Sommet agroalimentaire de la première ministre : Résumé des discussions dirigées

7 octobre 2013

Voici un sommaire des discussions qu'ont eues les chefs de file de l'industrie dans le cadre de séances animées en petits groupes lors du Sommet de 2013 de la première ministre.

Défi de la première ministre

En règle générale, les chefs de file de l'industrie ont appuyé le défi lancé par la première ministre de multiplier par deux le taux de croissance et de créer 120 000 nouveaux emplois d'ici à 2020. Les chefs de file de l'industrie ont reconnu que l'industrie devait agir pour avancer et relever ce défi. De nombreux participants ont fait des commentaires sur la nécessité pour l'industrie de prendre l'initiative, d'élaborer les objectifs sectoriels et d'agir.

Indicateurs de la feuille de résultats

Il a été demandé aux chefs de file de l'industrie de faire des commentaires sur le projet d'indicateurs et d'objectifs de la feuille de résultats préparée par le gouvernement. Les chefs de file ont demandé à obtenir plus d'information sur ce qu'en quoi consiste chaque mesure (à savoir, ce qui était compris dans le calcul) et sur la manière dont ils contribuent à la réussite économique ou dont ils sont interreliés. Les participants ont convenu, en général, que les indicateurs proposés constituaient un point de départ, mais ils ont formulé les commentaires suivants :

  • Bio-économie - Le « nombre de compagnies » en tant que mesure est limité. Les recettes constitueraient une meilleure mesure de la santé du secteur si des données valables pouvaient être recueillies.
  • Investissements agricoles - L'objectif est trop bas pour que les exploitants agricoles ontariens puissent exploiter les débouchés.
  • Investissements dans la transformation des aliments - Il faut un indicateur qui comptabilise la valeur ajoutée, plus particulièrement, le pourcentage de produits achetés auprès des exploitants agricoles ontariens pour la transformation des aliments en Ontario.

Autres indicateurs de la feuille de résultats

Il a été ensuite demandé aux participants de formuler leurs idées et suggestions sur d'autres indicateurs susceptibles d'être utiles au secteur. Voici leurs suggestions :

  • Importations - Pourquoi pas un indicateur de substitution des importations.
  • Emploi - Les participants se sont entendus sur le besoin d'avoir un indicateur de l'emploi. Ils ont précisé qu'un virage s'était amorcé vers l'utilisation de la technologie afin d'accroître la productivité et de réduire les coûts et que cela pourrait avoir des répercussions sur les données globales de l'emploi. Les emplois occupés par des travailleurs étrangers devraient aussi être pris en compte, en plus de consigner la manière dont ils contribuent aux emplois en Ontario. Les indicateurs de l'emploi doivent indiquer la qualité des emplois qui sont créés (à savoir, emploi payé au salaire minimum ou très bien rémunéré). Il faudrait peut-être évaluer le niveau d'études ou d'expertise technique; le revenu moyen; ou des emplois connexes en dehors du secteur agroalimentaire. Les objectifs de l'emploi seraient aussi difficiles sans une hausse significative des recettes.

Autres indicateurs suggérés - la productivité, la rentabilité et le rendement du capital investi.

L'idée de savoir si les données de référence pouvaient ou non contenir des comparaisons avec d'autres régions a été évoquée.

Stratégies permettant d'atteindre la croissance

Il a été ensuite demandé aux chefs de file de l'industrie quels efforts pourraient être déployés afin d'élaborer des stratégies permettant d'atteindre l'objectif global de croissance. Les chefs de file ont formulé les commentaires suivants :

  • Stratégie étagée - La stratégie doit être étagée, d'un niveau provincial vers un niveau sous-sectoriel.
  • Cible - Les secteurs devront avoir des stratégies ciblées pour obtenir le soutien de l'industrie et du gouvernement.
  • Mesures sectorielles - Les chefs de file de l'industrie ont demandé au gouvernement de leur fournir un gabarit permettant à chaque secteur d'identifier ses propres indicateurs et objectifs et d'identifier des façons dont le gouvernement peut les aider. Une fois cela fait, le gabarit pourrait être partagé avec le gouvernement.
  • Feuille de résultats gérée par le gouvernement - Le gouvernement continuerait à élaborer et à contrôler les indicateurs de la feuille de résultats au fil du temps.
  • Défi réglementaire - Les approbations réglementaires continuent d'être problématiques pour l'industrie, car cela concerne plusieurs ministères.
  • Approche pangouvernementale - Une approche pangouvernementale devra traiter des défis réglementaires, donner accès aux marchés, attirer de nouveaux investissements, concevoir une marque constante et perfectionner les compétences professionnelles dont a besoin l'industrie.
  • Partenariat - Un partenariat renforcé entre l'industrie et le gouvernement s'impose avec une perspective et un engagement à plus long terme.
  • Sensibilisation - Une meilleure connaissance et compréhension de l'industrie de la part du gouvernement est nécessaire et l'industrie et les compagnies doivent étudier les programmes disponibles pouvant les aider à réussir.
  • Éducation - Plus de programmes didactiques doivent être proposés au public (surtout aux jeunes) en dehors d'Ontario, terre nourricière pour leur apprendre à bien s'alimenter, à consommer et à préparer des aliments locaux. Cela contribuera à faire croître la part du marché intérieur des producteurs locaux. Il est également important de réfléchir à une stratégie de perfectionnement des travailleurs qualifiés (p. ex, par le biais de l'apprentissage) qui désirent travailler dans le secteur agroalimentaire et des produits agricoles.
  • Valorisation de la marque - Il est important de continuer à positionner les fruits et légumes frais et les produits transformés de l'Ontario qui contiennent des ingrédients de l'Ontario. Sur la scène internationale, l'Ontario devrait utiliser la marque Canada au lieu de tenter de promouvoir une marque Ontario.
  • Investissements dans les infrastructures - Les investissements dans les infrastructures devront se poursuivre (p. ex., Internet haute vitesse, gaz naturel dans le Nord, électricité, réseaux autoroutiers/transports en commun, traitement des eaux).

Défis

Voici certains défis rencontrés par le secteur et mis en exergue par les chefs de file de l'industrie :

  • Stratégies sectorielles - Chaque secteur a ses propres problèmes et des stratégies connexes. Les participants se sont interrogés sur la manière dont ces stratégies seraient combinées pour créer des plans d'action plus vastes qui permettront à tout le secteur d'avancer et sur qui dirigera le processus.
  • Infrastructures et compétitivité - Il faut déterminer si les bonnes infrastructures sont en place et comment les coûts pour les entreprises (p. ex., la réglementation, le coût des intrants, de l'énergie et de la main-d'œuvre) se comparent à d'autres régions.
  • Marketing réglementé - Il est nécessaire d'envisager de donner plus de souplesse à la réglementation du marketing, y compris à la gestion des approvisionnements, pour profiter des possibles débouchés en cours de développement.
  • Mise en valeur des ressources humaines - Il faut avoir une stratégie à long terme portant sur la sensibilisation aux carrières du secteur agroalimentaire et au perfectionnement des compétences.
  • Environnement propice à l'innovation - Le secteur doit savoir mieux identifier les domaines dans lesquels le milieu de la réglementation est synonyme d'avantages pour l'industrie.
  • Pérennité - Nous devons étudier tous les aspects de la pérennité, sur le plan environnemental, social, régional et économique.
  • Recherche et innovation - Le secteur agroalimentaire sous-utilise les programmes de recherche et de développement. De nos jours, il n'existe aucune réserve de ressources collectives pouvant aider les entreprises à trouver des soutiens en matière d'innovation, ou un centre d'échanges d'idées novatrices - cela pourrait être fait de façon virtuelle.
  • Environnement du commerce de détail - L'environnement du secteur du commerce de détail est à l'origine de pressions exercées sur les producteurs et les entreprises de transformation en raison des exigences de volume, des anticipations en matière de prix bas, et du besoin de répondre à la demande des consommateurs en ce qui concerne la santé/le bien-être des animaux.

Rôle du gouvernement

  • Facilitateur - Les chefs de file de l'industrie ont convenu que le gouvernement était un facilitateur. Le gouvernement rassemble d'importants intervenants et il leur apporte un soutien, mais il ne devrait pas diriger la croissance du secteur - cette responsabilité incombe au secteur privé.
  • Environnement économique - Le gouvernement peut aussi proposer un environnement propice aux investissements et à la compétitivité (p. ex, formation axée sur les compétences, réglementation) pour que les entreprises puissent alors faire en sorte d'atteindre les objectifs fixés.
  • Gabarits sectoriels - Le gouvernement peut également fournir un gabarit pour aider l'industrie à élaborer des stratégies comprenant des données de référence et des objectifs.

Rôle de l'industrie

Les chefs de file de l'industrie ont fait des commentaires sur les nombreuses participations au débat et sur la culture propre à chaque secteur.

  • Approche en matière de chaîne d'approvisionnement - Les chaînes d'approvisionnement (les producteurs, les entreprises de transformation et les détaillants) doivent se rassembler et définir une vision commune et des stratégies pouvant contribuer à obtenir le soutien du gouvernement.
  • Intermédiaire indépendant - Les chefs de file de l'industrie ont évoqué la possibilité d'avoir un intermédiaire indépendant qui réunirait toutes les parties et que le gouvernement pourrait écouter. Cet intermédiaire donnerait également à l'industrie la responsabilisation de ses engagements.

*Les propos résumés et consignés dans les documents sont tirés des notes prises lors du Sommet de la première ministre le 7 octobre 2013. Nous avons fait tout notre possible pour que les commentaires soient consignés intégralement. Ce document ne doit pas être lu comme étant une transcription de la journée.


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Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 5 novembre 2013
Dernière révision : 5 novembre 2013