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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Mouche du chou

Mouche du chou au stade larvaire Mouche du chou Les dommages du mouche du chou sur une plantule de brocoli
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Débutant

Nom scientifique
Delia radicum

Identification

  • La mouche du chou adulte est une mouche grise 2 fois moins grosse environ que la mouche domestique.
  • Les œufs sont petits (1 mm, 1/25 po.), blancs, et ressemblent à de minuscules grains de riz.
  • Les larves sont petits (7 mm, ¼ po.), dépourvus de pattes et blancs.

Souvent confondue avec
La mouche de l’oignon
La mouche des semis

Période d’activité
Il ya 3 périodes de ponte par saison de végétation :

  • La première génération, la plus active est la plus nuisible, apparaît durant la deuxième quinzaine de mai et en juin (quand la barbarée vulgaire est en fleur)
  • La deuxième apparaît vers la mi-juillet (floraison des hémérocalles)
  • La troisième à la fin d’août (floraison de la verge d’or)
  • Ces dates sont approximatives, car l’activité de la mouche du chou varie selon les conditions climatiques et édaphiques de chaque lieu

Notes de surveillance
Pour dépister la mouche du chou, utiliser la méthode 5 x 5. Le dépistage consiste à détecter les œufs. La mouche dépose les œufs par groupes de 2 à 12 et occasionnellement un à la fois. Pour observer les œufs, on doit déplacer le sol délicatement à l’aide d’un petit pinceau. Il n’est pas nécessaire de compter les œufs; leur seule présence suffit pour établir que le plant est infesté.

Seuils d’intervention
Aucun seuil d’intervention n’a été établi en Ontario. On peut s’attendre à perdre tous les jeunes plants autour desquels ou sur lesquels on a vu des œufs. La lutte contre la mouche du chou est surtout préventive.

Avancé

Nom scientifique
Delia radicum

Les jeunes plants des espèces du genre Brassica sont très vulnérables aux dommages causés par la mouche du chou, surtout entre le stade plantule et environ un mois après le repiquage. Ce ravageur est très dommageable aux crucifères dont la racine est commercialisée (ex. rutabagas et navets). Il peut être particulièrement nuisible pour certains légumes-feuilles lorsque, tard dans la saison, il envahit les feuilles centrales et que des asticots s’y développent.

Identification
La mouche du chou adulte est grise et deux fois moins grosse environ que la mouche domestique. La femelle pond ses œufs dans le sol à proximité des plantules ou sur les tiges des jeunes plants près du niveau du sol. Les œufs sont blancs, de forme ovale et d’environ 1 mm (0,04 po) de long. Bien que la mouche du chou fasse penser à la mouche des semis, les œufs de la première présentent des stries longitudinales ainsi qu’une encoche qui s’étend le long de son segment ventral. C'est au stade larvaire que l'insecte est dommageable; les larves sont blanches, petites, apodes et mesurent environ 7 mm (2/7 po) à maturité. L'extrémité où se trouve la tête de la mouche est érigée et la partie postérieure est dotée de plusieurs petites aspérités fourchues à leur extrémité. 

Souvent confondue avec
La mouche de l’oignon
La mouche des semis

Biologie
Au début du printemps, les mouches émergent des pupes qui ont hiverné dans le sol. Les adultes s’accouplent et se nourrissent pendant environ une semaine avant que la ponte ne commence. Ils se nourrissent du pollen des pissenlits, des moutardes de printemps, des populages des marais et des trèfles blancs. Selon la température, les œufs mettent de 2 à 10 jours pour éclore. Au printemps, l’activité de ponte semble être associée à la période de floraison de la barbarée vulgaire. Les asticots se nourrissent pendant 3 à 5 semaines avant de quitter les racines et se rendre dans le sol où se produit la pupaison. Celle-ci dure environ 2 semaines, après quoi les adultes émergent des pupes. Il arrive aussi que la mouche du chou hiverne au stade de pupe et que les adultes n’apparaissent qu’au printemps suivant.

Période d’activité
La première période de ponte, qui est aussi la plus active, va de la mi-mai au début juin; la deuxième a lieu de la fin de juin jusqu’à la mi-juillet; et la troisième, vers la fin d’août au début septembre. Ces périodes ne sont données qu’à titre indicatif.

Le développement et l’activité des mouches dépendent d'un certain nombre de facteurs, comme les températures régionales, les types de sol et le milieu environnant. Lorsque la température de la surface du sol est supérieure à 26 °C (79 °F), le taux de survie des œufs diminue. Les températures élevées vont également retarder l’émergence des adultes. L’humidité du sol influence aussi leur activité. Un sol plutôt sec va nuire à l’éclosion des œufs et à l’émergence des adultes. Dans les régions plus chaudes de la province, les dommages causés par les insectes de la deuxième génération sont habituellement limités par les conditions chaudes et sèches qui réduisent le taux de survie de la mouche. Dans les régions plus fraîches, ainsi que pour les légumes racines et pour la plupart des légumes exotiques, surtout dans les champs irrigués, chacune des trois générations cause généralement des dommages inacceptables.

Un modèle de degrés-jours (DJ) a été mis au point pour la mouche du chou. À l’aide d’une température de base de 6 °C (43 °F), on prévoit l’apparition de la première génération d’adultes entre 314 et 398 DJ. La deuxième génération d’adultes apparaît normalement entre 847 et 960 DJ, et la troisième génération d’adultes, entre 1446 et 1604 DJ.

Notes de surveillance
Pour dépister la mouche du chou, utiliser la méthode 5 x 5. Le dépistage consiste à détecter les œufs. La mouche dépose les œufs par groupes de 2 à 12 et occasionnellement un à la fois. Pour observer les œufs, on doit déplacer le sol délicatement à l’aide d’un petit pinceau. Il n’est pas nécessaire de compter les œufs; leur seule présence suffit pour établir que le plant est infesté.

Examiner les pissenlits et les moutardes sauvages aux environs des champs de crucifères et vérifier la présence de mouches du chou adultes. Il se peut qu’on trouve d’autres types de mouches, mais elles ne sont habituellement pas associées à la présence de pourriture.

Seuils d’intervention
Aucun seuil d’intervention n’a été établi en Ontario. On peut s’attendre à perdre tous les jeunes plants autour desquels ou sur lesquels on a vu des œufs. La lutte contre la mouche du chou est surtout préventive.

Moyens de lutte

  • En Ontario, la mouche du chou compte un certain nombre de prédateurs et de parasites naturels. Les adultes du staphylin (Aleochara bilineata) sont des prédateurs des œufs et des larves de la mouche du chou. En Ontario, les larves du staphylin parasitent entre 9 et 77 % des pupes de la mouche du chou. Le champignon Strongwellsea castrans parasite et fait mourir les mouches du chou adultes. Les taux d’infection en Ontario se situent entre 1 et 26 %.
  • La croissance de la mouche du chou est étroitement liée à la température. Les périodes de ponte sont même associées à la floraison d’espèces communes de plantes.
  • Les activités de ponte des mouches de première génération ou des mouches ayant hiverné coïncident avec la floraison de la barbarée vulgaire (Barbarea vulgaris). On associe les activités de ponte les plus intenses avec la pleine floraison des pommiers McIntosh et des cerisiers à grappes.
  • La période où la deuxième génération de mouches du chou est active correspond sensiblement au début de la floraison de l’hémérocalle fauve (Hemerocallis fulva), cette plante commune au bord des routes et dont les grosses fleurs orange sont entièrement épanouies au milieu de la journée.
  • Quant à la troisième génération, ses activités de ponte coïncident à peu près avec la période de floraison de la verge d’or jonciforme (Solidago juncea) et du chardon des champs (Cirsium arvense).

*Ces périodes de floraisons ne sont données qu’à titre indicatif et ne sauraient remplacer une observation attentive du champ, à la recherche d’œufs de la mouche du chou.