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Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales

Sésies

Larve de Synathedon myopaeformis Mâle de la sésie du cornouiller dans un piège à phéromones Femelle de la sésie du cornouiller Adulte de Synathedon myopaeformis Excréments et logettes de nymphose, signes évidents de la présence de larves d’insectes foreurs
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Débutant

Noms scientifique
La sésie du cornouiller, Synanthedon scitula, et Synathedon myopaeformis (Borkhausen)

Identification
Œufs :

  • Pondus individuellement sur le tronc de l’arbre,
  • Difficiles à repérer.

Larves :

  • 15 mm en longueur,
  • De couleur blanc sale,
  • Possèdent une tête et un bouclier thoracique de couleur brun rougeâtre,

Pupes

  • Petites,
  • De couleur jaune-brun,
  • Apparaissent parfois enfermées dans une logette de nymphose émergeant partiellement des orifices de sortie percés par les insectes adultes dans le tronc de l’arbre ou les broussins qu’ils ont infestés.

Adultes :

Distinguer les sésies

 

Envergure

Description

La sésie du cornouiller

12-18 mm

Les mâles : un corps noir rehaussé de minces bandes abdominales jaunes et des pattes jaunes. Le pointe de l’abdomen ressemble à une touffe arrondie.

Les femelles : ressemblent aux mâles, mais ont des bandes abdominales plus marquées.

Synathedon myopaeformis

20-25 mm

Un corps noir élancé et une bande orangée brillante en travers de l’abdomen, les ailes, transparentes avec un bordure noire.

Dommages :

  • Détachement de plaques,
  • Dessèchement des branches du houppier,
  • Déclin général,
  • La présence d’excréments brun rougeâtre et de logettes de nymphose à la surface des broussins est un signe certain de l’activité d’insectes foreurs sous l’écorce.

Souvent confondues avec

  • Les guêpes - Les adultes ressemblent à des guêpes.
  • Le perceur du pêcher et au petit pêcheur du pêcher - Les larves ont un aspect similaire au perceur du pêcher et au petit pêcheur du pêcher, qui sont beaucoup plus gros et ne s’attaquent pas aux pommiers.

Période d’activité
Les sésies du cornouiller commencent leurs envols en juin, les départs se succédant tout au long du mois d’août jusqu’au début septembre. Le pic des envols survient généralement en juillet. On sait peu de choses sur le cycle biologique de Synathedon myopaeformis en Amérique du Nord. Les données recueillies en Ontario en 2007 et 2008 indiquent que l’insecte adulte connaît une seule période d’envol, qui commence à la fin mai ou au début juin, les départs atteignant un sommet entre le milieu et la fin de juillet et cessant brutalement ensuite.

Notes de surveillance
À l’heure actuelle la sésie du pommier n’est présente qu’en un seul endroit en Ontario, alors que la sésie du cornouiller est répandue dans la plupart des régions de production de la pomme.

Les signes d’une infestation larvaire sont la présence d’orifices de 2 à 3 mm de diamètre à la base des arbres et de galeries sous l’écorce ou dans les broussins, de même que d’excréments brun rougeâtre et de logettes de nymphose aux points de sortie de ces galeries.

Il est recommandé de poser des pièges à phéromones dans les vergers ayant connu des infestations d’insectes foreurs dans les années passées. Les pièges commerciaux sont conçus pour attirer les mâles d’une espèce donnée, mais ils attirent aussi souvent d’autres espèces de papillons à ailes transparentes, d’où l’importance de pouvoir identifier les différentes espèces pour une gestion efficace des infestations.

Utiliser des pièges à phéromones pour surveiller l’activité des adultes. Les pièges doivent être suspendus dans le verger avant le début du premier envol. Pour la sésie du cornouiller poser les pièges à la mi-juin; pour Synathedon myopaeformis, les pièges doivent être installés dès la mi-mai. Il est recommandé d’utiliser quatre pièges dans chaque parcelle surveillée et de les fixer sur des branches charpentières basses. Laisser au moins 50 m entre les pièges et vérifier deux fois par semaine.

Seuils d’intervention
Consigner le nombre d’adultes pris dans les pièges – représenter les résultats par des graphiques – pour identifier le pic des envols. Dans le cas de la sésie du cornouiller appliquer les insecticides au pic des captures dans les pièges à phéromones. À l’heure actuelle il n’existe pas de seuils d’intervention pour la sésie du pommier. 

Avancé

Ces papillons à ailes transparentes sont les insectes foreurs qu’on rencontre le plus souvent dans les vergers commerciaux de l’Ontario. La sésie du cornouiller et Synathedon myopaeformis (Borkhausen), une autre sésie d’introduction récente qui s’attaque aux pommiers, sont des papillons à ailes transparentes de la famille des sésiidés.

Les sésies qui s’attaquent aux pommiers s’attaquent également à bien d’autres cibles dont le poirier, le chêne, le cornouiller, le prunier, l’abricotier, le pêcher, le cerisier, le cognassier, l’aubépine, le saule, le bouleau et d’autres feuillus.

Noms scientifiques
La sésie du cornouiller, Synanthedon scitula, et Synathedon myopaeformis (Borkhausen)

Identification
Les œufs, pondus individuellement sur le tronc de l’arbre, sont difficiles à repérer. Les larves mesurent 15 mm en longueur et sont de couleur blanc sale. Elles possèdent une tête et un bouclier thoracique de couleur brun rougeâtre. Les pupes sont petites, de couleur jaune brun, et apparaissent parfois enfermées dans une logette de nymphose émergeant partiellement des orifices de sortie percés par les insectes adultes dans le tronc de l’arbre ou les broussins qu’ils ont infestés. Les adultes, des papillons aux ailes transparentes comportant une élégante nervation noire, volent le jour. Les mâles de nombreuses espèces de sésies se laissent souvent prendre dans les pièges à phéromones. Avec un peu de pratique, on arrive heureusement à distinguer sans peine les différentes espèces.  

Distinguer les sésies

 

Envergure

Description

La sésie du cornouiller

12-18 mm

Les mâles : un corps noir rehaussé de minces bandes abdominales jaunes et des pattes jaunes. Le pointe de l’abdomen ressemble à une touffe arrondie.

Les femelles : ressemblent aux mâles, mais ont des bandes abdominales plus marquées.

Synathedon myopaeformis

20-25 mm

Un corps noir élancé et une bande orangée brillante en travers de l’abdomen, les ailes, transparentes avec un bordure noire.

Les papillons de la sésie sont surtout actifs à l’aube et à la tombée de la nuit. Les femelles pondent leurs œufs à la surface des broussins, des cicatrices d’émondage et des blessures de l’écorce. Une fois sorties de leur coquille, les minuscules larves percent des trous dans les tissus voisins et creusent des galeries peu profondes, irrégulières et sinueuses. À mesure qu’elles progressent, elles rejettent derrière elles des excréments bruns rougeâtres retenus par des fils de soie, qui s’accumulent à l’entrée de la galerie.

Les larves creusent des galeries sous l’écorce partout où elles trouvent des tissus endommagés, y compris dans les branches. Les infestations sont localisées sous le point de greffe et les broussins, ou autour des chancres, au-dessus des points de greffe.

Dans un arbre d’un certain âge, le détachement de plaques d’écorce, le dessèchement des branches du houppier et un déclin général sont autant de symptômes d’infestation. La présence d’excréments brun rougeâtre et de logettes de nymphose à la surface des broussins est un signe certain de l’activité d’insectes foreurs sous l’écorce. On pourra s’en assurer en coupant les couches supérieures de l’écorce : la couleur du cambium sera altérée aux endroits où les larves se sont nourries. Les larves des insectes foreurs minent lentement la santé de l’arbre et entraînent une baisse des rendements par les anneaux qu’ils creusent dans le cambium de l’arbre et qui étranglent celui-ci. Les arbres deviennent plus vulnérables à d’autres insectes et peuvent mourir prématurément.

Souvent confondues avec

  • Les guêpes - Les adultes ressemblent à des guêpes.
  • Le perceur du pêcher et au petit pêcheur du pêcher - Les larves ont un aspect similaire au perceur du pêcher et au petit pêcheur du pêcher, qui sont beaucoup plus gros et ne s’attaquent pas aux pommiers.

Biologie
Les insectes foreurs hivernent à l’état de larves dans des gîtes d’hiver (hibernacula) aménagés dans les galeries d’alimentation que les larves creusent sous l’écorce. La pupaison survient au printemps. Pour les trois espèces, l’émergence (ou envol) s’étale souvent sur plusieurs mois.  

Période d’activité
Les sésies du cornouiller commencent leurs envols en juin, les départs se succédant tout au long du mois d’août jusqu’au début septembre. Le pic des envols survient généralement en juillet. On sait peu de choses sur le cycle biologique de Synathedon myopaeformis en Amérique du Nord. Les données recueillies en Ontario en 2007 et 2008 indiquent que l’insecte adulte connaît une seule période d’envol, qui commence à la fin mai ou au début juin, les départs atteignant un sommet entre le milieu et la fin de juillet et cessant brutalement ensuite.

Notes de surveillance
À l’heure actuelle la sésie du pommier n’est présente qu’en un seul endroit en Ontario, alors que la sésie du cornouiller est répandue dans la plupart des régions de production de la pomme.

Les signes d’une infestation larvaire sont la présence d’orifices de 2 à 3 mm de diamètre à la base des arbres et de galeries sous l’écorce ou dans les broussins, de même que d’excréments brun rougeâtre et de logettes de nymphose aux points de sortie de ces galeries.

Il est recommandé de poser des pièges à phéromones dans les vergers ayant connu des infestations d’insectes foreurs dans les années passées. Les pièges commerciaux sont conçus pour attirer les mâles d’une espèce donnée, mais ils attirent aussi souvent d’autres espèces de papillons à ailes transparentes, d’où l’importance de pouvoir identifier les différentes espèces pour une gestion efficace des infestations.

Utiliser des pièges à phéromones pour surveiller l’activité des adultes. Les pièges doivent être suspendus dans le verger avant le début du premier envol. Pour la sésie du cornouiller poser les pièges à la mi-juin; pour Synathedon myopaeformis, les pièges doivent être installés dès la mi-mai. Il est recommandé d’utiliser quatre pièges dans chaque parcelle surveillée et de les fixer sur des branches charpentières basses. Laisser au moins 50 m entre les pièges et vérifier deux fois par semaine. Noter le nombre d’adultes capturés et le porter sur un graphique, de manière à faire ressortir les pics d’envols. Cette information sera importante pour établir le calendrier des pulvérisations d’insecticides.

Seuils d’intervention
Consigner le nombre d’adultes pris dans les pièges – représenter les résultats par des graphiques – pour identifier le pic des envols. Dans le cas de la sésie du cornouiller appliquer les insecticides au pic des captures dans les pièges à phéromones. À l’heure actuelle il n’existe pas de seuils d’intervention pour la sésie du pommier. 

Moyens de lutte

  • La meilleure façon de réduire les ravages des insectes foreurs dans les pommiers est de restreindre la formation de broussins. Autant que possible, choisir des porte-greffes peu enclins à produire des broussins et qui attireront donc moins la sésie du cornouiller et la sésie du pommier. Les porte-greffes particulièrement susceptibles de développer des broussins — et de voir ceux-ci attaqués par des insectes foreurs — sont les cultivars M.9, M.26 et Mark.
  • Certains produits agricoles, comme l’acide alpha-naphtalène acétique (utilisé comme éclaircissant) favorisent le développement des broussins. On peut entraver la ponte d’œufs par Synathedon myopaeformis et la saperde du pommier au moyen de diverses pratiques culturales.
  • Utiliser des treillis métalliques plutôt qu’un matériau plein pour protéger les arbres des souris. Les insectes foreurs aiment bien s’abriter dans des zones ombragées. Les gaines de matériau plein gênent la circulation de l’air et empêchent l’écorce de s’endurcir, ce qui rend l’arbre plus vulnérable aux blessures par l’hiver et procure aux insectes des sites de choix pour la ponte de leurs œufs.
  • Appliquer — au pinceau et non au pistolet pulvérisateur — une couche de latex blanc non dilué (pour l’extérieur) sur le tronc, de manière à repousser les femelles prêtes à pondre. Reprendre l’exercice annuellement. La peinture, si elle est assez épaisse, pourra étouffer les insectes déjà présents dans le bois.
  • Il pourra être nécessaire d’enlever les hôtes sauvages à proximité de vergers établis si les insectes foreurs s’y sont installés en masse. Couper et brûler les arbres sérieusement affaiblis ou tués par des infestations d’insectes foreurs, de manière à éliminer les populations nuisibles encore présentes dans ces arbres.
  • Une autre façon de lutter contre les insectes foreurs consiste à introduire un petit fil métallique dans les orifices de sortie des larves pour les détruire. C’est toutefois un processus fastidieux qu’il faudra répéter d’année en année dans les parcelles infestées.
  • Les larves d’insectes foreurs colonisent des zones bien protégées des arbres et sont donc difficiles à déloger au moyen d’insecticides. Le recours à des pièges à phéromones pourra permettre de mieux programmer les pulvérisations d’insecticides contre les papillons à ailes transparentes.
  • On consultera la publication 360F du MAAARO, Guide de la culture fruitire, pour obtenir toute l’information utile sur les produits, les concentrations et les périodes de pulvérisation préconisés.