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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Cécidomyie du pommier

Feuille enroulée Feuilles enroulées Cécidomyie du pommier
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Débutant

Nom scientifique
Dasineura mali

Identification
Œufs :

  • Pondus un à un dans les replis des feuilles ou le long de la bordure des feuilles en croissance,
  • De forme elliptique,
  • Transparents avec une teinte qui va du rose au rouge clair.

Larves :

  • Rouges au départ, puis deviennent blanches et transparentes jusqu’au dernier stade larvaire où elles acquièrent une teinte rouge orangé vif,
  • 2-3 mm de longueur.

Pupes :

  • Capsules d’un orangé clair dans un cocon de soie blanc,
  • Généralement tissé juste sous la surface du sol.

Adulte :

  • Une petite mouche d’environ 1,5–2,5 mm de longueur,
  • Les adultes sont rarement vus dans les vergers.

Dommages :

  • L’épaississement des feuilles et leur enroulement vers l’intérieur en direction de la nervure principale,
  • Ces feuilles enroulées et infestées changent souvent de couleur (deviennent rouge ou violet), brunissent, deviennent cassantes et finissent par tomber,
  • Il arrive qu’on observe un ralentissement de la croissance des pousses terminales.

Souvent confondu avec

  • Les dégâts dus aux enrouleuses et aux tordeuses – Les feuilles sont enroulées et repliées comme en présence d’enrouleuses et de tordeuses. Toutefois, la cécidomyie du pommier cause la décoloration des feuilles (rouge ou pourpre) les fait brunir et devenir cassantes, et aucune toile tissée n’est associée aux dommages.

Période d’activité
Les adultes de la première génération émergent en mai et s’accouplent, puis les femelles commencent à pondre leurs œufs sur les feuilles qui s’épanouissent. Il peut s’écouler de deux à dix jours avant que les œufs n’éclosent. Après l’éclosion, les larves commencent à dévorer les feuilles. On compte deux ou trois générations par saison. Dans les vergers on peut observer la présence de feuilles enroulées causées par les larves du stade du calice du pommier jusqu’à la cueillette.

Notes de surveillance
L’enroulement des feuilles et l’altération de leur couleur peuvent être décelés au cours des opérations de dépistage périodiques. L’infestation par cet insecte est confirmée par la présence d’une larve jaune ou orangée à l’intérieur des feuilles enroulées.

Seuils d’intervention
Aucun seuil d’intervention n’a été établi pour la cécidomyie du pommier. En général, il n’est pas nécessaire de lutter contre cet insecte, surtout pas dans les vergers de pommiers à maturité qui, grâce à leur feuillage abondant, peuvent supporter une forte pression exercée par les insectes. Par contre, dans les pépinières ou dans de jeunes plantations, étant donné que de fortes populations d’insectes peuvent ralentir la photosynthèse et provoquer le rabougrissement des pousses terminales, un traitement phytosanitaire peut être justifié. Pour une liste des produits employés dans la lutte contre cet ennemi, voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.

Avancé

Nom scientifique
Dasineura mali

Identification
Les œufs sont pondus un à un dans les replis des feuilles ou le long de la bordure des feuilles en croissance. De forme elliptique, ils sont transparents avec une teinte qui va du rose au rouge clair. Les larves sont rouges au départ, puis deviennent blanches et transparentes jusqu’au dernier stade larvaire où elles acquièrent une teinte rouge orangé vif. Il faut une vingtaine de jours aux larves pour passer à travers tous les stades larvaires. Les pupes sont des capsules d’un orangé clair dans un cocon de soie blanc, généralement tissé juste sous la surface du sol. L’adulte est une petite mouche d’environ 1,5–2,5 mm de longueur. Les adultes sont rarement vus dans les vergers.

Les déprédations causées sur le pourtour des feuilles par les larves provoquent l’épaississement des feuilles et leur enroulement vers l’intérieur en direction de la nervure principale. Ces feuilles enroulées et infestées changent souvent de couleur (deviennent rouge ou violet), brunissent, deviennent cassantes et finissent par tomber. Il arrive qu’on observe un ralentissement de la croissance des pousses terminales.

Souvent confondu avec

  • Les dégâts dus aux enrouleuses et aux tordeuses – Les feuilles sont enroulées et repliées comme en présence d’enrouleuses et de tordeuses. Toutefois, la cécidomyie du pommier cause la décoloration des feuilles (rouge ou pourpre) les fait brunir et devenir cassantes, et aucune toile tissée n’est associée aux dommages.

Biologie
Le cycle biologique de cet insecte n’est pas parfaitement compris. On sait toutefois que la cécidomyie du pommier hiverne dans le sol à l’état de pupe sous les arbres infestés. Les adultes de la première génération émergent en mai et s’accouplent, puis les femelles commencent à pondre leurs œufs sur les feuilles qui s’épanouissent. Les feuilles sont le site de ponte privilégié, mais la ponte peut aussi se faire sur les boutons et les fleurs en train de se former. Plusieurs cécidomyies peuvent pondre leurs œufs sur une même feuille. De même, une même femelle peut pondre ses œufs sur plusieurs feuilles.

Les femelles pondent généralement 30–40 œufs par feuille. Selon la température, il peut s’écouler de deux à dix jours avant que les œufs n’éclosent. Après l’éclosion, les larves commencent à dévorer les feuilles. Les pourtours des feuilles infestées par la cécidomyie du pommier s’enroulent vers la nervure principale de la feuille. Les dommages causés par les larves empêchent les feuilles infestées de se dérouler, de sorte que les feuilles continuent de s’enrouler de plus en plus au fur et à mesure que la feuille grossit. Il arrive que la pupaison des larves à maturité se fasse dans les feuilles enroulées, mais la plupart tombent au sol et amorcent la pupaison dans les feuilles mortes qui tapissent le sol. On compte deux ou trois générations par saison.

Période d’activité
Les adultes de la première génération émergent en mai et s’accouplent, puis les femelles commencent à pondre leurs œufs sur les feuilles qui s’épanouissent. Il peut s’écouler de deux à dix jours avant que les œufs n’éclosent. Après l’éclosion, les larves commencent à dévorer les feuilles. On compte deux ou trois générations par saison. Dans les vergers on peut observer la présence de feuilles enroulées causées par les larves du stade du calice du pommier jusqu’à la cueillette.

Notes de surveillance
L’enroulement des feuilles et l’altération de leur couleur peuvent être décelés au cours des opérations de dépistage périodiques. L’infestation par cet insecte est confirmée par la présence d’une larve jaune ou orangée à l’intérieur des feuilles enroulées.

Seuils d’intervention
Aucun seuil d’intervention n’a été établi pour la cécidomyie du pommier. En général, il n’est pas nécessaire de lutter contre cet insecte, surtout pas dans les vergers de pommiers à maturité qui, grâce à leur feuillage abondant, peuvent supporter une forte pression exercée par les insectes. Par contre, dans les pépinières ou dans de jeunes plantations, étant donné que de fortes populations d’insectes peuvent ralentir la photosynthèse et provoquer le rabougrissement des pousses terminales, un traitement phytosanitaire peut être justifié.

Moyens de lutte

  • Des étés très chauds et secs influencent l’abondance et la phénologie de la cécidomyie du pommier. Les précipitations ramollissent les feuilles et facilitent l’échappée des larves. Des précipitations moins abondantes amènent un retard de développement qui peut aller jusqu’à dix jours. 
  • Plusieurs insectes utiles (dont les punaises anthocorides, Orius spp.) et plusieurs parasitoïdes se nourrissent des larves de la cécidomyie du pommier. En Nouvelle-Écosse, le parasitoïde introduit d’Europe, Platygaster demades (Walker), s’est révélé efficace dans la réduction (de 40 à 90 %) de la première génération de cécidomyies du pommier. On ne sait pas si ce parasitoïde est présent en Ontario.
  • Il est très difficile de lutter contre la cécidomyie du pommier à l’aide d’insecticides, cet insecte étant très bien protégé à l’intérieur des feuilles enroulées.
  • Pour une liste des produits employés dans la lutte contre cet ennemi, voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.
  • Les produits à large spectre employés pour combattre d’autres ennemis des vergers peuvent être efficaces contre la cécidomyie du pommier.