiques de conservation d'énergie, des mesures pour contrer l'érosion
des sols et la mise à niveau des structures d'entreposage des carburants.
Monsieur
Beehler est un fervent partisan du Programme des plans agroenvironnementaux (PAE).
Il a participé à quelques-uns des tout premiers ateliers du programme
en Ontario. Les ateliers sont conçus pour aider les agriculteurs à
relever les effets que leurs pratiques agricoles pourraient avoir sur l'environnement.
«
Avant d'avoir été à ces ateliers, nous ne sommes pas conscients
que nos pratiques peuvent se répercuter sur l'environnement », dit
Allan Beehler, qui exploite Nine Mile Farms avec son père, son épouse,
Angela, et leurs trois enfants. Les Beehler ont 220 vaches laitières et
cultivent environ 750 acres. Ils ont deux employés à temps plein.
Après
avoir assisté au premier atelier du PAE, Allan Beehler a rapidement identifié
les activités qu'il pouvait améliorer à sa ferme. «
Le processus du PAE m'a montré que je pouvais mieux gérer beaucoup
d'activités. Dès qu'on en prend conscience et qu'on nous propose
on soutien financier, on peut intervenir ».
Les améliorations
identifiées grâce au PAE peuvent être admissibles à
un financement partagé dans le cadre du Programme de gérance agroenvironnementale
Canada-Ontario (PGACO). Les dossiers du PGACO démontrent que pour chaque
dollar investi par le programme, les producteurs dépensent en moyenne deux
dollars.
Éclairage à haut rendement énergétique
et meilleurs ventilateurs dans l'étable
L'adoption d'un éclairage
à haut rendement énergétique s'est traduite par un meilleur
rendement du troupeau et des économies d'énergies appréciables
à la ferme d'Allan Beehler. « La consommation d'énergie pour
l'éclairage a diminué de moitié ».
L'installation
de ventilateurs plus grands et efficaces dans l'étable a aussi entraîné
d'importantes économies d'énergie et amélioré le rendement
du troupeau en période de canicule. « La productivité et les
réserves adipeuses des vaches ne diminuent pas en raison du stress dû
à la chaleur et les nouveaux ventilateurs ne consomment que 75 % de l'énergie
que consommaient les ventilateurs qu'ils remplacent ».
Entreposage
du fumier et meilleure gestion des éléments nutritifs
La
gestion de l'entreposage du fumier peut s'avérer onéreuse, mais
elle constitue l'une des principales responsabilités de l'agriculteur en
ce qui a trait à la protection de l'environnement. Grâce au processus
du PAE, Allan Beehler a reconnu que ses pratiques d'entreposage du fumier constituaient
un risque pour l'environnement. Il a bénéficié d'un financement
à coûts partagés pour bâtir une installation d'entreposage
de fumier en béton et a ramené le nombre de lagunes en terre de
trois à une. « L'entreposage du fumier est devenu une priorité
et le risque environnemental a beaucoup diminué ».
Allan Beehler
n'a jamais fini d'améliorer ses pratiques. Il consulte régulièrement
son guide PAE et n'a que des éloges pour le programme et ce qu'il a rendu
possible.
L'île du possible
Le
PAE est un outil d'évaluation du risque qui encourage les agriculteurs
à intégrer les meilleures pratiques environnementales à leurs
activités à la ferme. Ils formulent un plan d'action personnalisé
pour relever les problèmes cernés par le PAE et ont la possibilité
de soumettre ce plan à l'examen confidentiel par un comité de pairs.
Les plans revus par les pairs et jugés admissibles peuvent venir appuyer
une demande de cofinancement auprès du Programme de gérance environnementale
Canada-Ontario (PGACO). Ce financement facilite l'adoption de nouvelles pratiques
de gérance exemplaires à la ferme et contribue ainsi à préserver
la qualité de l'eau et de l'air, à améliorer la productivité
des sols, à préserver les habitats fauniques ou à conserver
de l'énergie.
« De l'eau sûre et propre est une priorité
pour tout éleveur », dit Stan Osawamick, que l'on voit ici (à
droite) avec Margaret Manitowabi (au centre) et Mary Scott (à gauche),
porte-parole de l'AASRO. « L'atelier du PAE a été une excellente
occasion d'examiner les sources d'eau sur la ferme et de faire en sorte qu'elles
soient gérées correctement ».
Biosécurité
Faire
comprendre l'importance de la biosécurité aux amateurs d'oiseaux
Bien
que Ron Downey ait participé à l'élaboration de la norme
nationale de biosécurité pour les exploitations avicoles au Canada
- et qu'il ait mis sur pied un vaste programme dans son exploitation familiale
King Cole Ducks à Aurora, en Ontario - il sait que la biosécurité
n'est pas une idée facile à faire accepter aux producteurs non réglementés
ainsi qu'aux amateurs passionnés.
« Il est facile de rallier
ceux qui sont réglementés parce qu'ils sont organisés et
identifiables », dit-il. Or le groupe des non-réglementés
est aussi varié que les espèces d'oiseaux qu'ils élèvent,
y compris des exploitations commerciales comme King Cole Ducks, des faisans, des
pigeons de concours et des éleveurs d'oiseaux.
Démontrer l'importance
de la biosécurité est sans doute l'obstacle le plus important. M.
Downey a certes quelques idées par où commencer. Il y a un angle
économique incontestable. « Les maladies contagieuses et infectieuses
sont une réelle menace pour notre économie », de dire M. Downey.
Et cette menace peut provenir aussi bien d'importantes exploitations soumises
à la gestion de l'offre que de petits élevages amateurs. «
Vous ne devriez pas élever des oiseaux en extérieur, car cela représente
un risque et ils pourraient être exposés aux maladies contagieuses
dont sont porteurs les oiseaux sauvages ».
Selon M. Downey, ajouter
des mesures simples et élémentaires ne doit pas être compliqué
pour aider les petites exploitations et les élevages amateurs à
mettre en place des mesures de biosécurité. « Garder les oiseaux
à l'abri dans des enclos grillagés, isolés de l'extérieur
est une première étape facile à mettre sur pied. Et limiter
l'accès direct aux oiseaux réduit les risques de propagation des
maladies », d'ajouter M. Downey.
Si une exploitation d'amateur a besoin
de motivations supplémentaires pour adopter les mesures de biosécurité
même les plus rudimentaires, Ron Downey a quelques idées qui pourraient
aider à en démontrer l'importance. « Nous avons tous choisi
de nous occuper d'oiseaux en raison de ce qu'ils nous apportent, » de dire
M. Downey. « Qu'il soit question d'un rapport affectif comme éleveur
ou exploitant, nous sommes responsables du bien-être et de la bonne santé
des oiseaux que nous élevons, et je pense que la norme nationale est dans
l'intérêt véritable de l'animal ».
La
biosécurité sans frontières : les arguments en faveur de
l'application de normes dans l'ensemble des exploitations avicoles au Canada
Du
point de vue de Bill Woods, demander l'adoption de mesures de biosécurité
pour des exploitations non soumises à la gestion de l'offre a aussi un
côté économique. M. Woods est un éleveur de poulets
à griller à Belwood, en Ontario, président sortant de Chicken
Farmers of Ontario et il a autrefois activement participé au Conseil consultatif
sur la biosécurité aviaire au début de l'élaboration
des normes de biosécurité.
« La biosécurité
est aussi synonyme de retombées économiques pour les exploitations
non soumises à la gestion de l'offre, sans doute à une plus petite
échelle. Cela se résume au temps et à l'énergie que
les exploitants sont prêts à consacrer à la biosécurité
», dit-il.
Monsieur Woods précise tout de même que de
simples procédures de biosécurité, comme changer de bottes
et de salopette avant d'entrer dans les granges, sont presque aussi efficaces
que de prendre une douche en entrant et en sortant. « Pour les élevages
non soumis à la gestion de l'offre, il y a de nombreuses modifications
de procédures à peu de frais ou sans frais qui comportent d'énormes
avantages susceptibles de concerner l'économie de leur exploitation ».
Grâce
à Cultivons l'avenir, tous les producteurs avicoles de l'Ontario (petits
et grands producteurs, soumis ou non à la gestion de l'offre) peuvent participer
à un atelier sur la biosécurité dans les fermes avicoles
afin de les aider à cerner leurs risques et à préparer un
plan d'action, en plus d'être admissibles aux possibilités de partage
des frais. Plus d'information est disponible à www.omafra.gov.on.ca
sous la rubrique des programmes Cultivons l'avenir.
Des ateliers aident
les familles à évaluer leur entreprise agricole
Les
McLarty
Sue
et Ken McLarty se trouvent dans la même situation que beaucoup d'autres
agriculteurs de la génération du baby-boom. La retraite approche
et leurs enfants dans la vingtaine ne savent pas s'ils désirent poursuivre
la tradition sur la ferme familiale.
Les McLarty exploitent une entreprise
de culture variée près de Ridgetown, en Ontario. Ils possèdent
600 acres de terre, cultivent à forfait 300 autres acres et cultivent 500
acres de plus avec un associé. Ils cultivent par rotation des haricots
blancs, du maïs, du soya et du blé.
« Nous avons repris
la ferme du père de Ken, qui ne croyait pas qu'un membre de la famille
serait intéressé à le faire. Il n'avait donc pas modernisé
l'entreprise autant qu'il aurait pu », de dire Sue.
La décision
d'assister à un atelier Faites fructifier les profits de votre ferme offert
par l'AASRO en décembre 2009 a été une importante mesure
prise pour l'entreprise agricole de Sue et Ken McLarty. Après l'atelier,
Sue et Ken ont élaboré un plan d'action pour leur ferme et l'ont
passé en revue avec l'animateur de l'atelier de l'AASRO. Une fois le plan
approuvé, ils étaient admissibles à du financement axé
sur des frais partagés.
Sue et Ken McLarty ont indiqué trois
objectifs dans leur plan d'action afin de renforcer leur entreprise agricole :
mettre à jour les dossiers informatiques, envisager la possibilité
d'avoir recours à de l'énergie de remplacement pour la ferme et
élaborer une stratégie pour la fin des activités lorsqu'ils
prendront leur retraite.
Sue désirait mettre à jour les dossiers
informatiques à l'aide d'un nouveau logiciel de comptabilité. Sue
et Ken McLarty ont présenté une demande de financement axé
sur des frais partagés pour qu'un formateur passe une journée à
la ferme pour expliquer rapidement le programme à Sue. « Nos livres
sont désormais alignés sur le programme qu'utilise notre comptable,
et la formation que j'ai reçue a éliminé une grande partie
du stress et des frustrations que j'aurais ressentis si j'avais eu à apprendre
le nouveau programme toute seule ».
Sue et Ken avaient songé
aux avantages de l'énergie verte de remplacement et maintenant ils ont
décidé d'installer un panneau solaire autoportant sur la ferme.
« Cela fournit une nouvelle source de revenus pour la ferme, déclare
Sue. L'énergie que nous générons et fournissons au réseau
nous rapporte plus que ce que nous payons en électricité pour la
ferme ».
La planification de la relève peut être un sujet
délicat pour une famille qui vit sur une ferme. « L'atelier a fait
ressortir plusieurs points et nous a amenés à en parler à
notre famille », affirme Sue. Et bien qu'ils n'aient pas encore fait beaucoup
de progrès à cet égard, ils ont une stratégie pour
la fin des activités et ils visent à prendre leur retraite d'ici
2019.
« Même si nous ne savons pas si un de nos trois enfants
souhaite prendre la relève, nous voulons que la ferme continue d'être
viable et rentable », disent les McLarty.
Les
Ackroyd
Glen
Ackroyd admet qu'avant d'assister à l'atelier Faites fructifier les profits
de votre ferme, la gestion d'entreprise agricole signifiait fondamentalement payer
les comptes et toucher un peu d'argent. « J'ai toujours su que ce n'était
pas tout, mais il était impossible pour un petit entrepreneur comme moi
de prendre le temps de comprendre tous les concepts de la gestion », de
dire M. Ackroyd, qui possède et exploite Ackroyd's Honey à Tara,
en Ontario.
« J'ai toujours pensé que je devais tout faire
moi-même, de dire Glen Ackroyd. Le programme m'a permis de m'entourer d'un
groupe de professionnels pouvant m'aider à organiser mon entreprise et
à la faire progresser de façon logique ».
Pour M. Ackroyd,
si on veut réussir, il faut avoir des objectifs et établir des priorités.
Après avoir assisté à l'atelier et élaboré
un plan d'action pour son entreprise de miel, il s'est rapidement fixé
trois objectifs : décrire par les forces et les faiblesses de son entreprise,
assister à une activité organisée en Amérique du Nord
par l'industrie et avoir recours aux services d'un spécialiste en affaires.
«
Les apiculteurs ont eu beaucoup de difficulté à garder leurs abeilles
en vie au cours des dernières années, et le fait d'assister à
une activité réunissant des spécialistes du secteur à
l'échelle internationale dans le seul but de trouver des moyens de sauver
les ruches a eu des bienfaits inestimables pour mon entreprise », d'ajouter
Glen Ackroyd.
Il a aussi eu recours aux services d'un spécialiste
pour obtenir des conseils sur la direction que devrait prendre son entreprise.
Le
processus d'élaboration d'un plan d'action pour son entreprise agricole
a permis à M. Ackroyd de se rendre compte que son exploitation pourrait
être exposée à de grands risques. « Le programme nous
a amenés à nous poser des questions. Je me suis rendu compte que
je gardais trop de renseignements uniquement dans ma tête, sans les communiquer
aux gens qui m'entourent. J'ai donc ouvert les voies de communication avec des
personnes clés qui m'aideront à faire passer mon entreprise au prochain
niveau, dont ma conjointe, mon conseiller financier, mes employés, mes
clients et mes fournisseurs ».
En prenant du recul et en voyant son
entreprise d'un point de vue différent, Glen Ackroyd a décidé
de diversifier son entreprise pour pouvoir faire face aux fluctuations de prix
et miser sur la rentabilité. « Je sais maintenant que pour réussir,
il faut avoir un objectif, d'ajouter Glen Ackroyd. Ce programme nous a aidés
à nous fixer nos propres objectifs ».
Il n'y a aucun doute
dans son esprit que l'atelier Faites fructifier les profits de votre ferme a été
bénéfique pour son entreprise et a changé sa façon
de voir les choses.
Les Hall
Lorsque
Kim et Chris Hall ont acheté l'entreprise pomicole du père de Chris
en 1996, ils avaient un plan visant à obtenir du financement, mais ce plan
n'a pas servi à autre chose. L'atelier Faites fructifier les profits de
votre ferme a eu un effet très positif sur leur verger de 80 acres situé
près de Brockville, en Ontario.
En effet, en plus de tirer profit
du contenu de l'atelier, le temps qu'ils ont pris pour se rendre à l'atelier
de deux jours et en revenir leur a permis de discuter ouvertement, sans interruption,
d'une multitude de choses. « Avant même d'assister à l'atelier,
nous savions que notre tenue de livres était notre point faible, mais le
cours nous a démontré de quelle façon notre entreprise pourrait
être plus rentable si nous avions des dossiers à jour nous permettant
de prendre des décisions éclairées », de déclarer
Chris Hall.
« J'ai vu clairement quels étaient nos points faibles
et nos points forts », ajoute-t-il. Grâce à des simulations
et au travail d'équipe, Kim et Chris Hall ont aussi vu dans quelle situation
les autres participants se trouvaient. Ils ont été rassurés
de constater que d'autres producteurs, quel que soit leur genre d'entreprise,
faisaient face à des problèmes similaires. « Même si
les participants exploitaient 20 genres d'entreprises agricoles différentes,
le contenu du cours était assez vaste pour être pertinent pour tous
».
Chris et Kim Hall exploitent, avec leurs quatre enfants, un marché
agricole avec une boulangerie artisanale, qui est ouvert toute l'année.
Ils font aussi la vente en gros de pommes à des épiceries à
succursales dans un rayon de 160 km de leur ferme. L'entreprise a beaucoup changé
depuis que le grand-père de Chris a lancé l'entreprise pomicole
familiale en 1947. Le modèle d'entreprise établi par le père
de Chris a complètement changé, et Chris et Kim sont toujours à
l'affût de nouveaux produits et de nouveaux moyens de commercialiser leurs
récoltes de pommes de façon rentable. « Nous n'avons pas encore
terminé le processus de planification d'entreprise, mais nous avons établi
des calendriers et des objectifs réalistes et mesurables », de dire
Chris Hall.
On recommande vivement aux
agriculteurs ontariens de choisir une nouvelle approche
«
Des agriculteurs plus prospères partout en Ontario », voilà
l'objectif de Peter Vander Zaag, producteur de pommes de terre à Alliston,
en Ontario. Celui-ci est convaincu que cette vision peut devenir réalité
avec l'aide du nouvel Institut de la gestion agricole (IGA), qui a le mandat de
se faire le champion de la gestion d'entreprises agricoles.
Monsieur
Vander Zaag est président de l'organisme sans but lucratif qui est devenu
un institut autonome. L'IGA a notamment comme mandat d'affecter des fonds de l'initiative
Cultivons l'avenir au soutien de projets visant à mettre au point des outils
de gestion d'entreprises et de risques ainsi que des produits, et à préparer
de l'information, des ressources et du matériel de formation à l'intention
des familles exploitant des entreprises agricoles, des gestionnaires d'exploitations
agricoles et des conseillers agricoles.
« Dans l'ensemble, nous avons
beaucoup à faire pour aider les agriculteurs ontariens à faire face
aux enjeux actuels, de dire M. Vander Zaag. L'objectif principal est de faire
connaître les ressources disponibles et d'établir un lien entre ces
ressources et les agriculteurs. Qu'il s'agisse d'une ressource du MAAARO ou de
l'Université de l'État du Missouri ou encore de renseignements sur
ce qui se fait en Angleterre pour les étiquettes des aliments, nous pouvons
aider les agriculteurs à y accéder ».
Le
Centre de commercialisation agrotechnologique permet aux entreprises agricoles
en croissance d'obtenir de l'expertise et d'établir des contacts
Si vous avez une idée d'entreprise, ou si vous cherchez à obtenir
du capital de démarrage ou un vaste réseau pour faire prendre de
l'expansion à votre entreprise, vous devriez peut-être appeler en
premier le nouveau Centre de commercialisation agrotechnologique (CCA). Le Centre
sert de point de contact unique pour les entrepreneurs, les chercheurs et les
compagnies qui font prendre de l'expansion à des entreprises dans les domaines
de pointe de l'agriculture et de la biotechnologie.
Le CCA, situé
dans le parc scientifique de l'Université de Guelph, a été
initialement formé en 2009 avec trois organisations : Bioenterprise Corporation,
Soy 20/20 et Ontario Agri-Food Technologies (OAFT). Chaque organisation du CCA
permet aux entrepreneurs de tirer profit de connaissances spécialisées,
d'une expertise liée aux marchés et de contacts pour trouver du
capital et améliorer leur rentabilité.
« Je peux offrir
expertise et conseils aux entreprises en expansion, alors que Dave peut donner
des conseils sur le plan des finances et du démarrage et que Gord peut
le faire à 9 000 mètres. Nous avons pensé qu'il était
logique de nous réunir », explique Jeff Schmalz, président
de Soy 20/20.
Ouvrir les portes de nouveaux marchés
La
société EcoSynthetix spécialisée dans les biopolymères
était une entreprise rentable, mais elle avait besoin de nouveaux contacts
pour élargir sa clientèle à l'échelle internationale.
À l'automne 2008, le directeur général, John van Leeuwen,
a établi un premier contact important avec le Centre de commercialisation
agrotechnologique (CCA), tout particulièrement avec l'Ontario Agri-Food
Technologies (OAFT), une organisation axée sur la conservation et l'expansion
des marchés des entreprises.
« Le travail que nous avons fait
avec le CCA et OAFT nous a aidés à attirer trois clients importants
dans trois pays différents », de dire M. van Leeuwen. « Nous
avons obtenu de l'aide financière directe et des services en nature tels
que des présentations auprès d'organismes gouvernementaux et des
invitations à prononcer des allocutions lors de divers congrès ».
Grâce
à OAFT, M. van Leeuwen a vite été mis en contact avec Gord
Surgeoner, qui lui a présenté le programme Rapid Response to Business
Opportunities (RRBO) après avoir appris que des clients potentiels du Brésil
voulaient se renseigner sur les produits biolatex d'EcoSynthetix. M. van Leeuwen
s'est empressé de préparer un dossier de deux pages et l'a soumis
au CCA. « Dans les 10 jours, nous avons reçu une approbation et une
aide financière qui nous a permis d'envoyer deux personnes au Brésil
pour organiser des réunions d'affaires et des essais de qualification du
produit », d'ajouter M. van Leeuwen.
Grâce à cette réponse
rapide, la société EcoSynthetix établie à Burlington
a obtenu un important client au Brésil et a décelé des possibilités
de faire affaire avec des filiales de cette entreprise dans d'autres pays.
«
Le plus grand atout du programme RRBO, c'est la rapidité » , affirme
M. van Leeuwen. « Le financement demandé a été autorisé
assez rapidement pour nous permettre de profiter de l'occasion qui s'est présentée
». EcoSynthetix a soumis d'autres demandes de financement dans le cadre
du programme RRBO pour aider à payer les coûts élevés
des déplacements outre-mer pour mener à bien des projets en Indonésie
et en Chine.
« Sans le programme RRBO, il aurait été
beaucoup plus difficile de trouver de nouveaux clients au Brésil, en Indonésie
et en Chine », déclare M. van Leeuwen. Fort de cette expérience,
il prévoit avoir régulièrement recours au CCA pour qu'il
aide EcoSynthetix à prendre de l'expansion.
« Nous sommes tous
réunis au même endroit et pouvons arranger les choses très
vite pour vous, dit Gord Surgeoner, président, Ontario Agri-Food Technologies.
Nous nous refilons constamment des occasions d'affaires ».
Accroître la visibilité pour attirer
de nouveaux clients
L'entreprise de Don Marentette, DM's Bio-Based Fluid
Supply Inc., est assez récente. Cette compagnie établie à
Bolton, en Ontario, vend à des fabricants et des consommateurs un large
éventail de lubrifiants biodégradables écologiques, fabriqués
à partir d'huiles, dont l'huile de soya et de canola. M. Marentette cherche
des possibilités de fabriquer sa gamme de lubrifiants biodégradables
à partir d'huiles de graines produites en Ontario, et de stimuler les ventes
et d'accroître la visibilité de sa compagnie de distribution.
Monsieur
Marentette a eu ses premiers contacts avec Soy 20/20 il y a quelques années
parce que ses produits étaient fabriqués à partir d'huile
de soya. Il a récemment établi une relation de travail avec Soy
20/20 en vue de créer des contacts d'affaires et d'accroître la visibilité
de ses biolubrifiants.
« Le Centre de commercialisation agrotechnologique
(CCA) m'a permis d'entrer en contact avec divers groupes dont l'Université
de Guelph et le Conseil BioAuto de l'Ontario, et de faire des présentations
devant des groupes dont le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation
et des Affaires rurales de l'Ontario », de dire M. Marentette. Et comme
ce ne sont pas uniquement les contacts d'affaires qui peuvent influer sur la visibilité
et les ventes, le CCA a aussi aidé M. Marentette à obtenir une couverture
médiatique dans la section automobile d'un journal national.
Monsieur
Marentette est régulièrement en contact avec le CCA, qui l'aide
à faire progresser son entreprise. Il sait que le plus gros défi
qu'il aura à relever pour que sa compagnie passe au prochain niveau sera
de se procurer les fonds nécessaires.
« Le CCA m'a permis d'accroître
ma visibilité, ce qui en retour a attiré de nouveaux clients. Nous
avons cependant encore bien du chemin à faire ».
« En
affaires, pour maintenir une position de chef de file, il faut être novateur,
réduire les coûts et agir intelligemment. C'est exactement ce que
nous cherchons à faire », affirme Dave Smardon, président
et chef de la direction, Bioenterprise Corporation.
Commercialiser
un nouveau « beurre »
Des
milliers de personnes au Canada souffrent d'allergies aux noix pouvant être
fatales, et les consommateurs demandent plus de produits ne contenant pas d'arachide.
Hilton Soy Foods répond à l'appel au moyen d'un produit à
base de soya qui a le goût du beurre d'arachide. Grâce à son
innovation, la famille Mahon a gagné le prix régional dans le cadre
du programme Prix du premier ministre pour l'excellence en innovation agroalimentaire
en 2008. Lorsqu'elle a eu besoin d'une stratégie de commercialisation pour
son beurre de soya, il a été tout naturel de frapper aux portes
du Centre de commercialisation agrotechnologique (CCA) et de Soy 20/20.
Soy 20/20 a confié à Mike Williams la tâche d'aider la société
Hilton Soy Foods, située à Staffa, en Ontario, à élaborer
et mettre en uvre une stratégie d'établissement des prix,
de commercialisation et de vente au détail pour son marché ontarien,
initialement.
Monsieur Williams a aidé Scott et Karen Mahon à
élargir leur réseau de distribution, qui est passé de quelques
contacts à un nombre important de points de vente au détail clés.
« Comme il s'agit d'un produit fantastique, il n'a pas été
difficile pour Scott et Karen Mahon de démarrer leur entreprise, mais l'étape
suivante consistait à décrocher des contrats d'importants distributeurs
», de dire M. Williams, un expert en commercialisation au détail.
Il
a surtout eu recours à des présentations dans le secteur de la vente
au détail et à la distribution de mini-échantillons de beurre
de soya comme outil de commercialisation. Scott et Karen Mahon ont créé
leur propre stratégie de commercialisation, mais grâce à Soy
20/20 et à M. Williams, ils ont reçu des conseils d'expert et mis
sur pied des activités qui les ont aidés à améliorer
leurs chances de succès. « J'ai mené des consultations quant
au genre de présentoirs pertinents pour l'industrie de la vente au détail
et j'ai été leurs yeux et leurs oreilles en Ontario pour qu'ils
puissent entrer en contact avec le milieu de la vente au détail »,
ajoute M. Williams.
Soy 20/20 mettra en uvre certaines initiatives
pour cette entreprise au cours de l'été 2010, dont un plan visant
la mise en place d'un solide réseau de distribution au détail et,
par la suite, l'offre d'échantillons en magasin. On croit que le succès
de cette entreprise repose sur les occasions données aux consommateurs
de goûter à cet excellent produit. Une fois qu'ils y auront goûté,
ils ne pourront s'empêcher de l'acheter!
Le CCA fait partie de la
série Science et innovation de l'initiative fédérale-provinciale-territoriale
Cultivons l'avenir.
Grappes scientifiques
Le
projet « Greening Ontario's Highways »
Un projet de recherche
Vineland qui pourrait profiter à la fois à l'industrie horticole
et à l'environnement
Imaginez
les autoroutes de l'Ontario bordées d'arbres matures et florissants qui
retirent les métaux lourds de l'atmosphère tout en produisant de
l'oxygène. De nos jours, la durée de vie moyenne des arbres plantés
dans l'environnement hostile qui borde les autoroutes de l'Ontario est pratiquement
nulle, mais Hannah Mathers, chercheuse universitaire attachée au Centre
de recherche et d'innovation de Vineland, vise à changer cette réalité.
En avril 2010, on a planté des arbres résistants cultivés
au Centre de recherche et d'innovation de Vineland en bordure de deux échangeurs
à Toronto, soit à la jonction de l'autoroute 401 et de l'Allen Expressway
et des autoroutes 401 et 427. On fera le suivi de la survie de ces plantes au
cours des cinq prochaines années. Les résultats de cet essai pourraient
ouvrir la voie à des nouvelles méthodes d'aménagement paysager
des terrains en bordure des autoroutes de l'Ontario et entraîner des retombées
très intéressantes pour l'industrie horticole.
Historiquement,
la plupart des arbres étaient cultivés dans l'Ouest canadien, dans
des zones climatiques complètement différentes de celles de l'Ontario.
Mme Mathers estime que « le simple fait de commander et de privilégier
des plantes cultivées en Ontario aura une incidence énorme sur le
taux de survie de ces plantes. Cela stimulera aussi une industrie qui est un important
fournisseur d'emplois en Ontario ».
«
Greening Ontario's Highways » n'est qu'un des nombreux projets de recherche
dirigés par le Centre de recherche et d'innovation de Vineland, un centre
de science et d'innovation horticole à but non lucratif de renommée
internationale situé dans la région de Niagara en Ontario. En consultation
avec des groupes sectoriels tels que Landscape Ontario, l'équipe de Vineland
détermine les priorités de l'industrie dans les différentes
catégories de produits et élabore ses programmes de recherche en
fonction de ces priorités. Les résultats mettent l'accent sur la
croissance de l'industrie horticole dans son ensemble.
Le Centre de recherche
et d'innovation de Vineland, avec l'appui de l'initiative fédérale-provinciale-territoriale
Cultivons l'avenir, Landscape Ontario et le ministère des Transports, a
mis sur pied un projet unique intitulé « Greening Ontario's Highways
», dont le but est de prolonger la survie des arbres plantés en bordure
des autoroutes.
Cultivons l'avenir est une initiative mise sur pied
par les gouvernements fédéral,
provinciaux et territoriaux du Canada pour appuyer le développement d'un
secteur agroalimentaire profitable et innovateur, apte à gérer les
risques et à répondre aux demandes du marché.
Pour obtenir plus de renseignements
sur linitiative Cultivons lavenir, veuillez appeler au 1 888 479-3931
ou par courriel à growingforward@ontario.ca.