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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Carpocapse de la pomme

Larve du carpocapse de la pomme (Alex Molnar, Agriculture et Agroalimentaire Canada, London). Adulte du carpocapse de la pomme Piqûre (Ian Scott, Ph.D., Agriculture et Agroalimentaire Canada, London) Dommages causés par les larves se nourrissant de pépins Dommages sur le côté d’une pomme Dommages sur le calice Dommages sur une pomme Codling moth seed feeding
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Débutant

Nom scientifique
Cydia pomonella

Identification
Œufs:

  • Aplatis,
  • Elliptiques,
  • Presque transparents,
  • 1–2 mm de diamètre et on les perçoit rarement sur le fruit.

Larves :

  • 2–3 mm de longueur, blanc crème et ont une capsule céphalique noire nouvellement écloses,
  • Environ 12–20 mm de longueur, crème ou roses et une capsule céphalique brune ou noire à maturité.

Pupes :

  • Brun,
  • 10–12 mm de longueur.

Adultes :

  • 9–12 mm de longueur,
  • L’envergure de ses ailes est de 19 mm,
  • Brun-gris et possède des bandes en alternance grises et blanches,
  • L’extrémité de ses ailes antérieures est de couleur bronze,
  • Surtout actifs à la tombée de la nuit.

Dommages :

  • Piqûres sur la peau,
  • Les dommages causés par les larves peuvent amener une dégradation interne des fruits qui provoque souvent la chute prématurée des pommes,
  • Le trou de sortie par lequel la larve ressort est souvent obstrué par des excréments,
  • Les fruits dans lesquels les larves ont creusé passablement de galeries avortent avant la cueillette, tandis que ceux qui n’ont subi que des dommages superficiels peuvent rester sur la branche jusqu’à la cueillette.

Souvent confondu avec

Période d’activité
Les adultes de la première génération apparaissent au moment de la floraison jusqu’au milieu de juin. Les larves de la première génération sont présentes dans les fruits de la mi juin à la fin d’août. Les noctuelles de deuxième génération font leur apparition au début d’août et leur vol peut continuer jusqu’à la fin septembre.  

Scouting Notes
Avant la floraison, installer dans chaque verger, les pièges biconiques à carpocapse de la pomme. Collecter l’information sur les température maximum et minimum et utiliser un modèle de degrés-jours.

Thresholds
Le seuil d’intervention contre les carpocapse de 1re génération est établi à partir d’un modèle de degrés-jours. Les traitements insecticides doivent se faire à 125 DJC après le premier vol soutenu de carpocapses (température de base de 10 °C) s’ils sont dirigés contre les larves et 50 DJC (température de base de 10 °C) s’ils sont dirigés contre les œufs.

Avancé

Nom scientifique
Cydia pomonella

Identification 
Les œufs du carpocapse de la pomme ont 1–2 mm de diamètre, sont aplatis, elliptiques et presque transparents. Comme ils sont petits, on les perçoit rarement sur le fruit. Les larves nouvellement écloses font environ 2–3 mm de longueur, sont blanc crème et ont une capsule céphalique noire. Les larves à maturité mesurent environ 12–20 mm de longueur, sont crème ou roses et ont une capsule céphalique brune ou noire. Il y a cinq stades larvaires. Les larves du carpocapse de la pomme se distinguent de celles de la tordeuse orientale du pêcher et du petit carpocapse de la pomme, qui se nourrissent également de la chair du fruit, par l’absence chez elles du peigne anal. Les pupes sont brunes et longues de 10–12 mm. L’adulte mesure environ 9–12 mm de longueur. L’envergure de ses ailes est de 19 mm. Il est brun gris et possède des bandes en alternance grises et blanches. L’extrémité de ses ailes antérieures est de couleur bronze. Les adultes sont surtout actifs à la tombée de la nuit. En Ontario, on compte deux générations de carpocapses de la pomme par année, sauf dans les régions les plus froides (près de la baie Georgienne), où on ne compte qu’une seule génération.

Les larves endommagent les fruits en laissant des piqûres sur la peau à l’endroit où elles ont pénétré dans le fruit et en creusant des galeries dans le fruit et en se nourrissant de la chair et des pépins, ce qui amène une grave détérioration des tissus internes Les fruits dans lesquels les larves ont creusé passablement de galeries avortent avant la cueillette, tandis que ceux qui n’ont subi que des dommages superficiels peuvent rester sur la branche jusqu’à la cueillette. Les dommages causés par les larves peuvent amener une dégradation interne des fruits qui provoque souvent la chute prématurée des pommes. Le trou de sortie par lequel la larve ressort est souvent obstrué par des excréments. On trouve des trous de sortie sur les côtés ou en dessous du fruit. Sans intervention, une infestation par le carpocapse de la pomme peut entraîner des pertes de l’ordre de 50 à 90 % de la récolte.

Souvent confondu avec

Biologie
Le carpocapse de la pomme hiverne à l’état de larve du dernier stade larvaire dans des cocons de soie tissés sous les morceaux d’écorce lâches sur le tronc et les branches des pommiers. On trouve aussi des cocons dans les débris de feuilles au pied des pommiers, dans des tas de bois, des broussailles, sur des poteaux et parfois dans le paillis. Des études récentes indiquent que les larves hivernent dans des cellules de stockage et sur les parois des bâtiments adjacents aux vergers, notamment sur celles des remises servant au conditionnement. Entre le milieu et la fin d’avril, les larves se transforment en pupes à l’intérieur des cocons. Le premier adulte fait habituellement son apparition vers le moment de la floraison, mais ce n’est que quatre à cinq jours après l’apparition du premier adulte que se produit le pic d’envols des adultes. La sortie des adultes est étroitement liée aux conditions météorologiques. Des températures fraîches retardent leur apparition de dix à douze jours. Des températures élevées les font apparaître plus tôt au printemps, ce qui les amène à pondre davantage d’œufs. Les adultes d’une première génération tardive peuvent n’apparaître dans les vergers que six à sept semaines après le stade calice. Dans certaines régions (États de la Californie et de Washington), on signale des vols tardifs (un double pic) dans le cas des adultes de la première génération. On ne sait trop comment expliquer ce phénomène, mais il pourrait être lié à la sélection qui s’opère avec le temps au sein des populations de carpocapses de la pomme au fur et à mesure que des individus échappent aux traitements insecticides.

Après l’accouplement, les femelles peuvent pondre jusqu’à cent œufs. Les œufs sont pondus un à un sur les fruits ou les feuilles. Ils éclosent en six à quatorze jours selon les températures. Les larves migrent ensuite vers les fruits où elles s’accrochent et s’insinuent dans le fruit. Une fois à l’abri à l’intérieur de la pomme, elles s’en nourrissent pendant environ trois semaines, puis délaissent le fruit à la recherche d’un site où amorcer leur pupaison (sur le tronc ou une grosse branche du pommier). La pupaison dure généralement de quatorze à vingt et un jours. La pupaison de certaines larves ne s’effectue pas à la même période, celles-ci restant au stade larvaire jusqu’à l’année suivante. Les adultes de la deuxième génération commencent à apparaître dans les vergers dès le mois de juillet. Les femelles pondent leurs œufs pendant deux mois et les larves à maturité de la deuxième génération commencent à sortir des pommes vers la mi-août jusqu’à ce que les pommes soient retirées du verger ou que les températures s’abaissent. Dans certaines régions (Michigan), des températures particulièrement élevées durant l’été donnent une troisième génération partielle qui, en l’absence d’interventions phytosanitaires, se traduit par la présence de larves à l’intérieur des pommes au moment de la cueillette. Il s’agit d’une « génération sacrifiée », car les larves n’ont pas le temps de compléter leur développement avant l’arrivée de l’hiver.

Période d’activité
Les adultes de la première génération apparaissent au moment de la floraison jusqu’au milieu de juin. Les larves de la première génération sont présentes dans les fruits de la mi juin à la fin d’août. Les noctuelles de deuxième génération font leur apparition au début d’août et leur vol peut continuer jusqu’à la fin septembre.  

Le premier adulte fait habituellement son apparition vers le moment de la floraison, mais ce n’est que quatre à cinq jours après l’apparition du premier adulte que se produit le pic d’envols des adultes. La sortie des adultes est étroitement liée aux conditions météorologiques. Des températures fraîches retardent leur apparition de dix à douze jours. Des températures élevées les font apparaître plus tôt au printemps, ce qui les amène à pondre davantage d’œufs. Les adultes d’une première génération tardive peuvent n’apparaître dans les vergers que six à sept semaines après le stade calice.

Les adultes de la deuxième génération commencent à apparaître dans les vergers dès le mois de juillet. Les femelles pondent leurs œufs pendant deux mois et les larves à maturité de la deuxième génération commencent à sortir des pommes vers la mi-août jusqu’à ce que les pommes soient retirées du verger ou que les températures s’abaissent. Dans certaines régions (Michigan), des températures particulièrement élevées durant l’été donnent une troisième génération partielle qui, en l’absence d’interventions phytosanitaires, se traduit par la présence de larves à l’intérieur des pommes au moment de la cueillette.

Notes de surveillance
Avant la floraison, installer dans chaque verger, les pièges biconiques à carpocapse de la pomme (quatre pièges dans chaque bloc de 4 hectares) appâtés avec un leurre phéromonal, afin de déterminer le moment du repère biologique. Une bonne disposition des pièges est indispensable à la surveillance des populations de carpocapses de la pomme. Placer les pièges au milieu de la frondaison si la technique de la confusion des mâles est pratiquée dans le verger, et dans le tiers supérieur de la frondaison là où cette technique n’est pas utilisée. Placer les pièges du côté nord du pommier, à 30–50 m de distance les uns des autres, dans la partie du verger la plus exposée aux ravageurs provenant des hôtes sauvages qui poussent dans les boisés ou vergers abandonnés ou négligés avoisinants. Enlever les feuilles et les branches dans un rayon de 30 cm autour de chaque piège. Remplacer les appâts et les pièges avant chaque nouvelle génération et les enlever du verger en septembre.

Surveiller les pièges à phéromones deux fois par semaine et consigner le nombre de captures de carpocapses mâles. Les captures ne sont pas nécessairement révélatrices des dommages qui peuvent être causés par l’insecte. Les pièges servent à déterminer le moment du premier vol substantiel de carpocapses, une donnée qui, utilisée conjointement avec un modèle de degrés-jours, sert à prévoir le moment de l’éclosion des œufs et celui des pulvérisations d’insecticides dirigées contre les larves. Même si les consultants régionaux fournissent de l’information utile sur le moment où cet ennemi fait son apparition dans la région, rien ne vaut les données fournies par les pièges installés dans le verger même, étant donné que l’apparition d’un ennemi et la pression qu’il exerce varient d’un verger à l’autre.

Seuils d’intervention
Le seuil d’intervention contre les carpocapses de 1re génération est établi à partir d’un modèle de degrés-jours. Les traitements insecticides doivent se faire à 50 DJC (température de base de 10 °C) s’ils sont dirigés contre les œufs, et à 125 DJC après le premier vol soutenu de carpocapses (température de base de 10 °C) s’ils sont dirigés contre les larves. Pour lutter contre la deuxième génération de carpocapses de la pomme, faire un traitement larvicide à 600–625 DJC (temp. de base de 10 °C).

La lutte contre le carpocapse de la pomme passe obligatoirement par une bonne surveillance et des pulvérisations faites au bon moment. Si les insecticides sont appliqués trop tard, les larves auront eu le temps de pénétrer dans le fruit où elles se trouveront hors de portée des insecticides. Le modèle mis au point pour prévoir le moment des pulvérisations dirigées contre le carpocapse  de la pomme est le suivant :

DJC = temp. max. (°C) + temp. min. (°C) – 10 °C
                                     2
Les degrés-jours commencent à s’accumuler à partir du repère biologique que constitue le premier vol substantiel d’adultes. 

Moyens de lutte

  • L’application d’insecticides pour maîtriser le carpocapse varie selon le stade biologique visé. Dans le cas des traitements insecticides dirigés contre les larves, le MAAARO recommande de faire la pulvérisation à 125 DJC (temp. de base de 10 °C) après le repère biologique. Appliquer les ovicides à 50 DJC (temp. de base de 10 °C) après le repère biologique. Pour lutter contre la deuxième génération de carpocapses de la pomme, faire un traitement larvicide à 600–625 DJC (temp. de base de 10 °C) après le repère biologique que constitue le vol des adultes de la première génération.
  • Pour déterminer le moment optimal d’un traitement en particulier destiné à combattre le carpocapse  de la pomme, voir la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire.
  • Des recherches montrent que des populations de carpocapses de la pomme, notamment dans les États de Washington, de l’Oregon et du Michigan, ont développé une résistance aux organophosphorés (Guthion, Imidan, Zolone). Selon les recherches préliminaires menées par Agriculture et Agroalimentaire Canada, la résistance aux organophosphorés s’est également manifestée dans certains vergers de pommiers de l’Ontario. Afin d’éviter l’apparition d’une résistance, toujours employer un produit appartenant à un groupe chimique différent lorsque le traitement vise une nouvelle génération. Consulter la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire, et la publication 310F du MAAARO, Lutte intégrée contre les ennemis du pommier.
  • Dans certaines parties des États-Unis, on utilise depuis peu la technique de la confusion des mâles conjointement avec les insecticides pour lutter contre le carpocapse de la pomme. Il n’est pas recommandé aux producteurs du nord-est des États-Unis ni du Canada de recourir uniquement à la technique de la confusion des mâles pour maîtriser les carpocapses de la pomme, car cette technique est moins efficace contre eux que contre d’autres insectes comme la tordeuse orientale du pêcher. Pour plus d’information consulter la publication 360F du MAAARO, Recommandations pour les cultures fruitière ou la fiche technique, La confusion des mâles comme moyen de lutte contre les insectes ravageurs (Commande no. 03-080).
  • Un programme de pulvérisations effectuées principalement sur le pourtour du verger donne de très bons résultats contre le carpocapse  de la pomme. Il s’agit dans un premier temps de faire une pulvérisation de couverture avec un insecticide à base d’organophosphorés pour éradiquer les carpocapses de la pomme résidant dans les vergers. Par la suite, il suffit de limiter les pulvérisations d’organophosphorés sur une bande de 20 m constituée de quatre rangées périmétriques de pommiers pour maîtriser leurs congénères qui migrent vers le verger. Les pulvérisations sur le périmètre du verger ne peuvent être effectuées avec tous les produits. Consulter la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire, et la publication 310F du MAAARO, Lutte intégrée contre les ennemis du pommier.
  • Peu de méthodes de lutte culturale ou biologique contribuent à maîtriser le carpocapse  de la pomme. Des prédateurs, comme les carabes (Carabidae), les fourmis et les grillons, ainsi que des guêpes parasites s’attaquent aux larves au moment où elles quittent le fruit en direction des troncs, mais ils n’offrent pas une protection acceptable sur le plan économique.