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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Cicadelle de la pomme de terre

Nymphe de cicadelle de la pomme de terre (NRAES-75, Mid Atlantic Orchard Monitoring Guide, publié par Henry Hogmire) Cicadelle de la pomme de terre adulte Enroulement des feuilles sur une pousse terminale « Brûlure de la cicadelle » sur le pourtour des feuilles
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Débutant

Nom scientifique
Empoasca fabae

Identification
Nymphes :

  • Les jeunes nymphes, 1,5 mm de longueur, de couleur jaune-vert, se déplacent rapidement sur le revers des feuilles,
  • En vieillissant, elles développent des ébauches d’ailes qui les distinguent des adultes, lesquels sont dotés d’ailes complètes,
  • Les nymphes ont une curieuse aptitude, soit celle de se déplacer de côté (en plus de reculer),
  • Dès la première menace, elles se réfugient sous les feuilles.

Adultes :

  • Vert pâle,
  • Cunéiformes,
  • Environ 3 mm de longueur,
  • Ils possèdent des pièces buccales adaptées à la succion,
  • Peuvent marcher, sauter et voler,
  • Leur structure corporelle ressemble à celle de la sauterelle, avec des pattes arrière bien développées et des ailes qui se replient sur le dos en imitant la forme d’une tente. 

Dommages :

  • Les feuilles touchées deviennent vert pâle et leur pourtour s’enroule vers le bas,
  • Le pourtour des feuilles brunit ensuite et devient cassant (« brûlure de la cicadelle »).

Souvent confondue avec

  • Les nymphes de la cicadelle blanche du pommier - Les nymphes de la cicadelle blanche du pommier se distinguent de celles de la cicadelle de la pomme de terre par leur façon de se déplacer lorsqu’elles sont dérangées : la cicadelle blanche avance ou recule, tandis que la cicadelle de la pomme de terre se déplace de côté, à la manière d’un crabe. La cicadelle de la pomme de terre est plutôt de couleur vert lime, et la cicadelle blanche du pommier est blanche jaunâtre.
  • Les adultes de la cicadelle blanche du pommier – Ils maintiennent leurs ailes au-dessus de leur dos lorsqu’ils sont au repos, alors que les cicadelles de la pomme de terre gardent les ailes repliées comme une tente au-dessus du dos. 
  • Les dommages causés par le puceron rose du pommier – Les feuilles enroulées peuvent être causées par ces deux insectes. Le dommages dus au puceron rose du pommier sont plutôt concentrés sur les dards, alors que ceux de la cicadelle sont plus répandus sur les pousses terminales.

Période d’activité
Il faut surveiller si la cicadelle de la pomme de terre est présente du stade du calice jusqu’à la cueillette. Les premiers apparaissent dès la mi-mai et la migration se poursuit pendant une bonne partie du mois de juin. On les remarque d’abord dans les vergers de pommiers au début ou au milieu de juin, généralement après la première récolte de foin dans la région.

Notes de surveillance
Dès le début juin, on profitera des tournées hebdomadaires de surveillance pour relever d’éventuels dommages causés par la cicadelle de la pomme de terre, comme des feuilles enroulées ou des pousses qui ne se développent pas comme elles le devraient. En retournant les feuilles, on pourra y découvrir des nymphes ou des adultes.   

On peut évaluer approximativement le niveau d’infestation en se déplaçant dans le verger : les cicadelles s’envolent dès qu’elles sont dérangées. Les feuilles doivent être retournées délicatement lorsqu’on les examine, de manière à ne pas effrayer les insectes et à pouvoir les compter.

Seuils d’intervention
Aucun seuil d’intervention n’est établi pour la cicadelle de la pomme de terre en Ontario. On sait, d’après des observations réalisées sur d’autres cultures, que les prélèvements effectués par cet insecte, même en petit nombre, peuvent diminuer le taux de photosynthèse du feuillage et affecter le volume et la qualité de la récolte, et ce, avant même qu’apparaissent des indices révélateurs sur les feuilles. Sur un pommier, la présence d’une ou de deux nymphes par feuille peut provoquer l’enroulement de la feuille si on laisse les nymphes agir pendant une période de temps assez longue (quatre à sept jours).    

L’emploi d’insecticides — notamment dans les pépinières et les blocs non productifs — est recommandé dès le premier signe d’infestation.

Avancé

Nom scientifique
Empoasca fabae

Identification
Les jeunes nymphes, de couleur jaune vert, se déplacent rapidement sur le revers des feuilles. En vieillissant, elles développent des ébauches d’ailes qui les distinguent des adultes, lesquels sont dotés d’ailes complètes. Les nymphes (0,15 mm de longueur) ont une curieuse aptitude, soit celle de se déplacer de côté (en plus de reculer). Dès la première menace, elles se réfugient sous les feuilles. Les insectes adultes sont vert pâle, cunéiformes et mesurent environ 3 mm de longueur. Ils possèdent des pièces buccales adaptées à la succion et peuvent marcher, sauter et voler. Leur structure corporelle ressemble à celle de la sauterelle, avec des pattes arrière bien développées et des ailes qui se replient sur le dos en imitant la forme d’une tente. 

Les adultes et les nymphes se nourrissent de la sève des feuilles. Pendant qu’ils s’alimentent, ils injectent dans les tissus une toxine qui gêne l’écoulement de la sève dans le système vasculaire de l’arbre. Ce faisant, ils affaiblissent l’arbre et obstruent son système vasculaire, ce qui empêche le mouvement normal de l’eau et des nutriments dans la zone affectée. Les feuilles touchées deviennent vert pâle et leur pourtour s’enroule vers le bas. Le pourtour des feuilles brunit ensuite et devient cassant. On parle de « brûlure de la cicadelle » pour désigner ces lésions. Celles-ci s’apparentent à celles que causent les pucerons, à la différence que s’il faut des douzaines de pucerons sur une feuille pour que ses bords s’enroulent, il suffit de deux ou trois cicadelles de la pomme de terre pour produire le même effet.

Souvent confondue avec

  • Les nymphes de la cicadelle blanche du pommier - Les nymphes de la cicadelle blanche du pommier se distinguent de celles de la cicadelle de la pomme de terre par leur façon de se déplacer lorsqu’elles sont dérangées : la cicadelle blanche avance ou recule, tandis que la cicadelle de la pomme de terre se déplace de côté, à la manière d’un crabe. La cicadelle de la pomme de terre est plutôt de couleur vert lime, et la cicadelle blanche du pommier est blanche jaunâtre.
  • Les adultes de la cicadelle blanche du pommier – Ils maintiennent leurs ailes au-dessus de leur dos lorsqu’ils sont au repos, alors que les cicadelles de la pomme de terre gardent les ailes repliées comme une tente au-dessus du dos. 
  • Les dommages causés par le puceron rose du pommier – Les feuilles enroulées peuvent être causées par ces deux insectes. Le dommages dus au puceron rose du pommier sont plutôt concentrés sur les dards, alors que ceux de la cicadelle sont plus répandus sur les pousses terminales.

Biologie
La cicadelle de la pomme de terre ne survit pas à l’hiver en Ontario. Chaque printemps, des adultes en provenance des États américains voisins du golfe du Mexique sont portés par le vent et arrivent en Ontario après avoir survolé les Grands Lacs. Les premiers apparaissent dès la mi-mai et la migration se poursuit pendant une bonne partie du mois de juin. On les remarque d’abord dans les vergers de pommiers au début ou au milieu de juin, généralement après la première récolte de foin dans la région. La disparition de leur première source de nourriture (la luzerne) incite les cicadelles à rechercher des hôtes intermédiaires dans les environs, notamment dans les vergers de pommiers. Les adultes s’accouplent et les femelles pondent ensuite deux ou trois œufs par jour tout au long de leur vie. Les œufs sont déposés sur des feuilles ou des pédoncules, dans la partie supérieure de la frondaison, et éclosent une dizaine de jours plus tard. Les nymphes mettent environ vingt-cinq jours à passer par les cinq stades nymphaux, progressivement plus gros les uns que les autres. Seules les nymphes des trois derniers stades nymphaux ont des ébauches alaires visibles qui deviendront des ailes véritables au stade adulte. En passant d’un stade nymphal à l’autre, les nymphes abandonnent derrière elles leur ancienne peau, de couleur blanche. De trois à quatre générations se succèdent chaque année et restent en activité jusqu’à ce que la première gelée meurtrière les tue. Lors des périodes de temps chaud et sec en été, les populations de cicadelles peuvent exploser, justifiant dans certains cas le recours aux insecticides.

Période d’activité
Il faut surveiller si la cicadelle de la pomme de terre est présente du stade du calice jusqu’à la cueillette. Les premiers apparaissent dès la mi-mai et la migration se poursuit pendant une bonne partie du mois de juin. On les remarque d’abord dans les vergers de pommiers au début ou au milieu de juin, généralement après la première récolte de foin dans la région.

Notes de surveillance
Dès le début juin, on profitera des tournées hebdomadaires de surveillance pour relever d’éventuels dommages causés par la cicadelle de la pomme de terre, comme des feuilles enroulées ou des pousses qui ne se développent pas comme elles le devraient. En retournant les feuilles, on pourra y découvrir des nymphes ou des adultes.   
On peut évaluer approximativement le niveau d’infestation en se déplaçant dans le verger : les cicadelles s’envolent dès qu’elles sont dérangées. Les feuilles doivent être retournées délicatement lorsqu’on les examine, de manière à ne pas effrayer les insectes et à pouvoir les compter.

Seuils d’intervention
Aucun seuil d’intervention n’est établi pour la cicadelle de la pomme de terre en Ontario. On sait, d’après des observations réalisées sur d’autres cultures, que les prélèvements effectués par cet insecte, même en petit nombre, peuvent diminuer le taux de photosynthèse du feuillage et affecter le volume et la qualité de la récolte, et ce, avant même qu’apparaissent des indices révélateurs sur les feuilles. Sur un pommier, la présence d’une ou de deux nymphes par feuille peut provoquer l’enroulement de la feuille si on laisse les nymphes agir pendant une période de temps assez longue (quatre à sept jours).    

L’emploi d’insecticides — notamment dans les pépinières et les blocs non productifs — est recommandé dès le premier signe d’infestation.

Moyens de lutte

  • Il n’existe pas de parasitoïdes ni de prédateurs naturels pouvant contribuer à la lutte biologique contre cet insecte. Comme première précaution, on évitera autant que possible de planter de la luzerne ou de cultiver du foin à proximité des vergers.
  • Pour obtenir la liste des produits recommandés, voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.