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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Tétranyque rouge du pommier

Tétranyque rouge femelle au milieu de ses œufs Œufs de tétranyque rouge hivernant sur un dard Bronzage attribuable à une infestation par le tétranyque rouge Œufs de tétranyque rouge hivernant sur un fruit
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Débutant

Nom scientifique
Panonychus ulmi (Koch)

Identification
Œufs :

  • Rouge,
  • Légèrement aplatis (en forme d’oignon),
  • Surmontés de cils.

Nymphes :

  • Trois paires de pattes à l’éclosion,
  • Plus tard, elles acquerront une nouvelle paire de pattes, comme les adultes.

Adultes immatures :

  • Généralement rougeâtres, mais peuvent prendre une teinte verte après la mue.

Adultes :

  • La longueur peut varier de 0,15 à 0,4 mm, selon leur stade biologique,
  • Le mâle et la femelle diffèrent d’apparence :
    • la femelle adulte est de couleur brun-roux foncé, mesure environ 0,40 mm de longueur et possède des rangées de taches sur le dos, lequel comporte des « épines »;
    • le mâle est plus petit (0,28 mm), de couleur plus claire ou plus terne, avec un abdomen pointu; ses pattes sont proportionnellement plus longues que celles de la femelle.

Dommages :

  • Un bronzage caractéristique des feuilles,
  • Les infestations graves peuvent provoquer la défoliation de l’arbre,
  • Une attaque soutenue par des populations non maîtrisées de tétranyques rouges affaiblit l’arbre, ce qui nuira l’année suivante à la croissance des pousses et à la formation des boutons,
  • La couleur, la fermeté, le calibre et le poids des pommes, de même que leur teneur en solides solubles, seront aussi affectés.

Souvent confondu avec

  • Le tétranyque à deux points - Même s’il appartient à la même famille que le tétranyque à deux points, le tétranyque rouge produit des toiles moins visibles. Aux stades nymphal et adulte, il est facile à distinguer du tétranyque rouge en raison de sa couleur — vert pâle ou couleur paille, avec deux points sombres sur le dos — et de sa forme plus allongée.

Période d’activité
Le tétranyque rouge du pommier s’y trouve depuis le stade du prébouton rose jusqu’à la cueillette. Les premières générations sont les plus synchrones, mais à partir du milieu de l’été, les générations se chevauchent, de sorte que tous les stades sont présents en même temps. À la fin du mois d’août, les femelles commencent à pondre des œufs d’hiver sur les ramilles et les grosses branches, de même que dans la cuvette oculaire des fruits.

Notes de surveillance
Le suivi hebdomadaire du tétranyque rouge doit débuter au moment du passage du stade de dormance à celui de prébouton rose. Examiner les lambourdes (rameaux fructifères) et les rameaux à la recherche d’œufs de tétranyques qui y auraient passé l’hiver. Entre les stades prébouton rose et calice, on recueillera 2 dards sur chacun de 25 pommiers choisis au hasard dans chaque bloc. À l’aide d’un microscope à dissection d’une capacité de grossissement de 25 à 40 fois, on examinera le dessous des feuilles à la recherche d’œufs, de nymphes et d’adultes, ainsi que d’éventuels insectes utiles. Avec une loupe, un consultant ou un dépisteur expérimenté pourra arriver sur place à une évaluation approximative du niveau d’infestation, mais cette estimation est trop imprécise pour déterminer si le seuil d’intervention a été atteint.    

Après le stade calice, choisir un total de 50 feuilles, soit 2 feuilles de chacun de 25 pommiers bien espacés pris au hasard à l’intérieur du bloc. Les feuilles doivent être prélevées à une longueur de bras à l’intérieur de la frondaison. Compter indifféremment les tétranyques rouges du pommier et les tétranyques à deux points qui s’y trouvent et noter le nombre total d’œufs, de nymphes et d’adultes des deux espèces confondues. On procède à un compte séparé par stade de développement parce que les acaricides ont une efficacité variable selon l’espèce et le stade de croissance des organismes visés.

Seuils d’intervention

Stade de croissance

Seuil d’intervention et moment de la pulvérisation*

De la dormance au prébouton rose

Présence d’œufs

Du calice à 21 jours après le calice

Moment de l’éclosion des premiers œufs, avant qu’il ya ait plus de 3 nymphes/feuille

 

5-7 tétranyques actifs/feuille apès l’éclosion de 50 % des œufs

De juin à la mi-juillet

7-10 tétranyques actifs/feuille, quand les nymphes constituent environ 50 % de la population

De la mi-juillet à août

10-15 tétranyques actifs/feuille, quand les nymphes constituent environ 50 % de la population

*Certains acaracides récemment homologués doivent être appliqués un peu plus tôt que les produits classiques, soit dès que l’infestation atteint 5 tétranyques/feuille.

Pour plus de renseignements sur le moment des pulvérisations d’un acaracide en particulier, voir la publication 360F du MAAARO, Recommandations pour les cultures frutières.

Avancé

Le tétranyque rouge du pommier est l’acarien le plus répandu dans les vergers ontariens.

Nom scientifique
Panonychus ulmi (Koch)

Identification
Les œufs du tétranyque rouge du pommier, de couleur rouge, sont légèrement aplatis (en forme d’oignon) et sont surmontés de cils. À leur éclosion, les nymphes (larves) ont trois paires de pattes. Plus tard, elles acquerront une nouvelle paire de pattes, comme les adultes. Les tétranyques immatures sont généralement rougeâtres, mais peuvent prendre une teinte verte après la mue (ils rougissent au fur et à mesure qu’ils se nourrissent). La longueur des individus peut varier de 0,15 à 0,4 mm, selon leur stade biologique.

Le mâle et la femelle diffèrent d’apparence. La femelle adulte est de couleur brun-roux foncé, mesure environ 0,40 mm de longueur et possède des rangées de taches sur le dos, lequel comporte des « épines ». Le mâle est plus petit (0,28 mm), de couleur plus claire ou plus terne, avec un abdomen pointu; ses pattes sont proportionnellement plus longues que celles de la femelle.

Les tétranyques immatures se nourrissent surtout du tissu végétal prélevé sur la face inférieure des feuilles, près de la nervure médiane et des nervures secondaires. Les adultes se nourrissent du dessus et du dessous des feuilles. Ils causent un bronzage caractéristique des feuilles auxquelles ils s’attaquent. Pour se nourrir, il introduit ses pièces buccales en forme d’aiguille dans les feuilles et en suce la substance, y compris la chlorophylle. Les feuilles atteintes vont présenter une apparence grenue et même bronzée si l’infestation est assez dense. Les infestations graves peuvent provoquer la défoliation de l’arbre.

Une attaque soutenue par des populations non maîtrisées de tétranyques rouges affaiblit l’arbre, ce qui nuira l’année suivante à la croissance des pousses et à la formation des boutons. La couleur, la fermeté, le calibre et le poids des pommes, de même que leur teneur en solides solubles, seront aussi affectés. Le stress imposé par des infestations graves peut même entraîner la mort des pommiers lors d’hivers rigoureux.

Souvent confondu avec

  • Le tétranyque à deux points - Même s’il appartient à la même famille que le tétranyque à deux points, le tétranyque rouge produit des toiles moins visibles. Aux stades nymphal et adulte, il est facile à distinguer du tétranyque rouge en raison de sa couleur — vert pâle ou couleur paille, avec deux points sombres sur le dos — et de sa forme plus allongée.

Biologie
Les œufs de tétranyque rouge du pommier qui hivernent se trouvent généralement sur la surface rugueuse de l’écorce, à la base des bourgeons, sur les dards et à l’intérieur du branchage, tout près du tronc principal et des grosses branches (figure 4–2). Ils commencent à éclore à peu près au stade du prébouton rose.

Au fur et à mesure que les œufs éclosent, les jeunes nymphes se déplacent des rameaux vers les feuilles en croissance, où elles commencent à se nourrir. Parvenues au stade adulte, elles s’accouplent et pondent une première génération d’« œufs d’été ». On peut compter de six à huit générations de tétranyques rouges dans le courant d’une année.

Période d’activité
Le tétranyque rouge du pommier s’y trouve depuis le stade du prébouton rose jusqu’à la cueillette Les premières générations sont les plus synchrones, mais à partir du milieu de l’été, les générations se chevauchent, de sorte que tous les stades sont présents en même temps. À la fin du mois d’août, les femelles commencent à pondre des œufs d’hiver sur les ramilles et les grosses branches, de même que dans la cuvette oculaire des fruits.

Notes de surveillance
Le suivi hebdomadaire du tétranyque rouge doit débuter au moment du passage du stade de dormance à celui de prébouton rose. Examiner les lambourdes (rameaux fructifères) et les rameaux à la recherche d’œufs de tétranyques qui y auraient passé l’hiver. Entre les stades prébouton rose et calice, on recueillera 2 dards sur chacun de 25 pommiers choisis au hasard dans chaque bloc. À l’aide d’un microscope à dissection d’une capacité de grossissement de 25 à 40 fois, on examinera le dessous des feuilles à la recherche d’œufs, de nymphes et d’adultes, ainsi que d’éventuels insectes utiles. Avec une loupe, un consultant ou un dépisteur expérimenté pourra arriver sur place à une évaluation approximative du niveau d’infestation, mais cette estimation est trop imprécise pour déterminer si le seuil d’intervention a été atteint.    

Après le stade calice, choisir un total de 50 feuilles, soit 2 feuilles de chacun de 25 pommiers bien espacés pris au hasard à l’intérieur du bloc. Les feuilles doivent être prélevées à une longueur de bras à l’intérieur de la frondaison. Compter indifféremment les tétranyques rouges du pommier et les tétranyques à deux points qui s’y trouvent et noter le nombre total d’œufs, de nymphes et d’adultes des deux espèces confondues. On procède à un compte séparé par stade de développement parce que les acaricides ont une efficacité variable selon l’espèce et le stade de croissance des organismes visés.

Répéter l’exercice une fois par semaine, notamment pendant les mois les plus chauds de l’été où les tétranyques peuvent proliférer et dépasser très rapidement les seuils d’intervention. Les acariens se retrouvent généralement en plus grand nombre sur les arbres situés dans les zones abritées du verger et près des routes poussiéreuses, mais il convient de faire un échantillonnage égal dans toutes les parties des blocs de vergers.

Procéder à un échantillonnage distinct dans chaque bloc de vergers ou parcelle à traiter. Les cultivars Red Delicious, Empire et Gala tendent à héberger les populations les plus denses. Il faut faire un échantillonnage pour ces cultivars de même que pour les blocs de vergers ayant connu dans le passé des infestations de tétranyques. 

La présence d’acariens utiles peut retarder ou écarter la nécessité d’une application d’acaricide; on en fera donc le recensement au moment de l’échantillonnage.

Seuils d’intervention

Stade de croissance

Seuil d’intervention et moment de la pulvérisation*

De la dormance au prébouton rose

Présence d’œufs

Du calice à 21 jours après le calice

Moment de l’éclosion des premiers œufs, avant qu’il ya ait plus de 3 nymphes/feuille

 

5-7 tétranyques actifs/feuille apès l’éclosion de 50 % des œufs

De juin à la mi-juillet

7-10 tétranyques actifs/feuille, quand les nymphes constituent environ 50 % de la population

De la mi-juillet à août

10-15 tétranyques actifs/feuille, quand les nymphes constituent environ 50 % de la population

*Certains acaracides récemment homologués doivent être appliqués un peu plus tôt que les produits classiques, soit dès que l’infestation atteint 5 tétranyques/feuille.

Pour plus de renseignements sur le moment des pulvérisations d’un acaracide en particulier, voir la publication 360F du MAAARO, Recommandations pour les cultures frutières.

Moyens de lutte

  • Les infestations de tétranyques dans les vergers sont causées par :
    • des conditions climatiques propices à leur multiplication,
    • une gestion inadéquate du couvre-sol (procurant des sites d’hivernage aux populations de tétranyques à deux points),
    • une forte concentration d’azote dans les feuilles (ce qui accroît la fécondité des tétranyques),
    • la disparition de sites où peuvent vivre et s’abriter les ennemis naturels des tétranyques,
    • l’utilisation de pesticides qui sont toxiques pour les ennemis naturels des tétranyques. 
  • Les ennemis naturels des tétranyques comprennent des acariens prédateurs comme  Typhlodromus pyri (Scheuten), T. caudiglans (Schuster), Amblyseius (= Neoseiulus) fallacis (Garman), Zetzellia mali (Ewing), Agistemus fleschneri (Summers) et Balaustium spp.
  • Il existe d’autres prédateurs importants comme Stethorus punctillum (LeConte), la petite punaise anthocoride (Orius spp.), des thrips, le chrysope et la punaise de la molène, Campylomma verbasci (Meyer).
  • Les acariens utiles peuvent permettre une régulation biologique de leurs cousins nuisibles.
  • Le choix d’un programme de pulvérisation de pesticides sélectifs permettra de protéger les prédateurs des acariens. La mise en œuvre d’un programme de pesticides sélectifs épargnera largement les populations d’acariens utiles et permettra d’éliminer ou de retarder le recours à des acaricides.
  • Des pluies abondantes peuvent entraîner au sol et détruire de très nombreux tétranyques, en plus de détacher la poussière qui se dépose sur les feuilles et gêne l’action des prédateurs.
  • Des froids extrêmes en hiver et des conditions climatiques difficiles à l’époque de l’éclosion réduisent les taux de survie des tétranyques à deux points adultes.
  • Le couvre-sol entre les rangées de pommiers doit être convenablement entretenu pour réduire l’empoussièrement des feuilles qui favorise la prolifération des acariens nuisibles. En cas d’assèchement du couvre-sol, les acariens nuisibles, comme le tétranyque à deux points, peuvent quitter le sol et envahir les arbres.  
  • La résistance aux acaricides est préoccupante dans les vergers de l’Ontario.
  • L’efficacité à long terme des programmes de lutte contre les acariens exige une utilisation judicieuse des produits disponibles. Heureusement, les pomiculteurs ontariens ont à leur disposition de nombreux outils pour lutter contre les acariens et d’excellentes options pour élaborer une stratégie efficace d’atténuation des résistances aux acaricides.
  • Pour plus de renseignements sur les familles chimiques d’acaricides, consulter la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.