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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Puceron rose du pommier (PRP)

Nymphe du puceron rose du pommier Colonie de pucerons rose du pommier Dégradation d’une pousse terminale par le puceron rose du pommier Fruit rabougri par l’action du puceron rose du pommier
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Débutant

Nom scientifique                                                  
Dysaphis plantaginea

Identification
Œufs :

  • 0,4 mm de longueur,
  • Forme ovale,
  • Jaune brillant à la ponte, évoluent lentement vers le jaune-vert et finalement le noir.

Nymphes :

  • Cinq stades nymphaux, au cours desquels sa taille progresse de 0,4 à 2,0 mm,
  • Les jeunes nymphes sont jaune pâle ou roses, puis passent au brun-rose ou au mauve à mesure qu’elle se nourrissent et grandissent,
  • Longues cornicules à la base de l’abdomen,
  • Longues antennes qui font presque la moitié du corps.

Adultes :

  • Semblables aux nymphes en apparence,
  • Peuvent avoir ou ne pas avoir d’ailes,
  • 3 mm de longueur,
  • Rose-mauve foncé de couleur et se regroupent en colonies sur les pousses de croissance et les pousses terminales.

Dommages :

  • Les dommages survienent lorsque la salive est transférée aux feuilles ou aux fruits.
  • Les feuilles touchées sont enroulées et cloquées, les fruits sont de petite taille (pommes naines) et déformés, impossible à commercialiser.
  • Le miellat produit par les pucerons souille les feuilles et les fruits sous-jacents où ne tardent pas à s’implanter des champignons fuligineux qui tachent les fruits.

Souvent confondu avec

  • Le puceron vert du pommier – Le puceron vert immature diffère en couleur et possède des antennes plus courtes et des cornicules moins développées que le puceron rose parvenu au même stade de développement. On retrouve le puceron vert généralement en colonies sur les jeunes pousses terminales du pommier; le puceron rose se trouve sur les bouquets de fruits.

Période d’activité
Le puceron rose du pommier est considéré un ravageur des vergers de pommiers dès la fin du prébouton rose jusqu’au début ou au milieu de l’été. Par le passé il faisait rarement des dégâts dans les vergers après le stade du calice, mais es dernières années des infestations sont survenues dans les vergers plus tard durant l’été.

Notes de surveillance
Procéder à un examen hebdomadaire des arbres pour y relever la présence de pucerons roses du pommier, à partir du stade prébouton rose jusqu’à la fin juin. Les cultivars Cortland, Ida Red et Golden Delicious sont particulièrement vulnérables et doivent faire l’objet d’un suivi particulier. Dans des plantations de pommiers nains et semi-nains, pour chaque parcelle de verger de 10 à 15 ha, examiner 5 bouquets de fruits sur 20 arbres différents. Dans le cas de pommiers de haute tige, examiner 10 bouquets de fruits sur chaque arbre d’un total de 10 arbres. On considère qu’un bouquet de fruits est infesté si l’on y dénombre plus de 20 pucerons. Il faut apporter une attention particulière à l’intérieur des arbres; c’est l’endroit où les pucerons roses se fixeront d’abord.

Seuils d’intervention
Un traitement chimique est recommandé si plus de 5 % des bouquets de fruits sont infestés et que les prédateurs sont peu nombreux. Rechercher la trace de prédateurs à proximité des colonies de pucerons roses. Leur présence en grand nombre peut rendre un traitement chimique inutile. 

Avancé

Nom scientifique                                       
Dysaphis plantaginea

Identification
Les œufs destinés à hiverner sont déposés sur l’écorce des arbres et à la surface des rameaux; ils ont 0,4 mm de longueur et sont de forme ovale. À la ponte, ces œufs sont de couleur jaune brillant, mais évoluent lentement vers le jaune vert et finalement le noir.

La nymphe connaît cinq stades nymphaux, au cours desquels sa taille progresse de 0,4 à 2,0 mm. Les jeunes nymphes sont jaune pâle ou roses, puis passent au brun rose ou au mauve à mesure qu’elles se nourrissent et grandissent. Elles ont de longues cornicules à la base de l’abdomen et de longues antennes qui font presque la moitié du corps.

Les adultes, qui ont 3 mm de longueur, peuvent avoir ou ne pas avoir d’ailes. Au début du printemps, les pucerons roses se déplacent vers les bouquets de fruits en voie de développement et deviennent des adultes aptes à se reproduire au moment de la floraison, la mutation vers l’âge adulte s’effectuant sur une période de deux à trois semaines. Les nymphes qui sortent des œufs sont des femelles dépourvues d’ailes, qu’on appellera des fondatrices (ou primogynes) lorsqu’elles parviendront à maturité. Les adultes sont de couleur rose mauve foncé et se regroupent en colonies sur les pousses de croissance et les pousses terminales.

Les jeunes pucerons éclosent au printemps, endommageant l’extérieur des bourgeons à feuille et à fruit en prélevant la sève des tissus des bourgeons. Tandis qu’ils prélèvent la sève, les pucerons injectent une toxine qui déforme les feuilles et les fruits. L’activité alimentaire des pucerons a pour effet de provoquer l’enroulement et le plissement des feuilles, dissimulant ainsi la colonie. Le miellat produit par les pucerons souille les feuilles et les fruits sous-jacents où ne tardent pas à s’implanter des champignons fuligineux qui tachent les fruits. Les dépôts de miellat attirent aussi les fourmis, de sorte que les infestations de pucerons sont souvent associées à des invasions de fourmis. Les dommages les plus sérieux surviennent lorsque la salive des pucerons est transférée des feuilles aux fruits, ce qui donnera des fruits de petite taille (pommes naines) et déformés, impossibles à commercialiser. La salive toxique des pucerons ralentit la croissance des racines et d’autres tissus ligneux de l’arbre. En outre, les toxines injectées par les pucerons agissent comme un produit anti-chute, c’est-à-dire qu’ils entravent le processus normal d’abscission, soit la séparation naturelle du fruit à maturité. Le puceron rose s’attaque rarement aux jeunes pousses terminales en croissance rapide; il préfère les feuilles, les pédoncules et les jeunes fruits.

Souvent confondu avec

  • Le puceron vert du pommier – Le puceron vert immature diffère en couleur et possède des antennes plus courtes et des cornicules moins développées que le puceron rose parvenu au même stade de développement. On retrouve le puceron vert généralement en colonies sur les jeunes pousses terminales du pommier; le puceron rose se trouve sur les bouquets de fruits.

Biologie
À l’automne, les femelles déposent leurs œufs sur l’écorce, notamment à la base des bourgeons. Les œufs commencent à éclore au moment où les bourgeons s’ouvrent et continuent à éclore pendant deux semaines. Les nymphes se nourrissent en mangeant le pourtour des feuilles et les boutons (bourgeons fructifères) jusqu’à ce que les feuilles se déploient, puis elles descendent à l’intérieur des bouquets de fleurs et commencent à prélever la sève dans les pédoncules et les fruits nouvellement formés. Une seule nymphe qui s’abreuve de sève pendant vingt-quatre heures peut provoquer l’enroulement d’une feuille lorsque celle-ci se déploie.

Les femelles matures donnent naissance à des jeunes vivants pendant ou peu après la floraison. La deuxième génération vient à maturité et produit des jeunes vivants deux ou trois semaines après le stade calice. Les populations de pucerons se concentrent généralement à l’intérieur et dans le haut de la frondaison. La deuxième génération met de quatre à quarante jours pour atteindre la maturité et donner naissance à des jeunes. Les femelles non fécondées donnent naissance (par parthénogenèse) à des jeunes vivants; seules des femelles voient le jour en été. La plupart des pucerons roses de deuxième génération sont des femelles dépourvues d’ailes. Chaque femelle produit de 120 à 185 petits.

En règle générale, trois générations de pucerons roses du pommier se succèdent sur les fruits, la deuxième génération survenant deux ou trois semaines après le stade calice des fruits et la troisième voyant le jour entre le milieu et la fin de juin. Dès le début ou le milieu de juillet, la plupart des pucerons sont pourvus d’ailes et migrent vers leurs plantes hôtes d’été, soit le plantain majeur et le plantain lancéolé ou l’oseille. Certains étés, les femelles non ailées de la troisième génération donnent naissance à une quatrième génération sur les fruits.

De nombreuses générations nouvelles se développent sur les hôtes d’été jusqu’à l’automne. À ce moment, les femelles ailées retournent sur les pommiers et donnent naissance à de jeunes femelles vivantes, qui se développeront sur les pommes, s’accoupleront avec des mâles et déposeront des œufs qui hiverneront jusqu’au printemps suivant.

Période d’activité
Le puceron rose du pommier est considéré un ravageur des vergers de pommiers dès la fin du prébouton rose jusqu’au début ou au milieu de l’été. Par le passé il faisait rarement des dégâts dans les vergers après le stade du calice, mais es dernières années des infestations sont survenues dans les vergers plus tard durant l’été.

Notes de surveillance
Procéder à un examen hebdomadaire des arbres pour y relever la présence de pucerons roses du pommier, à partir du stade prébouton rose jusqu’à la fin juin. Les cultivars Cortland, Ida Red et Golden Delicious sont particulièrement vulnérables et doivent faire l’objet d’un suivi particulier. Dans des plantations de pommiers nains et semi-nains, pour chaque parcelle de verger de 10 à 15 ha, examiner 5 bouquets de fruits sur 20 arbres différents. Dans le cas de pommiers de haute tige, examiner 10 bouquets de fruits sur chaque arbre d’un total de 10 arbres. On considère qu’un bouquet de fruits est infesté si l’on y dénombre plus de 20 pucerons. Il faut apporter une attention particulière à l’intérieur des arbres; c’est l’endroit où les pucerons roses se fixeront d’abord.

Seuils d’intervention
Un traitement chimique est recommandé si plus de 5 % des bouquets de fruits sont infestés et que les prédateurs sont peu nombreux. Rechercher la trace de prédateurs à proximité des colonies de pucerons roses. Leur présence en grand nombre peut rendre un traitement chimique inutile. 

Moyens de lutte

  • Les pucerons ont de nombreux ennemis naturels, notamment les larves de syrphes (Syrphidae), les larves de chrysopes (Chrysoperlidae et Hemerobiidae), les larves et les adultes de coccinelles (Coccinellidae), la punaise de la molène (Miridae), la minuscule punaise anthocoride (Anthocoridae), les perce-oreilles et certaines guêpes parasites (Braconidae).
  • Les ennemis naturels peuvent être anéantis par l’application d’insecticides visant d’autres insectes. On utilisera donc, autant que possible, des produits qui ne risquent pas de nuire aux prédateurs naturels. Pour plus d’information sur la toxicité des divers pesticides pour les insectes bénéfiques, voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire
  • Les arbres non taillés constituent un terrain favorable pour les pucerons, l’efficacité de la lutte contre les infestations s’en trouvant grandement réduite.
  • Un printemps frais et pluvieux favorise également la multiplication des pucerons en créant des conditions défavorables aux parasites et prédateurs naturels.
  • Les pucerons périssent lorsqu’ils sont exposés à des conditions extrêmes de température (des froids intenses ou des changements brusques de température en hiver ou pendant la période d’éclosion) ou d’humidité (des pluies froides lors de l’éclosion des œufs ou peu de temps avant peuvent tuer les jeunes pucerons).
  • S’il faut recourir à un traitement chimique, mélanger les insecticides à d’importantes quantités d’eau, de manière à optimiser la dispersion des produits.
  • Autant que possible, ne pulvériser les produits que sur des cultivars sensibles aux pucerons et là où le seuil d’intervention aura été atteint. Il est important de détecter les infestations de pucerons roses du pommier tôt, avant la mi-juin, et de réagir sans tarder (les applications d’insecticides en fin de saison auront peu d’effet dans la mesure où les colonies seront alors à l’abri à l’intérieur des feuilles).
  • Un programme de pulvérisation systématique doit être lancé dès qu’on voit apparaître des feuilles enroulées, signal du début d’une infestation par les pucerons roses. 
  • Les huiles pour traitements d’hiver utilisées pour réprimer les infestations de cochenilles ostréiformes et de San José peuvent aussi servir à maîtriser temporairement les populations de pucerons roses du pommier, dont les œufs se trouvent étouffés par l’huile qui les recouvre).