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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Puceron vert du pommier

Nymphe du puceron vert du pommier Puceron vert du pommier adulte Colonie de pucerons verts Dépistage du puceron vert du pommier Dommages causés par le puceron vert du pommier Dommages causés par le puceron vert du pommier
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Débutant

Nom scientifique
Aphis pomi

Identification
Œufs :

  • 1 mm de longueur,
  • Brillants,
  • Noirs,
  • Forme ovale,
  • Rarement vu dans les pommiers.

Nymphes :

  •  2 mm de longueur,
  • Vert pâle à vert-jaune,
  • De forme ovale avec des cornicules (protubérances) noires,
  • leur développement comprend cinq stades nymphaux.

Adultes :

  • 2 mm de longueur,
  • De forme ovale,
  • Corps vert brillant et possèdent des cornicules et des pattes noires,
  • Ils peuvent avoir des ailes ou non.

Dommages :

  • Taille des bourgeons et longueur des entre-nœuds réduites,
  • L’enroulement des feuilles,
  • Le miellat sécrété par les pucerons peut dégoutter sur les fruits et favoriser le développement de champignons fuligineux (noirâtres).

Souvent confondu avec

  • Le puceron rose du pommier - Le puceron vert immature possède des antennes plus courtes et des cornicules moins développées que le puceron rose du pommier parvenu au même stade de développement. On le retrouve généralement en colonies sur les jeunes pousses terminales des pommiers. Les pucerons verts du pommier sont de couleur verte et le puceron rose est rose ou violet.
  • Punaise de la molène – Les nymphes de la punaise de la molène n’ont pas de cornicules comme les pucerons verts du pommier.

Période d’activité
Les œufs éclosent en même temps que les bourgeons s’ouvrent et que les premières feuilles se déploient. Les populations de pucerons verts atteignent leur densité maximale en juillet et au début août, et demeurent généralement sur les pommes tout au long de l’été.

Notes de surveillance
Commencer la surveillance des arbres au stade de la floraison et rester aux aguets jusqu’à ce que les pousses terminales se soient endurcies. Il en résulte que les pucerons ne causent généralement pas problème après que les pousses terminales se soient endurcies (fin juillet ou mois d’août). Chaque semaine et tout au long de l’été, examiner 100 pousses terminales dans un bloc de 4 à 6 ha. Pour ce faire, choisir au hasard 10 pousses terminales sur chacun de 10 arbres aussi choisis au hasard, sans rechercher les pousses qui pourraient sembler atteintes par le puceron.

Au cours des opérations de dépistage, examiner soigneusement les pommiers à la recherche de prédateurs naturels. Dans le cas d’une présence importante de prédateurs, refaire un échantillonnage du verger moins de une semaine plus tard pour s’assurer que les prédateurs sont bien à l’œuvre.

Seuils d’intervention
Le seuil d’intervention en ce qui concerne le puceron vert est la présence de 400 à 600 pucerons par pousse sur 10 % ou plus des pousses inspectées. Si plus de 20 % des colonies de pucerons ont des ennemis naturels, retarder ou annuler le traitement insecticide.

Avancé

Le puceron vert du pommier est largement répandu au Canada et aux États-Unis. On le voit apparaître dans les vergers de pommiers à la floraison.

Nom scientifique
Aphis pomi

Identification
Les œufs ont 1 mm de longueur, ils sont brillants, noirs et de forme ovale. Les nymphes ont 2 mm de longueur, elles sont de couleur vert pâle à vert jaune, de forme ovale avec des cornicules (protubérances) noires; leur développement comprend cinq stades nymphaux. Les adultes ont 2 mm de longueur, sont de forme ovale, ont le corps vert brillant et possèdent des cornicules et des pattes noires; ils peuvent avoir des ailes ou non.

On le retrouve habituellement à proximité des nervures principales, sur la face inférieure des feuilles. Le puceron vert du pommier se nourrit de la sève des feuilles. Les prélèvements de sève par les pucerons dans les infestations graves réduisent la taille des bourgeons et la longueur des entre-nœuds, en plus de provoquer l’enroulement des feuilles. Les dommages provoqués par le puceron vert peuvent stimuler la production de branches latérales et nuire à la forme de l’arbre. Le miellat sécrété par les pucerons peut dégoutter sur les fruits et favoriser le développement de champignons fuligineux (noirâtres) qui tacheront l’épiderme des fruits et réduiront leur valeur marchande. Dans les cas extrêmes, le puceron vert ira s’alimenter sur les pommes en voie de maturation et provoquera leur roussissement.

Souvent confondu avec

  • Le puceron rose du pommier - Le puceron vert immature possède des antennes plus courtes et des cornicules moins développées que le puceron rose du pommier parvenu au même stade de développement. On le retrouve généralement en colonies sur les jeunes pousses terminales des pommiers. Les pucerons verts du pommier sont de couleur verte et le puceron rose est rose ou violet.
  • Punaise de la molène – Les nymphes de la punaise de la molène n’ont pas de cornicules comme les pucerons verts du pommier.

Biologie
Le puceron vert du pommier hiverne sous la forme d’œufs déposés sur les gourmands, à la base des bourgeons sur les pousses terminales. Les œufs éclosent en même temps que les bourgeons s’ouvrent et que les premières feuilles se déploient. Les nymphes qui émergent des œufs sont toutes des femelles. Elles commencent immédiatement à se nourrir en s’attaquant aux feuilles nouvellement déployées. D’abord présentes sur les pousses terminales, elles migrent plus tard vers le feuillage intérieur plus ancien. Après s’être nourries pendant environ deux semaines et avoir subi plusieurs mues, les nymphes deviennent des adultes sans ailes qui se reproduisent sans s’accoupler. Ces adultes donnent naissance à des jeunes vivants et l’effectif de la colonie s’accroît rapidement. Chaque femelle peut donner naissance à une descendance de 50 à 100 jeunes vivants. Les jeunes se développent en sept à dix jours. Les populations de pucerons verts envahissent progressivement les pommes au début du printemps (aux stades de pleine floraison et de calice), d’autant plus rapidement que les moyennes quotidiennes de température augmentent. Les pucerons adultes vivant en colonie sont généralement dépourvus d’ailes jusqu’à ce que la densification de la population provoque la formation d’individus ailés capables de migrer vers d’autres hôtes dans le verger.

À la fin de l’été, les femelles donnent naissance à des femelles et à des mâles. Les femelles s’accouplent alors avec les mâles et pondent des œufs qui hiverneront. La plupart des œufs sont déposés à une distance de 15 à 20 cm de l’extrémité des rameaux. On trouve rarement des œufs de puceron sur les grandes branches charpentières ou le tronc des pommiers.

Période d’activité
Le puceron vert du pommier hiverne sous la forme d’œufs déposés sur les gourmands, à la base des bourgeons sur les pousses terminales. Les œufs éclosent en même temps que les bourgeons s’ouvrent et que les premières feuilles se déploient. Les populations de pucerons verts envahissent progressivement les pommes au début du printemps (aux stades de pleine floraison et de calice), d’autant plus rapidement que les moyennes quotidiennes de température augmentent. Elles atteignent leur densité maximale en juillet et au début août, un cycle générationnel complet pouvant s’accomplir en deux ou trois semaines selon les conditions météorologiques, ce qui implique qu’il y a plusieurs générations par année. Les pucerons verts demeurent généralement sur les pommes tout au long de l’été.

Notes de surveillance
Commencer la surveillance des arbres au stade de la floraison et rester aux aguets jusqu’à ce que les pousses terminales se soient endurcies (fin juillet et août). Chaque semaine et tout au long de l’été, examiner 100 pousses terminales dans un bloc de 4 à 6 ha. Pour ce faire, choisir au hasard 10 pousses terminales sur chacun de 10 arbres aussi choisis au hasard, sans rechercher les pousses qui pourraient sembler atteintes par le puceron.

Au cours des opérations de dépistage, examiner soigneusement les pommiers à la recherche de prédateurs naturels. Dans le cas d’une présence importante de prédateurs, refaire un échantillonnage du verger moins de une semaine plus tard pour s’assurer que les prédateurs sont bien à l’œuvre.

Seuils d’intervention
Le seuil d’intervention en ce qui concerne le puceron vert est la présence de 400 à 600 pucerons par pousse sur 10 % ou plus des pousses inspectées. Si plus de 20 % des colonies de pucerons ont des ennemis naturels, retarder ou annuler le traitement insecticide.

Moyens de lutte

  • Si les pucerons n’ont pas accès à de nouvelles pousses gorgées de sève et doivent se contenter de feuilles plus vieilles, le nombre de jeunes qui verront le jour peut baisser de 50 %. Il en résulte que les pucerons ne causent généralement pas problème après que les pousses terminales se soient endurcies (fin juillet ou mois d’août).
  •  Si les températures atteignent 30 ou 32 °C ou plus, les femelles auront du mal à se reproduire.
  • Un printemps frais et pluvieux favorise les pucerons et nuit à leurs ennemis naturels.
  • Le puceron vert du pommier est l’un des rares ennemis du pommier dont on parvient souvent à maîtriser les populations par des moyens biologiques. Un certain nombre d’insectes utiles assurent en effet une lutte biologique efficace contre ce puceron dans les vergers de pommiers.
  • Le prédateur le plus couramment observé est Aphidoletes spp. (Cecidomyiidae), un moucheron de couleur orange. Parmi les autres ennemis naturels du puceron, on compte les larves de syrphes (Syrphidae), les larves de chrysopes (Chrysoperlidae et Hemerobiidae), les larves et les adultes de coccinelles (Coccinellidae), la punaise de la molène (Miridae), la minuscule punaise anthocoride (Anthocoridae), les perce-oreille et certaines guêpes parasites (Braconidae). Les ennemis naturels peuvent toutefois être anéantis par l’application d’insecticides visant d’autres insectes. Pour plus d’information consulter la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.
  • Il convient de surveiller de près les concentrations d’azote dans les tissus des pommiers pour éviter une croissance excessive et luxuriante des pousses terminales et freiner ainsi la multiplication des pucerons.
  • Il faut aussi reporter les émondages d’été jusqu’à ce que les bourgeons terminaux soient formés, pour éviter l’apparition de repousses très vite colonisées par les pucerons.