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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Cicadelle blanche du pommier

Jeune nymphe de la cicadelle blanche du pommier Cicadelle blanche à un stade nymphal avancé; noter les ébauches alaires Adulte de la cicadelle blanche (NYS Agric. Expt. Station, Geneva, NY) Mouchetures sévères des feuilles par la cicadelle blanche Taches sur un fruit à maturité causées par les déjections de la cicadelle blanche
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Débutant

Nom scientifique
Typhlocyba pomaria

Identification
Œufs :

  • Environ 1 mm de longueur,
  • De couleur blanc crème,
  • En forme cylindrique, avec des extrémités en pointe.

Nymphes :

  • Cinq stades nymphaux,
  • Les jeunes nymphes des premier et deuxième stades nymphaux sont blanchâtres avec des yeux rouges ternes, et font environ 1,0–1,5 mm de longueur,
  • Lors du troisième stade nymphal, des ébauches d’ailes et des yeux blancs ternes font leur apparition,
  • Aux quatrième et cinquième stades nymphaux, la cicadelle garde la même apparence qu’au troisième stade, mais elle est plus grande,
  • Les nymphes avance ou recule lorsqu’elles sont dérangées.

Adultes :

  • Blanc crème,
  • Environ 3 mm de longueur,
  • Maintiennent leurs ailes au-dessus de leur dos lorsqu’ils sont au repos. 

Dommages :

  • Les mouchetures des feuilles - marques blanchâtres ou vert pâle aux endroits où les cellules des feuilles sont détruites,
  • La tacheture des fruits - taches brun foncé laissées quand les déjections des cicadelles tombent et sèchent sur les fruits.

Souvent confondue avec

  • Les nymphes de la cicadelle de la pomme de terre - Les nymphes de la cicadelle blanche du pommier se distinguent de celles de la cicadelle de la pomme de terre par leur façon de se déplacer lorsqu’elles sont dérangées : la cicadelle blanche avance ou recule, tandis que la cicadelle de la pomme de terre se déplace de côté, à la manière d’un crabe. Les cicadelles de la pomme de terre sont plutôt de couleur verte et les dommages qu’elles provoquent ressemblent à un jaunissement ou à une chlorose, ou un bombement des feuilles.
  • Les adultes de la cicadelle de la pomme de terre - Les ailes de la cicadelle de la pomme de terre se replient sur le dos en imitant la forme d’une tente, les cicadelles blanches du pommier maintiennent leurs ailes au-dessus de leur dos lorsqu’ils sont au repos. Les cicadelles de la pomme de terre arrivent dans les vergers plus tard dans la saison (début de l’été).
  • Nymphes de la punaise de la molène - les punaises de la molène ont l’abdomen de forme plus ovale, des antennes segmentées alors que la cicadelle blanche du pommier a le corps plus allongé.
  • La moucheture du pommier - Les taches laissées par les déjections de la cicadelle blanche peuvent être confondues avec une maladie fongique appelée moucheture du pommier, qui se manifeste à la fin de l’été. Contrairement aux souillures laissées par la cicadelle blanche, les mouchetures sont de couleur gris anthracite ou noire et ne disparaissent pas au lavage. En outre, les mouchetures sont généralement disposées en cercle et également distancées, tandis que les taches laissées par les déjections de la cicadelle sont disposées de manière aléatoire sur toute la surface du fruit.

Période d’activité
Les cicadelles blanches du pommier sont actives de la fin du bouton rose jusqu’au début de l’été, puis à nouveau du milieu de l’été jusqu’à la cueillette.

Notes de surveillance
Examiner la face inférieure de 5 feuilles prélevées sur chacun sur 20 pommiers pris au hasard dans un bloc de vergers (pour un total de 100 feuilles). Choisir des feuilles plutôt vieilles, prélevées près du tronc, pour dénombrer les insectes de première génération. Les nymphes de la deuxième génération se trouveront sur des feuilles recueillies à une longueur de bras à l’intérieur du feuillage de l’arbre, à la moitié environ du rayon de celui-ci. Examiner les feuilles sur place. Scruter soigneusement la face inférieure des feuilles à la recherche de nymphes (comme celles-ci sont difficiles à voir, il est recommandé d’utiliser une loupe).

Commencer la surveillance de la première génération de nymphes à la fin de la floraison ou au stade du calice et poursuivre pendant plusieurs semaines. Les nymphes de deuxième génération sont plus difficiles à repérer et à suivre en raison de la pousse des feuilles qui les camouflent et d’une longue période de ponte, qui va de la fin juillet jusque tard en août. Il n’est pas rare d’ailleurs d’apercevoir, sur les feuilles et les pousses terminales des branches, les mues blanches laissées par les nymphes.

Seuils d’intervention
Une faible présence de cicadelles n’a rien d’inquiétant sur le plan économique. Un traitement insecticide n’est justifié qu’à partir du moment où l’on compte de 2 à 5 nymphes par feuille dans un échantillon de 100 feuilles.

Avancé

Nom scientifique
Typhlocyba pomaria

Identification
Œufs : Environ 1 mm de longueur, il est blanc crème et de forme cylindrique, avec des extrémités en pointe.

Nymphes : L’insecte passe par cinq stades nymphaux. Les jeunes nymphes des premier et deuxième stades nymphaux sont blanchâtres avec des yeux rouges ternes, et font environ 1,0–1,5 mm de longueur. Lors du troisième stade nymphal, des ébauches d’ailes et des yeux blancs ternes font leur apparition. Aux quatrième et cinquième stades nymphaux, la cicadelle garde la même apparence qu’au troisième stade, mais elle est plus grande. Les nymphes se déplacent de côté, à la manière d’un crabe lorsqu’elles sont dérangées.

Adultes : Semblables aux nymphes, avec des ailes. Les adultes sont blanc crème, mesurent environ 3 mm de longueur et maintiennent leurs ailes au-dessus de leur dos lorsqu’ils sont au repos.

Dommages : Les dommages causés par la cicadelle blanche du pommier sont de deux ordres, soit les mouchetures des feuilles et la tacheture des fruits. Pour se nourrir, les nymphes et les adultes de la cicadelle du pommier enfoncent leurs pièces buccales dans le tissu foliaire et en extraient le contenu. Ces prélèvements laissent des marques blanchâtres ou vert pâle aux endroits où les cellules des feuilles sont détruites. La surface photosynthétisante des feuilles s’en trouve ainsi réduite, ce qui a des effets sur le calibre, la couleur et le degré de maturité des fruits, en plus de fragiliser l’arbre en hiver. Les dommages infligés aux feuilles semblent plus importants au cours de la première génération de cicadelles, soit en juin et juillet.

Les déjections des cicadelles blanches qui se nourrissent des feuilles du pommier tombent et sèchent sur les fruits, où elles laissent des taches brun foncé. Ces taches rendent les fruits impropres au marché du frais, surtout s’ils ont la peau claire. Les taches se font plus nombreuses à la deuxième génération de cicadelles, qui commence en août. On parvient normalement à enlever les déjections séchées (avec une brosse et de l’eau) au moment du conditionnement.
             
Souvent confondue avec

  • Les nymphes de la cicadelle de la pomme de terre - Les nymphes de la cicadelle blanche du pommier se distinguent de celles de la cicadelle de la pomme de terre par leur façon de se déplacer lorsqu’elles sont dérangées : la cicadelle blanche avance ou recule, tandis que la cicadelle de la pomme de terre se déplace de côté, à la manière d’un crabe. Les cicadelles de la pomme de terre sont plutôt de couleur verte et les dommages qu’elles provoquent ressemblent à un jaunissement ou à une chlorose, ou un bombement des feuilles.
  • Les adultes de la cicadelle de la pomme de terre - Les ailes de la cicadelle de la pomme de terre se replient sur le dos en imitant la forme d’une tente, les cicadelles blanches du pommier maintiennent leurs ailes au-dessus de leur dos lorsqu’ils sont au repos. Les cicadelles de la pomme de terre arrivent dans les vergers plus tard dans la saison (début de l’été).
  • Nymphes de la punaise de la molène - les punaises de la molène ont l’abdomen de forme plus ovale, des antennes segmentées alors que la cicadelle blanche du pommier a le corps plus allongé.
  • La moucheture du pommier - Les taches laissées par les déjections de la cicadelle blanche peuvent être confondues avec une maladie fongique appelée moucheture du pommier, qui se manifeste à la fin de l’été. Contrairement aux souillures laissées par la cicadelle blanche, les mouchetures sont de couleur gris anthracite ou noire et ne disparaissent pas au lavage. En outre, les mouchetures sont généralement disposées en cercle et également distancées, tandis que les taches laissées par les déjections de la cicadelle sont disposées de manière aléatoire sur toute la surface du fruit.

Biologie
La cicadelle blanche du pommier hiverne sous la forme d’œufs oblongs d’environ 1 mm de longueur, insérés sous l’écorce, qui provoquent l’apparition de cloques sur les rameaux. Le plus souvent, on trouve ces œufs sur des arbres de deux ans d’âge, mais on en découvre également sur du bois de trois à cinq ans. Les œufs commencent à éclore avant la floraison, le processus se poursuivant jusqu’à la fin du stade calice. Après avoir émergé de leur coquille, les nymphes migrent vers le feuillage et complètent leur développement sur la face inférieure d’une seule feuille ou d’un groupe de feuilles. Elles se déplacent rarement sur la face supérieure des feuilles. On trouve les nymphes de la première génération à l’intérieur du feuillage, à proximité du tronc principal ou de grosses branches de l’arbre et occasionnellement sur des pousses terminales en croissance active. Les nymphes deviennent adultes au début de l’été. L’accouplement survient généralement tôt le matin. La ponte suit environ quatorze jours plus tard. Les œufs sont déposés sur les pétioles, les nervures médianes et les grandes nervures secondaires de la face inférieure des feuilles. La période de ponte dure environ trois semaines, chaque femelle pouvant produire de 50 à 60 œufs. La durée de vie globale des adultes de la première génération est de cinq ou six semaines. Les nymphes de la deuxième génération voient le jour au début août et les adultes séjournent dans les arbres entre le milieu et la fin d’août jusqu’à la première gelée meurtrière. La deuxième génération est moins synchronisée dans son développement et plus difficile à maîtriser. En Ontario, on compte deux générations de cicadelles blanches par année.   

Période d’activité
Les cicadelles blanches du pommier sont actives de la fin du bouton rose jusqu’au début de l’été, puis à nouveau du milieu de l’été jusqu’à la cueillette.

Notes de surveillance
Examiner la face inférieure de 5 feuilles prélevées sur chacun sur 20 pommiers pris au hasard dans un bloc de vergers (pour un total de 100 feuilles). Choisir des feuilles plutôt vieilles, prélevées près du tronc, pour dénombrer les insectes de première génération. Les nymphes de la deuxième génération se trouveront sur des feuilles recueillies à une longueur de bras à l’intérieur du feuillage de l’arbre, à la moitié environ du rayon de celui-ci. Examiner les feuilles sur place. Scruter soigneusement la face inférieure des feuilles à la recherche de nymphes (comme celles-ci sont difficiles à voir, il est recommandé d’utiliser une loupe).

Commencer la surveillance de la première génération de nymphes à la fin de la floraison ou au stade du calice et poursuivre pendant plusieurs semaines. Les nymphes de deuxième génération sont plus difficiles à repérer et à suivre en raison de la pousse des feuilles qui les camouflent et d’une longue période de ponte, qui va de la fin juillet jusque tard en août. Il n’est pas rare d’ailleurs d’apercevoir, sur les feuilles et les pousses terminales des branches, les mues blanches laissées par les nymphes.

Seuils d’intervention
Une faible présence de cicadelles n’a rien d’inquiétant sur le plan économique. Un traitement insecticide n’est justifié qu’à partir du moment où l’on compte de 2 à 5 nymphes par feuille dans un échantillon de 100 feuilles.

Moyens de lutte

  • La cicadelle et d’autres insectes suceurs peuvent transmettre des maladies, dont la brûlure bactérienne, d’un arbre à l’autre, mais on ne connaît pas encore précisément le rôle de la cicadelle dans la transmission de la brûlure bactérienne.
  • Dans les vergers fortement infestés, les hordes de cicadelles constituent une sérieuse nuisance pour les travailleurs qui s’affairent à l’émondage des arbres et à la cueillette des fruits. Lorsqu’elles sont dérangées, les cicadelles s’envolent en masse dans toutes les directions et peuvent venir frapper les ouvriers au niveau des yeux, du nez, des oreilles et même de la bouche. Ces irruptions soudaines d’insectes volants, en plus de ralentir le travail, présentent un réel danger pour les ouvriers qui manœuvrent des machines agricoles ou cueillent des fruits dans les échelles.
  • Il existe quelques prédateurs ou parasitoïdes qui s’attaquent à la cicadelle blanche, mais aucun ne permet une lutte biologique efficace. On aperçoit quelquefois la punaise de la molène se nourrissant de nymphes de cicadelle.
  • Les insecticides sont plus efficaces au début du stade nymphal de la première génération de cicadelles. On peut souvent se passer des insecticides à la deuxième génération. Lorsque les populations de cicadelles en fin de saison dépassent les seuils tolérables, il peut être difficile de déterminer le bon moment d’intervenir en raison de la longue période de ponte.
  • La cicadelle blanche du pommier est résistante aux insecticides à base d’organophosphorés.
  • Pour connaître les produits recommandés, consulter la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.